IDÉE GÉNÉRALE DE L ENCÉPHALE
L'épilliéliiim des parois vcntriculaires est cylindrique et vibratile chez le fœtus et pendant les premières années de l'enfance; plus tard, cet épithélium est remplacé presque partout par un épithélium pavimenteux, formée, dans le troisième ventricule, de grosses cellules de O'"^018à0-"'»,020 de diamètre et renfermant un noyau et des granulations pigmentaires, dans les ventricules latéraux, de cellules un peu plus petites, avec un noyau arrondi et des granulations jaunâtres. L'épilhélium vibratile ne se retrouve, chez l'adulte, que sur le plancher du quatrième ventricule et dans l'aqueduc de Sylvius, ainsi qu'on a pu s'en assurer à diverses reprises sur des suppliciés. Cet épithélium s'allère très-rapidement après la mort.
La présence d'un liquide séreux dans les ventricules était un fait généralement adopté par les anciens; sous le nom de pituite, ils le considéraient comme une humeur excrémentielle qui, selon eux, était évacuée par les fosses nasales. Dans le dernier siècle, les anatomistes étaient tellement persuadés de la présence de ce liquide sur tous les cadavres qu'ils regardaient comme exceptionnels les cas où ou ne le rencontrait pas : àrecentissimis cadaveribus abest nomiunquam, dit Haller, à l'occasion d'une observation de Verduc, portant sur un individu décapité. Mais l'opinion des anatomistes du dernier siècle, relativement à ce liquide, différait de celle des anatomistes anciens en ce sens qu'ils considéraient l'existence du liquide ventriculaire comme purement cadavérique et comme étant le résultat de la condensation, par le froid, delà vapeur qui, suivant eux, existait seule sur le vivant. Cette vapeur, dont l'unique usage était de s'opposer à l'adhésion des parois opposées des ventricules, ils la comparaient à celle que présentent la plèvre, le péricarde et le péritoine sur l'animal vivant. Magendie a cherché à établir par ses expériences i" que le liquide ventriculaire existe dans l'état de vie ; 2° qu'il communique avec le liquide rachidien par l'ouverture inférieure du quatrième ventricule. Nous avons vu que cette ouverture n'existe pas normalement. Rien de plus variable, au reste, que la quantité de liquide qui remplit tous les espaces de la cavité crânienne, et qui augmente ou diminue, en raison de la diminution ou de l'augmentation du cerveau relativement k la boîte du crâne.
épithélium.
Opinions des anciens
sur le liquide des ventricules.
Expériences de
Magendie.