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CHAPITRE ni DES VAISSEAUX CAPILLAIRES

Sous le nom de vaisseaux capillaires ou simplement capillaires, on désigne des Disnnitioii. vaisseaux très-fins qui, presque partout (1), établissent la communication entre les dernières ramifications des artères et les premières radicules des veines, et dont les parois, extrêmement minces, se laissent traverser par les principes dissous avec lesquels elles sont en contact, permettant ainsi l'échange de matériaux qui s'opère, dans l'acte de la nutrition et de la sécrétion, entre le Hquide sanguin et la substance de nos organes (2). Au point de vue physiologique, on importance.

(1) Il n'y a d'exception que pour l'uléfus et pour les tissus érectiles des organes génitaux, où cette communication a lieu par l'intermédiaire de vastes cavités ou sinus remplis de sang, que l'on peut considérer, eu égard à leur organisation, comme des capillaires énormément dilatés.

(2) Il paraîtrait, d'après quelques observateurs, qu'indépendamment des vaisseaux capillaires, Il existe dans un grand nombre de réglons, entre les artères et les veines, des communications plus directes, ayant lieu par des vaisseaux relativement très-larges, puisque les plus petits n'ont pas moins de O"»",! de diamètre. L'existence de ces vaisseaux, que M. Cl. Bernard a signalés depuis longtemps dans le foie du cheval, a fait l'objet de recherches spéciales de M. Sucquet; en poussant des injections très-pénétrantes dans les artères des diverses régions, cet anatomiste a trouvé de semblables communications dans une foule de points de l'organisme, au niveau de la dernière phalange des doigts et des orteils, dans l'éminence thénar, au poignet, dans la plante du pied, aux lèvres, aux pau-

ANGÉIOLOGIlî.

peut dire que les vaisseaux capillaires sont la portion la plus importante de l'appareil circulatoire, puisque toutes les autres portions do cet appareil n'ont d'autre usage que celui d'amener et de renouveler sans cesse le sang dans les capillaires. * Limites. Se continuant d'une manière insensible, d'une part, avec les artères, d'autre part, avec les veines, les vaisseaux capillaires ne présentent point une limite précise.' Aussi exisle-t-il quelques divergences, à cet égard, entre les analomisles, les uns ne considérant comme capillaires que les vaisseaux dont la paroi est simple, hyaline et parsemée seulement de noyaux longitudinaux {capillaires vrais), tandis que les autres rangent également parmi les capillaires les vaisseaux qui présentent déjà, dans leur paroi, un commencement de stratification {vaisseaux de transition) (1).

nisposition La disposition des capillaires constitue un caractère qui les distingue assez en réseau, j^g^tg^jent des vaisseaux artériels et veineux ; au lieu de présenter, comme ces derniers, des divisions et subdivisions successives et une forme arborescente, les capillaires communiquent très-fréquemment entre eux, et constituent des réseaux dont lés mailles, plus ou moins serrées, sont formées de .vaisseaux d'un môme calibre.

siiimtion. Situés dans l'épaisseur des organes, dont ils forment une partie constitutive, les réseaux capillaires pénètrent dans l'intimité des tissus et entourent de cercles vasculaires tantôt des groupes d'éléments anatomiques, tantôt chaque élément isolé. C'est le nombre des éléments compris dans chaque maille du réseau capillaire qui détermine le degré de vascularité de l'organe; c'est la forme de ces éléments ou groupes d'éléments qui détermine, en général, celle des mailles vasculaires. Il s'en suit que le réseau capillaire offre, dans chaque organe, quelque chose de spécial, un aspect particulier, qui permet de le reconnaître de prime abord. De forme polygonale ou arrondie dans les organes glanduleux, les mailles du réseau capillaire sont rectangulaires dans les muscles, les nerfs, où des vaisseaux parallèles aux faisceaux de fibres et de tubes sont unis entre eux, d'espace en espace, par des vaisseaux transversaux. Dans le poumon, dans la choroïde, les espaces qui séparent les capillaires représentent des fentes étroites, de petites étoiles, ou même des points. Il en résulte également que les

pières,ù la pointe de la langue, etc... Les vaisseaux qui établissent ces communications, peuvent être considérés comme des canaux de dérivation.permeltaut au sang de revenir au cœur, dans certaines circonstances encore mal appréciées, sans passer par le réseau capillaire.

(1) M. Robin admet trois variétés de capillaires.

ire Variété : Vaisseaux de O-n-n.Om à On>'n,iJ;iO de dia\nètre, dontla paroi mesure O-n-^.OOl d'épaisseur, 0="»,002 au plus, ce qui réduit la lumière du vaisseau à O^n'.OOÔ de largeur. Les globules sanguins sont donc obligés de s'allonger pour les traverser. Cette paroi est formée d'une substance homogène, sans fibres ni stries, et ne présente que des noyaux

longitudinaux. . • j j.. „

20 Variéld: Capillaires de 0'n-»,030 à 0">°',070 de largeur, a paroi composée de deux tuniques, dont Vinteme est l'analogue de la paroi des vaisseaux de la première variété, el dont Vexteme renferme des noyaux transversaux, plus étroits et plus allonges que les noyaux longitudinaux. L'épaisseur de cette paroi varie entre Qm-.OOa et O-^.OOi.

30 Variété : Vaisseaux de On>™,OGO ù O^-.iiO. La paroi, outre les deux tuniques précédentes, présente des fibrilles longitudinales de tissu conjonctif, formant une tun.que exlenie ou adventice. Les deux dernières variétés constituent les vaisseaux de transdwn artériels ou veineux de beaucoup de micrograplies.

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