VAISSEAUX CAPILLAIRES
(Fig- 40
injectées et sèches de Lieberkuhn, expriment en fractions de millimètre le diamètre des capillaires de diverses régions du. corps.
mm
Moelle des os *>>t'2'^
Muqueuse palatine ''.013
— stomacale 0,012
Tunique externe des artères 0,011
Périoste alvéolaire 0,010
Muqueuse de l'intestin grèle 0,010
Muqueuses et peau 0,009, rarement 0,onG.
Viilosités intestinales 0,007
Muscles 0,000, pour les capillaires les plus gros.
Cerveau et substance nerveuse.. 0,000
(Henle a trouvé beaucoup de vaisseaux de On>'>i,o04 et même moins).
Poumon '■ • • • 0,006 et au-dessous (1).
SuivanlJ.MuUer^lescapillairesdureinontun diamètre qui varie entre 0™"',OOS cl O^^jOlo; ceux des procès ciliajres mesurent 0""",014.
La paroi des capillaires vrais est formée d'une couche mince et transparente de substance amorphe, sans aucune trace de fibres ni de cellules, sur laquelle sont appliqués d'espace en espacedes noyaux oblongs dont le grand diamètre^ parallèle à l'axe du vaisseau, mesure environ O'"'",^. Tantôt celte paroi est tellement mince qu'elle n'est dessinée sur la préparation que par i!uc simple ligne, et alors les noyaux font manifestement saillie dans la lumière du vaisseau ; tantôt elle est plus épaisse et limitée par un double contour, auquel cas les noyaux sont compris dans son intérieur. Ces noyaux peuvent être considérés comme les traces des cellules dont la réunion constitue la paroi des capillaires (2).
La substance qui compose la paroi des vrais capillaires a beaucoup d'analogie, quant à ses propriétés physiques et chimiques, avec celle qui forme le
(•) 1, anériole. — 2, -vaisseau de transition. — 3, gros capillaires. — 4, capillaires plus fins. — n, membrane amorphe avec quelques noyaux représentant la tunique externe. — b, noyaux des fibres cellules musculaires. — c, noyaux de la face interne de l'artériole et noyaux des capillaires et des 'vaisseaux de transition (Kœlliker).
(1) Les anatomistes ne sont pas encore complètement d'accord sur la question de savoir -s'il y a dans certains organes des vaisseaux tellement étroits qu'ils ne se laissent traverser que par le plasma du sang, et que, pour ce motif, on peut appeler vaisseaux séreux. Cependant, à part les canaux plasmatiques dont ii a été question plus haut, on peut dire que la grande majorité des observateurs repousse l'existence de ces vaisseaux.
(î) Cette opinion se trouve confirmée par les observations de v. Recldinghausen sur les
Structure Capillaires
Capillaires et arte'riole du caveau humain.
Capillaires plus gros.
r.onlinuité
avec les artères.
Les veines.
sarcolemme ; elle est résistante, dilatable, élastique, mais ne paraît nullement contractile.
Sur les capillaires plus gros, on voit d'abord les noyaux devenir de plus en plus nombreux ; puis, à la surface externe de cette paroi, apparaît une couche et renferme des noyaux transversaux qui constituent les rudiments d'une tunique musculeuse; et enfin, sur des vaisseaux dont le diamùtre atteint O'""',02,on voit déjà une tunique externe ou adventice à fibres longitudinales. Du côté des artères, la membrane des capillaires se continue avec la membrane élastique interne, tandis que les noyaux sont remplacés par un véritable épithélium. En poursuivant les capillaires vers les veines, on voit apparaître d'abord, suivant Kœlliker, une périphérique externe homogène, parsemée de noyaux, qui se confond insensiblement avec la membrane propre des capillaires. Un peu plus loin, il s'y ajoute également une tunique externe.