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DES VEINES ILIAQUES PRIMITIVES

niquent avec les altères honteuses internes et externes. Plusieurs viennent du muscle constricteur du vagin, et toutes ensemble forment sur les côtés de ce conduit et de la vessie un plexus très - remarquable, duquel partent les derniers troncs de ces veines. Ceux ci reçoivent en chemin un grand nombre de rameaux placés entre le rectum etle vagin , et entre celui-ci et la vessie.

2627. Veines sacrées latérales. Elles commencent dans Je canal sacré en s’anastomosant avec les sinus vertébraux , sortent parles trous sacrés antérieurs , et se dirigent transversalement au-devant du sacrum pour se jeter dans Hypogastrique : les inférieures sont plus volumineuses que les supérieures.

c. Des Veines iliaques primitives .

2628. Elles sont le résultat de la réunion des veines iliaque externe et hypogastrique. Très-volumineuses , elles naissent au niveau de la symphyse sacro-iliaque, et montent de là, en convergeant , obliquement en dedans, jusqu’à l’articulation du corps des quatrième et cinquième vertèbres lombaires, où elles se réunissent pour donner naissance à la veine cave inférieure. La gauche passe successivement au-dessous de l’artère iliaque primitive gauche, puis au-devant de la dernière vertèbre , et enfin derrière l’artère iliaque primitive droite.

De la V eine cave inférieure ou abdominale.

262g. Beaucoup plus considérable que la supérieure , elle s’étend depuis l’articulation des quatrième et cinquième vertèbres des lombes jusqu’à l’oreillette droite du cœur , à la partie inférieure et postérieure de laquelle elle s’ouvre , en se continuant un peu avec la veine cave supérieure.

Elle monte d’abord verticalement sur la partie latérale

droite du corps des vertèbres lombaires , jusqu’au-dessous du foie, recouverte par l’artère iliaque primitive droite, puis par le péritoine et par le duodénum, et placée à droite de l’aorte. Au niveau du foie, son calibre se rétrécit souvent un peu, et quelquefois, au contraire , s’élargit d’une manière remarquable : elle s’engage derrière ce viscère en décrivant une légère courbure dont la convexité est tournée à gauche 5 elle traverse alors quelquefois une ouverture qu’il lui offre; mais, le plus ordinairement, elle est logée dans une échancrure pratiquée entre son lobe droit et son lobule. Dans ce dernier cas , elle répond à la partie moyenne et inférieure du muscle diaphragme.

Au-dessus du foie, la veine cave inférieure s’introduit dans le péricarde , en passant par une large ouverture de l’aponévrose phrénique (846). Elle se porte uu peu obliquement à gauche, en arrière et en haut, puis elle entre aussitôt dans l’oreillette droite du cœur par une ouverture que borne la valvule d’Eustachi (2142)-

263o. Les branches que reçoit la veine cave inférieure dans ce trajet sont les veines sacrée moyenne , lombaires , spermatiques, rénales, capsulaires, hépatiques et diaphragmatiques inférieures.

2681. Veine sacrée moyenne. Elle remonte sur la partie moyenne de la face antérieure du coccyx et du sacrum , et vient s’ouvrir dans la veine cave, dans l’angle de réunion des deux veines iliaques primitives.

2632. Veines lombaires. Au nombre de quatre de chaque côté, elles commencent chacune par une branche abdominale et par une branche dorsale , analogues à celles des artères lombaires (2447)- Leurs racines primitives s’anastomosent avec celles des dernières veines intercostales, de la veine épigastrique, de la circonflexe iliaque : les branches dorsales communiquent, par les trous de conjugaison, avec les sinus vertébraux. Ces branches réunies forment un troue qui se porte transversalement, de dehors

UES VEINES SPERMATIQUES. Ô/fJ

en dedans , à côté des artères de même nom , entre le corps des vertèbres et le muscle psoas. Les veines lombaires du côté gauche passent sous l’aorte, et sont plus longues par conséquent que les droites. Au-devant de la colonne vertébrale , celles d’un même côté communiquent les unes avec les autres par plusieurs rameaux verticaux.

2033. Veines spermatiques ( Veines testiculaires ou Veines de ï ovaire , Chauss.). Un peu plus grosses que les artères correspondantes , les veines spermatiques , dans leur origine , sont différentes chez l’homme et chez la femme.

2634- Dans l'homme , elles commencent par un plexus qu’on appelle plexus spermatique , dont les racines sont répandues dans le testicule , et en sortent pour la plupart à travers la tunique albuginée* au-devant de la tête de l’e— pididyme. Aucune de ces racines ne passe du testicule à l’épididyme : seulement , vers l’extrémité mince de celuici , une assez grosse branche sort du testicule, se prolonge tout le long de la partie supérieure de l’épididyme et concourt à former le plexus , dont les rameaux deviennent alors plus multipliés et plus volumineux , et s’anastomosent avec les racines des veines dorsales de la verge , vésicales , honteuses internes , etc. Ensuite, le plexus se rassemble en quatre ou cinq branches qui remontent hors de la tunique vaginale, en enveloppant le conduit déférent, et en s’anastomosant fréquemment entre elles. Après quoi ces branches passent par l’anneau inguinal , se réunissent et forment un seul tronc qui se porte en dedans et en haut , en côtoyant le muscle psoas , jusqu’au détroit supérieur du bassin.

Là , les veines spermatiques se divisent de nouveau pour former un second plexus au-dessous du rein. Ce plexus a été nommé Corps pampiniforme ; il est augmenté par un grand nombre de V sines adipeuses , qui viennent transversalement de la masse de graisse qui entoure les reins et

qui communiquent fréquemment entre elles. Quelquesuns de scs rameaux viennent aussi du mésocolon et du mésentère , où ils s’anastomosent avec ceux de la veine porte.

Au-dessus du corps pampiniforme , les veines spermatiques deviennent simples de nouveau. Elles remontent obliquement en dedans entre le péritoine et le muscle psoas , et vont s’ouvrir, la droite dans la veine cave, audessous de la rénale ; la gauche dans la veine rénale correspondante.

a635. Chez la femme, les veines spermatiques trouvent leur origine dans un plexus répandu dans et sur l’ovaire , et dont plusieurs racines viennent des cotés de 1 utérus , où elles s’anastomosent avec les veines utérines. Ensuite il s’y joint quelques branches qui naissent du ligament rond et de la trompe de Fallope. Ces diverses branches se rassemblent entre les deux feuillets du ligament large de l’utérus, passent sur l’artère iliaque externe , en croisant sa direction, se détournent en dehors, gagnent la marge du bassin , et se comportent ultérieurement comme dans l’homme.

a636. Veines rénales ou émulgentes. Elles sont trèsvolumineuses. Leurs racines suivent exactement , dans 1 épaisseur des reins , le trajet des dernières ramifications des artères. Elles se réunissent dans la scissure de l’organe en plusieurs branches convergentes qui se rassemblent en un seul tronc au-devant de l’artère. Celui-ci se porte transversalement en dedans et s’ouvre sur les côtés de la veine cave. La veine rénale gauche est ordinairement plus volumineuse et plus longue que la droite, qui présente une légère obliquité.

Dans leur trajet , les veines rénales reçoivent quelques rameaux capsulaires et adipeux. La gauche est en outre augmentée par l’artère spermatique correspondante.

2637. Veines capsulaires. Il y en a une de chaque côté. Elles viennent souvent se décharger dans les veines réna-

des si Mu s vertébraux» 5^5

ies 5 P'^enteiu du reste absolument la même disposition que les artères auxquelles elles correspondent.

2638. Veines hépatiques. Elles ont leurs racines dans 1 épaisseur du foie, où elles sont enveloppées par „n prolongement de la capsule fibreuse de cet organe. Quelquesunes d entre elles , peu volumineuses et irrégulières, vontse jeter séparément dans la veine cave. D’autres (Veines hépatiques moyennes ), au nombre de deux ou trois, viennent du lobule de cet organe, et s’ouvrent dans la veine cave entre les veines hépatiques droites et les gauches

Ce'leMi"ennent d" 101)6 g«u»he du foie, où elles sont ramifiées a 1 infini , et en sortent près de son bord libre et non loin de son ligament latéral gauche. Elles entrent dans la veine cave en avant et au niveau de l’ouverture du diaphragme qui lui livre passage.

Les Peines hépatiques droites sortent du lobe droit du fo.e vers le nul, eu de sa surface inférieure , se dirigent Iran,, versalement a gauche , et s’ouvrent dans la veine cave beaucoup au-dessous des précédentes.

i f39' F™nesdiaPhra8matiWes inférieures. Au nombre de deux, elles sont absolument semblables aux artères du meme nom (2407 à i[y 1 2).

Des Sinus veineux vertébraux, et des reines de la moelle

cle V épine.

2640. Dans toute la longueur du canal vertébral depu.s le trou occipital jusqu’à la fin du sacrum , derrière les corps des vertèbres , devant la dure-mère et sur les côtés du ligament vertébral commun postérieur, régnent deux grands conduits veineux tout-à-fait différens des sinus de la duremere, et nommes Sinus 'vettéhraux .

Au niveau des trous condyliens antérieurs, ces sinus communiquent chacun par un rameau avec la veine jugumre interne correspondante , sans avoir aucune espèce de rapport avec les sinus delà dure-mère. Leur calibre est tou- Ir* 35

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