NERI'S
diatement avec le nerf sacré dont il est toujours trèsrapproché.
Plusieurs rameaux externes, plus minces que les autres, se répandent sur les muscles pyramidal et rcleveur de l’anus.
Rameaux internes.
Ils naissent en nombre indéterminé, se portent , dans une direction plus ou moins oblique , sur le milieu du sacrum, en se réunissant à ceux du côté opposé. Souvent, dans leur trajet, ils s’entre-croisent ensemble et forment une espèce de plexus.
Rameaux antérieurs .
Ce sont les plus ténus et les plus nombreux. Es se portent sur les parties latérales postérieures du rectum, et se perdent aussitôt dans le plexus hypogastrique.
Les rameaux inférieurs du troisième ganglion sacré prennent une direction très-oblique en dedans et en bas, se rapprochant de ceux du côté opposé. Tantôt ils se terminent à un quatrième ganglion auprès du quatrième trou sacré; tantôt et plus souvent, le quatrième ganglion n’existant pas, ils continuent leur trajet jusqu’à l’union du sacrum avec le coccyx. Là, ils offrent quelquefois un petit renflement à peine sensible dont on a fait un cinquième ganglion , mais dont l’existence n’est rien nioirts que constante. Bientôt après, les rameaux forment, en s’anastomosant avec ceux du côté opposé, une arcade renversée dont la convexité fournit un petit faisceau de filets divergens qui se perdent à la partie antérieure du coccyx.
bE LA VIE ORGANIQUE. 567
Voilà la terminaison inférieure du système nerveux, organique, telle que les recherches les plus exactes ont pu la découvrir. Très-souvent on ne rencontre point l’arcade dont nous parlons , et les filets ténus du troisième ganglion sacré paroissent se perdre isolément sur le sacrum et le coccyx , sans se rapprocher de ceux qui lui correspondent du côté opposé , et sans qu’on puisse déterminer au juste l’endroit où ils finissent.
Reflexions sur le système nerveux des Ganglions.
Parmi les caractères nombreux qui établissent entre le système nerveux cérébral et celui des ganglions une différence tranchante , caractères observés par Bichat et développés d’une manière si brillante dans Y Anatomie générale , il en est un que nous devons rappeler ici , parce qu’il est plus spécialement relatif à la disposition anatomique. C’est que les nerfs des ganglions se distribuent par-tout au système circulatoire , paroissent exister pour lui et lui appartenir exclusivement. C’est avec les artères seulement qu’ils s’introduisent dans les, organes , ou plutôt c’est aux artères seules qu'ils se distribuent immédiatement quelque part quelles se trouvent , et ie tissu des organes n’en reçoit que quelques rameaux rares et isolés ; tandis qu’au, contraire les nerfs cérébraux s’écartent continuellement des vaisseaux sanguins , suivent souvent une direction toute différente ; et lors meme qu’ils s’en rapprochent, ne se répandent point sur leurs parois. Ce rapport constant entre le système nerveux des ganglions et le système vasculaire , se remarque même sur le cœur ; car , comme nous l’avons vu , les nerfs
cardiaques se trouvent tous soit à l'origine des gros troncs artériels , soit sur Je trajet des artères coronaires , et n’appartiennent point proprement aux fibres musculaires dont le cœur est composé.
Sans doute ce fait anatomique incontestable ne peut nous conduire à fixer le rapport de fonctions qui a lieu entre les deux systèmes dont il s’agit , puisqu’on ne connoît point les propriétés positives des nerfs des ganglions ; mais nous devons en conclure au moins qu’il reste ici, en physiologie , une lacune importante et essentielle : car il est raisonnable de penser que deux systèmes constamment réunis ensemble existent l’un pour l’autre , sont nécessaires l’un à l’autre , et que si nous ne pouvons déterminer le mode de leur correspondance mutuelle, nous ne devons nous en prendre qu’à l’insuffisance de nos moyens.
Nous pourrions ici présenter, par forme de récapitulation , l’ensemble des nerfs qui se distribuent à chaque organe. Mais ce travail , qui nous obligeroit de nommer une foule de parties non encore décrites , me paroît présenter peu d’utilité. En examinant chaque organe en particulier , nous serons conduits nécessairement à indiquer les sources principales d’où il reçoit ses nerfs , comme celles d’où lui viennent ses vaisseaux. Les connoissances qu’on aura acquises alors rendront ces détails beaucoup plus intéressais qu'ils ne pourvoient l’être dans ce moment.