‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 135 sur 161 · ORGANES UE LA GÉNÉRÂT. CITEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

ORGANES UE LA GÉNÉRÂT. CITEZ LA FEMME

rieur est plus dense. Relativement à son volume , ce corps reçoit une grande quantité de vaisseaux (2492) et de net fs (iyij2) : ceux-ci ont des anastomoses avec tous ceux des parties génitales.

2914. Petites Lèvres ou Nymphes (Nymphce ) (1). On nomme ainsi deux crêtes membraneuses , érectiles , allongées , aplaties transversalement , plus épaisses à leur partie moyenne qu’aux extrémités , qui naissent à droite et à gauche des parties latérales du prépuce du clitoris, qui s’écartent l’une de l’autre, se placent sur la surface interne des grandes lèvres , et s’y terminent en s’amincissant vers le milieu du contour de l’orifice du vagin. Leur longueur au reste varie beaucoup ; elles sont quelquefois ties-pentcs ^ on les a même vues manquer : Riolan et Morgagni en citent des exemples. Il est des peuples chez lesquels leur largeur est telle quelles dépassent le niveau des grandes lèvres , et qu’on est oblige d’en pratiquer la rescision.

Les petites lèvres sont formées chacune par deux feuillets de la membrane muqueuse de la vulve repliée sur ellemême , et contiennent dans leur épaisseur une couche mince d’un tissu spongieux , érectile. Beaucoup de vaisseaux se ramifient aussi dans leur substance.

2916. Méat urinaire et Urèthre. On appelle, chez la femme, méat urinaire l’orifice de l’urèthre. Ce canal est, chez elle, bien différent de ce qu’il est dans l’homme. Long d’un pouce seulement , il est plus large que chez lui et susceptible d’une grande dilatation. Très-évasé à son origine, il descend obliquement en avant pour se tei miner au bas du vestibule , au-dessus de l’orifice du vagin. Dans ce trajet, il décrit une légère courbure dont la concavité est tournée en haut. Ses parties latérales et sa partie inférieure

(1) Nt <7* p an des Grecs, parce qu’on croyoit qu’elles étoient destinées A diriger le jet des urines , et qu’elles présidoient A leur émission, comme les Nymphes à l’écoulement des eaux des fontaines.

sont, pour ainsi dire, enlbrassées par Ja paroi supérieure du vagin. En haut, il est en rapport avec le ligament inférieur de la vessie , la symphyse des pubis, et le corps caverneux du clitoris. La membrane muqueuse qui le tapisse est rougeâtre et forme plusieurs plis longitudinaux très-saillans; elle présente , spécialement en bas , une grande quantité de lacunes muqueuses. Celte membrane est enveloppée par une couche mince de tissu spongieux, et on ne rencontre à l’extérieur aucun corps analogue à la prostate.

L’orifice externe de l’urèthre est environné par une espèce de bourrelet que forme la membrane muqueuse de Ja vulve, et qui est constamment plus saillant en bas qu’en haut.

2917. Entrée du vagin. Elle est occupée par l’hymen ou par les caroncules myrtiformes.

i°. L’ Hymen (1), sur l’existence duquel on a fort longtemps disputé, et qu’on regarde comme un des signes les plus certains de la virginité, est un repli plus ou moins marqué de la membrane muqueuse de la vulve au moment où elle pénètre dans le vagin. Sa forme est excessivement variable; semi-lunaire, parabolique ou circulaire, il ne ferme pas ordinairement le canal d’une manière exacte. Cependant quelquefois on l’a vu former une cloison complète qui s’opposoit au coït ou à l’écoulement des menstrues. Son épaisseur varie autant que sa forme et sa largeur. On y aperçoit quelques ramifications vasculaires.

20. Les Caroncules myrtijonnes sont de petits tubercules rougeâtres , arrondis ou aplatis , plus ou moins saillans, qu’on n’observe que chez les femmes déflorées, et qn’on regarde habituellement comme les débris de l’hymen déchiré par l’introduction de la verge dans le vagin ou par 1 accouchement. Leur nombre est indéterminé et varie de deux à cinq ou six. Leur couleur et leur consistance sont

(l) Membrane.

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