O R G A N ES
jours en raison inverse du développement plus ou moins «and du ligament vertébral postérieur : ainsi au cou , ou il est large, ils sont étroits , et au dos ils augmentent de capacité parce qu’il se rétrécit. Ils sont en général plus développés sur le corps même des vertèbres qu au niveau de leurs Ubro-cartilages , ce qui est surtout sensible dans la région lombaire , où ils présentent des étranglemens suc-
cessifs tres-prononces. A
Considérés dans leur intérieur , ces sinus ont la meme disposition qne ceux de la dure-mère , c’est-à-dire qu’ils sont traversés en divers sens par des brides membraneuses
irrégulièrement distribuées.
Par leur côté interne, ils communiquent entre eux a l’aide- de prolongemens qui forment de véritables Sinus transvases , qui occupent constamment le milieu du corps de chaque vertèbre , en passant sous le ligament vertébral postérieur , et qui reçoivent , par leur partie moyenne et en avant , les veines qui sont nées dans le tissu spongieux des
vertèbres.
Par leur côté externe, les sinus vertébraux communiquent avec les branches postérieures des veines vertébrales (2609), inter-costales (2610) et lombaires ('2632), dans l’intervalle des apophyses transverses.
Par leur côté postérieur , ils reçoivent les veines tresmullipliées et très-déliées qui rampent sur la dure-mere
qui enveloppe la moelle vertébrale. j
26/,i. Dans le canal sacré, les sitius vertébraux diminuent beaucoup de volume et changent d’aspect. Ce ne sont plus que deux veines cylindriques assez grosses, .plongées dans un tissu cellulaire graisseux et nullement adhérentes aux parties osseuses. Leur extrémité inférieure est} un rameau très-fin et perdu dans la graisse. En dehors ci es » ont des anastomoses avec les veines sacrées latérales (262 J. En dedans , elles s’envoient des rameaux transversaux de :
communication-
DES VEINES CARDIAQUES. 5/j^
2642. Les veines de la moelle de l'épine ont la môme disposition que les artères de celte partie. Elles les accompagnent et vont s’ouvrir dans les veines cérébelleuses iuféiieures.
3°. Des V unes cardiaques ou coronaires du cœur. a. K eines cardiaques postérieures.
2643. Grande V eine cardiaque postérieure. Elle commence vers le sommet du cœur par plusieurs radicules anastomosées avec celles de la petite veine cardiaque postérieure et des cardiaques antérieures. Elle remonte ensuite dans le sillon graisseux du bord épais du cœur , en accompagnant une branche de l’artère cardiaque correspondante; elle reçoit un grand nombre de rameaux latéraux , se contourne sur le bord obtus du cœur , passe dans la rainure qui sépare les oreillettes des ventricules , devient horizontale, et se dirige à droite et eji haut.
2644* 'Petite Veine cardiaque postérieure. Elle naît comme la précédente, passe dans le sillon de la face postérieure du cœur, reçoit les veines de cette face et de la * cloison des ventricules , remonte verticalement sur la paroi de 1 oreillette, et s’unit h la précédente.
b. V eines cardiaques antérieures.
2G45. Elles sont beaucoup plus petites que les postérieures. Leur nombre varie beaucoup. Elles commencent avec les précédentes au sommet du cœur, par plusieurs racines qui se réunissent, sur la face convexe de cet organe,
2n deux ou trois branches. Souvent celles-ci se rassemblent m un seul tronc qui monte verticalement sur la rainure ïui sépare les ventricules et les oreillettes, et vient s’ouvrir mnjointement avec les autres à la. partie postérieure de 1 oreillette droite , au-dessous de la veine cave inférieure.
organes de la circulation.
4°. Du Système de la Veine porte ( V ma porta, Soewm.). a. Origines de la K eine porte.
2646. Cette veine prend naissance de tous les organes renfermés dans la cavité de l’abdomen , excepté des rems et de la vessie , et de l’utérus chez la femme. Mais ces origines se rapportent à deux troncs principaux qu’on appelle veines splénique et mésentérique supérieure.
2647. Veine splénique. Elle nait de la rate par un nombre de branches qui varie depuis trois ou quatre jusqu’à sept ou huit, lesquelles, après un court trajet, se réunissent sur le pancréas en un seul tronc. Moins flexueuse que l’artère quelle accompagne , la veine splemque se porte alors transversalement de gauche à droite et au-dessous d’elle, au-devant du pancréas , pour s’unir à la mésentérique supérieure, au niveau de la colonne vertébrale. Dans sa marche, elle reçoit les veines correspondantes aux vasa hreviora (24^0) , les Veines gastro-épiploïques droite et gauche, duodènales , pancréatiques , coronaire stomar chique , et petite mésaraïque ou mésentérique.
Celte dernière rapporte le sang de la partie gauche du colon transverse , du colon descendant et du rectum. Ses • racines correspondent aux branches immédiates de l’artere ■ mésentérique inférieure , dont elle-même accompagne le * tronc jusqu’au-dessus de l’S du colon. Alors elle 1 abandonne, remonte verticalement derrière le péritoine de la « région lombaire gauche , passe entre le mésocolon transverse et la colonne vertébrale , s’engage sous le pancréas , et s’unit à angle presque droit avec la veine splénique.
2648. Veine mésentérique supérieure ou grande mésa- ■ laïque. Elle est presque entièrement disposée comme 1 ar- tère cm même nom (2421), adroite et un peu au-devant t de laquelle elle se trouve placée. Elle est formée par toutes les veines de l’intestin grêle , et par trois veines qui corrcs—