‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 198 sur 254 · PAIRE OD NERFS PATHÉTIQUES · texte numérisé non relu

PAIRE OD NERFS PATHÉTIQUES

Le plus grêle des nerfs crâniens, le nerf ■pathétique, nerf du grand oblique de l'œil, nerf trochléateur, n'est pas moins remarquable par sa destination exclusive au muscle grand oblique de l'œil, que par son origine et par le long trajet qu'il parcourt dans le crâne. Le nom de nerf •pathétique vient de ce qu'on a considéré le muscle grand oblique comme spécialement destiné à l'expression de l'amour el de la pitié. D'après Ch. Bell, ce nerf serait le nerf respiratoire de l'œil.

Son origine «• Origine apparente. — Elle a lieu immédiatement au-dessous des tubercules apparente, quadrijumeaux {7iervus quiprope nates oritur, Eustachi) (1), de chaque côté de la

commun, encore contenu dans le sinus caverneux; ces filets se réunissaiènt bientôt, et du point de conjiigiiison partaient: 1° un fitet de communication avec la brandie oplillialmique, 2" un autre filet qui descendait au ganglion de Meckel ; celui-ci, assez long, caché par l'artère carotide interne, se portait au nerf maxillaire inférieur, pour aller se jeter dans le ganglion de Meckel, précisément nu puint d'origine du nerf vifiien.

(1) M. Longet, considérant le faisceau triangulaire latéral de l'isilmie comme le prolongement du faisceau antéro-latéral de la moelle, en fait naitre le nerf pathétique, ainsi que la branche non ganglionnaire du trijumeau. M. Vulpian n'admet aucune rcinlion de ce nerf avec le ruban de Reil.

Son ùïiiiiii'; réelle.

NERFS CRANIENS : 4' PAIRE. 505 „ i miiM Tiar deux. troiS' OU mOme quatre vuhulc do Vieu.scus tantôt par ^^^/jj^f.^r/o é, tandis au'il n'y en a racines. Quelquefois es -""-^^^^J du côté droit et celui du côté

qu'une seule du côté °PP°^f .^^^j^^^^^ une sorte de commis-

gauche sont unis par des slri ^^"^^^^l^^^^t pas au môme niveau, sure transversale; d'autres fois, ils ^^J"^^^^' J ^ ^^^^^^^^ des tubercules

6. Origine réelle. - On a pensé J^/^^; '.^ques-uns avaient leur oritcsles.que d'autres venaient du cervelet et que quelques

gine réelle bien plus bas que l'origine ^PP;";^'^^ extrômelnent mincedesub- Les radiculesprofondes, recouvertes par une idi .

Bostérieures,

slance nerveuse, se ^'"S^""»'''''^ ^'f^^^^^^ les'anlérieures, d'origine. a j-ntompnf ^n^f■s leur origine, les nerfs patliéti- Trajet

:rurcrr:e"=e7;o":«t:tru:i ni.e.u ,w

du ^^""'J^^'^^'Y;' ' ,e la branche ophthalmique, au-dessus de la-

:reu'eri;iT„"'et. fi'e > . ceUe .ra„c,,e opM,.=ji,.e s.cc. e e .„.,„...

k ris: rcTe-s z,: r rv&^ï

m scie g oblique, qu'il pénètre par son bord supérieur. Dans tout son ti-ajet Thuïre, ce nerf est, comme le frontal de l'ophthalmique, subjacent au pe-

"t'union de la branche ophthalmique et du nerf pathétique est si intime iaU.Ué de qu'on a pu croire que le nerf lacrymal provenait en entier et toujours du neit ^^^^^^

et de la bvanclic

(l) Wrisberg dit que le nerf pathétique droit est plus volumineux que le nerf paihétiq e gauche Rnysch dit avoir vu le nerf pathétique double, ce qui est b>en d,fbc,le a croire à moins que Ruysch nail voulu parler d'un nerf bifurqué à son ong.ne. n,iq,,e de

Til n e pas rare ïe voir le n«rf pathétique, parvenu dans le sinus caverneu >v.U,s. di e en deux branches égales, dont l'une, nnas.omotique, s'a. cole au bor s.jpeneu d

branche oph.halmique, et dontl'aut.e continue le trajet che anaslomolique m'a paru, dans un cas, se jeter dans le nerf frontal, à 1 excfept.on seul met, qui rentrait, pour ainsi dire, dans le nerf pathétique.

^06 NÉVROLOGIE.

pathétique et non du nerf ophthalmiquc lui-môme. Mais une dissection attentive établit que cette assertion est complètement erronée (d). Usages. d. Usages. — Le nerf de la 4° paire est exclusivement destiné au muscle grand

oblique de l'œil. Pourquoi un nerf spécial pour ce muscle ? Est-ce pour exprimer certaines affections de l'ame, et en particulier l'amour et la pitié ? Mais, suivant la remarque de Sœmmering, ce nerf existe chez tous les mammifères^ chez les oiseaux et même chez les poissons.

D'après Ch. Bell, le nerf pathétique serait le nerf respiratoire de l'œil et occuperait, par son origine, la partie la plus élevée du faisceau des nerfs respiratoires; ce serait aussi le nerf de l'expression, associant les muscles de l'œil et établissant des rapports entre l'œil et le système respiratoire: ce sont là de simples hypothèses.

La paralysie du grand oblique de l'œil, suite de l'altération pathologique ou de la compression du nerf pathétique, se traduit à l'extérieur par le défaut de rotation du globe oculaire correspondant quand la téte s'incUne de son côté, d'où résulte une diplopie particulière due à ce que les rayons lumineux n'impressionnent plus, dans les deux yeux, des régions symétriques de la rétine. Les faits de paralysie isolée du grand oblique de l'œil sont rares dans la science : cependant ils ont été constatés un certain nombre de fois.

5* PAIHE OU NERFS TRIJUMEAUX.

Origine ap- Le ïierf trijumeau, nerf de la 5" paire, nerf trifacial, nerf sympathique moyen, des' 'nerfs ^^f P^"^ Volumineux des nerfs crâniens, après le nerf optique. C'est un nerf trijumeaux, mixte, qui préside à la sensibilité de la face et aux contractions des muscles de la mastication.

Elle a lieu a. Origine apparente. — Il naît des côtés de la protubérance, sur la limite qui racincsT sépare ce renflement des pédoncules cérébelleux, précisément dans le lieu où les fibres supérieures de la protubérance viennent croiser, en se plaçant audevant d'elles, les fibres moyennes, pour constituer les pédoncules cérébelleux : en sorte que les nerfs trijumeaux semblent sortir, par une fente étroite, du sein de la protubérance.

Celte origine est constituée par deux racines très-rapprochées, mais bien dis- '"ra^c^ne^* linctcs, l'une, grosse, l'autre, petite, que sépare un petit relief. 1» La grosse

ou racine

racine, racine sensitive ou ijanglionnaire, est une grosse masse fasciculée, qui est ganglion- comme étranglée au point d'émergence, se renfle immédiatement et s'aplatit ' en un gros faisceau, dans lequel on a pu compter jusqu'à 100 filets. Lorsqu'on

(1) Cependant j'ai vu, chez plusieurs sujets, le nerf pathétique fournir un rameau qui s'unissait à un filet émané de la branche ophtlialmique, pour constituer le nerf lacrymal. Celte anastomose avait lieu dans le fond de la cavité orbitaire. Une autre manière de voir serait de considérer le nerf palliétique et la brandie oplithalmique de Willis comme un seul et même nerf : cliez certains sujets, il y a, en efl'et, un entrelacement tel qu'il est impossible de les séparer.

Cette connexité du nerf palliétique et du nerf oplithalmique m'avait fait croire {voyez la l'" édition de cet ouvrage) que le nerf pathétique concourait à la formation des nerfs de la tente du cervelet ; mais l'élude plus attentive de ce nerf, après macération prolongce dans l'acide nitrique étendu, m'a prouvé que ceux des nerfs de la tente du cervelet qui se détachent du nerf pathélique ne sont, en dernière analyse, que des filets de la branche ophthalmique qui, après s'être accolés au nerf pathélique, s'en détachent après un certain trajet.

NERFS CRANIENS : 5° PAIRE.

arrache ce faisceau, la déchirure des filets n'ayant pas lieu au môme niveau, il en résulte une espèce de mamelon, que Bichat considérait à tort comme un mamelon d'origine appartenant à la protubérance et ayant pour avantage, à raison de sa convexité, de multiplier les surfaces.

2° La petite racine , racine motrice ou non ganglionnaire, nerf masticateur des physiologistes, se compose de petits faisceaux qui naissent de la protubérance, en haut et en arrière de la grosse racine, par une dizaine de filets émergeant de la profondeur par une fente distincte de celle de la grosse racine, dont ils sont séparés par un petit groupe défibres, et qu'ils croisent pourvemr se placer le long de son bord supérieur.

On verra plus tard que la petite racine ne participe nullement il la formation du plexus gangliforme connu sous le nom de ganglion semi-lunaire, ou de Gasser, et qu'elle va exclusivement former les rameaux moteurs du nerf maxillaire inférieur. Sœmmering, qui, le premier, a signalé celte disposition, en a compris toute la portée et a fort ingénieusement comparé celte petite racine aux racines antérieures des nerfs rachidiens, petite racine qui, comme ces dernières, est complètement étrangère au ganglion correspondant.

6. Orw/MieréeZZe. — Santorini,le premier, a suivi l'origine de la 5«paire audelà du point d'émergence, jusque dans le bulbe rachidien. Gall, en étudiant la 5^ paire, chez les mammifères d'abord, puis chez l'homme, a très-bien vu que, chez ce dernier, l'origine du nerf était masquée par des faisceaux transverses de la protubérance, qui n'existent pas chez les animaux. Ayant suivi ce nerf k travers les fibres de la protubérance, il a cru voir que la grosse racine se divisait en trois faisceaux principaux, qu'il a fait naître successivement de la substance grise de la protubérance, et qu'il a pu suivre jusqu'au cOlé externe des corps olivaires (1). Kolando, par des coupes successives faites de la protubérance vers la moelle, a parfaitement démontré qu'il n'existe, pour la grosse racine de la 5« paire, qu'un seul faisceau; que ce faisceau se porte de haut en bas et d'avant en arrière, sous la forme d'un gros cordon, dans l'épaisseur de la protubérance, ou plutôt sur les limites de la protubérance et du pédoncule cérébelleux correspondant, parallèlement aux faisceaux de la pyramide antérieure, et qu'il va progressivement en diminuant de volume jusqu'au niveau de l'angle inférieur du 4» ventricule, où il disparaît. L'étude de cette origine sur un cerveau durci par l'alcool, et mieux par l'acide chromique, confirme toutes, ces données et étabht que la grosse

(')5«i6e.- iV.aud., nerf auditif. — P.a«., prolubérance annulaire. - Trij., trijumeau. — Pad. car., pédoncule cérébral.

(1) Ctiez l'homme, l'origine de la 5' paire est aussi profondément placée que Ppj'S''^l'^ ' elle est moins profonde chez les carnassiers, moins encore chez les l umiuaiils. Chez m ovipares, qui n'ont ni protuhérance, ni lobes latéraux du cervelet, ni pyramides, m olives, on voit à découvert, sans préparation, l'origine des nerfs de la 5» paire.

2" Petite racine ou racine non

ganglionnaire.

La petite

racine représente la racine autéricuic des nerfs rachidicus.

Origine réfille.

Moelle allongée vue deprofil, origine de la grosse racine de la 5= paire (*) {d'après L. Uirschfeld).

lilude de l'origine réelle :

l-j Par des coupes ;

2" Sur un cerveau durci.

NÉVROLOGIË.

Noyaux du trijumeau.

l'clite racine.

Noyausupérieur du trijumeau.

Trajet ci ànien de b' paire.

La B" paire

présente une racine non ganglionnaire

et une racine ganglionnaire.

Ganglion semiluiuiirc ou de Casser.

1-iicine de lu 55" puirc est iiidhisc, qu'elle croise les libres de la protubérance, sans contracter aucune liaison avec elles, qu'elle se coude pour se reporter en bas, vers le bulbe, et que dans ce trajet les fibrilles qui la composent s'écartent les unes des autres, pour recevoir de nombreuses cellules dans leurs intervalles. Sur divers points de la longueur de cette racine, les fibres nerveuses s'unissent à ces cellules nerveuses, réunies en amas qu'on a appelés les noyaux du trijumeau.

11 résulte des recherches de Schrœdcr van der Koll< que ces noyaux sont euxmêmes unis par des fibres nerveuses aux noyaux de tous les autres nerfs provenant du bulbe, à l'exception de celui de la 6'' paire. Ils seraient également en communication, d'après le môme auteur, avec la substance grise des olives. Toutes ces connexions jouent un rôle considérable dans l'explication des nombreux mouvements réflexes dont le trijumeau est le point de départ.

Quant à la 'petite racine, les fibrilles dont elle se compose, pénètrent également dans la protubérance, cheminent parallèlement à la racine sensilive, passent sous le pédoncule cérébelleux supérieur, abandonnent celte racine au-devant du plancher du 4" ventricule, se dirigent en dedans et s'étalent en rayonnaijt, pour aboutir à un noyau gris distinct, voisin du raphé, comme tous les noyaux moteurs, et désigné sous le nom de noyait mi^érieur du trijumeau. M. Vulpian admet qu'à leur origine ces radicules s'enlre-croisent avec celles qui appartiennent au nerf du côté opposé. Suivant Schrœder, il n'y aurait entre-croisement que des fibres qui, des noyaux supérieurs des trijumeaux, s'élèvent vers l encéphale.

c. Trajet crânien. - Sortide laprotubérance,le trijumeau se porte obliquement en haut, en dehors et en avant, sous la forme d'un faisceau aplati, gagne le bord supérieur du rocher, qui lui présente, près de son sommet, une dépression convertie en canal par un repli de la dure-mère, se réfléchit sur ce bord supérieur, continue à s'élargir sur la face supérieure du même os et se dirige en bas, en avant et en dehors ; aussitôt ses filets s'écartent et s'entrelacent, pour se rendre à la concavité d'un renfiement gris-jauntltre, semi-lunaire, connu sous le nom de ganglion semi-hmaire ou de Gasser {ficj. 142 et 143).

Tous les filets de la l^- paire ne concourent pas à la formation de ce ganglion : si on renverse le nerf de dedans en dehors, on voit, en effet, au-dessous du gaii- Slion de Gasser, un cordon aplati, qui ne lui donne aucun filet, et si, d une part, on poursuit ce cordon du côté de la protubérance, on voit qu'il est constitué par la petite racine de la paire, laquelle occupe le côté in terne du nerf, qu elle contoijrne ensuite pour se porter à sa face inférieure ; si, d'autre part, on poursuit ce cordon du côté de sa terminaison, on voit qu'il va se distribuer a tous les muscles élévateurs de la mâchoire supérieure. Un prolongement du feuillet viscéral de l'arachnoïde accompagne le nerf trijumeau jusqu'au ganglion de basser.

Cette disposition fort remarquable élabUt une analogie parfaite entre le neri de la 5° paire et les nerfs rachidiens, qui nous présentent des racines ganglionnaires (racines postérieures) et des racines non ganglionnaires (racines

''TeT«'^'o'^on de Gasser, ou ganglion semi-lanaire, qui est logé dans une fossette nirliculière du rocher, est tellement adhérent à la dure-mère qu il est presque impossible de l'en séparersans lacération. 11 a la forme d'un ^«"'^ l^^'^^/J^

concave dirige en haut et en dedans, reçoit la grosse racine du lu umeau. GbUqùomenl dirigé, comme la face du rocber, sur laquelle il est applique, rl

NERFS CRANIENS : 5" PAIRE.

est fortement adhérente la dure-mère par sa face antéro-externe; sa face postéro-interne est recouvcrle par un mince feuillet de la dure mère, qui la sépare de la carotide interne et du grand nerf pétreux superficiel. La petite racine du trijumeau, simplement appliquée sur cette face, forme une petite bandelette aplatie (fig. 142), indépendante du ganglion et se dirigeant en bas, en avant et en dehors, vers le nerf maxillaire inférieur.

A la face inférieure du ganglion de Casser viennent aboutir un ou deux filets provenant du rameau carotidien du grand sympathique. De sa convexité, qui est dirigée en avant et en dehors, partent trois rubans plexi ormes, divergents à la manière d'une patte d'oie et qui sont, en procédant d avant en arrière- la brandie ophthalmique de Willis, la branche maxillaire supérieure et a branche maxillaire infmeure : c'est à ce dernier nerf qu'aboutit directement la racine non ganglionnaire du trijumeau.

La branche ophlhalmique et la branche maxillaire supérieure naissent souvent par un tronc commun; plusieurs filets s'éloignent des trois groupes, mais s'y raUient bientôt. On voit quelquefois des filets de communication entre la branche maxillaire supérieure et la branche maxillaire inférieure, au moment où ces nerfs vont s'engager dans leurs trous respectifs.

D'ailleurs, la nature ganglionnaire du ganglion de Gasserne saurait être contestée ; car, de même que tous les ganglions, il est formé par des cellules nerveuses, au milieu desquelles les filets nerveux sont éparpillés et comme enchevêtrés, pour se réunir sous de nouvelles combinaisons.

De la partie antérieure et externe du ganglion de Casser, et plus souvent de la branche maxillaire inférieure, partent plusieurs filets destinés à la dure-mêre, et qu'on peut suivre dans l'épaisseur de la tente du cervelet ; un certain nombre de ces filets sont destinés à la portion de la dure-mère qui revêt le rocher et le sphénoïde. L'un d'eux accompagne l'artère méningée moyenne et peut être suivi jusqu'au voisinage du sinus longitudinal supérieur. Suivant Longet, quelques filaments destinés à la dure-mère se détachent de la grosse racine du trijumeau. Ladémonstration de cesnerfs exige que la dure-mère ait été préalablement rendue transparente par l'action de l'acide nitrique étendu d'eau.

Trois branches paitent de la convexité de ce ganglion.

Nature ganglionnaire du ganglitn de Casser.

Filets de la duremère partant du ganglion de Casser.

A. — Branche ophthalmiqae de Willis.

La branche ophthalmique de Willis {nerf orbitaire, Winslow ; orbito-frontal, son trajet Chauss.), branche supérieure de la 5^ paire, est la moins volumineuse des trois ^J^^^ branches du trijumeau. Elle se détache de la partie antérieure et interne cawneux. du ganglion de Casser, se porte obliquement en avant, dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux, dont elle parcourt les deux tiers antérieurs et où elle présente une disposition plexiforme. Là, elle se divise en trois Sajiivisii rameaux : savoir : un externe ou nerf lacrymal, un moyen ou nerf frontal, et un interne ou nerf nasal, lesquels pénètrent dans l'orbite par des points différents de la fente sphénoïdale (t).

(1) L'étude de la brandie ophlhalmique, après macération dans l'acide nitrique, prouve mieux que celle de tout autre nerf la manière dont s'opère, dans chaque nerf, la contov' sion ou le renversement des filets nerveux les uns sur les autres : ainsi, le nerf nasal est constitué par les fibres les plus supérieures du nerf ophthalmique, lesquelles se portent en bas, en croisant les fibres les plus inférieures du nerf oijhtlialmique, qui se portent en haut, pour conslituer le nerf lacrymal.

ion en trois rameaux.

KEVROLOGIE.

Nerfs de la

tente du cervelet.

a. Direction, rapports. De son origine à la paroi externe du sinus caverneux, la branche oplilhalmique sedirigcen avant, en dedans etenhaut; elle croise à angle aigu les nerfs moteur oculaire commun et moteur oculaire externe, situés à son côté interne, et chemine parallèlement au pathétique, placé au-dessus de lui et qui lui est accolé intimement.

b. Anastomoses. Au niveau de la partie moyenne du sinus caverneux, le nerf ophthalmique reçoit deux filets du grand sympathique; ces filets proviennent du plexus situé au-dessus du plexus caverneux, entre le nerf de la 6» paire et l'artère carotide interne, plexus qui donne un filet à chacune des divisions de cette artère, un filet au ganglion ophthalmique, un autre au ganglion sphéno-palatin, et enfin les deux filets en question au nerf ophthalmique. 11 donne un ou plusieurs filets à chacun des nerfs moteurs du globe oculaire, c'est-à-dire aux nerfs de la 3"=, de la 4° et de la 6" paire.

Avant de se diviser, la branche ophthalmique fournit un filet rétrograde {nervus recunens inter laminas tentorii, Arnold), qui se porte en arrière, pour se jeter dans la tente du cervelet.

Les nerfs de la tente du cervelet, qui m'avaient d'abord paru naître à la fois du pathétique et de l'ophllialmique, mais qui naissent bien évidemment de la branche ophthalmique seulement, se dirigent d'avant en arrière, dans l'épaisseur de cette tente, plus près de la face inférieure que delà face supérieure, et se divisent en filaments très-dcHés, dont les uns, externes, se portent au voisinage de la partie antérieure du sinus latéral, et dont les autres se contournent d'arrière en avant, pour gagner le sinus droit.

Trajet du lierf lacrymal dans

le sinus caverneux.

11 traverse la

glande la 01701 aie.

Filet palpiibral .

Filet temporal.

Filet bialairc.

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