CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
des organes. Celle disposition n est pas botncc seulement aux membres , ou il est pins facile de 1 observer, elle existe pour chaque organe en particulier , le (oie , les poumons , le pancréas , etc. Remarquons aussi que les vaisseaux absorbans superficiels sont répandus d’une manière uniforme , tandis que les profonds se réunissent en faisceaux autour des vaisseaux sanguins , dont ils suivent exactement la direction. Mais ces deux plans communiquent fréquemment ensemble par de nombreux rameaux anastomotiques . souvent même ils se réunissent toul-à-fait pour former des plexus communs , ainsi que cela s’observeà la partie supérieure de chaque membre.
2 655. Les vaisseaux lymphatiques sont beaucoup plus petits que les artères et les veines 5 leur calibre varie du reste beaucoup , suivant l’état du sujet où 011 les examine } ainsi chez ceux dont le tissu cellulaire est infiltré de sérosité, ils sont beaucoup plus apparens. La disproportion de volume entre les racines et les troncs est encore beaucoup plus marquée que pour les vaisseaux sanguins.
2656. Les vaisseaux lymphatiques sont en général cylindriques ; mais ils présentent de distance en distance des dilatations plus ou moins considérables , qui les font paroître comme noueux , et qui sont le résultat des valvules placées dans leur intérieur.
2657. En général , ils sont peu flexueux dans leurtrajet , mais leurs anastomoses sont excessivement multipliées. Us s’entrecroisent fréquemment en formant des plexus successifs. Un troisième fait encore plus remarquable, c est la fréquence de leurs réunions et de leurs divisions alternatives, en sorte qu’un grand nombre de rameaux, après s’ètre rassemblés en un seul tronc, se séparent de nouveau pour reformer encore un ou plusieurs autres troncs.
2658. O11 ignore entièrement la disposition et la nature des premières radicules fies vaisseaux absorbans.
a65<). Avant de se terminer dans leurs troncs priuci-
55a ojgahes de l'absorption.
paux, les branches des vaisseaux lymphatiques doivent traverser un nombre plus ou moins grand de Ganglions lymphatiques , c’est-à-dire de petits organes d’une forme et d un volume variables , réunis les uns à côté des autres en plus ou moins grande quantité, ou isolés. Ces ganglions sont peu multiplies le long des membres 5 mais on en trouve beaucoup dans l’abdomen et dans le thorax. Chacun deux reçoit un ou plusieurs vaisseaux lymphatiques par un de ses côtés ; ces vaisseaux se subdivisent à 1 infini dans son épaisseur ou à sa surface , sans qu’on puisse au juste dire de quelle manière , et on voit sortir, du côté oppose , d autres vaisseaux lymphatiques qu’on appelle efjéiens , pour les distinguer des premiers qu’on désigne sous le nom de déférens ou d'afférens. Il résulte des subdivisions multipliées des uns et des autres autour du ganglion, un véritable plexus circulaire qui embrasse celui-ci de toutes parts.
Les ganglions lymphatiques ont un volume qui varie depuis la vingtième partie d’un pouce jusqu’à un pouce entier de diamètre. Leur couleur est en général rougeâtre; mais quelquefois ils sont gris ou noirâtres. Ceux qui sont situés à l’extérieur ont un tissu plus solide et plus dense que ceux qu on rencontre dans les cavités splanchniques. Ils sont tous enveloppés par une membrane serrée , brillante extérieurement , et garnie de quelques vaisseaux sanguins.
Ils reçoivent des artérioles nombreuses; il en part des vénules correspondantes, et ces vaisseaux jettent des ramifications sur les parois des vaisseaux lymphatiques voisins eux-mêmes.
Ils paroissent formés principalement par un entrelacement inextricable de ces vaisseaux lymphatiques.
s»fi6o. Tous les vaisseaux absorbans du corps se déchargent, par quelques troncs , dans les veines sous-clavières et jugulaires internes. Deux de ces troncs sont beaucoup plus volumineux que les autres; on les désigne sous les
CES ganglions lymphatiques. 553 noms de Canal thoracique et de grande Veine lymphatique droite. Le premier reçoit les lymphatiques de l’abdomen , des membres inférieurs , du côté gauche du thorax du membre thoracique gauche, et du côté correspondant de la tete et du cou. La seconde est destinée à ceux du membre thoracique droit et du côté droit de la tête, du cou et du thorax.
26(31. Sous le rapport de leur structure, les vaisseaux lymphatiques paroissent formés d’une membrane extérieure celluleuse et d’une membrane intérieure analogue à celle des veines. Cette dernière , en se repliant sur elle-même , produit de distance en distance des valvules qui sont le plus souvent disposées deux à deux.
§ II. Des Ganglions lymphatiques en particulier.
Des Ganglions lymphatiques des Membres abdominaux.
2662. Ganglion tibial antérieur. Il est le seul qu’on tiouve le long de la jambe. Il est placé entre le tibia et le
péroné, sur l’extrémité inférieure du ligament interosseux.
2^63. Ganglions poplités. Assez peu volumineux , situés dans le creux du jarret , au nombre de trois ou quatre, ils sont cachés par l’aponévrose et environnent l’artère poplitée.
. 2664. Ganglions inguinaux. Ils occupent la partie antérieure et supérieure de la cuisse près du pli de l’aine, et sont distingués en supeificiels et en profonds. Les premiers , placés entre la peau et l’aponévrose, entourent la veine saphène interne, près de sa terminaison rieur nombie varie de six ou huit à douze ; et quelquefois on les voit commencer vers la partie moyenne et interne de la cuisse «’t former un cnapelet jusqu’à l’aine. Leur couleur est rouge dans les enfans , d’un blanc gris chez les adultes , et brunâtre chez les vieillards.
554 ORGANES l)E l’aBSORPTION.
Les ganglions inguinaux profonds , au nombre de deux, trois ou quatre, sont placés sous l’aponévrose , et autour de l’artère fémorale. Ils manquent souvent dans les vieillards.
2°. Des Ganglions lymphatiques du Bassin.
2665. Ganglions hypogastriques. Ils occupent , au nombre de dix ou quinze, les parties latérales de l’excavation du bassin , et sont répandus autour des vaisseaux iliaques internes.
Souvent on rencontre des ganglions lymphatiques trèspetits hors du bassin, sur le trajet des artères fessières et ischiatiques, ou dans l’intérieur de cette cavité sur la vessie, ' l’utérus ou les vésicules séminales.
2 666. Ganglions sacrés. Us sont placés au-devant du sacrum, dans l’épaisseur du mésorectum. Us se continuent latéralement avec les précédons , et en haut avec les ganglions mésocoliques.
2667. Ganglions iliaques externes. Leur nombre vaiie' de six à dix , douze ou quinze. Us sont situés le long du trajet des vaisseaux iliaques externes, et forment un cordon depuis l’arcade crurale jusqu a la partie intérieure- de lai eolonnevertébrale , ou ils se continuent avec les ganglions lombaires.
5°. Des Ganglions lymphatiques de l Abdomen.
2668. Ganglions lombaires. Très -nombreux et très-* gros , ils occupent les côtés de la région lombaire de la colonne vertébrale, placés entre les apophyses transverses ou sur le trajet des vaisseaux , ou bien ils environnent l’aorte et la veine cave inférieure -, ils remontent sur les piliers du diaphragme , et fournissent les racines principales du conduit thoracique ; quelques autres ganglions répandus sur les artères rénales semblent se joindre à mx.
DES GANGLIONS LT-JIl’H AJ I QUES. 555
266g. Ganglions hépatiques , pancréatiques et spléniques. Ils sont^silués autour de la veine porte et le long de l’artère splénique. Ils reçoivent les vaisseaux lymphatiques du foie , de l’aorte et du pancréas.
2670. Ganglions mésentériques. Très-multipliés et en général assez volumineux , ils sont placés entre les deux feuillets qui constituent le mésentère. Leur nombre , excessivement variable , surpasse de beaucoup celui de cent : leur position est fort irrégulière ; mais , depuis l’intestin jusqu’à un pouce de son bord concave environ , on n’en rencontre aucun : leur volume est d’autant plus prononcé qu’on les observe plus près de l’endroit où le mésentère touche à la colonne vertébrale. Ce sont eux qui reçoivent immédiatement les absorbans du chyle.
2671. Ganglions mésocoliques. Beaucoup moins nombreux que les précédens , placés entre les feuillets des mésocolons, ilssont répandus le long de l’intestin colon, et sont plus nombreux dans sa portion transverse que dans ses portions lombaires ou iliaque. Ils sont rapprochés de son bord concave; quelques-uns même, plus petits que les autres , sont disséminés sur ses deux faces.
2672. Ganglions gastro-épiploïques. Ils occupent les deux courbures de l’estomac , et entourent les arièies gasb’o-épiploïques et coronaire stomachique. Ilssont peu multipliés. On n’en trouve guère que cinq ou six pour chaque courbure.
4°. Des Ganglions lymphatiques du Thorax.
2673. Ganglions du médiaslin. On en observe trois ou quatre sur le diaphragme; un pareil nombre à-peu-près est disséminé sur le péricarde dans l’écartement inférieur du médiaslin antérieur. Mais douze ou quinze au moins environnent le thymus et les gros vaisseaux de la base du cœur.
55(5 ORGANES DE l’àRSORPT TON.
267 4- Ganglions des parois thoraciques. Ils sont irrégulièrement semés entre les deux couches des muscles intercostaux. On en rencontre aussi douze de chaque côté de la colonne vertébrale sur les articulations des côtes. Quelquesuns environnent l’œsophage et l’aorte dans le médiastin postérieur. Enfin il y en a huit ou dix de chaque côté qui marquent le trajet des artères mammaires internes.
2675. Ganglions bronchiques. Nous en avons parlé déjà (2120).
5°. Des Ganglions lymphatiques des Membres thoraciques ,
2676. Ganglions du bras. Ils sont répandus sur le trajet de l’artère brachiale , depuis le pli du bras jusqu’à l’aisselle • on n’en rencontre presque jamais a 1 avant-bras. Assez ordinairement il y en a un au pli du coude , près de l’épitroclilée.
2677. Ganglions axillaires. D’un fort volume et variables en nombre , ils occupent le creux de 1 aisselle , entre les muscles grand pectoral , grand dentelé , grand dorsal et sous-scapulaire , autour des vaisseaux axillaires et de leurs branches , et au milieu du tissu cellulaire. On en trouve quelques-uns sous la clavicule et entre le muscle grand pectoral et les côtes.
6°. Des Ganglions lymphatiques de la Tête et du Cou.
2678. Ganglions du crâne. On n en rencontre aucun à l’intérieur du crâne. L’extérieur de celle cavité en olïie seulement deux ou trois petits derrière l’oreille , sur la face externe de la glande parotide. On en voit aussi un ou deux derrière l’arcade zygomatique.
2679. Ganglions de la face. Ils sont peu nombreux. On en observe quelques-uns sur le muscle buccinateur. Les autres régnent le long de la base de la mâchoire, et environnent le ventre antérieur des muscles digastriques.
2680. Ganglions du cou. Ils sont superficiels ou pie-
DES VAISSEAUX LYMIMIATIQUES. 55 -,
fonds. Les premiers sont irrégulièrement disposés audessous du muscle peaucier , sur le trajet de la veine iu<ni- Jaire externe et de ses branches. Les seconds environnent la veine jugulaire interne et l’artère carotide primitive. Leur nombre est très-grand et leur volume fort peu considérable. Us forment une sorte de cordon noueux , depuis l’apophyse mastoïde jusqu’à l’orifice supérieur de la poitrine , et ils se prolongent en arrière entre le pharynx et la colonne vertébrale.
§ III. Des Vaisseaux lymphatiques en particulier.
A. Des Vaisseaux lymphatiques qui se terminent au Canal
thoracique.
i°. V aisseaux lymphatiques superficiels des Membres abdominaux .
5681. Ils naissent des orteils par des radicules trèsfines , qui forment , à la base de chaque phalange , un réseau d’où partent des rameaux qui couvrent les deux faces du pied. Ceux de la face supérieure ( R . sus-plantaires, Chauss.) constituent, par leur réunion successive, seize à vingt branches qui gagnent presque toutes le bord interne de la jambe, où elles rencontrent la veine saphène interne. Ceux de la face inférieure ( R. plantaires , Chauss.) se rassemblent vers le talon , et forment deux ou trois branches autour du tendon d’Achille.
2682. Les premiers remontent avec la veine saphène interne sur les côtés antérieur et interne de la jambe; quelques-uns d’entre eux marchent sur son côté externe en accompagnant la veine saphène externe; mais , à différentes hauteurs , et surtout près du genou , ils se contournent en avant et en dedans , et viennent s’anastomoser avec ceux du côté interne. Très-peu se contournent de même derrière le genou ; mais en général, tous les lymphatiques qui sont
558 ORGANES DE l’aBSORPTION.
nés sur le dos du pied et le long de la face antérieure de la jambe se trouvent rassembles à la partie interne de la cuisse, au-dessus de la rotule.
a683. Ceux qui proviennent de la plante du pied et de la face postérieure de la jambe remontent autour du tendon d’Achille en s’anastomosant en dedans et en dehors avec les précédens. Ils enveloppent ensuite le mollet, et, près du jarret, ils vont se joindre à eux en se détournant en dedans.
2684. Ainsi réunis , tous les vaisseaux absorbans superficiels de la jambe montent le long des côtés interne et antérieur de la cuisse, en se rapprochant, en s’anastomosant sans cesse, et parviennent aux ganglions inguinaux superficiels , où ils se terminent.
Mais , dans leur cours , ils sont accompagnés et accrus par d’autres vaisseaux de même nature, nés particulier einent sur la partie antérieure de la cuisse , et par quelquesuns moins nombreux qui viennent de sa région postérieure.
2685. Tous ces vaisseaux sont si multipliés et leurs anastomoses sont si fréquentes , qu’ils semblent former autour du pied , de la jambe et de la cuisse , un réseau qui environne ces parties de tous les côtés. Ils sont plongés dans le tissu cellulaire sous-cutané.
i°. Vaisseaux lymphatiques profonds des Membres abdominaux .
2686. Us suivent le trajet des vaisseaux sanguins , et peuvent être distingués en quatre genres , suivant qu’ils accompagnent la veine saphène externe , ou les arteres
, tibiales antérieure et postérieure et péronière.
2687. Ceux qui accompagnent la veine saphène externe sont au nombre de deux ou trois -, ils naissent par une fouie de radicules sur la partie externe du dos du pied et de sa plante. Toutes ces radicules se réunissent vers la malléole
ïJes vaisseaux LYMPHATIQUES. 55g externe , au-dessous de l’aponévrose , et les deux vaisseaux qui en proviennent montent le long du bord externe du tendon d’Achille, où ils reçoivent quelques rameaux partis de ce tendon. Ensuite ils se placent entre les muscles jumeaux , qui leur fournissent également plusieurs branches, et parviennent au creux du jarret , où ils se divisent successivement dans les ganglions poplités , pour se joindre en partie aux autres absorbans profonds, en partie aux superficiels en traversant l’aponévrose.
268b. V aisseaux, lymphatiques tibiaux antérieurs. Ils sont au nombre de deux aussi. L’un a ses racines à la plante du pied, autour de l’arcade plantaire ; l’autre naît sur la partie externe du dos du pied. Le premier monte sur le dos du pied à côté de l’artère pédieuse (2542) , entre les deux premiers os du métatarse, d’où il passe entre les muscles antérieurs de la jambe, pour se terminer dans un petit ganglion vers l’extrémité supérieure du tibia , ou pour se glisser par l’ouverture supérieure du ligament interosseux à la face postérieure de la jambe, où il s’unit aux autres vaisseaux profonds. Le second suit la même marche jusqu autiers moyen de la jambe , où i 1 traverse le ligament inter-osseux pour aller se réunir aux vaisseaux absorbans péroniers.
•2689. f' aisseaux lymphatiques tibiaux postérieurs. Ils naissent profondément de toutes les parties de la plante du pied , et forment plusieurs troncs qui remontent avec l’artère tibiale postérieure , qu’ils embrassent de toutes parts jusqu’aux ganglions poplités.
2690. V aisseaux lymphatiques péroniers. Ils naissent de meme delà plante du pied , suivent l’artère péronière , et se terminent dans les ganglions poplités.
269 ï. Tous les vaisseaux lymphatiques profonds de la jambe et du pied se terminent donc aux ganglions poplités, qui sont réunis entre eux par un grand nombre de vaisseaux lymphatiques assez courts, qui constituent là un véritable
56ü ORGANES DE L’ABSORPTION,
plexus, duquel partent deux, trois ou quatre troncs qui remontent le long des vaisseaux poplités , traversent l’attache du muscle grand adducteur , suivent les vaisseaux fémoraux, en recevant tous les vaisseaux profonds de la cuisse et en se subdivisant , jusqu’aux ganglions inguinaux profonds où ils se terminent. Quelques uns parviennent aux premiers ganglions iliaques externes.
3". Vaisseaux lymphatiques superficiels des fesses , du périnée, des lombes , des parties extérieures de la génération, etc.
2692. Vaisseaux lymphatiques des fesses. Ils sont plongés dans une grande quantité de tissu cellulaire et communiquent fréquemment ensemble. Ils se contournent sur les parties externe et interne de la cuisse , pour se réunir à ses , absorbans superficiels et à ceux du périnée , et se terminent aux ganglions inguinaux superficiels.
2693. Vaisseaux lymphatiques des lombes. Ils proviennent des parties postérieure et latérales de la colonne vertébrale , derrière laquelle ceux d’un côté communiquent avec ceux du côté opposé. Ils descendent ensuite au-dessus de la crête iliaque, et viennent se diviser dans les ganglions inguinaux superficiels.
2694. Vaisseaux lymphatiques de la moitié inférieure \ des parois de V abdomen. Leurs racines, fréquemment anastomosées entre elles , commencent au niveau de l’ombilic , et forment un réseau sur toute la région antérieure de l’abdomen -, elles se réunissent inférieurement en quelques troncs qui se rendent dans les ganglions inguinaux superficiels.
2t>q5. Vaisseaux lymphatiques du périnée , du scrotum et de la verge. Ceux du scrotum sont très-nombreux ; ils remontent de chaque côté à la partie interne de la cuisse, j
où ils s’unissent à ceux du périnée et de la verge. Ces der- j
DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES. 56l
iiters constituent deux faisceaux distincts sur les parties latérales delà verge, et viennent, en se subdivisant , se réunir aux autres * ainsi qu’à un vaisseau unique qui suit longtemps le dos de cet organe , et se bifurque vers sa racine. Tous- ensemble aboutissent aux ganglions inguinaux superficiels.
2696. Chez la femme, les Vaisseaux lymphatiques des grandes lèvres et du clitoris ont la môme terminaison.
4°. Vaisseaux lymphatiques profonds obturateurs > Lschiatiques ,
génitaux , etc.
2697. V aisseaux lymphatiques obturateurs. Ils naissent des muscles adducteurs et de leurs environs, et remontent avec l’artère obturatrice, à travers le trou sous-pubien, pour finir dans les ganglions hypogastriques.
2698. V aisseaux lymphatiques ischidtiques . Leurs racines s o n t ré pan (1 ues dans les muscles jumeaux, pyramidal , carré et grand fessier. Ils suivent l’artère isehiatique, et se terminent dans le bassin, aux ganglions hypogastriques.
2699. Vaisseaux lymphatiques fessiers. Leurs origines se rencontrent dans les trois muscles fessiers. Ils passent , avec l’artère de ce nom , par la grande échancrure sciatique ,
. entrent dans le bassin , et aboutissent aux ganglions hypogastriques , en môme temps que quelques autres vaisseaux nés profondément de l’anus et du périnée.
2700. Vaisseaux lymphatiques profonds de la verge et du clitoris. Ils suivent le trajet de l’artère honteuse interne (2483) et finissent dans les ganglions hypogastriques.
2701. Vaisseaux lymphatiques du testicule. Ils sont tf ès-nombreux et très-gros dans l’adulte. Nés des tuniques et de la substance même du testicule et de l’épididyme , ils se réunissent sur le cordon des vaisseaux spermatiques en un nombre de branches qui varie de six à douze, et qui remontent avec lui , en ne s’anastomosant que fort peu ,
56a ORGANES DE l’ABSORPTION.
vers l’anneau inguinal , par lequel elles passent pour suivre l'artère spermatique et aller aboutir aux ganglions lombaires.
270a. V aisseaux lymphatiques de la prostate et des vésicules séminales. Ils se confondent en partie avec ceux de la vessie , et se jettent dans les ganglions hypogastriques.
2703. Paisseaux ly mphatiques utérins. Ils sont d’un volume considérable à l’époque de la grossesse-, mais ils paroissent forts petits pendant l’état de vacuité de l’utérus. Ils naissent à la superficie ou dans l’épaisseur de cet organe, et se réunissent à ceux qui viennent du vagin , pour se porter dans les ganglions hypogastriques. Les plus élevés se prolongent sur le ligament large , et s’unissent à ceux de l’ovaire. Ces derniers sont très-nombreux et formeut une sorte de plexus. Tous ensemble remontent, avec les vaisseaux spermatiques , vers les ganglions lombaires.
5°. Paisseaux lymphatiques des organes urinaires.
2704. Paisseaux lymphatiques de la vessie. Ils naissent de toute l’étendue de cet organe et suivent le trajet de ses vaisseaux, de manière à aller s’ouvrir dans les ganglions hypogastriques.
2706. Paisseaux lymphatiques des reins. Ordinairement peu apparens , ils sont superficiels ou profonds. Leurs racines s’anastomosent dans le tissu de l’organe, et leurs troncs se réunissent vers sa scissure; tous ensemble vont ensuite, sur les cotés de l’aorte, aboutir aux ganglions lombaires.
Les uretères sont aussi embrassés par un grand nombre de vaisseaux lymphatiques qui remontent autour d’eux en s’anastomosant ensemble.
2706. Paisseaux lymphatiques capsulaires ( P . lymphatiques surrénaux , Chauss. ). Ils proviennent des capsules surrénales , s’anastomosent fréquemment entre eux, et
DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES, s’unissent en partie à ceux des reins. Quelques-uns de ceux du côté droit se terminent dans les ganglions hépatiques. Plusieurs de ceux du côté gauche finissent dans les ganglions spléniques, ou dans ceux qui couvrent le pilier correspondant du diaphragme.
G . ï aisseaux lymphatiques des pavois du bassin et de
l abdomen .
•2707. Và issedux lymphatiques ilio-lombaires. Ils naissent dans l’épaisseur du muscle iliaque et sur l’os du même nom. Ils se réunissent ensuite en deux troncs qui passent sous le muscle psoas, et se subdivisent de nouveau pour se porter en partie dans les ganglions lombaires inférieurs, et contribuer en partie a former le Plexus lymphatique iliaque externe , cest-a-dire un assemblage de vaisseaux lymphatiques qui accompagnent les vaisseaux de ce nom en passant d’un ganglion à l'autre , et en s’anastomosant mille et mille fois.
o.yOb. T aisseaux lymphatiques sacres. Ceux-ci naissent du tissu graisseux dans lequel sont plongés le rectum, les nerfs sacrés et le muscle pyramidal. Quelques-uns sortent du canal sacré par les trous sacrés antérieurs , et tous se terminent aux ganglions lombaires inférieurs ou hypogastriques. Ces derniers concourent à former le Plexus lymphe/ [que hypogastrique , composé , comme leplexus iliaque externe , par un entrelacement de vaisseaux et de ganglions , et placé sur les côtés du bassin. C’est à lui que viennent aboutir les vaisseaux lymphatiques obturateurs , fessiers , iscbiatiques , utérins , vésicaux , etc. Eu dehors, il se conlinueavec leplexus lymphatique iliaque externe correspondant, en dedans avec son semblable sur le milieu du sacrum , et en haut avec le plexus lymphatique lombaire.
2709. I aisseaux lymphatiques épigastriques. Nés de la paroi antérieure de l’abdomen , aux environs de l’ombilic ,
564 ORGANES DE l’abS O RTT I OK.
ils traversent de dehors en dedans l’aponévrose abdominale , et s’enfoncent dans les muscles droits , où il s y joint de nouveaux rameaux qui viennent de ces muscles euxmêmes ou des muscles obliques et transverse. Alors , réunis en plusieurs troncs , ils descendent suivant le trajet des vaisseaux épigastriques , et se subdivisent dans quelques petits ganglions situés près de l’arcade crurale pour venir ensuite se jeter dans le plexus iliaque externe.
2710. Paisseaux lymphatiques circonflexes» iliaques. Leurs premières racines sont répandues dans les tégumens des côtés du ventre , et traversent successivement l’épaisseur des muscles transverse et obliques, où elles sont augmentées par quelques autres. Puis elles se rassemblent en quelques troncs qui descendent en devant vers la crête iliaque , qu’ils suivent , en accompagnant les vaisseaux circonflexes iliaques jusqu’à un des ganglions iliaques externes.
2711. Paisseaux lymphatiques lombaires. Leurs racines , extrêmement nombreuses , commencent dans les muscles carré des lombes, et obliques et transverse de l’abdomen , et dans l’intérieur du canal vertébral. Les troncs qui en résultent accompagnent les artères lombaires , passent entre les muscles carré des lombes et psoas, se divisent dans plusieurs ganglions placés entre les apophyses transverses, et parviennent au-devant de la colonne vertébrale , où leurs anastomoses multipliées , réunies à celles de presque tous les autres troncs que nous avons examinés jusqu’ici , constituent le Plexus lymphatique lombaire.
f. paisseaux lymphatiques des intestins et de V estomac.
2712. Paisseaux lymphatiques des intestins. Ce sont eux qu’on appelle ordinairement P aisseaux lactés ou chylifères , en raison de leur usage 5 ils conduisent en effet le chyle des intestins au canal thoracique -, mais ce nom ne leur convient
DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES
point, parce qu’ils sont mêlés d’une manière intime avec d’autres vaisseaux lymphatiques, dont les racines sont répandues dans l’épaisseur des tuniques des intestins , tandis que la plupart des leurs s’ouvrent à la surface interne de ces intestins. Les uns et les autres suivent d’ailleurs la même marche, si ce n’est que les profonds ( Vaisseaux lactés proprement dits) sont transversalement étendus sur l’intestin, tandis que les superficiels marchent dans le sens de sa longueur et parallèlement à son axe. Après s’être anastomosés et entrecroisés un grand nombre de fois , ils gagnent les ganglions mésentériques et mésocoliques; ils se divisent et se subdivisent à l’infini , à leur niveau , et parviennent enfin à l’origine du canal thoracique.
On observe que le nombre des vaisseaux lactés est beaucoup plus grand dans le trajet de l’intestin grêle que par-tout ailleurs. Le long du cæcum, du colon ascendant et du colon transverse , ils sont déjà beaucoup moins multipliés; le colon descendant et le rectum n’offrent plus que des vaisseaux lymphatiques ordinaires qui vont se rendre dans les ganglions lombaires et hypogastriques, ou dans ceux du mésorectum.
271 3. Vaisseaux lymphatiques de l'estomac. Ils sont disposés sur deux plans : l’un superficiel , situé au-dessous du péritoine ; l’autre profond , étendu entre les tuniques musculeuse et muqueuse : on peut aussi les rappoiter à trois ordres distincts.
Les uns , nés sur le grand cul-de-sac de l’estomac , descendent à gauche le long des vasa breviora (a/j.20) , et vont s’unir aux lymphatiques de la rate.
. Les autres (stomo-gastriques , Chauss.) se portent le long de la petite courbure de l’estomac et se divisent dans les ganglions qui s’y rencontrent; puis ils se rassemblent sur le côté droit du cardia pour se recourber sur eux-mêmes, à droite, traverser encore quelques ganglions et se réunir aux lymphatiques inférieurs du foie , au dessous du lobulu
5G6 0 KG ANES DE e’a B S O K P T 1 0 N.
de ce viscère. Alors ils descendent avec eux derrière le pancréas et parviennent aux racines du canal thoracique.
Les troisièmes descendent des deux surfaces de l’eslomae vers les ganglions placés le long de sa grande courbure, et se réunissent en quelques troncs vers le pylore, passent entre lui et le pancréas , marchent pendant quelque temps sur la face antérieure de ce dernier, puis le contournent et descendent derrière lui pour aller se diviser dans les ganglions qui entourent les artères coeliaque et mésentérique supérieure.
2714* Vaisseaux lymphatiques du grand épiploon. Ils sont peu nombreux , et x’emontent s’unir aux précédens dans les ganglions de la grande courbure de l’estomac.
8°. Vaisseaux lymphatiques de la rate } du pancréas et dn
J'oie.
27 1 5. V aisseaux lymphatiques de la rate. Ils sont formés d’un grand nombre de branches superficielles et profondes , plus abondantes sur la face convexe de 1 organe , et réunies toutes ensemble, vers sa scissure, en quelques tioncs qui forment un plexus autour des vaisseaux spléniques, se divisent dans quelques ganglions , s’engagent sous l'extrémité duodénale du pancréas, et s’unissent aux vaisseaux lymphatiques inférieurs du foie.
2716. Les Vaisseaux lymphatiques du pancréas , nés dans la substance de cette glande, suivent les vaisseaux sanguins qui lui sont destinés, et s’unissent à ceux delà rate et del’estomae.
27x7. Vaisseaux lymphatiques du foie. Us sont excessivement nombreux , et aucun organe ne paroil en contenir autant. Ils semblent aussi généi'alementdépoui vus, jusqu’à un certain point, de valvules à l’intéiieur, ou au moins ces valvules y sont bcaucou:) plus lâches nue pajf-
J kl kl
DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES. 0^7
tout ailleurs : on les distingue en superficiels et en profonds.
2718. y aisseaux lymphatiques superficiels de la face supérieure du Joie. Sur le lobe droit , ils sont naturellement groupés en quatre faisceaux.
Le premier est formé par ceux qui naissent entre les lames du ligament suspenseur , lesquels , rassemblés en deux ou trois troncs, entrent dans la poitrine, entre le diaphragme et l’appendice xiphoïde, traversent un ou deux des ganglions du médiastin , se subdivisent de nour veau, reçoivent quelques vaisseaux lymphatiques du médiastin et du péricarde, passent encore dans quelques ganglions, remontent jusqu’auprès de la veine jugulaire interne gauche , et s’ouvrent dans le canal thoracique près de sou embouchure.
Le second naît par un grand nombre de racines , près de la circonférence et à droite du même lobe , passe entre les lames du ligament latéral droit du foie , et se divise en deux paquets de vaisseaux. Les uns, supérieurs, traversent le diaphragme, se placent entre lui et la plèvre , marchent à gauche en formant un plexus assez compliqué , et rentrent dans l’abdomen avec l’aorte , pour se terminer dans les ganglions logés entre cette artère et la veine cave inférieure.
» Les autres, inj é rieurs , passent entre les attaches du diaphragme et les dernières côtes , et se glissent le long de celles-ci jusqu’aux articulations costo-vertébrales, où ils s’unissent aux lymphatiques inter-costaux pour traverser quelques ganglions et se décharger dans le canal thoracique.
Le troisième, dont les origines sont éparses sur le milieu du lobe droit, gagne la partie postérieure du foie , et s’unit en partie aux précédens. Quelques-uns des troncs qui le composent remontent dans la poitrine , entre 1 oesophage et l’aorte, et vorits’ouviir immédiatement dans !q canal thoracique.
568 on GAN K S DE ^ABSORPTION.
Lé quatrième vient de la région antérieure du même lobe droit; une partie de ses vaisseaux remonte dans le ligament suspenseur pour s’unir à ceux du premier faisceau ; les autres descendent dans la scissure du loie , s’y joignent aux vaisseaux profonds , et vont se diviser dans quelques ganglions voisins du pylore. On en voit plusieurs suivre une marche rétrograde le long du bord mince du foie, et s’unir à droite à ceux du second faisceau.
Sur le lobe gauche du foie, les vaisseaux lymphatiques supetficiels peuvent être rassemblés en li ois paquets distincts.
Ceux du premier paquet remontent dès leur prigine dans 3e ligament suspenseur, et s’y joignent à ceux du premier faisceau du lobe droit.
Ceux du second paquet prennent leur origine sur toute la surface du lobe gauche, gagnent le ligament latéral gauche du foie, et là se divisent en deux portions. Les uns, inférieurs , se contournent à droite et entre le lobule du foie et la petite courbure de l’estomac, et se perdent dans quelques ganglions , où ils rencontrent ceux de l’estomac et de la face inférieure du foie. Les autres, supérieurs, marchent à gauche, au-dessous du diaphragme, et s’unissent aux lymphatiques de la rate , vers le grand culde-sac de l’estomac.
Enfin , les vaisseaux lymphatiques du troisième paquet viennent de la partie postérieure du lobe gauche , descendent vers le cardia , et se rendent dans les ganglions de la pet! te courbure de l'estomac.
a7,9- Vaisseaux lymphatiques superficiels de la face inférieure du foie. Quelques-uns naissent entre la circonférence du foie et la vésicule biliaire; ils sont assez nombreux; ils descendent à gauche-, et vont se diviser dans les ganglions qui atourent la veine cave et l’aorte. D’autres prennent leurs origines sur toute la surface de la vésicule, se réunissent eu troncs volumineux qui embrassent le col
D K S VAISSEAUX LYMPHATIQUES. 5()Q de ce réservoir, et se terminent dans les ganglions placés derrière le duodénum. Quelques-uns sortent de la partie du lobe droit comprise entre la vésicule et le sillon longitudinal; ils forment un seul tronc qui se porte sur la vésicule et se joint aux autres. Enfin les derniers , provenant de toute l’étendue du lobe gauche et du lobule, se réunissent aux précédens ou aux profonds.
2720. F aisseaux ijmphatiques profonds du foie. Ils naissent dans tous les points du parenchyme du foie, accompagnent les ramifications des vaisseaux sanguins et des conduits biliaires, sortent avec eux par la scissure , se rassemblent en grand nombre autour du lobule, se glissent entre les feuillets de l’épiploon gastro-hépatique, gagnent les ganglions de la petite courbure de l’estomac ou ceux qui entourent l’artère cœliaque, et se terminent ainsi vers la naissance du canal thoracique.
B. Du Canal thoracique ( DuUus thoracicus sinisler ,
Soemm.).
27*1. Ce canal , auquel viennent aboutir tous les vaisseaux lymphatiques que nous avons étudiés jusqu’à cette heure, et un grand nombre d’autres , commence sur le corps de la troisième vertèbre lombaire , par la réunion successive de cinq ou six troncs fort volumineux , résultant eux-mémes de l’assemblage de tous les plexus absorbans de l’abdomen.
A la réunion de tous ces troncs, près de l'ouverture aortique du diaphragme, le canal thoracique offre presque constamment une dilatation remarquable , qu’on a appelée Réservoir de Pecquet ( Cisterna chyli ) , et qui est placée derrière l’aorte , à la partie antérieure et gauche de la seconde vertèbre des lombes.
Au-dessus de ce renflement, le canal thoracique remonte dans la poitrine à travers les piliers du diaphragme et
5^0 ORGAHES DE l’a B S O B 1‘ T 1 O N.
à côté de l’aorte, qui est placée à sa gauche, et de la veine azygos, qui est à sa droite. J1 se rétrécit jusqu’à la .sixième vertèbre dorsale. Arrivé là, il s’incline à gauche , se dilate sensiblement, et remonte derrière la crosse de l’aorte jusqu’à l’artère sous-clavière gauche, en dedans de laquelle il se place sur le muscle long du cou. 11 parvient ainsi à la septième vertèbre cervicale, se recourbe en dedans et en bas , passe derrière l’artère thyroïdienne inférieure et la veine jugulaire interne gauches, et s’ouvre, tout près de celle-ci , dans la partie postérieure de la veine, sous-clavière du même côté. Son embouchure est garnie, en dedans de cette veine, de deux valvules qui empêchent le sang de passer delà veine dans le canal.
Quelquefois le canal thoracique est droit dans toute son étendue; plus souvent il est très-flexueux. Dans beaucoup de sujets, il se divise en plusieurs branches qui se réunissent ensuite en interceptant entre elles des espèces d des. Fréquemment il se partage en deux ou trois troncs au moment de se terminer. Une fois je l’ai vu se séparer en deux branches : l’une suivoit la marche ordinaire ; l’autre alloit se décharger dans la veine sous-clavière droite , auprès de la grande veine lymphatique du même côté.
Des Vaisseaux lymphatiques que le canal thoracique reçoit
dans la poitrine.
2722. Plusieurs vaisseaux du foie et des ganglions qui entourent l’artère cœliaque, montent dans la poitrine par l’ouverture aortique du diaphragme, et se vident dans le canal thoracique à une plus ou moins grande hauteur.
2723. paisseaux lymphatiques intercostaux. Us prennent naissance dans les muscles extérieurs du thorax et intercostaux, et traversent d’abord quelques ganglions logés entre les deux plans de ces derniers. Sur les côtés de U
DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES. 5jt
colonne vertébrale , ils s’unissent à d’autres vaisseaux qui viennent du canal de l’épine et des muscles du dos, se répandent dans les ganglions voisins , puis forment quelques plexus au-devant de la colonne vertébrale. De là , ils vont, en descendant , s’ouvrir fort obliquement dans le canal thoracique. Ceux du côté droit sont un peu plus longs que les gauches.
2724* En outre, le canal thoracique reçoit une foule de rameaux qui se réunissent aux précédons , et viennent des plèvres, du diaphragme, du médiastin postérieur, etc.
C. Des V aisseaux lymphatiques qui se terminent en partie dans le canal thoracique , en partie dans des troncs particuliers ouverts dans les veines sanguines droites et gauches.
i«. Vaisseaux lymphatiques des poumons.
2^25. V aisseaux lymphatiques superficiels. Placés sous la plèvre, ils forment a la surface du poumon une suite de réseaux areolés de diverses figures, le plus souvent hexagonales, et se réunissent en un certain nombre de troncs qui vont se rendre aux ganglions dont la bronche est entouiee au niveau de son entrée dans l’organe. Ces vaisseaux sont remarquables par 1 excessive ténuité de leurs parois.
2726. J aisseaux ly mphatiques projonds des poumons. Disséminés dans tout le tissu des poumons , ils suivent les divisions des veines en communiquant par un grand nombre de rameaux avec les superficiels, auxquels ils se réunissent enfin totalement dans les ganglions bronchiques , d où les uns et les autres sortent pour remonter sur les bronches jusqu à la trachée-artère; là, ils rencontrent do nouveaux ganglions, ils s’y divisent, et, plus particulièrement , dans l’un d’eux qui occupe l’angle de la bifurcation de ce conduit.