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ORGANES DE LA GÉNÉRATION CHEZ LA FEMME

2909. Les organes génitaux de la femme forment un appareil pour le moins aussi compliqué que ceux de l’homme. Les uns servent à l’acte de la copulation : ce sont la vulve , le vagin , etc. - d’autres sont le siège de la conception et en conservent le produit pendant un temps déterminé: c’est l’utérus et ses annexes ; les derniers concourent à l’alimentation de l’enfant après sa naissance : ce sont les mamelles.

§ I. De la V ulve et de ses Annexes.

2910. On donne aujourd’hui le nom de Vulve (Pudendum ) à l’ensemble des parties extérieures de la génération chez la femme , quoique naguères on n’accordât cette dénomination qu à la fente qui existe entre les grandes lèvres et qui conduit dans le vagin.

La vulve est bornée au-devant du pubis par une surface saillante et couverte de poils : c’est le Mont de Vénus

6,/p organes de la générât, chez la femme.

en arrière elle n'est séparée de 1 anus que par un intervalle d’un pouce appelé Périnée ; cet intervalle est par conséquent beaucoup moins étendu que dans 1 homme; on y observe à peine la trace du raphé ( >854)*, sur ses côtés on remarque deux éminences allongées : elles commencent au Mont de Vénus et se réunissent en arrière pour former la Fourchette.

Entre les grandes lèvres , on trouve en haut le C litoris , petit corps dur et plus ou moins saillant et allongé; les petites Lèvres ou les Nymphes , espèces de replis qui naissent du clitoris et se perdent à la face interne des grandes lèvres ; le Vestibule, espace triangulaire compris entre les parties supérieures des deux nymphes ; le Méat urinaire ou l’orifice du canal de l’urèthre; X entrée du Vagin , avec X Hymen ou les Caroncules myrtif ormes ; enfin , entre cette entrée et la fourchette, un petit enfoncement transversal appelé Fosse naviculaire.

, *. Des diverses Parties de la Vulve considérées d’une manière

spéciale.

2911. Mont de Vénus ou Pénil. Plus ou moins saillante suivant les individus, celte éminence , arrondie et située au-devant du pubis , est formée par une masse de graisse sur laquelle la peau est immédiatement appliquée. Elle se couvre de poils à l’époque delà puberté; ces poils sont un peu moins longs que ceux qu’on observe sur la partie correspondante chez l’homme ; ils remplissent aussi un espace plus limité ; rarement ils s’implantent jusqu’auprès de l’ombilic. Leur couleur est très- variable ; ils sont presque toujours très-frisés , particulièrement chez les femmes qui ont abusé du coït.

2912. Grandes Lèvres ( Labia Pudendi ). Ce sont deux replis membraneux, plus épais supérieurement qu’inférieurement , dont la longueur est à peu de chose près la

même chez toutes les femmes , mais dont le volume et la saillie sont en raison directe du degré de l’embonpoint. Leur face externe , contiguë à la partie supérieure et interne des cuisses , est garnie de quelques poils ; elle est formée par un prolongement de la peau , au-dessous duquel ou trouve un assez grand nombre de follicules sébacés. — Leur/ace interne est rouge et tapissée par la membrane muqueuse des autres parties de la vulve; elle est lisse et polie. — Leur bord est un peu convexe , mince ou arrondi; il est revêtu par la peau.

L intervalle qui existe entre la peau et la membrane muqueuse des grandes levres est rempli par un tissu graisseux analogue à celui du Mont de Vénus , et traversé par quelques bandelettes blanchâtres et fibreuses. On y rencontre aussi quelques fibres isolées du muscle constricteur du vagin , des vaisseaux et des nerfs.

2913. Clitoris (1). C’est un petit tubercule allongé, plus ou moins saillant, ordinairement caché par les grandes lèvres , et occupant la partie supérieure et moyenne delà vulve. Chez quelques femmes cet organe se développe d’une manière extraordinaire, et parvient à acquérir la longueur de plusieurs pouces : une pareille conformation est en général en rapport avec une constitution forte et mâle.

Le clitoris ressemble beaucoup à la verge; son extrémité libre forme une espèce de gland arrondi et imperforé, qui est entouré par un repli de la membrane muqueuse analogue au prépuce, et continu latéralement avec les petites lèvres. Au-dessus de ce gland, est un véritable corps caverneux , fixé par deux racines , comme celui de l’homme, aux branches des ischions, et soutenu , sous la symphyse des pubis , par une sorte de ligament suspenseur aplati transversalement. Ce corps caverneux a la même structure que celui de la verge : seulement son tissu spongieux inlé-

(1) KKtflopif des Grecs.

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