‹ Traité d'anatomie descriptive [electronic resource]Chapitre 93 sur 254 · I . Sinus latéraux · texte numérisé non relu

I . Sinus latéraux

Les simis latéraux ou tmnsverses occupent les gouttières latérales de la base du uircctio». crâne ; de même que ces gouttières, ils commencent à la protubérance occipitale

(Fig.4i)n.

'~ini.lat.

Sin. lat.

t.ll.l 011 tj. s.

Sinus de la dui-e-mère.

interne, se portent horizontalement en dehors, jusqu'à la base du rocher ; là, ils plongent obhquementde haut en bas et de dehors en dedans dans la fosse occipitale inférieure, contournent la base du rocher, et se relèvent pour gagner le

(•) i apophyse crista-galli - 2, fosse piluitairc. - 3, apophyses clinoïdes postérieures. - 4, tronc occipital.—5, gouttière basilairc. 1- r j >

Sm. lat.. sinus latiSral. - C.h/'., confluent des sinus. — Si/i. ln„g, s., sinus longitudinal supérieur coupe . -hm.r/r., sinus droit.-Sm.ocf.p.. sinus occipital postérieur. - Sin.p.i., sinus pélrcux inférieur. - Sm p sinus pilreux supenc.ir. - Sin.cav.. sinus cavorncus. - Si«. occ. tr.. sinus occipital Iransversc, — >>:n. Cor., sinus roronairc.

ANGÉIOLOCIIi;.

Inégalité de capacité des

r.ciir forme.

Surface iiiliirieure dos sinus latéraux.

veineuses et

sinus qui al)0uli3scnt

au sinus latéral.

Veines cérébrales latérales et inférieures.

Veines cérébelleuses latérales et inférieures.

Veine tnastuïdiennc.

trou déchiré poslériiiur,où ils se terminent en se continuant avec la veine jugulaire interne.

De mûme que les gouttières correspondantes des os du crlne, les sinus latéraux sont inégaux en capacité ; presque toujours celui du côté droit est plus ample que celui du côté gauche. La capacité de ces conduits va en augmentant depuis leur extrémité postérieure, qu'on peut considérer comme leur origine, jusqu'à leur extrémité antérieure.

Prismatiques et triangulaires dans leur portion horizontale, qui répond il la circonférence externe du cervelet, ils deviennent demi-cylindriques dans leur portion contournée ou verticale. Dans la première portion, ils débordent la gouttière qui leur est creusée sur l'occipital, et sont en partie reçus dans la scissure qui sépare le cerveau du cervelet ; dans la deuxième portion, ils ne font aucun relief dans l'intérieur du crâne, et ne dépassent pas la gouttière osseuse, qui en mesure exactement les dimensions.

La surface intérieure des sinus latéraux est lisse ; elle n'est pas parcourue par les brides que présentent les autres sinus. J'ai rencontré une fois dans la portion horizontale de ces sinus ces corpuscules blancs connus sous le nom de glandes de Pacchioni.

On a vu l'un des sinus latéraux divisé, en avant, en deux parties égales, l'une supérieure, l'autre inférieure, par une cloison horizontale complète ; il est extrêmement fréquent d'y rencontrer une lame fibreuse, vestige de cette division.

L'extrémité antérieure du sinus latéral se continue avec le golfe de la veine jugulaire interne; à celte môme extrémité aboutissent les sinus pétreux inférieurs. Dans son trajet, le sinus latéral reçoit i» les veines cérébrales latérales et inférieures, 2° les veines cérébelleuses latérales et inférieures, 3" une grosse veine mastoïdienne, 4° le sinus pétreux supérieur. C'est dans le lieu où, d'horizontal qu'il était, il devient oblique, c'est-à-dire au niveau de la base du rocher, que le sinus latéral reçoit le sinus pétreux supérieur. A son extrémité postérieure aboutissent le si7ivs longitudinal supérieur, le sinus droit et les sinus occipitaux.

{0 Veines cérébrales latérales et inférieures. Elles viennent, les unes, des parties latérales et inférieures de la convexité, les autres, de la base du cerveau, et se réunissent en trois, quatre ou cinq troncs, formant un groupe qui s'abouche dans le sinus latéral, au niveau de la portion horizontale de ce sinus. Leur insertion se fait d'avant en arrière, c'est-à-dire en sens opposé de la direction du cours du sang dans le sinus latéral. On voit quelquefois l'une de ces veines s'accoler à la tente du cervelet, contre laquelle elle est maintenue par le feuillet pariétal de l'arachnoïde, et ne s'ouvrir dans le sinus latéral qu'après trois centimètres environ de trajet.

2o Veines cérébelleuses latérales et inférieures. Très-volumineuses, elles naissent de la face inférieure du cervelet, et se rendent à deux ou trois troncs qui occupent la grande circonférence de l'organe, et qui viennent aboutir à la portion horizontale du sinus latéral, en traversant la paroi inférieure de ce sinus.

3« Une grosse veine mastoïdienne, qu'on doit considérer comme une des principales origines de la veine occipilale, vient également s'ouvrir dans le sinus latéral ; par elle est établie une communication large et directe entre la circulation veineuse de 1 intérieur et celle de l'extérieur du crâne.

SINUS DE LA DUnE-MÈnE

Page 1