DE I? OE I E
pond à la pupille n’a rien de particulier depuis le septième mois. Mais auparavant on la trouve garnie d’une membrane beaucoup plus mince que l’iris , d une couleur grisâtre et dépourvue de vaisseaux, sanguins. Cette membrane, que l’on nomme pupillaire, ferme entièrement l’ouverture, mais disparoît au septième mois. On ignore de quelle manière a lieu sa destruction ; seulement on peut assurer qu’elle ne ressemble nullement à la rupture de l'hymen , car on ne trouve dans la suite aucune trace de la membrane pupillaire ancienne. Son existence plus prolongée peut-elle causer la cécité de naissance? On le croit communément ; Haller n’ose pas le décider. L’iris jouit chez l’enfant d’une dilatabilité plus prononcée que dans les autres âges. La pupille est, en général , plus rétrécie chez lui à proportion de la largeur de Fins.
La rétine est beaucoup plus développée proportionnellement chez le fœtus que chez l’adulte ; disposition inverse de la sclérotique, qui, comme nous l’avons dit, a beaucoup plus de ténuité. Ses vaisseaux sont plus nombreux et plus appareils. On en conçoit facilement la raison. Le développement précoce de l’organe visuel , en totalité, ayant pour Lut le prompt exercice dont il doit être susceptible à la naissance, devoit principalement porter sur la membrane qui sert le plus essentiellement à ces phénomènes. On ne peut point, à celte époque, découvrir la lame mince qui part de la rétine pour tapisser postérieurement les procès ciliaires, tant sa ténuité est grande. Quant aux plis que présente cette membrane , nous avons vu que chez l’adulte , après avoir enlevé la sclérotique, on
en découvre plusieurs qui , disposés en forme de rayons, partent de l’endroit où finit le nerf optique, et se prolongent jusque vers les procès ciliaires ; que leur existence accidentelle dépend uniquement de l’état de laxilé où se trouve la rétine , à cause de la transsudation qu’ont éprouvée les humeurs aqueuse et vitrée. Aussi tous , excepté un seul cpii est à côté et en dehors du nerf, disparoissent quand on étend la membrane. Chez le fœtus , où très-peu de transsudation arrive dans l’œil , où l’humeur vitrée ne diminue point en volume par conséquent, et où le rapport reste le même que pendant la vie , entr’elîè et la rétine , aucun de ces plis ne s’observe , excepté le seul qui est inhérent à l’organisation de cette membrane. Ce pli est assez sensible ; la tache jaune et le trou le sont très-peu : le plus souvent je n’ai pu les découvrir chez le fœtus.
Développement des Humeurs de F Œil.
L’humeur vitrée est très-volumineuse ; sa transparence est parfaite chez le fœtus ; sa capsule paroît plus mince. On n’y voit point en devant des stries noirâtres aussi prononcées, et il est plus Facile de les enlever que chez l’adulte ; ce qui lient au défaut de fluidité de l’humeur choroïdienne , moins facilement déposée alors sur l’hyaloïde.
Le volume du cristallin est à-peu-près dans la même proportion qu’il doit être dans les âges suivans.
Quant a 1 humeur aqueuse , elle est en plus grande quantité : aussi la cornée fait-elle plus de saillie on devant; aussi la myopie est-elle plutôt l’attribut