Mammaire ou thoracique iulenie
La mammaire interne, moins remarquable par son calibre, qui est inférieur à
■ icelui de la vertébrale, que par l'étenaue de son trajet et par la multiplicité de - ses branches, naît de la sous-clavière au niveau de la thyroïdienne inférieure,
derrière la scapulaire supérieure. 11 est peu d'artères qui soient moins variables
■ danslcur origine ; les seules variétés qui aient été observées, seréduisent à celles ■i dans lesquelles cette artère provient du tronc brachio-céphalique, de la crosse de
l'aorle ou d'un tronc commun avec la thyroïdienne inférieure. \ Immédiatement après son origine, elle se dirige verticalement en bas, derrière Trajet Vl'extrémité interne de la clavicule, pénètre dans le thorax, croise obliquement le
Origine.
Variétés d'origiue.
1 (I) C'est dans ce dernier cas que les auteurs qui placent la terminaison de la sous-clavière rntre les scalènes, disent que In scapulaire poslérieuro nait fin l'axillaire.
ANGÉIOLOGIE.
cartilage de la première côte, et s'infléchit un peu en dedans, pour longer la première pièce du sternum, au-dessous de laquelle elle reprend sa direction ver-
(FiR. 23) (•).
Ï'OCHE r.ca
Artères mammaire interne et cpigastriqite.
, ■ • I <; ,t.M-niini I p., muscle intercostal exlemc.-l. t., inlcrcosfal inlcrnc. - * ' '' ■''^"'''^:!^^VmI^ -C.' ., cordon spermatique. - I, os iliaque. - Tr muscle trans- B. ( ro,t auténcu. dt 1 ^ J^,; ,,,t„ne. - T., I. iangulairo du slcruum.
verse do 1 abdomen - "^^'J J'' f^^''^*; "g. cU, sous-clavière droite. - M. f.. mam.uaire interne.
externe.
ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE
licale parallèle au bord de cet os, jusqu'au niveau de la sixième cûtc, ou elle 80 divise en deux branches : l'une interne, l'autre externe.
Rapports. Située au-devant du scalène antérieur, recouverte, a son origine par le nerf pbrénique, qui la croise trùs-obliquement pour se porter à. son côté Lerne, la mammaire interne répondà l'extrémité interne de la clavicule dont cil. es séparée par le tronc- veineux brachio-céphalique; pui. elle se trouve placée derrière les cartilages costaux et les muscles intercostaux uu-devant de la plèvre, dont la sépare le muscle triangulaire du sternum. Llle est situte . 5 millimètres environ du bord du sternum, en sorte qu'un instrument piquant «eut Pénétrer dans le thorax en longeant cet os, sans léser la mammaireinlerne ; la dénomination de sous-stewak ne convient donc nullement à celte artère, qui serait mieux nommée sous-chondro-costale.
Branches collatérales. Elles sont très-multipliées, et peuvent se diviser en postérieures externes ou antmeures. 1» Les branches postérieures senties artères thynnnues où médiaslines antérieures et l'artère diaphragmatique supérieure ; cette dernière qui naît plus bas que les précédentes, est extrêmement grêle, s'accole au nerl phrénique, se trouve comme lui située entre le péricarde et le feuillet correspondant du médiasiin, et gagne le diaphragme, dans lequel elle se distribue en s'épanouissaiit. Bichat a vu la diaphragmatique supérieure aussi volumineuse que la mammaire elle-même.
•oo Branches externes. Ce sont les intercostales antérieures. Leur nombre est en rapport avec celui des espaces intercostaux et double du nombre de ces espaces. Leur calibre, peu considérable pour les deux premiers espaces, augmente ou diminue suivant la longueur de ces espaces ; j'ai vu le tronc commun destiné au troisième espace intercostal tellement volumineux, qu'il semblait une branche de bifurcation de la mammaire. 11 y a généralement deux branches pour chaque espace intercostal, l'une qui longe le bord inférieur de la côte supérieure, rautre,le bord supérieur de la côte inférieure. Ces deux branches naissent tantôt isolément de la mammaire, tantôt par un tronc commun. Leur origine ayant heu au-dessus du niveau de Tespace auquel elles sont destinées, il en résulte qu'elles parcourent un trajet obUque derrière les cartilages costaux. Du reste, les intercostales antérieures s'anastomosent par inosculation avec les intercostales aortiques ou postérieures, en sorte qu il est quelquefois impossible de déterminer lahmite respective de ces deux ordres de vaisseaux, qui, chez quelques sujets, constituent une arcade de communication d'uncahbre uniforme, étendue entre la mammaire interne et l'aorte thoracique.
3° Branches antérieures. Superficielles, en nombre égal à celui des espaces intercostaux, elles naissent de la partie antérieure de la mammaire interne, se portent directement d'arrière en avant, traversent l'espace intercostal correspondant, et se divisent en rameaux cutanés, rameaux musculaires et rameaux mammaires. Les uns et les autres se recourbent de dedans en dehors, les rameaux musculaires sous le grand pectoral, dans lequel ils se distribuent; les rameaux cutanés, sous la peau; les branches antérieures des trois premiers espaces, à la glande mammaire. Chez les femmes nouvellement accouchées et chez celles qui nourrissent, ces branches deviennent extrêmement volumineuses, surtout la seconde, que j'ai vue égaler en calibre l'artère radiale et décrire de nombreuses tlexuosilés. Avant de traverser les muscles intercostaux, les branches antérieures envoient derrière le sternum des rameaux périostiqucs, dont les uns pénètrent directement le sternum, tandis que les autres se ramifient sur le périoste.
Rapports.
Rapports avec le stoinum
Branches postérieures Diaphragmatique supérieure.
lutercoslales antérieures.
Au nombre de deux
pour chaque espace.
Anastomoses avec les intercostales aortiques.
Branches antérieures.
Rameaux niuscninires Cutanés.
Mammaires.
Périostiqucs
Drancliis terminales :
i" Branche terminale interne.
Anastomose lie la mammaire interne et de l'dpigastrique.
2" Branche terminale externe.
Intercostales antérieures des cinq derniers espaces.
Branche diaphragmatique.
Branches terminales. Des deux branches terminales, l'interne, plus pelile, continue le trajet primilif de Tarière, se place derrière le muscle grand droit de l'abdomen, pénètre dans sa gaîne, ets"y divise en un grand nombre de rameauN, dont les uns se perdent dans ce muscle, ens'anaslomosant avec les divisions capillaires de l'artère épigaslrique, tandis que les autres sortent de la gaîne du muscle droit par des ouvertures particulières, et vont se distribuer au-x muscles larges de l'abdomen etaux téguments. Avant d'abandonner le cartilage de la septième côte, la branche terminale interne fournit, en dedans, un petit rameau qui se porte sur lescûtés de l'appendice xiphoïde,et vient s'anastomoser par arcade, au-devant de cet appendice, avec un rameau semblable du côté opposé. L'anastomose avec l'épigastrique, signalée dès la plus haute antiquité, et qui servait aux anciens à expliquer les liaisons physiologiques si étroites qui unissent les organes génitaux et les glandes mammaires, se présente sous l'aspect des communications capillaires les plus vulgaires.
La branche terminale externe est, sous le point de vue de la distribution, la continuation de la mammaire interne. Elle se dirige en bas et en dehors, derrière les cartilages de la septième, de la huitième, de la neuvième, de la dixième et de la onzième côte, qu'elle croise obliquement, et se termine au niveau du dernier espace intercostal. Chemin faisant, elle donne, en dehors, les branches intercostales antérieures des espaces auxquels elle correspond, deux pour chaque espace, et souvent une seule, qui se subdivise immédiatement. Ces intercostales vont en diminuant graduellement de volume, de môme que les espaces diminuent de longueur, et se comportent absolument comme les intercostales antérieures fournies par le tronc môme de la mammaire. La branche terminale externe, de môme que la branche terminale interne, en traversant les insertions costales du diaphragme, laisse un grand nombre de rameaux dans l'épaisseur de ce muscle, d'oti le nom de musculo-phrénique, donné par Haller à la branche externe, qui fournit, en effet, au diaphragme un bien plus grand nombre de rameaux que la branche interne.
Origine.
Direction.
Elle passe entre la septième vertèbre cervicale et la première côte.
Cl. Cervicale profonde.
Préparation. Chercher d'abord cette artère derrière le scalène postérieur, entre l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale et la première côte ; la suivre, d'une part, vers sa terminaison entre les muscles grand complexus et transversaire épineux, d'autre part, vers son origine, en dedans des scalènes.
La. cervicale profonde ou postérieure naît profondément en haut et en arrière de la sous-clavière, sur le môme plan que la vertébrale, en dehors de laquelle elle est située. Très-souvent son origine a lieu par un tronc commun avec l'intercostale supérieure. Dirigée d'abord en haut et en arrière, elle s'infléchit en dehors derrière le scalène antérieur, pour s'enfoncer entre l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale et la première côte. Je ne l'ai jamais vue se porter entre la sixième et la septième vertèbre cervicale, bien que j 'aie examiné dans ce but une quarantaine de sujets (I).
(1) Ce rapport est si constant que, même dans les cas où il existe une côte surnuméraire cervicale, c'est entre cette côte surnuméraire et la première côte dorsale que passe l'artére cervicale profonde. Quelques étudiants m'ayantprié de venir voir un sujet sur lequel la cervicale profonde manquait, et ayant vainement cherché cette artère entre la première côte et l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale, je m'aperçus qu'il existait
ARTÈRE SOUS-CLAVIÈUE.
rameau descendant;
rameau ascendant.
Au sorliv de l'espace intertransversairc, la cervicale profonde se divise en deux Division
.oranches : l'une descaMe, que j'ai pu suivre jusqu'à la partie moyenne du h,™ iJos, entre les muscles longs du dos ; l'autre ascendante, qui remonte entre le :çrand complexus et le transversaire épineux, dans lesquels elle se termme.