‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 108 sur 161 · VEINES CÉRÉBRALES · texte numérisé non relu

VEINES CÉRÉBRALES

trois troncs qui se recourbent sur la grande circonférence de l’organe, et remontent verticalement s’ouvrir dans le sinus latéral correspondant , à des distances assez grandes les unes des autres ( 1 474)*

9.587. Vaines cérébrales latérales et inférieures. Elles sont aussi nombreuses que les supérieures (o,58i) , et disposées comme elles , mais à la base et sur les côtés du cerveau. Réunies, de chaque côté, en trois ou quatre troncs assez rapprochés les uns des autres et enveloppés par des gaines de l’arachnoïde , elles abandonnent ensemble le cerveau, se dirigent obliquement en avant et en dehors , et s’ouvrent dans la partie supérieure des sinus latéraux , derrière la base du rocher, et en traversant les faisceaux fibreux de la tente du cervelet.

2588. Veine ophtlialmique. Elle naît de toutes les parties contenues dans l’orbite, de la membrane pituitaire , des paupières, etc., et, en un mot, de tous les organes auxquels se distribue l’artère de son nom (r). Les racines de l’une ont la même disposition que les rameaux de l’autre (2249) , et cette veine est formée par les Veines lacrymale , centrale de la rétine , sus- orbitaire, ciliaires , musculaires , ethmoïdales , palpébrales et nasale. Remarquons cependant que , dans la choroïde, les radicules des veines ciliaires forment une couche distincte de celles des artères (1 854) > et qu’elles sont tellement flexueuses et si fréquemment anastomosées entre elles, qu’on leur a donné le nom de <vasa vorticosa. Résultant de la réunion de toutes les branches que nous venons d’énumérer, Ja veine ophthalmique sort de l’orbite par la partie interne de la fente sphénoïdale , et se décharge dans le sinus caverneux (1 47b).

258g. Les sinus delà dure-mère , chargés de tout le sang qui revient du cerveau , de l'œil, d’une partie des fosses

(r) On n’a point encore découvert de veinqs dans la membrane pupillaire du fœtus.

5z6 O K G A ïïï:.S DE LA Cir.Cl’LATIOK.

nasales, etc., viennent tous aboutir, par le moyen des sinus latéraux, comme nous l'avons dit (i4;4)» au lion déchiré postérieur. Là , la membrane interne des veines cesse d’être en contact immédiat avec la dure-mère; là aussi commence la veine jugulaire interne , par une dilatation ou ampoule que Von nomme le Golfe de la veine jugulaire. Ordinairement plus grande à droite qu’à gam be, logée dans la fosse jugulaire, cette dilatation est revêtue en dehors par la membrane fibreuse des veines (o.o* 3) , et est séparée de la veine proprement dite par un étranglement. Celle-ci descend un peu en avant avec l’artère carotide interne (2240), couverte par l’apophyse styloïde du temporal et par les muscles qui s’y implantent. Llle communique d’abord avec la jugulaire externe par une branche d’un gros volume (?.5 77), et, un peu avant d'arriver au niveau delà partie supérieure du larynx , elle reçoit la o.Sqo. Veine faciale ( Veine palato-la! ialc , i '.ha-, iss. ). Celle-ci commence sur le sommet delà tête et sut te Iront par un grand nombre de racines qui se réunissent en arc branche assez considérable, sous-cutanée, ayant de fréquentes anastomoses avec celle du côté opposé, descendant verticalement sur la région moyenne du front, et nommée ordinairement Veine jrontale ou préparate. Lorsque cette veine frontale est arrivée sur les côtés de la racine du nez , elle prend le nom de Veine angulaire ,• reçoit des rameaux anastomotiquesde l’ophthalmique , et se trouve augmentée par des Veines palpébrales et sourcilières. C’est la qu’est le commencement de la Veine jaciale pi oprement dite, qui descend an-dessous des tégumens ou des muscles élévateur commun et orbiculaire des paupières, se détourne en dehors , passe sons le muscle grand zygomatique, assez loin de la commissure des lèvres, reçoit les J eines dorsales du nez, les Veines coronaires supérieure et inferieure des l'evres , et plusieur s Veines buccales et masse termes , et se dirige vers la base de la mâchoire, sans former de llexuo-

sites comme l’artère à laquelle elle correspond. Alors elle ise porte obliquement en bas, en arrière et en dehors, entre le muscle pcaucier et la glande sous-maxillaire, et parvient à la jugulaire interne , après avoir été augmentée dans cette dernière partie de son trajet par les Veinesraninc , sous-mentale et palatine inferieure.

La première de ces trois veines naît de la pointe de la ilangue , descend le long de sa face inférieure , suit le nerf i hypoglosse entre les muscles mylo-hyoïdien et hyo-glosse, jet se décharge dans la faciale un peu au-dessus des deux suivantes.

La seconde commence, dans la langue et dans la glande sublinguale, par une branche qui accompagne le conduit de Warton , et qui est bientôt augmentée par d’autres branches nées des muscles digastrique , peaucier et mylo-hyoïdien , et de la glande sous-maxillaire. Par leur réunion , ces branches constituent le tronc de la veine, qui descend en arrière entre le corps de la mâchoire et le ventre antérieur du digastrique , et va s’ouvrir dans la veine faciale ou dans la veine thyroïdienne supérieure.

La troisième naît principalement des tonsilles et du voile du palais , accompagne l’artère palatine inférieure, descend sur les côtés du pharynx, et reçoit quelques rameaux qui viennent des muscles ptérygoïdicn interne et stylo-glosse.

2591. Après avoir reçu la veine faciale , la jugulaire interne est augmentée par les veines linguale et pharyngienne.

2.592. V eine linguale. Elle naît particulièrement d’un réseau très-compliqué qui est placé vers la base de la langue , au-dessous de la membrane muqueuse , entre l’épiglotte et le trou borgne (1963). Elle reçoit aussi beaucoup de rameaux du tissu de la langue , de la glande sublinguale, du muscle génio-glossc 5 elle s’anastomose avec la veine ranine, descend entre la glande sublinguale et le muscla

génio-glosse , puis entre les muscles hyo-glosse et mylohyoïdien , et se porte horizontalement en arrière et en dehors au-devant de ce dernier , le long du bord supérieur de l’os hyoïde. Elle s’unit souvent à la pharyngienne avant de s’ouvrir dans la jugulaire.

sSgd. V eine pharyngienne. Elle commence au plexus veineux pharyngien, dont nous avons déjà pailé (a5j5) , J lequel est formé par les anastomoses des deux veines pharyngiennes , de quelques émissaires de Santorini , et des veines maxillaires internes. Son volume est considérable. Elle s’ouvre dans la jugulaire isolément ou avec la précédente.

2694. Au niveau du bord supérieur du larynx , la jugulaire interne reçoit les veines thyroïdienne supérieure et occipitale.

2596. freine thyroïdienne supérieure. Elle naît dans le corps thyroïde par une multitude de racines qui s’anastomosent sur le bord supérieur de cet organe avec celles du côté opposé , et qui se réunissent en un seul tronc qui passe entre les muscles sterno-lhyroïdien et sterno- hyoïdien , reçoit souvent les veines ranirie et linguale , et toujours la Veine laryngée, née de l’intérieur du larynx, se partage en deux branches , et s’ouvre ainsi dans la jugulaire par deux points à la fois.

25g6. Veine occipitale. Ses racines- suivent exactement le trajet des rameaux de l’artère occipitale (2212), et se réunissent en un seul tronc qui passe au-dessous du muscle splénius pour s’ouvrir dans la jugulaire interne , ou dans l’externe, mais plus rarement dans celle-ci.

2597. P eines diploïques. Elles soûl situées dans l’épaisseur du diploë des os du crâne , et logées dans des canaux . particuliers. Elles commencent par des radicules capillaires très-fines et trcs-nombreuses , qui forment une sorte deréseau sur la membrane molle qui tapisse les aréoles du diploë. Par leur réunion successive , ces radicules primi-

DES VEiJNES DIPLOÏQüES.

tives forment des branches de plus en plus volumineuses dans 1 épaisseur desquelles on observe de petites valvules et qui se dirigent vetslabase du ci âne. Le nombre et le volume de ces branches principales varient beaucoup ; mais ordinairement on en trouve une ou deux dans l’épaisseur de 1 os fiontal, qui viennent se décharger dans la veine p répara te , deux dans l’épaisseur du pariétal , qui s’ouvrent dans les sinus latéraux de la duie-mère et dans les veines temporales profondes, et une dans l’os occipital , qui s’ouvre dans la veine du même nom. D’après cette disposition il est facile de juger que ces vaisseaux concourent à la formation de la veiue jugulaire interne.

En outre, il laut remarquer que les veines diploïques ont entre elles de nombreuses anastomoses , et qu’elles communiquent, en dedans et en dehors du crâne, par une foule de ïamuscules émissaires , avec les troncs veineux qui rampent sur cette partie, ou avec les sinus creusés dans la dure-mère.

2598. Après avoir reçu toutes les branches que nous venons d’indiquer, la jugulaire interne forme un gros tronc qui descend verticalement le long de la partie antérieure et latérale du cou , derrière les muscles oraoplathyoïdien et sterno-cléido-mastoïdien , et la branche cervicale du nerf hypoglosse 5 devant le muscle grand droit antérieur de la tète, la colonne vertébrafe , l’origine de l’artère sous-clavière elle muscle scalène antérieur; en dehors de l’artère carotide primitive et du nerf pneuino-gaslrique. Cette veine s’ouvre dans la sous-clavière, et présente à droite la même direction que la veine cave supérieure , tandis qu a gauche elle forme un angle droit avec la sousclavière.

2599. Dans ce dernier trajet , la veine jugulaire interne ne reçoit que quelques veines cutanées, et quelques branches qui sortent du corps thyroïde sous le nom de Feines t hy roïdienn es m oy canes.

c. Des Veines dont la réunion forme la V eine sous-clavière.

2600. Veines brachiales. Les artères collatérales des doigts, les branches des arcades palmaires, ces arcades elle-mômes , les artères radiale et cubitale et toutes leurs divisions sont accompagnées chacune par deux branches veineuses qui en suivent exactement le trajet , et qui deviennent de plus en plus volumineuses en montant vers le pli du bras , où elles forment quatre veines principales et profondes qui se réunissent deux à deux , de manière à constituer ensuite deux troncs volumineux. Ceux-ci côtoient l’artère brachiale, et l’embrassent de distance en distance par des rameaux anastomotiques qu'ils s’envoient réciproquement : ils reçoivent dans leur trajet toutes les veines qui accompagnent les divisions de l’artère , comme la Veine collatérale interne , la Veine humérale profonde , etc. , et viennent s’ouvrir dans la veine axillaire au même endroit que la basilique.

260 1 . Veine céphalique ( Veine radiale cutanee , Chaussier). Elle commence par un grand nombre de radicules disposées en réseau sur le dos de la main et sur les muscles du pouce : ces radicules se réunissent en un seul tronc , qui prend le nom de Veine céphalique du pouce , et se détourne en dedans sur les muscles du premier espace inter-osseux.

Ce tronc monte le long de la partie antérieure et externe de l’avant-bras, où il forme la Veine radiale superficielle. Il reçoit de toutes parts de nombreux rameaux souscutanés , et, parvenu au pli du coude, il se réunit à la Veine médiane céphalique , qui monte en dehors dans espace triangulaire que forment en cet endroit les muscles antérieurs de l’avant-bras , qui est plus grosse que la

radiale superficielle, et qui communique avec la médiane

basilique. , ,

Ces deux veines , ainsi réunies , forment le tronc d

céphalique, qui monte verticalement à la partie externe

Page 1