DES VEINES ENCÉPHALIQUES ET DES SINUS DE LA DURE-MÈRE
Les veines encéphaliques, semblables à toutes les autres veines par leurs radicules et par leurs rameaux, en dilîôrent essentiellement par leurs troncs, qui sont remplacés par des canaux fibreux, creusés en quelque sorte dans l'épaisseur de la dure-mère, et qui n'appartieunent au tissu veineux que par leur membrane interne, la dure-mère faisant fonction de membrane externe. Ces canaux fibreux sont connus sous le nom de sinus de la dure-mère. Ils reçoivent le sang de l'encéphale, de l'œil et des os du crclne.
Les sinus de la dure-mére présentent une situation commune : ils occupent la surface interne des os du crfine ; c'est pour eux qu'existent les diverses gouttières que nous avons décrites à la surface interne de cette boîte osseuse. Ils répondent, en général, aux grandes divisions de la masse encéphalique : ainsi, le sinus longitudinal supérieur occupe la scissure qui sépare les deux hémisphères du cerveau 5 les sinus latéraux, la grande scissure qui sépare le cerveau du cervelet. Les sinus communiquent tous entre eux, et forment une série non interrompue de canaux ; tous aboutissent aux sinus latéraux, qui sont, par rapport aux autres sinus, ce que les troncs sont aux branches et aux rameaux.
Ces sinus sont au nombre de quatorze, non compris le sinus longitudinal inférieur, qu'on peut considérer comme une veine. Cinq sont pairs, quatre sont impairs. Ces derniers occupent la ligne médiane ; ce sont : le sinus loiigitudinal supérieur, le sinus droit, le sinus coronaire, les simts occipitaux transverses. Les cinq sinus pairs occupent les parties latérales de la base du crâne ; ce sont les sinus pétrcux supérieur et inférieur, les sinus occipitaux, les sinus latéraux et les sinus caverneux.
SINUS DE L.V DURlî-MÈHE.
Les sinus latéraux pouvant iHre considérés comme le tronc commun de tous les sinus de la duro-mére, c'est par eux que nous commencerons cette description.