GG
NÉVROLOGIE.
Sa division en deux portions.
Il répond à l'iusula.
Noyau iiitraventriculaire.
Noyau cxtraveniri culaire.
Double centre demicirculaire.
Texture.
le recevoir, et doiil le sépare la portion réfléchie du corps calleux, qui se moule exactement sur lui. l,e corps strié peut ûtre énucléé sans solution de continuité dans la plus grande partie de son étendue, excepté en haut et en dehors, où il est traversé par de gros faisceaux radiés de fibres blanches, qui s'enfoncent dans la substance blanche de l'hémisphère. Ces gros faisceaux radiés, qui émanent en grande partie des pédoncules cérébraux, divisent le corps strié en deux masses bien distinctes, l'une interne ou ventriculaire, l'autre externe ou insulaire.
On peut donc diviser le corps strié en trois portions distinctes : deux noyaux gris, l'un intra ventriculaire, l'autre extraventriculaire , «t une couche blanche intermédiaire, faisant partie du double centre demi-circulaire de Vieussens. Les deux noyaux gris sont unis par leur partie antérieure, qui forme une masse unique.
Le noyau intraventriculaire (nuc-leus caudatus), est épais et arrondi en avant, mince et effilé en arriére. Sasurface libre, quiproémine dans le ventricule latéral, présente un bord interne concave, séparé de la couche optique par un sillon curviligne dans lequel se voient la lame cornée, la veine du corps strié et la bandelette demi-circulaire ; un bord externe, convexe, inégal et festonné. Sa face adhérente repose sur le double centre demi-circulaire.
Le noyau extraventriculaire (nucleus lenticularis), situé au-dessous, en dehors et un peu en avant du précédent, représente un segment d'ovoïde à grosse extrémité antérieure; il est traversé par la commissure antérieure, qui s'y termine audevant de la portion réfléchie du ventricule latéral.
Le double centre demi-circulaire de Vieussens est une lame épaisse de substance blanche, située sur le prolongement du pédoncule cérébral, lequel s'aplatit de haut en bas, en môme temps qu'il s'élargit d'ava,ut en arrière. Plus épaisse en arrière qu'en avant, celte lame, dont les deux faces sont couvertes par les noyaux gris du corps strié, se décompose, en dehors et en haut, en un grand nombre de feuillets, dont l'ensemble constitue la grande couronne rayonnante de Reil.
Les noyaux gris du corps strié sont traversés par de nombreux faisceaux blancs provenant des pédoncules cérébraux , et qui paraissent être surtout des prolongements des pyramides antérieures.
Texture. Les cellules nerveuses qui composent essentiellement les noyaux gris du corps strié, ont un diamètre qui varie entre O^^jOtS et 0"'",OiO (Kœlliker). Les unes sont incolores, les autres pigmentées; la plupart sont munies de deux à cinq prolongements, en partie ramifiés. Ces cellules sont d'autant plus nombreuses que la couleur de la région est plus foncée. Les fibres nerveuses qui s'irradient dans ces noyaux gris, proviennent principalement de la portion inférieure des pédoncules cérébraux, c'est-à-dire des faisceaux pyramidaux. Elles suivent un trajet rectiligne et parallèle dans l'épaisseur des noyaux, et se décomposent successivement en faisceaux de plus en plus petits, qui se perdent, avant d'avoir atteint la face externe du noyau extraventriculaire, dans des plexus très-compliqués. Suivant KœUiker, ces fibres ne s'étendent point jusque dans la substance blanche des hémisphères. Comment se terminent-elles? Dans les portions externes du noyau extraventriculaire, elles s'amincissent de plus en plus, deviennent très-pâles et ne se distinguent plus des prolongements des cellules nerveuses, avec lesquels elles se continuent très-probablement. Il en est de même pour les fibres blanches du noyau intraventriculaire. Suivant le mûrae analomisie, il y aurait, dans ces
CONFORMATION INTÉUIEURIS DU CISRVEAU.
portions externes des noyaux du corps strié, d'autres fibres, plus volumineuses, réunies en nombreux faisceaux, qui émanent de la substance médullaire des hémisphères, et qui, aprùs avoir cheminé parallèlement à la surface de ces noyaux, pénétreraient dans leur épaisseur. Aux noyaux gris des corps striés aboutiraient donc deux ordres de fibres, les unes proveuant des pédoncules cérébraux, les autres des circonvolutions, et ces deux ordres de fibres ne se continueraient pas directement entre elles.
b. Lame cornée et bandelette demi-circulaire. La lame cornée, qui occupe le sillon de séparation entre la couche optique et le corps strié, est une bandelette grisâtre, demi-transparente, épaisse, d'un aspect corné, que Tarin a comparée à la cornée transparente. Assez résistante, la lame cornée a de 2 à 3 millimètres de largeur; sa longueur est égale à celle du sillon. Libre par sa face supérieure, elle recouvre la veine du coi-ps strié et paraît n'être autre chose qu'un épaississement de la membrane interne des ventricules.'
Au-dessous de cette lame cornée, se remarque la veine du corps strié, qu'elle protège et dans laquelle viennent se rendre les rameaux veineux que nous avons remarqués à la surface de ce corps. Sous la veine, enfin, se voit une bandelette blanche linéaire, sur laquelle Willis a, le premier, appelé l'attention sous le nom de limbus posterior, et qu'on appelle bandelette demi-circulaire [lœnia semicircularis, Haller). C'est un faisceau de fibres blanches, qui embrasse comme un lien l'espèce de gerbe qui rayonne du pédoncule cérébral et de la couche optique. J'ai suivi l'extrémité antérieure de cette bandelette jusque dans l'épaisseur delà couche optique, où elle constitue une des origines du pilier antérieur de la voûte et se porte avec lui au tubercule mamillaire. M. Longet affirme qu'elle se bifurque, et qu'une de ses branches va rejoindre le pilier antérieur, tandis que l'autre pénètre dans l'épaisseur de la couche optique. L'extrémité postérieure de cette bandelette s'épanouit en un pinceau de fibres, qui se perdent sur la paroi supérieure de la portion réfléchie du ventricule latéral. Quelquesunes peuvent être suivies jusqu'à la partie inférieure delà corne d'Ammon.
Fovillea donné une description particulière de la bandelette demi-circulaire, qu'il considère comme un cercle composé de fibres blanches, pénétrant à une grande profondeur, et aboutissant par ses deux extrémités à la partie interne de la scissure de Sylvius, à l'espace perforé de Vicq-d'Azyr, qui, comme nous l'avons dit, occupe l'extrémité interne de celte scissure. Le même auteur décrit, et nous avons pu voir un autre cercle fibreux, qui cerne le côté externe du corps strié, comme la bandelette demi-circulaire cerne le côté externe de la couche optique, et aboutissant également par ses extrémités au même espace perforé.
c. .\ous devons encore considérer comme faisant partie du plancher du ventricule latéral la partie latérale de la voûte et le plexus choroïde. Cette partie latérale de la voûte se présente sous l'aspect d'une bandelette appliquée sur la couche optique, dont elle est séparée par une fente à travers laquelle le plexus choroïde se continue avec la toile choroïdienne ; mais la membrane ventriculaire passe au-dessus d'elle et étabUt la continuité de la paroi en ce point. Le plexus choroïde longe le bord libre de cette bandelette ; il est quelquefois renversé sur sa face supérieure.
2" Portion moyenne ou réfléchie des ventricules latéraux, étage inférieur ou corne sphénoîdale. Elle est aplatie de haut en bas et contourne la racine de l'hémisphère cérébral, en se recourbant sur ses bords. Son extrémité inférieure se trouve dans l'épaisseur de la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius, à un centimètre
Lame cornée.
Veine du corps strié.
Bandelette
demicirculaire.
Elle constitue une
des origines du pilier antérieur.
La voûte fait partie du plancher du
ventricule.
(orne sphénoïdalo des ventricules lalérau)( .
NÉVROLOGIE.
Paroi supéde la portion réfléchie.
Paroi inférieure.
Corne d'Ammon ou hippocampe.
Corps bordé.
environ de cette scissure ; son extrémité supérieure se continue avec la corne antérieure. Son bord -interne ou concave, qui embrasse la couche optique et le corps strié, présente une espôce de fente, limitée en haut et en dedans par la face inférieure de la couche optique et par le pédoncule cérébral, en bas et en dehors par la circonvolution de l'hippocampe, le corps frangé et la corne d'Ammon • c'est la portion latérale de la grande fente cérébrale, par laquelle la pie-mère fournit des vaisseaux au plexus choroïde du ventricule latéral. Son bord externe, convexe, décrit une courbe parallèle à la branche externe de la scissure de Sylvius.
La paroi supérieure, formée par un prolongement aminci du corps calleux, est concave et se moule sur la corne d'Ammon, ou \& pied d'hippocampe, qui constitue la paroi inférieure : aussi a-t-on appelé cette paroi l'étui du pied d'hippocampe, Vicq-d'Azyr {tapetum, Reil). On y voit l'épanouissement de la bandelette demicirculaire. Sur la paroi inférieure se 133) (')• voient le pied d'hippocampe ou corne
d'Ammon, le cori^s bordé ou frangé, le corps godronné, la fente cérébrale et la portion réfléchie du plexus choroïde.
La corne d'Ammon{pied d'hippocampe ou de cheval marin, corne de bélier, ver à soie, protubérance cylindroîde)e%l un relief conoïde, recourbé sur lui-môme, plus large et plus épais à son extrémité inférieure, qui présente trois ou quatre bosselures séparées par des dépressions superficielles. Son extrémité supérieure, moins volumineuse, se continue avec le pilier postérieur de la voûte, en avant, avec le bourrelet du corps calleux, en haut, avec la base de l'ergot de Morand, en arrière. Son bord concave, qui est dii'igé en dedans et en avant, est bordé par une bandelette étroite, épaisse et dense, qui fait suite au pilier postérieur de la voûte : c'est le tœnia de l'hippocampe, si improprement nommé coiik bordé, corps frangé (corpus fimbriatum). Sa forme est celle d'un triangle curviligne très-allongé, dont la base, dirigée en haut et en dedans, se continue avec le pilier postérieur, dont le sommet, situé en bas et en avant, se termine a-u niveau du crochet de la circonvolution de l'hippocampe, dont le bord antérieur ou concave répond au corps strié et à la couche optique, et dont le bord postérieur, convexe, se continue avec l'écorce blanche de la corne d'Ammon.
M Une couoe pratiquée sur le lobe sphénoïdal et sur le lobe occipital a mis à nu la paroi inférieure de ces cornes. -Cor. d'Am., corne d'Ammon. - Cor. /^ra., corps frangé. - Cir. de Vhip., circonvolulion de l'hippocampe. - Cor. de godr., corps godronné. - PU. pos., pilier postérieur de la voule. - Bo<,. cor. coll., bourrelet du corps calleux. - Cav. dig., cavité digitale.
Ca/v.di
' C.Ksc.
Corne inférieure du ventricule latéral et cavité digitale [d'après L. Hirschfeld).
CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU
Si l'on soulève le tœnia de l'hippocampe, on voit au-dessous de lui une bandelette de substance grise qui longe le'bord interne de la corne d'Ammon : cette bandelette grise, qui est comme crénelée par des sillons perpendiculaires à sa direction, a été très-bien décrite par Vicq-d'Azyr sous le nom de corps godronnê.
Pour avoir une bonne idée de la coi-ne d'Ammon ou hippocampe, il faut l'étudier sur des coupes perpendiculaires à sa direction : on voit alors que le pied d'hippocampe résulte de la réflexion de l'hémisphère en dedans de lui-même, ainsi que les frères Wenzel l'ont très-bien démontré; qu'il est constitué par une circonvolution dédoublée ou étalée et contournée sur elle-même en cornet, de telle manière que la partie blanche, convexe, répond à la cavité du ventricule latéral, et la partie grise, concave, à la surface du cerveau (t). La lame blanche qui revôt la corne d'Ammon se continue, d'une part, avec celle qui revôt le reste du ventricule latéral, d'autre part, avec le corps calleux et avec la voûte à trois piliers.
Il n'est pas rare de rencontrer un second pied d'hippocampe, situé en dehors du premier, auquel il est concentrique ; on lui a donné le nom d'accessuire du pied d'hippocampe. Meckel regarde à tort la présence de l'accessoire du pied d'hippocampe comme un arrêt de développement.
La paroi inférieure de la portion réfléchie du ventricule latéral présente encore à. considérer la portion réfléchie ou inférieure du plexus choroïde et la fente cérébrale, par laquelle ce plexus choroïde se continue avec la pie-mère extérieure. Les bords de cette fente sont formés, l'inférieur, par le pied d'hippocampe et le corps bordé , le supérieur, par la face inférieure de la couche optique, qui présente sur cette face le corps genouillé externe et le corps genouillé interne.
3° Tortion postérieure ou occipitale, cavité digitale ou ancyroîde {i-jw^a, crochet). C'est une sorte de diverticule du ventricule latéral, qui résulte de l'accroissement en arrière que prend la vésicule cérébrale. Née du point précis où le ventricule se réfléchit sur lui-même, la cavité digitale se porte horizontalement en arrière, en décrivant une courbe à convexité dirigée en dehors, et se rétrécit peu à peu pour se terminer en pointe postérieure. Rien de plus variable que les dimensions de cette cavité, non-seulement chez les différents individus, mais encore sur les deux côtés du môme individu. Aussi rencontre-t-on souvent une cavité digitale très-développée à droite, tandis qu'à gauche elle est à l'état de vestige. Dans certains cas , le fond de la cavité digitale n'est séparé que d'un à deux millimètres de la surface du cerveau.
Dans l'état normal, la paroi supérieure de la cavité ancyroïde, formée par le prolongement du corps calleux, est assez exactement moulée sur un relief conoïde, occupant la paroi inférieure ou le plancher de cette cavité, relief variable pour ses dimensions, comme la cavité elle-même. C'est ce relief,
Corps godrouné.
Étude de l'hippocampe par des coupes.
Accessoire du
pied d'hippocampe.
Portion iufiirieure du plexus choro'ide.
Fente cérébrale.
Cavité di[;itale du ventricule latéral.
Direction.
Dimensions variables de la cavité digitale.
(I) Je n'ai bien conçu la corne d'Ammon que depuis que je l'ai étudiée chez les rumihaiits et chez les rongeurs, mais particulièrement chez ces derniers, qui la présentent à son maximum de développement. Chez les rongeurs, la portion réfléchie de l'hémisphère qui constitue la corne d'Ammon, estpresqueaussiconsidérablequel'hémisphèrelui-même, et l'on voit, de la manière la plus manifeste, les connexions de la corne d'Ammon avec la voûte à trois piliers. Il est bien évident que la voûte à trois piliers, la corne d'Ammon et le corps bordé ne forment qu'un seul et même système et sont continus.
NÉVROLOGIE.
Ergot de Morand.
L'ergot est
une circomiolution dédoublée et comme rentrée.
Continuité des plexus
choroïdes du cerveau.
Variétés anatomiqucs de l'ergot.
Plexus choroïdes du ventricule moyen.
Plesus choroïdes des ventricules latéraux.
Ils décrivent
une courbe elliptique.
Ils se continuent avec la toile
choroïdicnnc.
éminence uncifomie, colliculus, unguis, que Morand (1) a très-bien décrit sous le nom d'enjot, d'où le nom d'ergot de Morand, sous lequel il est généralement connu. Sa forme est assez semblable à celle du pied d'hippocampe ; aussi devrait-on peut-être préférer, avec Yicq-d'Azyr, la dénomination de petit hippocampe {hippocampus minor). Il y a non-seulement analogie dans la forme, mais encore analogie dans la structure, et les frères Wenzel me paraissent avoir parfaitement démontré que l'ergot de Morand, de môme que le grandhippocampe, n'est autre chose qu'une circonvolution étalée et saillante du côté du ventricule. L'ergot est, en effet, constitué par une lame blanche, recouvrant une couche épaisse de substance grise. Une anfractuosité anléro-postérieure, dont la profondeur est proportionnelle à la saillie de l'ergot, dénote à l'extérieur le lieu qu'occupe la cavité ancyroïde. Cette anfractuosité est constante et entre dans le plan primitif de l'organisation, car on l'observe chez le fœtus. Je l'ai décrite plus haut sous le titre à' anfractuosité de la cavité digitale. Enfin, une circonstance qui milite en faveur du rapprochement de l'ergot et du grand hippocampe, c'est qu'il y a continuité entre ces deux parties, qui ne sont séparées l'une de l'autre que par une dépression, et que la lame blanche qui les réunit, se continue , dans l'une comme dans l'autre , avec la voûte à trois piliers (2).
4° Plexus choroïdes des ventricules latéraux. Ils forment, avec les plexus choroïdes du ventricule moyen, un système continu, qu'on démontre très-bien en étudiant le cerveau de la base vers la convexité. On voit alors à la face inférieure de la toile choroïdienne, et de chaque côté de la ligne médiane, deux petites bandelettes granuleuses, rouges, dirigées d'arrière en avant, côtoyées par les veines du corps strié, et qui aboutissent, en avant, à la convexité d'un arc qui limite dans ce sens la toile choroïdienne : c'est cette série linéaire de granulations ou de replis de la pie-mère qu'on peut appeler plexus choroïdes du ventricule ■moyen. Je considère l'arc qui termine en avant la toile choroïdienne comme constitué par les extrémités antérieures réunies des plexus choroïdes des ventricules latéraux. Cet arc est situé derrière les piliers antérieurs de la voûte, au niveau de la jonction de ces piliers, et coupé perpendiculairement par les veines du corps strié, qui passent au-dessus de lui. Ainsi réunis, les plexus choroïdes se séparent immédiatement pour pénétrer dans les ventricules latéraux, à travers l'ouverture de communication de ces ventricules avec le ventricule moyen; ils décrivent dans leur trajet une courbe elliptique, qui se moule exactement sur la couche optique, en longeant la voûte à. trois piliers dans la portion supérieure du ventricule latéral, et la bandelette frangée dans la portion réfléchie de ce môme ventricule. Les plexus choroïdes des ventricules latéraux parcourent donc toute l'étendue de la galerie circulaire ou elliptique que représentent ces ventricules.
La partie supérieure des plexus choroïdes, celle qui est contenue dans l'étage
(1) Mém. de l'Acad. des sciences, 1744, Observ. analomiques sur quelques parties du cerveau.
(2) Gredinga décrit pliisiears variétés de l'ergot : il n'est pas rare de le trouver double, et nous avons vu qu'on rencontre quelquefois deux pieds d'hippocampe. L'absence de l'ergot est regardée par Tiedemann comme le résultat d'un défaut de développement.
Du reste, suivant la remarque de Cuvier, l'ergot, de même que la cavité digitale, n'existe guère que chez l'homme, sans doute parce que l'homme seul présente un grand développement de la partie occipitale du cerveau.
CONFORMATION INTÉRIEURE DU CERVEAU
supérieur (lu vcntriculo latéral, est très-étroite ; la partie inférieure, celle qui est contenue clans l'étage inférieur de ce ventricule, a de trois à quatre fois la lart^eur de la partie supérieure. La cavité ancyroïde du ventricule latéral, en est dépourvue. Ces corps sont libres par leurs faces et par leur bord externe, qui contient un gros vaisseau dans son épaisseur; ils sont continus, par leur bord interne, dans la portion supérieure du ventricule latéral, avec la toile choroïdienne, et dans la portion inférieure du ventricule, avec la pie-mère de la base
A ce bord interne des plexus choroïdes adhère intimement la membrane des ventricules, de telle sorte que les ventricules latéraux sont exactement fermés, et qu'aucun hquide ne saurait s'échapper parla fente demi-circulaire qui mesure toute la longueur de ces ventricules.
Texture despleœiis choroïdes. Les plexus choroïdes, d'après Luschka, sont des prolongements villeux qui garnissent les bords des plis formés par la membrane vasculaire do l'encéphale. Ils se présentent sous l'apparence de séries de granulations rougefitrcs et irrégulières, dans lesquelles on voit.déjà à l'œil nu des anses vasculaires plus ou moins considérables. Quelquefois ces villosités vasculaires sont tellement serrées que leur aspect est celui d'une muqueuse richement garnie de papiUes ; d'autres fois elles sont assez écartées les unes des autres. Leur forme est très-variable : ordinairement elles sont pédiculées, longues de 2 millim. environ et lobulées à leur surface ; souvent un certain nombre de ces lobules sont réunis en grappe; quelquefois les villosités reposent sur une large base.
Les vaisseaux, qui forment l'élément principal des plexus choroïdes, sont de petites artères de 0""",01 à 0""",04 de diamètre, qui s'élèvent en forme d'anse au-dessus de la surface de la membrane, et qui sont unies aux vaisseaux de la membrane ventriculaire et i\ ceux de la substance nerveuse avoisinante. Ces vaisseaux sont unis entre eux par des faisceaux de fibrilles conjonctives, qui forment une enveloppe aux lobules et à leurs pédicules. Le tout est recouvert d'un épithélium, reposant sur une mince couche de substance amorphe, et dont les éléments, non vibratiles chez l'adulte, sont des cellules arrondies ou polygonales, transparentes, finement granulées, de 0""",012 à. O^^jOiC de diamètre, et renfermant un noyau très-pâle.
Les artères des plexus choroïdes des ventricules latéraux sont fournies, d'une part, par la carotide interne {artère choroîdienne inférieu'e), au moment où elle sort du sinus caverneux, d'autre part, par la cérébrale postérieure, au niveau de la partie supérieure et antérieure du cervelet ; cette dernière donne des branches multiples {artères choroîdiennes sicpérieures) à la toile choroîdienne supérieure et aux plexus choroïdes.
Ils adhèrent
à la membrane interne ventricules.
Texture des plexus choroïdes.
Vaisseaux.
5. Membrane ventriculaire et liquide ventriculaire. Les parois des ventricules encéphaliques sont tapissées par une membrane Trajet de la
transparente et extrêmement ténue, assez résistante cependant dans quelques ; points, et dont la lame cornée qui sépare le corps strié de la couche optique est une dépendance. En suivant cette membrane à partir du ventricule moyen, nous la voyons passer dans les ventricules latéraux à travers les ouvertures situées derrière les piliers antérieurs de la voûte ; deccmâmeventriculc moyen, elle
membrane
ventriculaire.
NÉVROLOGIE.
Sa démonstration anatoinique.
Elle est trèsprononcée dans
l'hydropisie aiguë
ventricules.
La fente cérébrale est fermée.
Nature de la membrane ventriculaire.
Sa texture.
pénètre dans le quatrième ventricule, à travers l'aqueduc de Sylvius, pour se continuer avec l'épendyme du canal central de la moelle (1). Elle pénétrerait aussi, suivant les auteurs, dans le ventricule delà cloison; mais l'ouverture de communication admise par Tarin n'existe point.
Rien de plus facile que la démonstration matérielle de celte membrane, que Bichat n'admettait cependant que par analogie : on la voit surtout manifestement sur le septum lucidum, sur les corps striés et dans la cavité digitale. Son extrûme ténuité, dans quelques points de son trajet, explique pourquoi son existence a été niée dans certaines régions, et plus particulièrement dans le quatrième ventilcule et l'aqueduc de Sylvius. L'alcool la durcit et en rend la démonstration plus facile.
Si l'on veut l'isoler dans une certaine étendue, il faut la disséquer du dehors au dedans, en enlevant peu à peu les couches qui la revêtent. La préparation est toute faite dans l'hydropisie aiguë des ventricules du cerveau, par suite du ramollissement pultacé qu'ont subi les couches environnantes. Chez le fœtus et chez l'enfant nouveau-né, celte membrane se sépare avec la plus grande facilité, à raison de sa densité, de la masse céi'ébrale, qui contraste avec elle par sa mollesse.
• Nous avons vu que les ventricules latéraux sont divisés, dans la portion directe comme dans la portion réfléchie, par une fente circulaire qui cerne la couche i optique, et à travers laquelle la pie-mère se continue avec les plexus choroïdes. Oi", cette fente est fermée par des vaisseaux, par du tissu cellulaire assez dense, et dans l'intérieur du ventricule, par la membrane ventriculaire, qui s'attache solidement, de l'un et de l'autre côté de la fente, au bord adhérent des plexus choroïdes.
C'est la membrane ventriculaire qui empêche que les liquides contenus dans les ventricules ne s'infiltrent dans le tissu cellulaire sous-arachnoïdien de la base du cerveau. La coïncidence si fréquente de l'hydropisie ventriculaire avec l'infiltration pseudo-membraneuse du tissu cellulaire de la base du cerveau atteste les rapports qui existent entre ce tissu et la membrane ventriculaire, mais n'établissent nullement l'existence d'une communication directe entre la cavité du ventricule et le tissu cellulaire de la base.
Cette membrane est-elle de la nature des séreuses, comme on l'a dit ? Évidemment non. Ainsi que nous l'avons vu, elle est la continuation de celle qui tapisse le canal central de la moelle et en partage la structure. Nous avons dit précédemment qu'elle est étrangère à l'arachnoïde et que la cavité qu'elle limite est indépendante de l'espace sous-arachnoïdien. Il n'y a donc, selon nous, aucune communication possible entre le liquide céphalo-rachidien et le liquide ventriculaire.
Texture. En beaucoup de points, d'après Kœlliker, la membrane ventriculaire consiste en une simple couche épithéliale, reposant directement, à l'état normal, sur la substance nerveuse. Mais il est extrêmement fréquent de trouver au-dessous del'épithélium, particulièrement au niveau de la voûte, de la cloison transparente, delà lame cornée, une couche de tissu conjonctif ûhriUaiTe, dont l'existence est presque constante à un certain âge, et dans laquelle sont disséminés de nombreux corpuscules amylacés.
(1) Ce mot épendiime {de inevSûto, revêtir) a été introduit dans la science par les frères Wenzel.