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DE LA. GLAS DE LACRYMALE. D

bas , elle appuie sur le globe de l’œil et sur son muscle droit externe, dont elle est séparée par une couche épaisse de tissu adipeux. En devant, elle est protégée par le rebord de l’orbite et un peu par la paupière supérieure. En arrière, elle est plongée dans le tissu cellulaire graisseux de l’orbite.

2748. La glande lacrymale est composée d’un assez grand nombre de petits lobules unis ensemble par du tissu cellulaire, et séparés les uns des autres par des vaisseaux et des nerfs qui rampent dans leurs intervalles. Ces lobules eux-mêmes sont formés de granulations arrondies , d’un blanc rougeâtre, dans lesquelles se terminent les dernières ramifications des artères, et où commencent les radicules des veines, mais dont la structure plus intime est encore totalement inconnue. On présume que de chacune d’elles part un petit conduit excréteur qui , en se réunissant à ses voisins , donne naissance à des troncs un peu plus marqués, quoiqu’encore extrêmement déliés, et fort peu apparens chez l’homme. Cependant , d’après le témoignage de plusieurs célèbres anatomistes, qui les ont vus et injectés, il paroit qu’ils sont au nombre de six ou sept, et qu’ils s’ouvrent, en dedans de la paupière supérieure , à quelque distance de la partie externe du fibro carlilage tarse correspondant. Leurs orifices, séparés par des intervalles assez étroits, se voient, dit-on, sur la conjonctive, où leur série forme une ligne courbe dont la couvexité est tournée en haut et en dehors.

2749- Une capsule fibro-celluleuse assez épaisse enveloppe la glande lacrymale, et envoie dans son épaisseur des cloisons qui séparent les lobules les uns des autres. En outre, l’artère lacrymale (225c) , la veine (2588) et le nerf de même nom (r 54-3) doivent êtrcjconsidérés comme contribuant à la composition de cette glande, qui a pour usage de sécréter les larmes et de les verser au-devant du globe de l’œil par les petits canaux dont nous venons de parler.

ORGANES DES SÉCRÉTIONS

a9. De la Caroncule lacrymale (Caruncula lacrymalis).

2^50. On nomme ainsi un petit tubercule rougeâtre, pyx ramidal,plus ou moins volumineux suivant les sujets, situé dans l’angle interne des paupières, au-devant du globe de l’œil , en arrière et en dedans des points lacrymaux. Sa base est tournée en arrière et en dedans , son sommet en avant et en dehors (i835).

La caroncule lacrymale n’est autre chose qu’un amas de petites cryptes muqueuses dont le nombre est fort incertain , et qui sont revêtues par la conjonctive , qui forme y au-devant d’elles et en dehors , un repli semi-lunaire connu sous le nom de Membrane clignotante , et beaucoup plus apparent dans certaines classes d’animaux que dans l’homme. Chacun des orifices de ces petites cryptes est garni de poils d’une excessive finesse , et visibles seulement à la loupe.

La caroncule lacrymale reçoit quelques filets du nerf nasal , et quelques ramifications vasculaires. Elle paroît avoir pour usage de retenir les larmes dans l’angle interne de l’œil , et de fournir un fluide sébacé particulier.

s°. Des Points et des Conduits lacrymaux (Puncta lacrymalia et Duclus lacrymales).

2j5 i. Les points lacrymaux sont au nombre de deux , un pour chaque paupière. Ce sont de très-petites ouvertures , plus ou moins apparentes suivant les individus, ordinairement noirâtres , et qui occupent le centre d’un tubercule peu élevé , légèrement incliné en arrière , et placé à une ligne et demie environ delà commissure interne des paupières , à l’endroit où le bord de celles-ci change de direction.

Ces orifices sont toujours béans ; un petit bourrelet muqueux , d’une teinte blanche , en borde la circonférence. Ils sont placés vis-à-vis l’un de l’autre 5 mais celui de la

DES POINTS ET DES CONDUITS LACRYMAUX. 58 1 paupière inférieure est tourné en haut, en dehors et en arrière, et celui de la supérieure en bas, en dehors et en arrière aussi, en sorte que, pendant l’occlusion des paupières , ils ne se touchent que du côté de la peau.

2^52. Les points lacrymaux sont les orifices extérieurs des conduits du même nom qui mènent les larmes dans le sac lacrymal, à travers les paupières , et dont le calibre est un peu plus étendu que la circonférence des points lacrymaux eux-mêmes , ce qui fait qu’à leur origine ces canaux semblent légèrement étranglés. On distingue les conduits lacrymaux en supérieur et en inférieur , suivant la paupière à laquelle ils appartiennent.

2y53. Le Conduit lacrymal supérieur , unpeu plus long que l’inférieur , monte d’abord verticalement pendant une ligne de chemin à-peu-près , puis il se coude à angle presque droit, se dirige en dedans et en bas le long de la partie interne du bord libre delà paupière, immédiatement audessous de la conjonctive. Le Conduit lacrymal inférieur descend aussi d’abord presque verticalement , puis il se dirige de même en dedans , en montant un peu pour se placer à côté du supérieur. Tous les deux en effet, au niveau de la commissure des paupières , marchent , sans sc confondre, adossés l’un à l’autre, et séparés par une cloison très-mince , derrière le tendon du muscle orbiculaire , jusqu’au sac lacrymal, dans la partie moyenne du côté externe duquel ils s’ouvrent isolément. Assez rarement on les voit se réunir pour n’avoir qu’une ouverture commune.

2754. Les conduits lacrymaux ne semblent formés que par un prolongement très-délicat delà conjonctive, qui se continue ainsi avec la membrane muqueuse du sac lacrymal.

ORGANES DES SÉCRÉTIONS

4°. Du Sac lacrymal (Saccus lacrymalis).

2755. Le sac lacrymal est une petite poche membraneuse , logée , au grand angle de l’orbite , dans la gouttière que forment l’os lacrymal et l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur. Il a la forme d’un ovoïde placé verticalement et un peu comprimé de dehors en dedans. Son côté externe est recouvert antérieurement par la peau , par le muscle orbiculaire des paupières et par son tendon , qui le partage en travers en deux moitiés , dont l’inférieure est plus étroite et plus allongée que la supérieure 5 postérieurement, il correspond à la caroncule lacrymale et à la conjonctive, et fournit quelques insertions au muscle petit oblique de l’œil. Son côté interne remplit la gouttière lacrymale (334) , et tient intimement aux os qui la constituent. Son extrémité supérieure , dilatée et arrondie, forme une saillie plus ou moins remarquable au-dessus du tendon du muscle orbiculaire 5 Y inférieure se continue avec le canal nasal.

2756. A l'intérieur , le sac lacrymal est tapissé par une membrane muqueuse , qui se continue avec les membranes muqueuses de l’œil et des fosses nasales. Cette membrane est fort adhérente à la gouttière osseuse. Sa couleur est rougeâtre : on ne peut point y reconnoître l’existence de cryptes ou de follicules , quoiqu’elle soit très-molle et comme pulpeuse. Toujours elle est enduite de mucus.

2707. A l'extérieur ,\e sac lacrymal est formé par une membrane fibreuse, aponévrotique , que beaucoup d’anatomistes ont considérée comme le tendon réfléchi du muscle orbiculaire des paupières. Cette membrane , blanche, dense et résistante , est fixée de toutes parts au rebord osseux de la gouttière lacrymale. En avant, elle est intimement unie au tendon du muscle dont nous venons de parler et à quelques-unes de ses fibres charnues , auxquelles elle donne

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