‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 128 sur 161 · DES COUDONS DES VAISSEAUX SPERMATIQUES · texte numérisé non relu

DES COUDONS DES VAISSEAUX SPERMATIQUES

4°. Du Cordon dus Vaisseaux spermatiques { Funiculus

spermalicus).

9-869. Ce cordon, composé de l’artère et de la veine spei manques , de quelques autres vaisseaux sanguins peu 1 onsidéi ables et irréguliers, de vaisseaux lymphatiques, de filets nerveux émanés du plexus spermatique (1816) et de la branche génito - crurale du plexus lombo-abdominal (1701), et d’un canal conducteur du sperme appelé conduit défeient, est enveloppe de plusieurs couches membraneuses, et contient, dans les intervalles de ses parties constituantes , une grande quantité de tissu cellulaire.

Du bord supérieur du testicule, qui est suspendu à son extrémité , jusqu a la symphyse des pubis, le cprdon des vaisseaux spermatiques , ordinairement plus court à droite qu a gauche, d un volume variable suivant les individus , monte presque verticalement; là , il reçoit les nombreuses veines du scrotum, puis il se dirige en dehors et en haut pour entrer dans l’abdomen par l’anneau inguinal, en croisant l’artère épigastrique (25o 5). Alors tous les organes qui le composent se trouvent écartés les uns des autres, et suivent un trajet que nous connoissons déjà.

Les couches membraneuses qui entourent le cordon des vaisseaux spermatiques sont la tunique fibreuse du testicule (9857) et sa tunique érythroïde (2856).

5». Du Conduit défèrent (Ductus deferens).

2872. Né delà queue de l’épididyme, ce conduit remonte, en décrivant plusieurs flexuosités , derrière le testicule, et s engage aussitôt dans le cordon des vaisseaux spermatiques, en arrière et en dedans de l’artère et de la veine du môme nom et des nerfs qui les accompagnent. Après avoir franchi l’anneau inguinal , il abandonne les autres vaisseaux du cordon , descend en arrière et en dedans , parallèlement

628 ORGANES Ï>E LA GÉNÉRÂT. CHEZ l’hOMME,

à celui du côté opposé, sur les côtés de la vessie, passe derrière l’artère ombilicale et devant la partie-inférieur e de l’uretère. Parvenu alors sous la région inférieure et postérieure de la vessie, il se rapproche de son semblable, s’aplatit d’une manière marquée, devient plus adhérent, et change de direction , de manière à marcher presque horizontalement d’arrière en avant et de dehors en dedans, le long du côté interne des vésicules séminales. A la base de la prostate, il reçoit un canal né de ces vésicules, et se continue avec le conduit ejaculateur.

2871. Assez grêle près de son origine et tant qu’il est contenu dans le cordon, le conduit déférent augmente de volume en traversant l’anneau inguinal, et devient du double plus gros en côtoyant les vésicules. A sa terminaison , il reprend le volume qu’il avoit à son origine. Eu égard à ses dimensions , nul conduit n a un diamètre înlerieui aussi petit que le sien ; sa cavité peut à peine admettre un cheveu depuis l’épididyme jusque dans 1 abdomen 5 mais aupiès des vésicules elle augmente sensiblement. Ses parois, de couleur blanche terne, ont une consistance presque cartilagineuse, et sont fort épaisses. Sont-elles tapissées à 1 intérieur par une membrane muqueuse ? On n a point encore pu le démontrer autrement que par analogie.

§ II. Des Vésicules séminales , de la Prostate et des Conduits èjaculateurs.

1«. Des Vésicules séminales (Vesiculæ séminales).

2872. Les vésicules séminales sont deux petites poches membraneuses qui servent de réservoir au sperme. Placées au-dessous de la vessie , au-devant de l’insertion des uretères, au-dessus du rectum, derrière la prostate, en dehors des conduits déférens et en dedans des muscles releveurs de l’anus , irrégulièrement conoïdes, aplaties de haut en

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