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Vertébrale

L'artère vertébrale, destinée au centre nerveux cérébro-rachidien, fournit plus particulièrement à la moelle épinière, à la protubérance, au cervelet et à la partie postérieure du cerveau.

Calibre. C'est la première et la plus volumineuse des branches collatérales de la sousclavière, dont elle semblerait, chez quelques sujets, une branche de bifurcalion. II est assez ordinaire de rencontrer une très-grande inégalité de calibre entre les deux vertébrales : Morgagni dit avoir vu la vertébrale droite quatre fois plus volumineuse que la gauche; j'ai trouvé, dans un cas, cette dernière remplacée par un rameau extrêmement grêle.

(l) Dans un cas de ce genre, qui m'a été communiqué par Demeaux, alors aide d'anatomie de la Faculté, il n'y avait pas de tronc brachio-céphalique, mais un tronc bi-carotidien; la sous-clavière droite naissait de l'aorte descendante et passait derrière la trachée et l'œsophage. {La pièce nnatomique a été déposée au musée de la Faculté.)

D'après les recherches de Halberlsma, lorsqu'il existe une côle cervicale surnuméraire, l'artère sous-clavière passe sur cette dernière dans les cas où celte côte atteint ou dépasse 5 à G centimètres de longueur ; dans le cas contraire, elle présente ses rapports normaux.

AUTÈRE SOUS-CLAVIÈRE.

O.igine. Elle naît de la partie supérieure et postérieure de la sous-claviùre, au momenl où ce tronc s'infléchit sur le sommet du poumon. Souvent la vertébrale gauche vient directement de la crosse de l'aorte, entre la carotide primitive et la sous-clavière du môme côté. On a vu la vertébrale droite naître dans l'angle de bifurcation du tronc innominé, entre la carotide primitive et la sous-clavière droites D'autresfois la vertébrale naissait pardeux racines, quiprovenaient tantôt toutes les deux de la sous-claviôre, tantôt l'une de la sous-clavière, l'autre de la

crosse de l'aorte (t). -, i t^i, i

Trajet Immédiatement après s'être détachée de la sous-clavière, la vertébrale «e porte en haut et un peu en arrière, pénètre entre les apophyses transverses de la septième et de la sixième vertèbre cervicales, pour traverser le trou dont est percée la base de l'apophyse transverse de cette dernière, continue son trajet ascendant à travers les trous des apophyses transverses cervicales, décrit de légères sinuosités en passant de l'une à l'autre, et arrive ainsi à l'axis. Là, elle décrit une première grande courbe, verticale, entre l'atlas et l'axis, puis une deuxième grande courbe, horizontale, entre l'occipital et l'atlas (2), traverse la dure-mère, et pénètre dans le crAne par le trou occipital. Les deux artères vertébrales se portent ensuite, en convergeant, au-devant du bulbe rachidien, et parvenues au sillon qui sépare la protubérance du bulbe, se réunissent à angle aigu, pour constituer le tronc basilaire.

,Les deux courbes si remarquables que décrit la vertébrale avant son entrée dans le crcane, sont en harmonie avec celles que décrit la carotide interne dans le canal carotidien et le sinus caverneux. J'ai vu la vertébrale très-flexueuse à la partie inférieure du cou, avant son entrée dans le chemin couvert que lui offrent les apophyses transverses des vertèbres cervicales.

Variétés de trajet. Il n'est pas rare de voir la vertébrale s'engager dans le canal des apophyses transverses cervicales par le trou de la cinquième vertèbre de cette région; il n'est même pas fort rare de la voir pénétrer par le trou de la quatrième, de la troisième et môme de la deuxième. Il est excessivement rare de lavoir s'engager dans le trou de la septième (3).

(1) Une des variétés les plus remarquables d'origine de l'artère vertébrale est la suivante, qui m'a été communiquée par le professeur Dubreuil : sur une femme de quarante-cinq ans, les artères vertébrales ne provenaient ni l'une ni l'autre des artères sous-clavières correspondantes ; la vertébrale gauche émergeait directement de la crosse de l'aorte, entre la sous-clavière et la carotide primitive gauches ; la vertébrale droite provenait de la carotide primitive droite, à 4 millimètres au-dessus de la naissance de cette dernière. Toutes deux marchaient parallèlement au-devant de la colonne vertébrale, jusqu'à la troisième vertèbre cervicale^ et s'engageaient dans les trous des apophyses transverses de cette vertèbre, après avoir fourni, le long de ce trajet, plusieurs petites brandies supplémentaires des cervicales ascendantes, qui manquaient complètement. Dans ce cas, l'artère sous-clavière ne donnait donc naissance qu'à cinq branches collatérales.

Sur une pièce présentée par M. A. Leroux à la Société de biologie, l'artère cervicale gauche s'anastomosait à plein canal et à angle droit avec la vertébrale, au moment où celle-ci allait entrer dans le crâne. A droite, l'anastomose était également transversale, mais l'artère cervicale ne semblait pas se terminer dans la vertébrale aussi manifestement qu'à gauche; dans la moitié de son trajet, elle paraissait divisée en deux branches, l'une externe musculaire, l'autre interne anastomoUque.

(21 Les courbures de l'artère vertébrale ont-elles trait aux mouvements de la tête sur la colonne vertébrale ?

(3) Pour mon compte, je n'ai jamais rencontré cette dernière anomalie; je serais même

Variétés.

Trajet.

Direction verticale.

Elle décrit deux courbes.

Tronc basilaire .

Variétés de trajet.

ANGÉIOLOGIE.

Rapports.

Dans le canal des apophyses Iransverses cervicales.

Dans le crâne.

Branches collatérales.

Rameaux spinaux.

musculaires

Artère méningée pos-

Rameaux spinaux.

Trajet vertical descendant.

Ces rameaux spinaux ne sont que le commencement de la série des artères spinales.

Rameau spinal postérieur.

Sa division en rameau ascendant etenrameau descendant.

'Rapports. Avant de s'engager dans le trou de la sixième vertèbre cervicale, la vertébrale est très-profondément situiîe sur lerachis, entre les muscles longs du cou et scalène antérieur, derrière l'artère thyroïdienne inférieure. Depuis la sixième vertèbre cervicale jusqu'cà l'axis, elle est protégée par le canal couvert que forme la série des trous appartenant aux apophyses transverses cervicales, dans leurs intervalles, par les muscles intertransversaires, et se trouve placée au-devant des nerfs cervicaux. Entre l'axis et l'atlas, d'une part, l'atlas et l'occipital, de l'autre, elle est en rapport avec les mîuscles grand et petit oblique, et grand droit postérieur de la tête. Dans les cas où l'artère vertébrale ne s'engage dans les trous vertébraux qu'au niveau de la troisième ou deuxième vertèbre cervicale, elle longe l'artèi-e carotide interne.

Dans le crâne, elle est placée entre la surface basilaire de l'occipital et la face antérieure du bulbe racliidien.

Branches collatérales. Dans son trajet le long du canal des apophyses transverses, l'artère vertébrale fournil des rameaux spinaux, qui pénètrent dans le canal vertébral par les trous de conjugaison et se comportent de la même manière que les rameaux spinaux des artères intercostales etlombaires; plusieurs de ces rameaux proviennent de la cervicale ascendante ou des divisions prévertébrales de la pharyngienne inférieure. Les deux courbures de la vertébrale émettent un grand nombre de petits rameaux musculaires, qui se distribuent aux muscles profonds de la région cervicale, en s'anastomosant avec les branches de l'occipitale et de la cervicale profonde. Parmi ces rameaux, il en est un ou deux qui pénètrent dans le crâne par le trou occipital, et se distribuent à la portion de dure-mère qui tapisse les fosses occipitales inférieures et la faux du cervelet : c'est l'artère méningée postérieure {rami méninges posteriores, Haller ; occipito-méningienne, Chauss.). Sœmmering a signalé un autre petit rameau méningien, qui pénètre dans le crâne le long de la première paire cervicale, et qui m'a paru constant.

Dans le crâne, avant de se réunir pour constituer le tronc basilaire, les artères vertébrales fournissent les rameaux spinaux postérieur et antérieur, etVarière cérébelleuse inférieure et postérieure.

A. Rameaux spinaux. Petites artères remarquables par leur gracilité, par leur origine à angle obtus, de sorte qu'elles décrivent un trajet vertical descendant, tout à fait opposé au trajet vertical ascendant de l'artère vertébrale ; on les dislingue en antérieure et en postérieure. C'est à tort qu'on considère ces rameaux comme se continuant jusqu'à la partie inférieure de la moelle : leur ténuité est telle qu'ils ne peuvent fournir à la moelle que dans un trajet très-court; ils ne sont réellement que le commencement de la série des artères spinales, que continuent, dans toute la longueur de la moelle, des branches venues des artères cervicales, dorsales et lombaires.

1° Rameau spinal postérieur. Il se détache de l'artère vertébrale au moment où elle occupe les côtés du bulbe, et quelquefois il naît de la cérébelleuse inférieure, se porte flexueux en dedans, et se divise en rameau ascendant, qui va se rendre sur les côtés du quatrième ventricule, et en rameau descendant ; ce dernier chemine en serpentant sur les côtés de la face postérieure de la moelle et se subdivise en deux artérioles, l'une, plus petite, située au-devant des racines postérieures

porté à en révoquer en doute l'existence, le trou de l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale n'existant évidemment qu'en vestige.

ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE

ides nerfs spinaux, l'autre, plus considérable, située en arrière de ces racmes ; en '.•anastomosant entre elles, ces deux artérioles fornrient, pour chaque paire ner- ,ieuse, un réseau dans lequel elle est enlacée, et qui communique avec les rameaux correspondants du côté opposé par desbranches transversales extrêmement 'contournées sur elles-mêmes et disposées en aréoles. C est donc à tor que ^haussier a donné aux rameaux spinaux postérieurs le nom de ^^«Yv tTAfi^rachis Le rameau spinal postérieur émané de la vertébrale s épuise bien ôt; ^ est œ^^^^^^^^ ^^"^^"^^^^ spinales cervicales, dor-

sale et CbaiL. Ces rameaux se portent de bas en haut, le long des racines : ttéril ires, et, parvenus sur les côtés de la moelle, se divisent en branches asc ndantes et n branches descendantes, qui s'anastomosent avec les branche Voisines, forment un réseau autour de chaque paire de nerfs et commumquent ppar des branches ilexueuses avec celles du côté oppose.

20 Rameau spinal antérieur. Un peu moins grêle que le postérieur, il se détache Jle la vertébrale près du tronc basilaire, quelquefois môme de ce tronc basilaire ODU de la cérébelleuse inférieure; il se dirige presque verticalement en bas et un .peu en dedans, au-devant du bulbe, ets'anastomose par convergence, à la mamère 'lies deux vertébrales, avec le rameau spinal antérieur du côté oppose, pour con- .Ëtituer un tronc médian, justement nommé médian antérieur du rachis, qui se .place sous la bandelette nacrée du sillon médian antérieur, et qui est continue war des rameaux venus des artères cervicales, dorsales et lombaires.

Le tronc spinal antérieur ou médian résulte donc de l'anastomose par conver- •eence des rameaux spinaux antérieurs fournis par la vertébrale. Dans un cas, il ^'existait pas de rameau spinal gauche ; mais le droit avait le double du volume

laccoutumé. i j, • •

Considéré dans son ensemble, et indépendamment de sa branche d origine, de tronc spinal antérieur présente les dispositions suivantes : volumineux jusqu'au-dessous du renflement brachial de la moelle épinière, il devient excessivel'ment grêle dans toute la portion de moelle intermédiaire au renflement brachial (bt au renflement terminal; un peu au-dessus de ce dernier, il acquiert tout à Icoup un caUbre considérable, diminue graduellement en approchant del'extrelimité inférieure de la moelle, et, devenu très-grêle, se prolonge jusqu'au sacrum aavec le cordon fibreux qui termine cette moelle.

Chemin faisant, le tronc spinal antérieur reçoit des branches de renforcement, iiqui uroviennent, au cou, de la cervicale ascendante et de la vertébrale, au dos tet aux lombes, des rameaux spinaux des artères intercostales et lombaires. Ces bbranches pénètrent dans le canal fibreux que la dure-mère fournit à chaque ppaire de nerfs, s'accolent aux ganglions, auxquels elles donnent quelques raiimeaux, se mêlent en quelque sorte aux filets d'origine du nerf correspondant, «Idont elles suivent la direction, envoient un ramuscule en arrièi-e, pour l'artère spinale postérieure, et viennent se jeter dans le tronc spinal antérieur, sous un .angle variable comme l'insertion du nerf à la moelle.

Les branches spinales de renforcement ne sont pas, à beaucoup près, en iiQombre égal à celui des nerfs. Si la disposition que j'ai observée sur trois sujets, I était constante, il n'y aurait que trois branches de renforcement pour la région iicervicale, une ou deux pour la portion rétrécie de la moelle, une seule pour le rrenflement inférieur. Cette dernière qui, dans un cas, avait le volume de 1 l'ophthalmiquc, se portait k la moelle sous un angle extrêmement aigu, et, paravenue sur la ligne médiane, se divisait en deux rameaux : l'un, supérieur ascen-

Lc rameau spinal postérieur est continuépar des branches cervicales, dorsales et lombaires.

Rameau spinal anté-

Anastomose des deux rameaux

spinaux antérieurs pour constituer un tronc médian.

Calibre.

Disposition du rameau spinal antérieur.

11 acquiert en bas un ■volume considérable.

Branches de renforcement pour

le tronc médian antérieur.

Nombre des branches de renforcement.

Branche considérable de renforcement pour lerenflemeut lombaire.

ANGÉIOLOGIE.

Ramusculcs

Division de la cérébelleuse inférieure en doux branches.

dant, très-petit; l'autre, inférieur, très-considérable, qui était la véritable continuation du tronc.

Du rameau spinal antérieur partent 1° des ramusculcs antéro-postérieurs, extrêmement multipliés, qui pénètrent dans le sillon médian, et de là. dans l'épaisseur de chaque moitié correspondante de la moelle ; 2" des rameaux latéraux, qui se portent de chaque côté et se l'amifient sur le névrilemme de la moelle.

B. Artère cérébelleuse inférieure et postérieure. Elle naît en dehors de la vertébrale et quelquefois du tronc basilaire ; son calibre, assez considérable {grande cérébelleuse inférieure, Chauss.), est souvent inégal d'un côté à l'autre. Elle se contourne immédiatement, en décrivant des flexuosités remarquables, autour du bulbe rachidien, passe entre les filets d'origine du grand hypoglosse, se place audevant des racines du pneumo-gastrique et du glosso-pharyngien, croise le corps restiforme, devient postérieure au bulbe, occupe les côtés de l'ouverture du quatrième ventricule, se porte d'avant en ari'ière, entre le lobule médian du cervelet et le lobe latéral, et se divise en deux branches : l'une, interne, qui continue son trajet dans le sillon de séparation du lobule médian et du lobe latéral, fournit au lobule médian et se réfléchit de bas en haut, dans la scissure que présente, en arrière, le cervelet; l'autre, externe, qui se porte en dehoi's, à la face inférieure du cervelet, et se divise en un grand nombre de rameaux, qui s'anastomosent avec la cérébelleuse supérieure; ces rameaux peuvent être sui^is jusqu'à la circonférence du cervelet.

TRONC DASILAIRE.

Tronc basilaire.

Calibre.

Limites.

Branclies collatérales.

Cérébelleuse antérieure et inférieure.

Le tronc basilaire [artère méso-céphalique, Chauss.) est le résultat de l'anastomose par convergence des deux vertébrales. Il est admis généralement que son calibre, supérieur à celui de chaque vertébrale pris isolément, est inférieur au calibre des deux vertébrales réunies, disposition qui serait une cause d'accélération dans le cours du sang. Le tronc basilaire commence au niveau du sillon de séparation du bulbe et de la protubérance annulaire, et finit en se bifurquant au-devant du bord antérieur de cette protubérance ; il mesure donc le diamètre antéro-postérieur de la protubérance, dont il occupe le sillon médian. Lorsqu'il arrive (et cette disposition est très-fréquente) que les artères vertébrales sont déjetées à droite, le tronc basilaire se porte horizontalement ou obliquement à gauche, pour atteindre le sillon médian.

Le tronc basilaire ne fournit aucune branche par sa partie inférieure, qui repose sur la gouttière basilaire ; de sa partie supérieure se détachent une foule de ramusculcs chevelus, qui pénètrent dans la protubérance. De ses parties latérales naissent 1° l'artère auditive interne, petit ramuscule qui pénètre dans le labyrinthe par le conduit auditif; quelquefois fournie par la cérébelleuse inférieure et antérieure, elle se distribue dans toute l'oreille interne; 2° l'artère cérébelleuse inférieure et antérieure; 3° l'artère cérébelleuse supérieure.

L'artère cérébelleuse inférieure et antérieure, d'un volume extrêmement variable, suivant les sujets, et qui est rarement le même du côté droit et du côté gauche, naît vers le milieu de la longueur du tronc basilaire et quelquefois de la vertébrale elle-même, se porte en dehors et en arrière, passe tantôt derrière le nerf de la sixième paire, tantôt au-devant de lui, longe le pédoncule cérébelleux, passe au-devant des nerfs facial et auditif, et va se terminer sur le lobule antérieur du cervelet.

ARTÈnE SOUS-CLAVIÈRE.

Vartère céi'ébelleuse supérieure se détache iaimédiatement derrière la bi- I lurcation terminale du tronc basilaire, en sorte qu'elle peut ûtre considérée .comme une branche de terminaison de ce tronc, qui se diviserait ainsi en . quatre branches. Mo à angle droit, derrière le nerl moteur oculaire commun, lia cérébelleuse supérieure, accompagnée par le nerf palhélique, contourne lie pédoncule cérébral, dans le sillon qui le sépare de la protubérance, et, {parvenue à la lace supérieure de cette protubérance, se divise en deuxbran- ( ches : l'une extei-ne, qui se porte en dehors, le long de la moitié antérieure de lia circonférence du cervelet; l'autre inteme, qui se dirige en dedans, sur les L côtés du vermis supérieur ou lobule' médian du cervelet, et se subdivise en . deux rameaux, l'un antéro-postêrieur, qui se porte d'a^vant en arrière, sur les ( Côtés du lobule médian, jusqu'à la circonférence du cervelet, sur laquelle il - s'épanouit ; l'autre transversal, qui continue le trajet primitif, se porte sm- la ; ligne médiane, entre le lobule médian et la vahule de Vieussens, auxquels il s se distribue.

Branches terminales du tronc basilaire : ce sont les ariére§ cérébrales postérieures. tElles se séparent à angle variable, se dirigent en avant et en dehors, puis se re- ,■ courbent d'avant en arrière, pour contourner le pédoncule cérébral parallèleament à la cérébelleuse supérieure, dont elles sont séparées par le nerf moteur ooculaire commun. Elles suivent le bord concave de la grande fente cérébrale, fet, parvenues au niveau de l'extrémité postérieure du corps calleux, abandonnnent cette fente pour se porter d'avant en arrière, sur la face inférieure du

:lobe postérieur du cerveau, où on les suit jusqu'à l'extrémité occipitale de'

•ce lobe.

Chemin faisant, la cérébrale postérieure fournit, immédiatement après son ) origine, une foule de petits rameaux chevelus parallèles, qui pénètrent dans la isubstance du cerveau par l'intervalle des pédoncules antérieurs, d'où le nom d'espace cendré perforé, qu'on donne à cet intervalle. Au moment où elle se recourbe d'avant en arrière, elle reçoit l'artère communicante de Willis, quelquelaois très-volumineuse, d'autres fois très-gréle. Lorsque la communicante est •volumineuse, elle est bien évidemment une des racines de la cérébrale postél'ieure, laquelle présente un volume quelquefois double ou triple de celui qqu'elle avait avant d'avoir reçu cette artère. La part que prend l'artère carotide linterne à la formation de la cérébrale postérieure, est donc variable; dans cerlalns cas, ainsi que je l'ai dit plus haut, la cérébrale postérieure en provient exclusivement.

La choroïdienne postérieure naît en arrière de la cérébrale postérieure, aussitôt [après l'anastomose de cette artère et de la communicante ; elle contourne le •pédoncule cérébelleux, passe au-dessus des tubercules quadr^jumeaux, auxpquels elle fournit, et va se porter à la toile choroïdienne et aux plexus choroïdes.

Au moment où elle abandonne le pédoncule, la cérébrale postérieure fournit jiane branche qui se dirige en dehors et en arrière, croise obliquement la longue :irconvoIution qui limite de chaque côté la grande fente cérébrale, et se répand lîur la face inférieure du cerveau.

Elle fournit enfin une petite branche constante, qu'on peut appeler branche du ff.orps gaudronné , auquel elle se distribue.

Cdrébclleuse supérieure.

Branche externe.

Branche interne.

Rameau an-

téro-postérieur.

Rameau

liiinsversal.

Artères cérébralespostcrieures.

Brandies collatérales de la cérébrale postérieure.

Anastomose de la cérébrale postérieure avec la communicante de

VVillis.

La communicante est c|uelquefoi5

une des racjnesdela

cérébrale postérieure.

Choroïdienne postérieure.

Branche du corps goudronné.

Calibre des vaisseaux cérébraux.

Silualion et courbures.

Absence de

rameaux collatéraux.

Anastomoses.

Hexagone artériel de la base du cerveau.

Branches qui partent

des angles du polygone artériel.

Conséquences qui résultent des anastomoses des artères du cerveau et (le leur situation à la base de ce viscère.

Mode de distributiondes vaisseaux :

1» A la surface du cerveau ; 2" A la surface du cervelet.

114 ANGÉIOLOGIE.

Considérations gciicrales sur la clistribiilion des artères carotide interne et vertébrale, et sur les artères de la moelle cipinitre.

L'encéphale reçoit ses vaisseaux de quatre troncs principaux, provenant les deux antérieurs, des carotides primitives, ce sont les carotides internes; les deux postérieurs, des sous-clavières, ce sont les vertébrales. On doit remarquer, au sujet de ces vaisseaux, 1» leur calibre considérable, qm est en rapport avec le volume du cerveau ; 2» leur situation profonde avant leur entrée dans le crâne ; .0 leurs courbures multipliées au moment où ils pénètrent dans la cavité encéphalique courbures qui ont évidemment pour effet de ralentir le cours du S?4o l'absence de' ameaux collatéraux remarquables; il n y a d'exception que ;our l'ophthalmique, branche de lacarolide interne, et cette disposition he ?a ciîculation de l'œil à celle du cerveau; 5° les anastomoses de ces vaisseaux à la base du crâne, savoir : anastomose des artères vertébrales entre elles, ou Îlutôt fusion de ces artères pour former le tronc basilaire ; anastomose des caîoUd s internes par la communicante antérieure, qui unit entre elles les cérébrales antérieures; anàstomose des carotides internes avec les vertébrales par la communicante de Willis. Il résulte de ces anastomoses un hexagone arteiid dont les bords antérieurs sont formés par les cérébrales antérieures, les boids postédeurs par les cérébrales postérieures, les bords latéraux par les conrmuni-

'te ce p^vgon^comme d'un centre, partent toutes les artères du cerveau, savoir de rangle antérieur, les cérébrales antérieures; de l'angle posteriemle ti-onc basilafre ; des angles latéraux et antérieurs, les cérébrales moyennes, des angles latéraux et postérieurs, les cérébrales postérieures

De ces larges communications anastomotiques, il resuite qu un seul des quatre^ïonSl^ériels pourrait suffire à la ^^^^^^^f^^^TZ des trois autres. La situation de l'hexagone artériel entre les os de la base au crLe et le cerveau est remarquable en ce qu'elle exphque le mouvement de

de la protubérance annulaire et du

tores principales du cervelet parcourent la surface ^I^^' ^ZIZ. dans ses anfractuosités, où elles n'envoient que de tiès-petits ïameaux.

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