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ORGANES DE LA GÉNÉRÂT. CHEZ LHOMME

la membrane albuginée en plusieurs loges triangulaires, remplies par les vaisseaux séminifères. L’une d’elles traverse ordinairement le testicule d’une extrémité à l’autre.

2863. En dedans de la membrane albuginée, le long du bord supérieur du testicule , est une saillie oblongue , un peu plus large en haut qu’en bas, et qu’on nomme communément Corps d' Hyghmor ( Sinus des vaisseaux séminifères , Chauss.). Ce corps ne paroit être autre chose qu’un renflement de la membrane elle-même , à travers la partie supérieure duquel passent obliquement les principaux troncs des vaisseaux séminifères qui vont se rendre à l’épididyme. Quelques anatomistes en font, au contraire, une espèce de canal dans lequel viennent se décharger ces vaisseaux; d’autres ( Swammerdam ) en font un assemblage d’artères et de veines.

2864- Parenchyme des Testicules. Ce parenchyme, très-mou, se présente , au premier aspect, sous l’apparence d’une sorte de pulpe jaunâtre ou grise , marbrée de rougeâtre , et traversée par les petites cloisons très-minces qui naissent de la face interne de la membrane albuginée, et qui semblent partager celte substance en lobes et en lobules.

Mais, examiné avec attention, le parenchyme du testicule paroît être formé d’une immense quantité de filamens très-ténus , très-llexueux , entrelacés et repliés en tout sens , et lâchement unis les uns aux autres. Leur résistance est assez grande par rapport à leur ténuité, qui est excessive, puisque, d’après les expériences de Monro , ils ne doivent pas avoir plus d’^ de pouce de diamètre. Quoiqu’ils ne se ramifient pas , leur nombre est considérable : le même auteur l’estime à-peu-près à soixante-deux mille cinq cents, et il pense que leur longueur totale peut être évaluée à cinq mille deux cent huit pieds. On observe entre eux des artères et des veines capillaires encore plds déliées.

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Ces filamens sont les Vaisseaux ou Conduits sêrhini - Jères , dont on n a point encore pu démontrer la cavité au moyen des injections. Ce qu’on sait de plus positif à leur égard , c’est qu’ils présentent , de distance en distance , de petits renflemens , que les uns ont pris pour des granulations glanduleuses, et les autres pour de simples replis, et qu’ils se dirigent tous vers le bord supérieur du testicule. Avant d’y parvenir , ils se réunissent plusieurs ensemble pour former des troncs plus considérables, dans lesquels on peut faire passer du mercure par l’épididyme.

Ceux-ci, au nombre de dix ou douze, quelquefois de vingt ou trente , traversent le corps d’Hyghmor au niveau et un peu au-dessous de la tête de 1 epididyme, se dilatent légèrement , décrivent quelques sinuosités , et s’abouchent pour donner naissance au conduit qui forme l’épididyme.

On ne peut rien dire de positif sur la structure intime de ces conduits : leur finesse les soustrait à nos recherches.

2865. Les artères des testicules viennent des spermatiques (2442); les veines du même nom prennent naissance dans leur épaisseur (2634) : on ne peut point s’assurer qu’aucun filet nerveux pénètre leur substance; mais on en voit sortir un grand nombre de vaisseaux lymphatiques (2701).

3°. De VEpididyme (Ëpididymus, Parastata).

2866. L’épididyme (1) est un petit corps oblong, vermifoime, 1 enflé a ses extrémités, mince dans sa partie moyenne , et aplati de haut en bas. 11 est couché le long du bord supérieur du testicule, auquel il paroît comme surajouté.

Entouré d un grand nombre de vaisseaux dont il reçoit

(1) R. R. Efl-i, au-dessus ; J'U'vfJtoç , testicule,

626 ORGANES DE LA GÉNÉRÂT. CHEZ I.’ HOMME, plusieurs ramifications , l’épididyme a une teinte grisâtre assez prononcée. Sa partie supérieure, ou Tête , est beaucoup plus volumineuse que le reste; elle embrasse l’extrémité correspondante du testicule, dont elle reçoit les troncs séminifères, et offre sur sa surface plusieurs sail lies onduleuses. Sa partie inférieure , ou sa Queue , adhère trèsintimement au testicule, et, se réfléchissant en haut et en arrière, se continue avec le canal déférent. Sa partie moyenne , ou son Corps, ne tient le plus souvent au testicule que par l’intermède de la tunique vaginale, qui va de l’un à l’autre.

L’épididyme est placé hors du sac que forme celte membrane , qui ne le recouvre que dans les endroits où il n’adhère point au testicule , et qui adhère elle-même assez fortement à sa surface. En le quittant pour tapisser le testicule, elle forme , entre les deux organes, deux sinuosités oblongues , triangulaires et adossées par leur sommet.

2867. L’épididyme n’est autre chose qu’un conduit formé par la réunion de tous ceux qui ont traversé le corps d’Hyghmor. Ce conduit, très-grêle et replié une inimité de fois sur lui-même , décrit de nombreuses flexuosités qu’unissent des brides celluleuses. Ses parois sont fort épaisses par rapport à son calibre ; sa longueur est considérable : Monro la fait monter à trente-deux pieds. Son volume augmente à mesure qu’il se porte de la tète vers la queue de l’épididyme.

2868. Assez fréquemment, du milieu de cet organe on voit sortir un petit canal qui remonte dans le milieu du coi don des vaisseaux spermatiques, et dont la terminaison n’est pas bien connue.

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