I. Artère thyroïdienne supérieure
VanétcSs d'origine.
Calibre.
Direction.
Rapports.
Branche laryngée supérieure.
Variétés d'origine.
Sa division en rameau cpiglottique etcnrameau lai'vngicn.
nranchc laryngée infériture.
Vartére thyroïdienne supérieure appartient à la fois au larynx et au corps thyroïde; c'est la première des branches qui fournit la carotide externe. Elle naît assez souvent au niveau mûme de la bifurcation de la carotide primitive, qui semble alors se diviser en trois brandies. Dans certains cas, elle provient directement de la carotide primitive; d'autres fois, enfin, on l'a vue naître d'un tronc commun avec la linguale.
Son calibre, toujours considérable, présente des variétés qui sont en rapport direct avec le volume du. corps thyroïde, et en rapport inverse avec le calibre des autres artères thyroïdiennes.
Direction. D'abord horizontalement dirigée en avant et en dedans, la thyroïdienne supérieure se recourbe presque immédiatement en bas, pour devenir verticale et gagner l'extrémité supérieure du lobe correspondant du corps Ihyroïde, dans lequel elle se termine.
Bapports. Superficielle à son origine, où elle n'est recouverte que par la peau et par le peaucicr, elle s'enfonce ensuite sous les muscles omoplat-hyoïdien, sicrno-hyoïdicn et slerno-lhyroïdien ; elle est en outre recouverte par l'aponévrose cervicale et par les veines thyroïdiennes supérieures.
Cette artère fournit plusieurs branches collatérales, qui sont la laryngée supérieure. la laryngée inférieure ou rameau crico-thyroîdien et la branche sterno-mastoidienne.
1° Branche laryngée supérieure. Elle naît de la thyroïdienne au moment où celleci change de direction ; quelquefois elle naît directement de la carotide externe. Dans certains cas, elle est tellement considérable qu'on pourrait la regarder comme une branche de bifurcation de la thyroïdienne supérieure. Sur un sujet où elle manquait du côté gauche, je l'ai vue remplacée par la thyroïdienne supérieure droite, qui avait un volume à peu près double de celui qu'elle présente dans l'état ordinaire. Elle provient quelquefois de la faciale ; une seule fois on l'a vue naître de la linguale.
Cette artère se porte transversalement en dedans, entre le muscle thyro-hyoïdien et la membrane thyro-hyoïdienne, qu'elle traverse en môme temps que le nerf laryngé supérieur; parvenue dans le tissu cellulaire subjacent à cette membrane, elle se divise en deux rameaux : l'un ascendant ou épiglottique, qui se porte sur le côté, puis au-rdevant de l'épiglotte, qu'il couvre de ses ramifications; l'autre descendant, ou laryngien proprement dit, qui se porte derrière le cartilage thyroïde, entre ce cartilage et le muscle thyro-aryténoïdien, et se répand dans les muscles et dans la muqueuse du larynx.
Il n'est pas rare de voir la branche laryngée supérieure pénétrer dans le larynx à travers un trou que présente, chez quelques sujets, le cartilage thyroïde.
■1° Branche larynrjéc inférieure, ou rameau crico-thyroîdien. Remarquable par son existence constante plutôt que par son volume, elle naît de la branche interne de terminaison de l'artère thyroïdienne supérieure. Elle manque cependant quelquefois d'un côlé; mais a'ors clic csl remplacée par l;i lliyroïdifune supé-
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rieure du côté opposé. Elle se porte transversalement en dedans, au-devant de la membrane crico-lhyroïdienne, le long du bord inférieur du cartilage thyroïde,.et s'anastomose en arcade avec la même branche du côté opposé. De cette
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Artères superfidelles de la icte.
arcade partent des rameaux qui traversent la membrane crico-lhyroïdienne et se répandent dans les muscles et dans la muqueuse du larynx. Il n'est pas rare
(•) fr, muscle frontal. — occ, muscle occipital. — 1, os maxillaire inférienr. — 2, branche du maxillaire inférieur. — dig, ventre antérieur du digaslrique. — myl.h, mylo-hjoïdien. — Mas*-, m» " séter. — st.d.m. stcrno-cléido-mastoîdicn, coupé près de son insertion supérieure. — Car.p, artère c ^ tide primiliTC. — Car.e, carotide externe. - Car.i, carotide interne. — Un., linguale. — l^cia . Ocr., occipitale. - Aw.p, auriculaire postérieure. — Tcmp., temporale. - Transi)., "'*"f''.''" " ' rare. — Pro7it., branche frontale de rophthalmi(|uc. — Nos., nasale. — S.orb., sous-orbilaii e. o buccale. S.ment., sous-mculale. — Tlnj.s., Ilivroïdicnnc supérieure.
ANGEIOLOGIE.
Vnneté iniportaiitu.
Branche slcrno-mastoïdicnne.
Blanches terminales.
de trouver celte Dranche divisée en deux rameaux, l'un superficiel, qui est transversal, l'autre ascendant, qui remonte derrière le carlilage thyroïde.
Sur une pièce présentée à la Société anatomique, le tronc de l'artère thyroïdienne supérieure, au lieu de fournir la branche laryngée inférieure, passait lui-môme transversalement sur le ligament crico-thyroïdien.
'A" Branche stmio-mastoidienne . Elle existe constamment, mais présente un volume variable. Elle naît de la thyroïdienne un peu au-dessous de la branche laryngée supérieure, et se porte de haut en bas, pour gagner la face profonde du muscle sterno-mastoïdien, dans lequel elle se distribue.
Branches tei'minales. L'artère thyroïdienne supérieure, parvenue au niveau delà glande Ihyroïde, se divise en trois branches : une qui se porte entre la glande thyroïde et la trachée; une autre qui longe le côté externe du lobe latéral correspondant, et une troisième qui côtoie le côté interne de ce mûme lobe, et vient s'anastomoser sur la ligne médiane avec la branche correspondante du côté opposé. C'est celte dernière division qui fournit quelquefois la branche laryngée inférieure (i).
Origine,
Trajet complexe.
Variétés de terminaison l'iexuosités .