‹ Traité d'anatomie descriptive./ [electronic resource]Chapitre 12 sur 27 · Plexus cardiaque et distribution de ses · texte numérisé non relu

Plexus cardiaque et distribution de ses

rameaux .

Le plexus cardiaque , centre commun où se réunissent les nerfs que nous venons de décrire , occupe la partie postérieure de la crosse de l’aorte , peu après son origine du cœur. 11 répond en arrière à la division des deux bronches et au plexus pulmonaire antérieur formé par le nerf vague. Il s’étend de haut en bas, depuis l’endroit où l’aorte donne naissance à l'innommée , jusqu’à la division de l’artère pulmonaire en deux troncs principaux. Sa forme est irrégulière. Haller, fixant son attention sur les nerfs qu’il réunit , lui a donné ce nom de plexus que nous lui conservons; tandis que Wrisberg et Scarpa ont cru devoir

ïc nommer ganglion cardiaque , à cause du rendement nerveux qui le distingue. Mais l’aspect qu’il présente ordinairement n’cst point celui d’un corps particulier interposé entre deux ordres de rameaux dont il paroisse indépendant ; on y voit plutôt un nerf volumineux résultant cle la réunion de plusieurs , et donnant aussitôt origine à de nouveaux rameaux.

Le plexus cardiaque offre une mollesse presque gélatineuse , différant extrêmement sous ce rapport des nerfs dont il dépend.

En haut, il reçoit les nerfs cardiaque moyen droit , et cardiaque inférieur gauche , qui le constituent essentiellement par leur réunion. Il reçoit plusieurs rameaux du cardiaque supérieur gauche , et quelquefois du droit. Quelques filets du cardiaque inférieur droit vont aussi se réunir à lui.

Les rameaux que fournit le plexus cardiaque peuvent se distinguer en antérieurs , postérieurs et inférieurs.

Les rameaux antérieurs sont en fort petit nombre. Us se portent sur la partie antérieure de l’aorte, et se distribuent à ses parois. Quelques-uns se prolongent au-dessous d’elle , et se jettent dans le plexus coronaire antérieur.

Les rameaux postérieurs , plus nombreux , sont extrêmement courts. Tous se jettent , aussitôt après leur origine , dans le plexus pulmonaire antérieur formé par le nerf vague.

Les rameaux inférieurs sont les plus remarquables de tous , soit par leur nombre , soit par leur volume. Ce sont eux qui appartiennent proprement au cœur. On peut les distinguer en deux ordres principaux.

NEUFS

Les uns, formant un faisceau considérable, naissent du plexus cardiaque , au niveau de la division de l’artere pulmonaire, passent aussitôt derrière le ligament arleriel qu’ils embrassent, et contournent de haut en bas le tronc pulmonaire gauche , sur lequel ils commencent à s’écarter les uns des autres. Plusieurs suivent le tronc pulmonaire jusqu’à son entrée dans le poumon , et se distribuent à ses parois, ainsi qu’aux veines pulmonaires gauches , en s’anastomosant avec les rameaux correspondans du nerf vague. D’autres suivent une direction opposée , et retournent sur l’artère pulmonaire jusqu’à son origine du cœur. Mais les plus considérables, qui souvent forment un tronc nerveux unique , croisent obliquement de haut en bas la direction de l’artère pulmonaire gauche , et vont gagner en arrière la base du cœur. Là', ils trouvent l’artère coronaire postérieure près de son origine , et dès-lors c’est la disposition de cette artère qui détermine leur distribution. Divisés en filets plus ou moins ténus , entrelacés autour du vaisseau , ils constituent ce qu’on nomme le plexus coronaire postérieur. Ce plexus se divise aussitôt en deux ou trois plexus secondaires , qui embrassent les trois divisions artérielles , et ne les abandonnent plus. Ainsi on en voit un qui contourne horizontalement la base du cœur de gauche à droite , et qui ensuite se perd en ramuscules ténus sur la face plane du même viscère. Un autre côtoie la base de l’artère pulmonaire avec la branche artérielle coronaire correspondante , et vient se répandre comme elle sur le bord gauche du cœur jusqu’à sa pointe. Un troisième , beaucoup moins considérable , se porte perpendicu-*

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lairement sur le milieu de la face plane du cœur avec les rameaux artériels courts que la coronaire distribue au même endroit. Ces filets nerveux sont très -multipliés. Quelques-uns, en petit nombre, s’écartent isolément de leurs plexus, et se perdent sur les parois du cœur, dans les endroits où aucun rameau artériel ne se distribue.

Le second ordre de rameaux naît du plexus cardiaque , un peu plus bas que le premier, entre l’aorte et le tronc droit de f artère pulmonaire. Quelques-uns passent aussitôt derrière le tronc pulmonaire qu’ils embrassent pour se porter à la face plane du cœur , où ils se jettent dans le plexus coronaire postérieur que nous venons de décrire. D’autres , non moins volumineux , descendent devant le même tronc pulmonaire , entre lui et l’aorte , et vont gagner aussi la face plane pour se terminer comme les précédens.

Enfin , les derniers s’engagent obliquement entre l’artère pulmonaire et l’aorte , contournent celle-ci , et viennent reparoître à la partie antérieure de la base du cœur. Ce sont eux qui forment le plexus coronaire antérieur , distribué comme l’artère de même nom.

Ce plexus , augmenté encore par le nerf cardiaque inférieur gauche , qui comme nous l’avons dit, lui appartient entièrenfent , se répand à toute la face convexe du cœur et à l’oreillette droite. Plusieurs de ses rameaux s’anastomosent sur le bord gauche du cœur avec ceux du plexus coronaire postérieur.

On voit qu’il y a une inégalité frappante entre le volume des deux plexus coronaires. Le postérieur est le plus considérable, et c’est à le former que les deux tiers des rameaux fournis par le grand plexus

NERFS

cardiaque sont employés. C’est donc à la face plane du cœur que se trouve le plus grand nombre de nerfs, comme plusieurs anatomistes l’ont observé depuis long-temps.

Quoique les nerfs du cœur suivent toujours le trajet des artères coronaires , il est assez facile de les reconnoître , vu la direction droite de presque tous leurs rameaux ; tandis que les rameaux artériels correspondais sont toujours extrêmement flexueux , en sorte que ceux-ci se trouvent souvent 'croisés à angle plus ou moins marqué par les autres.

Les nerfs cardiaques s’enfoncent dans la substance du cœur avec les vaisseaux coronaires, et peuvent être suivis jusqu’à la troisième, ou quatrième subdivision de ces vaisseaux. Au-delà, on les perd de vue , même dans le cœur des animaux les plus volumineux.

§ IV. Ganglions thorachiques .

' Considéré dans la poitrine , le système nerveux des ganglions offre un aspect tout différent de celui qu’il présentait au cou. Irrégulier dans cette dernière région, formé de parties évidemment distinctes, souvent lout-à- fait isolées , et qui ne communiquent entre elles que par des rameaux phis ou moins ténus, dont Je nombre et la longueur sont aussi variables que leur existence est peu constante , ce système ne pouvoit être envisagé dans son ensemble avec une parfaite exactitude : il (àlloit en décrire les diverses portions chacune en particulier. Quel que lut le nombre des ganglions, chacun d’eux offrait réellement à l’œil de l’anatomiste un centre nerveux indépendant , sur

lequel il étoit comme forcé de fixer sa première attention, pour se former une idée juste des rameaux dont ce centre étoit ou l’origine ou le point de réunion.

Dans la poitrine , au contraire , et spécialement depuis la première cote jusqu’à la onzième, le système nerveux des ganglions forme réellement un tout continu dont la disposition n’offre que peu de variétés. Au premier aspect, l’anatomiste voit ici plutôt un nerf unique qu’une suite de centres nerveux distincts, tant les ganglions sont petits , comparés aux rameaux volumineux par lesquels ils communiquent ensemble.

Aussi , tandis que les auteurs , en décrivant le nerf grand sympathique , considèrent cependant les ganglions cervicaux d’une manière isolée et les décrivent chacun en particulier , tous parlent de la portion thorachique comme d’un nerf continu , et les ganglions ne leur paroissent ici que de petits renflemens placés de distance en distance sur’ un tronc nerveux unique.

Mais il est facile de se convaincre , par un examen attentif, qu’on ne doit pas s’arrêter à ce premier aspect dont nous parlons ; que les ganglions thorachiques doivent être considérés comme les cervicaux , et n’en diffèrent que par plus d’uniformité dans le nombre et la distribution de leurs rameaux.

Suivons donc ici la même marche descriptive que dans les autres régions , en observant seulement de comprendre sous un même coup d’œil tous les ganglions thorachiques , pour éviter des répétitions inutiles.

On compte douze ganglions thorachiques. Tous

nerfs

sont placés sur la tête des côtes correspondantes , et sont immédiatement recouverts par la plèvre. Ce nombre varie quelquefois aussi-bien que la position : souvent le dernier ganglion cervical s’étend jusque sur la première côte et remplace le premier thoracliique qui manque alors absolument. On en voit plusieurs qui , au lieu d’occuper la tête des côtes , occupent les espaces intercostaux : ceci est cependant assez rare. )

O11 ne peut assigner aucune forme précise aux ganglions thorachiques , tant cette forme est irrégulière. Leur volume est, en général, très-peu considérable : rarement il égale celui des ganglions abdominaux , jamais celui des cervicaux.

Chacun de ces ganglions fournit des rameaux que l’on peut distinguer en supérieurs , inférieurs, externes et internes.

Hameaux supérieurs et inférieurs .

Nous réunissons ces deux ordres, parce que, comme on le conçoit , le rameau supérieur d’un ganglion est nécessairement le rameau inférieur du ganglion qui précède.

Tous sont remarquables par le volume considérable qu’ils présentent. Souvent ce volume est presque égale à celui des ganglions eux-mêmes. Toujours c’est un rameau unique qui réunit ainsi deux ganglions en allant de l’un à l’autre , différence sensible d’avec la région cervicale , où l’on voit souvent deux ganglions communiquer ensemble par plusieurs ramuscules isolés.

Mais, quel que soit le volume de ces rameaux, pour

l’ordinaire on les distingue fort bien des ganglions d’où ils partent : d’ailleurs , leur origine n’a pas toujours lieu au même point du ganglion. Tantôt ils naissent pins près du corps des vertèbres, tantôt plus près des côtes , en sorte qu’une ligne perpendiculaire traversant à-la-fois tous les ganglions thorachiques par leur milieu , ne correspondroit point à tous les rameaux dont nous parlons : le plus grand nombre se trouverait ou à droite ou à gauche de cette ligne.

Ces rameaux passent tous au-devant des artères intercostales correspondantes, dont ils croisent la direction. Dans leur trajet très-court, ils fournissent souvent de petits filets qui vont se perdre , soit aux muscles intercostaux , soit à la surface des côtes.

Rameaux externes.

Ceux-ci varient en nombre. Tantôt on n’en trouve qu’un seul pour chaque ganglion , tantôt on en distingue trois ou quatre ; d’autres fois le rameau, d’abord unique, se bifurque ensuite plus ou moins près de son origine. Lorsqu’il n’y en a qu’un , son volume est assez considérable. S’il s’en trouve plusieurs , toujours un d’entre eux domine par sa grosseur , les autres étant fort ténus.

Ces rameaux prennent toujours une direction oblique en haut et en dehors ; et chacun parvenu , après un court trajet, dans l’espace intercostal, s’anastomose avec la branche antérieure des nerfs dorsaux , au moment où elle sort du canal vertébral. S il*y a plusieurs rameaux pour le même ganglion , ou si le rameau , d’abord unique , s’est ensuite bifurqué , tous les fdets se réunissent bientôt pour se terminer

NERFS

au. même point d’anastomose. Quelques-uns cependant demeurent isolés , et vont se perdre dans les muscles intercostaux.

Hameaux internes.

Ils sont tres-multi pliés , et leur distribution est en général assez irrégulière ; on peut cependant, sous ce dernier rapport , les distinguer en deux ordres. Les uns , destinés à l’abdomen , viennent des ganglions thoracliiques inférieurs : ce sont les splanchniques : leur disposition est constante. Les autres naissent de tous les ganglions , et se répandent aux parties voisines , dans l’intérieur même de la poitrine.

Ces derniers sont , en général , fort courts et fort ténus. Ils s’entrelacent ensemble près de leur origine , et se dirigent aussilôt sur la partie antérieure de la colonne vertébrale , où ils se perdent dans le tissu cellulaire.

Mais parmi ces rameaux , on doit en distinguer un beaucoup plus long que les autres, et dont l’existence ainsi que la distribution paraissent constantes. 11 naît du dixième ganglion , au niveau et isolément du nerf petit splanchnique , se dirige obliquement en avant et en bas , et après un trajet assez long se porte sur la partie antérieure de l’aorte. 11 suit dès-lors le trajet de cette artère , à laquelle il appartient , et fournit à ses parois de nombreux rameaux qui s’anastomosent avec ceux que donne le rameau semblable du côté opposé. Parvenu au niveau du tronc cœliaque , le rameau se jette et se perd dans le plexus du même nom , division du plexus solaire.

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Des Nerfs splanchniques .

Ces nerfs , par lesquels paraissent commencer tous les plexus abdominaux , sont au nombre de deux, distingués en grand et petit- L’existence et la disposition du premier sont constantes ; le second offre plus de variétés dans son origine et dans le nombre des rameaux qui le constituent ; mais jamais il ne manque en totalité.

Grand Nerf splanchnique.

Il naît , par quatre ou cinq rameaux distincts et fort écartés les uns des autres , de la partie interne des ganglions thorachiques moyens , depuis le sixième ou septième , jusqu’au neuvième ou dixième. Ces rameaux se dirigent tous fort obliquement en bas et en dedans , sur les parties latérales de la colonne vertébrale , recouverts immédiatement par la plèvre , et ne se réunissent en un seul tronc que vers la onzième vertèbre dorsale. Ce tronc continue son trajet dans la même direction oblique , jusqu’à la partie postérieure des appendices diaphragmatiques , s’engageant alors entre ces 'appendices et les vertèbres correspondantes , pour pénétrer dans l’abdomen. Cette introduction a lieu des deux côtés par un écartement particulier des fibres* du diaphragme , et jamais par les grandes ouvertures que ce muscle présente.

En pénétrant dans l’abdomen , le grand splanchnique se divise en plusieurs rameaux assez volumineux. Ces rameaux , légèrement divergens entre eux , et cachés profondément d’un côté par l’estomac , de

NERFS

l’autre par le foie, vont se terminer à des ganglions très-supérieurs par leur volume à tous ceux que nous avons observes jusqu’ici. Les anatomistes ne comptent, pour l’ordinaire , qu’un seul ganglion semblable de chaque côté , et le nomment semi-lunaire ; mais un examen attentif en fait découvrir un bien plus grand nombre. On voit , surtout du côté droit , en soulevant le foie , les rameaux splanchniques aboutir à une multitude de ganglions fort distincts les uns des autres, plus ou moins volumineux , très- irréguliers dans leur forme , très - variables pour le nombre. Tantôt ces ganglions se réunissent ensemble par une vraie continuité de substance , et laissent seulement entre eux des aréoles de diverses figures ; tantôt et plus souvent ils sont isolés , et ne communiquent que par des rameaux multipliés naissant de leur circonférence.

Ce que je dis s’applique également au côté gauche ; souvent cependant le premier aspect indique ici une disposition un peu différente. Lorsqu’on soulève l’estomac , on voit assez fréquemment les rameaux splanchniques se terminer d’abord à un seul ganglion très-considérable , réellement semi-lunaire , ou plutôt en forme de croissant , et présentant sa convexité en bas , sa concavité en haut. Ce ganglion paroit entièrement isolé ,• et on n’en voit naître que des rameaux ténus. Mais pour peu qu’on suive ces rameaux, on les voit bientôt se terminer à d’autres ganglions secondaires , disposés comme ceux du côté droit.

Cet assemblage de ganglions et de rameaux nerveux entre-croisés d’une manière inextricable et réu-

ïiis ensemble , forme , au-devant de la colonne vertébrale, le vaste réseau que l’on connoîl sous le nom de plexus solaire , terme commun des deux grands nerfs splanchniques , et origine de presque tous les plexus intestinaux. C’est lui que plusieurs physiologistes ont considéré comme un second centre nerveux général , auquel se rapporloient en partie les impressions reçues du dehors ; idée difficile à soutenir depuis que des expériences exactes ont prouvé l’insensibilité habituelle du système des ganglions.

Le plexus solaire répond en arrière à la colonne vertébrale, à l’aorte, aux appendices diaphragmatiques; en devant à l’estomac, en haut au foie, au diaphragme ; en bas au pancréas. Inutilement voudroit-on lui assigner une forme ou décrire isolément ses rameaux , qui tous s’entrelacent aussitôt après leur origine , et ne présentent jamais , chacun en particulier , une disposition régulière. On est forcé de les considérer dans leur ensemble sous le nom de plexus secondaires , en observant les différences les plus saillantes qui les distinguent les uns des autres.

C’est à l’aorte que Je plexus solaire distribue toutes ses divisions, c’est pour elle qu’il paroit exister; et tous les plexus qu’il fournit suivent si exactement le trajet et les branches de cette artère, qu’il faut nécessairement suivre celle-ci pour se former une idée juste de ceux-là.

i°. Plexus diaphragmatiques.

Ils naissent de la partie supérieure du solaire pour accompagner les artères diaphragmatiques inférieures. Un petit nombre de rameaux sert à les former. Ces

rameaux s’entrc-croiscnt moins fréquemment que dan» les autres plexus , et souvent côtoient pendant long-temps les arleres auxquelles ils appartiennent. Rarement on les trouve interrompus par de petits ganglions. Plusieurs se répandent sur le diaphragme et s’y perdent ; quelques-uns , surtout à droite , s’anastomosent dans l’épaisseur de ce muscle avec les nerfs diaphragmatiques venant des branches cervicales. .

2°. Plexus cœliaque.

Il forme la division la plus considérable du plexus solaire, dont il n’est que le prolongement inférieur. Ses rameaux , mille fois entrelacés et entrecoupés par de nombreux ganglions , enveloppent l’artère cœliaque et ses trois principales divisions. Bientôt il se divise lui-même, comme elle, en trois plexus différens, très-inégaux en volume.

Le plexus coronaire stomachique est le moins considérable. Il embrasse étroitement l’artère de même nom près de son origine, et- offre ici des ganglions nombreux qui la recouvrent presque en totalité. A l’endroit où elle se contourne pour gagner la petite courbure de l’estomac , les rameaux nerveux sont plus multipliés et les ganglions plus rares. Quand l’artèrè envoie une branche au foie , le plexus se divise aussi pour l’y accompagner , puis il se prolonge sur la petite courbure qu’il suit jusqu’au pylore. Ses ranïeaux diminuent successivement en nombre à mesure qu’il approche de cette extrémité; ils se répandent sur les deux laces de l'estomac , et s’y réunissent en plusieurs endroits avec les rameaux du

nerf vague. Enfin les filets rares qu’il présente auprès du pylore vont en haut se réunir à ceux du plexus hépatique , en bas concourir à former le petit plexus qui suit l’artère gastro-épiploïque droite.

Le plexus hépatique, très -volumineux dès son origine , enveloppe l’artère hépatique et la veine porte , et se dirige avec elles en haut et à droite jusqu’à la scissure du foie. Avant d’y arriver et audessus du pylore , il se divise en deux portions fort inégales; l’une, inférieure, constitue le plexus de l'artère gastro-épiploïque droite, descend avec elle et va gagner le bord convexe de l’estomac , auquel il répand ses principaux rameaux. Plusieurs entrent dans le pancréas avec les artères pancréatiques transverses ; d’autres vont au duodénum avec les rameaux vasculaires que la gastro-épiploïque donne à cet intestin .

La portion supérieure du plexus hépatique, beaucoup plus considérable , augmente encore de largeur d’une manière sensible lorsqu’elle est parvenue au col de la vésicule, qui est entièrement enveloppé par les rameaux entrelacés de ce plexus. Ces rameaux pénètrent entre les membranes et s’y perdent à peu de distance du col , sans se prolonger beaucoup sur le corps même de la vésicule. Ils environnent aussi le conduit cholédoque jusqu’au duodénum, et suivent dans la substance du 1 oie les rameaux soit du conduit hépatique , soit de l’artère de, même nom, soit de .la veine porte. Beaucoup de ganglions fort petits et très-irréguliers dans leur forme, interrompent de temps en temps les rameaux du plexus hépatique.

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