‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 80 sur 254 · TEXTURE DES VEINES · texte numérisé non relu

TEXTURE DES VEINES

Presque constamment les veines présentent une paire de valvules au niveau (le leur embouchure dans un tronc plus volumineux. Les très-petites veines sont dépourvues de valvules. J'aurai soin d'indiquer, à. l'occasion des veines prin- , cipales, le nombre et la disposition de leurs valvules.

Le nombre des valvules est sujet à beaucoup de variétés.

B. — t'exturc des Tcines.

Considérée sous le point de vue de la texture, une veine ne diffère point essentiellement d'une artère. On y rencontre, en effet, comme dans celle-ci, trois tuniques, une extérieure, dite celluleuse, une moyenne et une interne, et la structure de ces tuniques ne manque pas d'analogie avec celle des tuniques artérielles. On peut dire cependant, d'une manière générale, que les parois des veines renferment plus de tissu conjonctif et moins de tissu musculaire et élastique que celles des artères; elles sont aussi plus minces, ce qui dépend surtout du moindre développement delà tunique moyenne; aussi les veines s'affaissent-elles quandon . les a coupées en travers. Quelques-unes, cependant, telles que la poplitée, font exception à cette règle. Les veines ont des parois d'autant plus riches en fibres musculaires que le sang y circule plus difficilement et qu'elles sont moins soutenues par les organes environnants. Pour se convaincre de la vérité de cett3 proposition, il suffit de comparer entre elles les veines des membres supérieurs et des membres inférieurs, les veines profondes et les veines superficielles. La portion thoracique de la veine cave inférieure et la portion de la veine-cave supérieure qui touche au cœur, suivant Remak, manquent presque totalement de fibres musculaires lisses.

La tunique interne, plus mince que celle des artères, se compose, comme cette tunique indernière, d'une couche épithéliale pavimenteuse et d'une couche élastique, à 'ernc. fibres longitudinales formant un réseau très-serré. *

La tunique moyenne, de couleur rougeâtre, formée de tissu conjonctif homogène Tunique ou fîbrillaire dans les plus petites veines, présente des réseaux élastiques très- ""oyenne. fins dans celles qui sont plus volumineuses; les Pires musculaires circulaires, toujours beaucoup moins nombreuses que dans la tunique moyenne des artères, ne commencent à se montrer en couche continue que sur des veines de 0'"",2 de diamètre. Partout ces fibres circulaires sont mélangées de fibres longitudinales, musculaires et élastiques.

La tunique externe ou adventice, ordinairement la plus considérable, est formée - Tunique exde tissu conjonctif dont les faisceaux sont dirigés dans le sens de l'axe du vaisseau, et de fibres élastiques disposées en réseau. Dans les grosses veines, elle renferme fréquemment de gros faisceaux longitudinaux de fibres musculaires lisses : c'est ce qui s'observe surtout pour les grosses veines de l'abdomen, telles que la portion hépatique de la veine-cave, les veines rénales, le tronc de la veineporte, les troncs des veines sus-hépatiques. De plus, les fibres musculaires striées du cœur se prolongent, sous forme d'anneaux, sur les veines qui s'y terminent; on peut les observer sur la veine-cave supérieure jusqu'à la sous-clavière, sur les branches principales des veines pulmonaires. La mem-

C'est la tunique interne qui constitue essentiellement la veine ; les (uniques externe et moyenne peuvent manquer ou être remplacées par un autre tissu : être remainsi, dans les sinus de la dure-mère, dans les cellules des corps caverneux, dans p'««'S« P»'' i l'épaisseur des parois de l'utérus, dans les canaux veineux des os, les (uniques

un autio tissu.

ANGÉIOLOGIE.

Structure des valvules.

Artériûles, veinules et nerfs.

sont remplacées par la dure-mùre, pur les Irabéculos des corps caverneux, par le tissu mûme de l' utérus, par le tissu propre de l'os.

Les valvules sont constituées par un repli de la tunique interne, repli dans l'épaisseur duquel se voient des filaments fibreux et élastiques, sensibles surtout au niveau du bord adhérent des valvules. Elles sont complètement dépourvues d'éléments musculaires. Suivant Remak, les renflements ou bosselures que présentent les veines au-dessus des insertions des valvules, renferment de nombreux faisceaux entre-croisés de fibres musculaires lisses, faisceaux qui seraient frappés de paralysie dans les cas de dilatation variqueuse.

Les parois des veines volumineuses reçoivent des artérioles et des veinules [vasa vasorum), ainsi que des filets nerveux très-ténus.

Une circonstance assez remarquable dans les rapports des veines avec les nerfs, c'est que jamais les plexus nerveux n'ont pour support les veines, dont ils semblent, au contraire, s'éloigner constamment. Il n'y a d'exception que pour le tronc de la veine-porte.

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