LA SENSIBILITÉ
puis nu milieu à .la suture sagittale, et en arrière à la gouttière moyenne de l’occipital,- il loge le sinus longitudinal supérieur. Son bord inférieur est libre, concave, mince, bien moins étendu; il est placé au-dessus du mésolobe , qu’il touche en arrière, et renferme le sinus longitudinal inférieur. Son extrémité antérieure embrasse l’apophyse crista-galli la postérieure se continue avec la tente du cei velet, et contient le sinus droit. Dans quelques sujets le tissu de lafaulx est interrompu dans sa continuité , de manière qu’on y observe des perforations plus ou moins gtandes et plus ou moins irrégulières , et qui semblent formel des mailles entre ses trousseaux ligamenteux.
i464- Tente du cervelet ( Septum transverse , Chauss. h C est une sorte de voûte membraneuse qui sépare le cerveau du cervelet , c yii borne en arrière les fosses postérieures de la base du crâne , et laisse en devant une ouver-
ture en forme de croissant , correspondant à la protubérance cérébrale. Elle est, comme la faulx du cerveau, dans un état de tension continuelle, et recouverte par l’arachnoïde, qui lui donne un aspect lisse et poli. Sa circonférence extérieure , bien plus étendue que l’intérieure, répond en arrière, où elle est creusée pour le sinus latéral , aux deux rebords de la gouttière latérale de l’occipital , et en avant au bord supérieur du rocher , sur lequel on rencontie le sinus pétreux supérieur. Sa circonférence inlèneure, beaucoup plus petite , libre , presque ovale, forme eu grande partie le contour de l’ouverture dont nous venons de parler, laquelle est plus large et plus élevée en arrière qu’en devant. Les extrémités des deux circonférences de la tente du cervelet se rencontrent à angle aigu , s allongent , s entrecroisent eu X, et passent au-dessus l’une de l’autre de chaque côté, pour venir se fixer aux deux apophyses cliuoïdes correspondantes. La branché supérieure, qui se continue spécialement avec la petite circonférence , est plus marquée que l’autre j elle passe sur le
DE la duRb-iière. (33
côté de la fosse pituitaire, en augmente la profondeur, et va s’implanter à l’apophyse clinoïde antérieure. La branche inférieure, qui termine la grande circonférence, complète le bord supérieur du trou par où passe le nerf trifacial , se porte obliquement en dedans , et va s’attacher à l'apophyse clinoïde postérieure.
1465. Faulx du cervelet ( Septum médian du cervelet , Chauss. ). C’est une petite lame triangulaire , assez large en haut , peu apparente en bas , étendue de la protubérance occipitale interne au trou occipital , au-devant de la crête du même nom , et placée entre les deux hémisphères du cervelet. Sa base se continue avec la tente du cervelet 5 son sommet se bifurque , et les deux brandies de celte bifurcation se prolongent plus ou moins loin sur les côtés du trou occipital.
1466. La dure-mère ne présente aucune trace d’organisation musculaire dans aucun point de son étendue 5 elle est manifestement fibreuse , comme nous l’avons indiqué , et les fibres en sont surtout très-apparentes dans les replis, et en particulier à la partie supérieure de la faulx du cerveau ; leur direction 11’est jamais constante ni régulière; elles s’entrecroisent en différens sens, ou forment des plans obliques superposés les uns aux autres. La densité et la force de cette membrane sont très-remarquables; elle ne paroît recevoir aucun nerf, si ce n’est, comme le remarque M. Chaussier, quelques filets qui viennent du système des ganglions et accompagnent ses artères, qui sont assez nombreuses et ont des parois creusées dans son épaisseur : ce sont les artères méningées moyennes fournies par les maxillaires internes, et beaucoup d’autres branches plus petites données par des ethmoïdales antérieures et postérieures, les lacrymales, les pharyngiennes inférieures, les vertébrales, les occipitales et las temporales. Llle est en outre parcourue en divers points par des
canaux veineux plus ou moins considérables, qu’on nomme les Sinus delà dure-mère.
1467. Ces conduits, de dimeusions variables , disposés d’une manière symétrique et régulière , ont des parois formées en dehors par la dure-mère , et tapissées en dedans par une membrane lisse et polie, d un aspect sereux , et qu on
rencontre dans l’intérieur de toutes les veines. Continuellement tendus dans tous leurs points, ils ne peuvent ni changer de place, ni même se contracter sur eux- mêmes. Leur cavité offre de distance en distance des brides qui passent irrégulièrement d’une paroi à l’autre , et que constituent le plus souvent des faisceaux fibreux de la dure-mère. C’est dans les sinus que viennent se décharger toutes les veines de celte membrane et toutes celles du cerveau.
1468. Confluent des sinus ( Torcular Herophili). C’est une cavité lisse et polie , de forme irrégulière , placée à la réunion des trois grands replis de la dure-mère, au-devant delà protubérance occipitale interne. Elle est tapissée par la membrane interne des veines , et oflre six ouvertures : une supérieure, triangulaire, est celle du sinus longitudinal supérieur 5 deux inférieures , d’une forme et d’une largeur variables , répondent aux sinus occipitaux; une antérieure, arrondie, appartient au sinus droit; enfin deux latérales , très-larges , mais d’un volume ordinairement différent à droite et à gauche , transversalement ovales , garnies d’un bourrelet épais dans leur contour, conduisent dans les sinus latéraux. Ces deux dernières, et les deux inferieures quelquefois , sont destinées à transmettre hors de la cavité le sang qui y est versé par les autres.
1469. Sinus longitudinal supérieur {Sinus falciformis superior, Soemm. ). C’est un long conduit triangulaire, convexe en haut , présentant son angle aigu en bas , occupant tout le bord supérieur de la faulx cérébrale (i4C3) , étroit en devant , plus large en arrière, commençant , par une sorte de cul-dc-sac , au-devant de l’apophyse crisla -