LCV
Moelle allongée ; face supérieure {d'après L. Hirschfeld).
Volume do la
prolubérance.
La prolubérance n'est libre qu'à sa face iiifé-
rieuie.
Face supérieure de la protubérance.
Sa face antérieure.
longement antéro-postérieur, qui se moule autour de chacun d'eux; en sorte que chaque pédoncule est environné comme par une espèce de collier, co/Zz'er des pédoncules cérébraux.Vne petite échancrure de ia protubérance répond à ce prolongement interpédonculaire.
3° La face postérieure et inférieure de la protubérance se continue avec la base du bulbe, dont elle est distincte et par la direction de ses fibres, et par le bourrelet qu'elle forme au-dessous de lui. Une coupe verticale faite immédiatement derrière la protubérance donne une idée parfaite de cette disposition.
(*) Pyr. post-, pyramide postérieure. — C. rest.. corps restiforme. — Sill. méd., sillon médian. — Sin. rhom. sinus rhomboïdal. — Péd. C. sup., pédoncule cérébelleux supérieur. — Tub. guadr., tubercules quadrijumeaux. — F. triaiig. lat., faisceau triangulaire latéral de l'isthme.
(1) La protubérance, les pédoncules cérébraux, les pédoncules cérébelleux moyens et le bulbe rachidien constituent la moelle allongée de quelques auteurs. Varole avait comparé la protubérance à un pont, sous lequel plusieurs bras de rivière, représentés par les pédoncules et le bulbe rachidien, viendraient se confondre : d'où le nom de pont de Varole {pons Vuroli, pons cerebelli).
Collier des pédoncules cérébraux.
Sa face postérieure.
NÉVROLOGIE.
r.ullier des pyramides
Ses faces latérales.
Face inférieure de la protubérance. -
Sillon antéroposlérieur.
Ce sillon est produit par le
relief des pyramides.
La face postérieure de la.prolubérance envoie entre les pyramides un prolongement analogue à celui que nous avons vu entre les pédoncules cérébraux, pour constituer le collier des pyramides.
i" Les faces latérales de la protubérance se conlinuent, sans ligne de démarcation aucune, avec les pédoncules cérébelleux, et forment avec eux un seul et môme système de fibres. Les limites latérales de la protubérance sont tout à fait artificielles et établies par deux plans verticaux et antéro-postérieurs qui passeraient immédiatement en dehors de l'origine apparente des nerfs de la cinquième paire.
S" La face antérieure et inférieure, convexe, revêtue par la pie-môre, dont il est facile de la séparer, repose sur la portion antérieure de la gouttière basilaire. Obliquement dirigée en avant et en haut, comme le plan incliné de celte gouttière, elle présente, sur la ligne médiane, un sillon antéro-postérieur, plus large en avant qu'en arrière, qui répond au tronc basilaire, par la présence duquel il semble produit. Cependant je dois dire qu'il n'est pas rare de rencontrer des sujets chez lesquels le tronc basilaire est dévié à droite ou à gauche, ou bien chez lesquels il est plus ou moins flexueux, et qui offrent néanmoins un sillon médian tout aussi prononcé que de coutume. De chaque côté du sillon médian, se voit une saillie longitudinale, déterminée par la pyramide antérieure correspondante, qui soulève les fibres transversales de la protubérance. La profondeur du sillon médian est en rapport direct avec le développement des pyramides.
En dehors de ces saillies, on trouve l'origine apparente de la cinquième paire de nerfs crâniens, ou nerfs trijumeaux.
Celte face antérieure et inférieure de la protubérance présente, dans toute son étendue, des faisceaux blancs transversalement dirigés, qui semblent se croiser à angle trèsaigu, et qu'on peut, avec Rolando, diviser en trois ordres : 1° les faisceaux supérieurs, d'abord transversaux, ar-
Moelle allongée; face inférieure [d'après L. Hirschfeld).
Ils constituent les pédoncules cérébelleux
rivés au bord de la protubérance se réQéchisscnt en arrière et en dehors, en passant en dehors du trijumeau, pour constituer la partie supérieure et interne des pédoncules cérébelleux moyens; 2» les faisceaux inférieurs se portent transversalement en dehors vers la partie
n Bulb bullip - Tud. cenrf., tubercule cendréde Rolando.- Oliv. ,o\\yc. - Pyr. a., pjTaniide autérieu e c'.' resi., corps resti forme. - PetZ. cor. m., pédoncule cérébelleux moyen.- ProL «n.. protiibérance annulaire- Trij., nerf trijumeau. - C. gen , corps genouillé. - Péd. c, pédoncule cérébral H.) .
r[\OTUBÉRANCE.
rpnlr.le des pédoncules; ^e, faisceaux moyens décriveni une courbe demicenlraie aes puuui çu , / extrémités, voisines des corps resti-
circulaire à concavité postérieure d nnes^^^^^^^^^ ils recouvrent les fkceaux formes, passent en dedans " le bord antérieur des
inférieurs, en les «i.^^^^^^^^^^^ et les faisceaux
pédoncules ^ .^^b lieu • C «s^^^^^^^^^^ ^^^.^^ ganglionnaire
moyens qu a leul ongme ^PPJ^^J^^^^^^^^ ^ ^^.^ le, faisceaux moyens.
Hu'r ; s ,.o,en. ne sont autre chose que les
«br^ratLTies de a ^^^^^ ^ "^ts^ir irJbïï:
Srnr:ïïS;:ri:r ^:e^I^^^^^^^ en rapport avec .bu. du TS^Î^;-— - — - /..c........ «s et
LtStla protubérance présente des fibres bl.ncbes transversales /rse" oint les unes sur les autres, pour constituer les pédoncule cérébeneÙx moyens. Si Von entame très-superficiellement la protubérance, on voit sous celle écorce blancbe, trèsmince en arrière, un peu plus épaisse ^ -
en avant, un peu de substance grise, traversée par les faisceaux blancs.
Si l'on porte le manche du scalpel sous le bord antérieur de la protubé-
(Fig. fl3) (*)
f.JJ.C,
JjOC.HI.
C ne II
Texture le la proUibérancc.
Bulf)e,protubéranceetpédoncules cérébraux, Coupe horizontale de la protubérance, au face antérieure [d'après L. Eirsclifeld . niveau du plan du bulbe et dea pédoncules
du cerveau [d'après L. Hirschfeldj.
[-) Pri.longcment des fihies (les pyramides antérieures [Pijr. a.), à travers la protubérance dans les P 'doncules du cerveau [Pcd. d. cerv.)
[") A droite, les fibres transversales superficielles étant enlevées, on aperçoit les fibres antéro-poslérieures de la pvramide CPi/r.), se continuant à travers la protubérance avec le pédoncule cérébral du même côté. — A gauche, les fibres transversales moyennes de la protubérance étant enlevées également, OD voit les fibres du faisceau intermédiaire [P'aisc. in.), se continuer avec les fibres profondej du pédoncule cérébral et la lamelle perforée médiane. — C.gen, corps genouillé. — Loc. me , locus «igcr. — Entrée, entre croIscTncnt des pyramides.
NÉVROLOGIE.
rance et qu'on enlùve toute la partie qui déborde le niveau des pédoncules cérébraux, on voit que celle protubérance esl traversée par des faisceaux blancs antéro-poslérieurs, qui sont la continuation des pyramides, et sont eux-mûmcs conlinués par les pédoncules cérébraux. Les faisceaux antéro-poslérieurs des pyramides sont divisés en plusieurs (trois ou quatre) plans superposés, que séparent autant de couches de flbres transversales allant se rendre aux pédoncules cérébelleux moyens. Sur la limite qui sépare la protubérance de ces pédoncules, se voit, dans l'épaisseur de cet organe, un faisceau an téro-postérieur assez considérable, qui appartient à la cinquième paire de nerfs.
Quand on a enlevé successivement les diverses couches de libres antéro-poslérieures des pyramides, on trouve un noyau gris considérable, traversé seulement par des fibres transversales. Au-dessus de ce noyau, on tombe de nouveau sur des fibres antéro-postérieures, formées par le prolongement des faisceaux innommés du bulbe (y compris les faisceaux sous-olivaires), lesquels semblent s'élargir en perdant de leur hauteur au moment où ils passent dans la protubérance, pour s'étendre ensuite sur les pédoncules cérébraux. Ces faisceaux semblent simplement juxtaposés au niveau de la protubérance et ne subir aucun entre croisement. Par leur bord externe, ils donnent naissance au fais-
(Fig. Ub) (•) (Fig. 116)(").
Bulbe et protubérance, face supérieure Bulbe et protubérance
{d'après L. Hirschfeld). (d'après L. Hirschfeld;.
ceuu triangulaire latéral, dont la description se rattache à celle des tubercules quadrijumeaux.
{') Seclion médiaae des tubercules quadrijumeaux, de la glande pénéale, ef écartement a\ec les doigls des bords du sillon médian du plancher du 4c ventricule. Apparence d'entre-croisement des Obres au fond de ce sillon. — C. rest, corps restiformes.— Perf. c. m., pédoncules cérébelleux inférieurs.- Péd. c. su., pédoncule cérébelleux supérieur. - 4» vent., quatrième ventricule. — P. c. m., pédoncule cérébelleux moyen. — V.V., valvule de Vieusscns. — Fa. trian., faisceau triangulaire latéral. — Tub. quad., tubercule quadrijumeaux.— C. opt., couche optique,
(**) Coupe verticale antéro-postérieure, un peu en dehors de la ligne médiane. — Pyr. anf., pyramide antérieure.— C. rcst., corps rf^stiformc. - F. inn., faisceau innominé — Prot. an . protubérance annulaire. — P.cér. SMp., pédoncule cérébelleux supérieur. — Aq. 5i/Z., aqueduc de Sylvius — Titb. guad., tubercules quadrijumeaux.
CERVELET
Les Qbres transverses ne m'ont présenté ni raphé, ni cloison, ni obliquité, rien, en un mot, de ce qui permet de reconnaître une intrication de fibres, une décussalion : tes fibres et faisceaux de la moitié droite se continuent, sans ligne de démarcation, avec les libres et faisceaux de la moitié gauche, et aucune préparation anatomique ne m'a permis de démontrer une décussation horizontale.
Enfin la face supérieure de la protubérance, qui fait partie du plancher du quatrième ventricule, est recouverte d'une couche épaisse de substance grise, limitée elle-mûme par la membrane ventriculaire.
La protubérance et les pédoncules cérébelleux ne constituent qu'un seul et môme système de fibres. On pourrait donc désigner, avec Gall, celte protuhérance et ces pédoncules cérébelleux sous le nom collectif de commissure du cervelet, coiys calleux du cervelet.