C. — Préparation et description
Injection des veines.
L'injection doit cire
[loussée par plusieurs
points à la fois.
Matière à iujectiou.
On peut étudier la plupart des veines d'un certain calibre sans injection préalable. Mais les injections sont nécessaires quand on veut étudier l'ensemble du système veineux. La disposition des valvules, qui, en général, s'opposent à la transmission des liquides du cœur vers les extrémités, nécessite, pour un grand nombre de veines, des injections partielles dirigées des extrémités vers le cœur. Il suit de là que, pour remplir aussi complètement que possible le système veineu.v, il faut pousser simultanément l'injection par plusieurs points et dans plusieurs directions à la fois. Ainsi, on placera des tubes 1 ° dans la veine-cave-supérieure, où. l'injection sera poussée du cœur vers les extrémités ; 2» dans la partie supérieure de la veine céphalique ou basilique du cûté droit; 3» dans la veine dorsale du pouce du côté gauche; 4° dans la veine crurale à droite ; S" dans la veine saphène interne à gauche. Dans tous ces vaisseaux, à l'exception de la veine-cave, l'injection sera poussée des extrémités vers le cœur.
Quant à l'injection des veines par les artères, qui a été proposée par Jankius, elle a le double inconvénient 1° d'entraîner une coloration identique pour les artères et pour les veines, coloration qui permet difficilement de distinguer ces deux ordres de vaisseaux ; 2» d'exiger une injection extrêmement ténue et trèsdifficilement coagulable. Il esta remarquer que les matières colorantes non solubles, et qui sont seulement suspendues dans le liquide injecté, telles que le vermillon, ne traversent pas le syslème capillaire, si bien que le véhicule, suif, gélatine, passe incolore dans les veines.
La matière la plus convenable pour l'injection des veines est une solution de gélatine colorée, à raison de la lenteur avec laquelle elle se coagule. Si l'on se sert de suif, il est nécessaire de plonger le sujet dans un bain chaud.
Quant à la dissection des veines, elle consiste, comme celle des artères, à isoler les vaisseaux, en conservant autant que possible tous leurs rapports.
L'ordre dans lequel on décrit les veines, peut être celui dans lequel elles sont parcourues par le sang ; on suit alors ces veines des extrémités vers le cœur ; ou bien l'ordre inverse, qui consiste à étudier les veines du cœur vers les extrémités. Je suivrai un ordre mixte, c'est-à-dire que je commencerai par les troncs, pour passer successivement aux branches et aux rameaux;, mais, dans la description