‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 10 sur 161 · DE LA DURE-MÈRE · texte numérisé non relu

DE LA DURE-MÈRE

giilh de 1 ethmoïde , et répondant a la crête coronale , à la suture sagittale et à la gouttière verticale de l’occipital. A 1 intêi ieui , il est lisse et poli dans toute son étendue, et offre une assez grande quantité deces brides dont nous venons de parler , lesquelles sont revêtues , comme lui , par la membrane interne des veines. — Ce sinus communique en haut avec les veines frontales par une certaine quantité de vénules fiU) passent à travers la suture sagittale ; il reçoit aussi, dans le même sens , des veines qui viennent du diploë des os de la voûte du crâne ; une petite branche le fait commumquer encore, par le trou pariétal, avec les veines de l’exterieur de la tête; il reçoit enfin quelques troncs de celles de la 'dure-mère, et toutes celles qui sont répandues sur les faces convexe et plane des deux hémisphères du cerveau ; elles s’ouvrent presque toutes dans son intérieur obliquement d’arrière en avant. En général, les embouchuresde ces veines sont couvertesen grande partie par des replis membraneux en forme de valvules , et dont le bord libre et concave est tourné en avant ; tous ces replis sont formes par la membrane interne des veines appliquée sur elle-même , et sont en général bien moins visibles dans la région antérieure du sinus que dans la postérieure. Il est probable aussi que, par son extrémité antérieure, le sinus ongitudinal supérieur communique souvent avec une veine du nez qui passe par le trou borgne (ai i).

1 470. -SW longitudinal inférieures . falciformis in ferlor) . Bien plus étroit que le précédent, occupant le bord inférieur de la faulx cérébrale , depuis son tiers antérieur jusqu’à la tente du cervelet , il semble résulter de la réunion de plusieurs vénules de la faulx elle-même , et se termine ordinairement par deux branches dans le sinus droit. L une se commue directement avec lui au-dessus de l’ouverture des peines de Gahen ; l’autre remonte dans l’épaisseur de la „aU.X Pédant quelque temps, se recourbe en bas et en

mere,et Pénèlre obliquement dans le sinus droit vers le

milieu de sa longueur. Celte dernière seule est garnie d’un repli valvulaire.

x47t- Sinus droit ( S. quartus s. perpendicularis , Soennn. ). Triangulaire dans toute son étendue, large en arrière, rétréci en devant, un peu oblique en bas et en arrière , il règne tout le long de la base de la faulx , au-dessus de la tente du'cervelet , depuis la terminaison du sinus longitudinal inférieur jusqu’au confluent. A l’intérieur, il offre le même aspect que le sinus longitudinal supérieur; c’està-dire que sur ses parois une grande quantité de faisceaux fibreux , plus rapprochés en devant qu’en arrière , font des saillies remarquables au-dessous de la membrane fine qui les recouvre. Il reçoit, comme nous l’avçns dit, le sinus longitudinal inférieur-, les veines des ventricules cérébraux ouïes veines de Galien viennent se décharger dans sa partie antérieure et inférieure , en présentant un repli valvulaire saillant. Vers le milieu de sa longueur et en bas , le sinus droit reçoit encore le sang des veines cérébelleuses supérieures, au travers d’un écartement arrondi des fibres de la dure-mère.

1472. Sinus occipitaux ( S. occipitaîis posterior dexter atque sinister , Soemm.). Ces sinus commencent sur les côtés du grand trou occipital , non loin de la terminaison des sinus latéraux , avec lesquels ils communiquent quelquefois, et remontent , en s’élargissant et en se rapprochant l’un de l’autre, dans l’épaisseur de la faulx du cervelet ,où ils se réunissent assez souvent tout-à-fait : ils s ouvrent chacun en particulier dans le has du confluent. Ils reçoivent les veines de la faulx du cervelet , de la dure-mère qui tapisse les fosses occipitales inférieures , et celles de la partie postérieure du cervelet.

1473. Sinus latéraux (S. transversi , Soemm.). Ils conduisent le sang depuis le confluent des sinus jusqu’au 1 trou déchirç postérieur, dans le golfe de la veine jugulaire; leur trajet est marqué par une gouttière qui existe de cha-

Î)E L A OtTRÉ-M ÈftÉ. Q-,

que côté de l’iinéfieur du crâne (217). Presque toujours on observe entre eux une différence de Capacité , qui est le plus ordinairement à l’avantage de celui du côté droit. Depuis le confluent jusqu’au bord supérieur du rocher, ils ont une forme triangulaire 5 dans le reste de leur étendue, leur coupe est elliptique. Leur intérieur, par-tout lisse et poli , n’offre aucune des brides dont nous avons parlé à l’occasion des autres sinus. Us reçoivent quelques veines du cervelet , de l’extrémité postérieure des hémisphères cérébraux , de la tente du cervelet et de la caisse du tympan ; Us présentent aussi, dans la seconde partie de leur trajet , les orifices des sinus pétreux supérieurs et inférieurs, qui leur apportent le sang de tous les antres sinus de la base du crâne. Par les trous mastoïdiens et condyliens postérieurs, ils communiquent en outre avec les veines occipitales à l’extérieur du crâne.

i4?4- Sinus coronaire (S. circulai' is , Soemm.). Il entoure d’une manière plus ou moins régulière la fosse et le corps pituitaires , en passant derrière la gouttière des nerfs optiques et devant oü dessus la lame quadrilatère du sphénoïde. Il est fort étroit dans tout son trajet : il reçoit les vénules de ces diverses parties et celles de la portion voisine de la dure-mère, et s’ouvre à droite et à gauche dans les sinus caverneux*

i4?5. Sinus caverneux (S. cavernosii Sœmni.L Us sont beaucoup plus compliqués que tous les autres : ils commencent au-dessous des apophyses chnoïdes antérieures , derrière le tiers interne de la fente sphénoïdale; ils se portent de là horizontalement en arrière sur les côtés de la fosse pituitaire , d’où ils descendent dans l’espace qui sépare le sommet du rocher de la lame quadrilatère du sphé-

, 01 6 • C CSl la ^ 1,8 se tenninent en se déchargeant dans es smus poreux supérieurs et inférieurs. Leur largeur est

ns, derahle, et ils se trouvent logés dans les gouttières lalé-

‘ es u corps du sphénoïde, entre deux lames de la dure-

mère; de ces deux lames , par une disposition déjà indiquée en partie ( i456) , l’une intérieure tapisse immédiatement la surface osseuse et se prolonge dans la fente sphénoïdale ; tandis que l’autre , bien plus épaisse , forme la paroi externe du sinus , laquelle contient dans son épaisseur les nerfs moteur commun , pathétique , ophthalmique , et bouche les deux tiers externes de la fente sphénoïdale, en se confondant en haut avec les extrémités de la tente du cervelet (i464) qui ferment le sinus dans ce sens :tout-à-fait en dedans, celte dernière lame se réunit à la première. La cavité des sinus caverneux offre ordinairement beaucoup de filamens rougeâtres, mous , entrecroisés et comme réticulés ; la nature intime de cette sorte de cellulosité est bien difficile à déterminer ; il me paroît évident qu’elle est formée à la fois par des filets nerveux des ganglions cervical supérieur et caverneux , par des fibres de la dure-mere , et par des replis de la membrane interne des veines. On rencontre encore en outre , dans l’intérieur dè ces mêmes sinus , l’artère carotide interne et le nerf moteur oculaire externe , placés contre leur paroi interne, et plongés dans le sang , dont ils ne sont séparés que par la fine membrane interne des: veines qui les enveloppe.

Les sinus caverneux reçoivent beaucoup de veines méningées, les veines ophthalmiques, dont les racines naissent dans l’intérieur de l’œil et de l’orbite , plusieurs veines? émissaires qui traversent le sphénoïde et le sinus coronaire.

Par-dessoUs le corps pituitaire les deux sinus caverneux^ ont une communication (Sinus trcuisversalis sellce ecjuinie, . Iïaller ) fort apparente.

1476. Sinus pétreux supérieurs ( S. petrosi superiores „ Sœmm.). Ils semblent naitre de la terminaison des précé-dens, vers le sommet du rocher, dont ils suivent le bord! supérieur , logés dans une gouttière assez ïnarquée , et dans une partie de la grande circonférence de la tente du cervelet. Ils passent au-dessus du nerf trifacial , et abandon-*

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nent pour un moment à son niveau la gouttière du temporal. Ils sont moins larges, mais plus longs que les inférieurs 5 ils s’ouvrent dans les sinus latéraux , vers le point où ceux-ci éprouvent une courbure : ils sont triangulaires à l’intérieur , et n’offrent que fort peu de brides entrecroisées.

1477. Sinus pétreux inferieurs ( S. pet rosi inferiores , Sœmm.). Ils naissent des sinus caverneux au même point que les précédons avec lesquels ils communiquent au moment de leur origine, descendent en arrière et en dehors , entre le bord inférieur du rocher et l’apophyse basilaire , et se terminent dans les sinus latéraux au niveau du golfe de la veine jugulaire interne. Ils sont plus larges à leurs extrémités que dans leur partie moyenne, et présentent la même structure que les supérieurs. Leur paroi inférieure , celle qui est appliquée immédiatement sur les os , ne paroît formée que par la membrane interne des veines : on n’y aperçoit point de lame de la dure-mère.

Les deux sortes de sinus pétreux reçoivent des veines peu importantes; presque toutes viennent de la dure-mère ; quelques-unes traversent les os et communiquent au dehors du crâne.

1478. Sinus transverse (S. occipitalis anterior, Sœmm.). Couché transversalement à la partie supérieure de l’apophyse basilaire , il fait communiquer la réunion des deux sinus pétreux et du sinus caverneux d’un côté , avec celle du côté opposé. Il a une largeur variable , mais toujours considérable, et est logé , entre deux lames de la duremère, dans une dépression superficielle de l’os. A l’intérieur il offre un tissu caverneux fort apparent. Il reçoit plusieurs veines du labyrinthe.

Il n’est nullement rare de voir encore deux ou trois autres sinus transverses placés entre celui-ci et le trou occipital.

De la Pie-mère (. Meninx interior , Soemm. ; Lame interne de la méningine , Chauss. ).

1479. La pie-mère, comme la dure-mère , recouvre le -cerveau de toutes parts; comme l’arachnoïde, elle se prolonge dans ses ca\i tés intérieures; mais de plus qu’elles deux , elle appartient aux anfractuosités et aux enfoncemens qu’on observe à sa superficie. Elle ne se prolonge pas sur la moelle vertébrale. Observons aussi qu'à proprement parler , elle n’est point une véritable membrane analogue aux organes qu’on connoît sous ce nom : c’est une trame cellulaire , lâche, transparente, sans consistance, dans laquelle se ramifient et s’entrecroisent dans mille directions différentes, une multitude de vaisseaux sanguins , plus ou moins fins, plus ou moins tortueux, et qui ne tient à la surface de l’encéphale que par les ramuscules de ces vaisseaux qui pénètrent dans la substance de celui-ci.

1480. Pie-mère extérieure. En haut, elle tapisse , de chaque côté, la surface convexe des deux hémisphères du cerveau, s’enfonce dans leurs anfractuosités, se réfléchit dans la grande scissure longitudinale , se prolonge sur la face supérieure du mésolobe , et descend sur s,on extrémité antérieuie : au niveau de la postérieure elle se recourbe également en bas , mais elle entre dans le ventricule moyen. En bas , la pie-mère tapisse de chaque côté les lobes antérieurs , moyens , et postérieurs du cerveau ; elle s’enfonce dans la scissure de Sylvins , se réfléchit sur la commissure des nerfs optiques , après avoir tapissé l’espèce de membrane qui ferme en avant le troisième ventricule , passe sur la couche de substance grise qui en forme le plancher, enveloppe la tige pituitaire, revêt la face inférieure de la protubérance cérébrale , s’engage dans le sillon qui la sépare de la moelle vertébrale, sur laquelle elle cesse bientôt d’une manière insensible, pour se por*

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