‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 142 sur 161 · U È S MAMELLE S. C · texte numérisé non relu

U È S MAMELLE S. C

cellulo-Glamenteuse, dont la face interne envoie dans le parenchyme de l’organe un fort grand nombre de prolongemens. Ce parenchyme lui-même est mou et comme spongieux -, lorsqu’on le déchire, il paroît composé de lobules celluleux et vasculaires, grisâtres , gorgés d’une grande quantité de fluide. Au milieu de ces lobules, sont logées de petites vésicules, au nombre de quinze à vingt, transparentes, de la grosseur d’un grain de millet, et formées p'ar une pellicule très-fine dans laquelle est renfermé un liquide visqueux, rougeâtre ou jaunâtre. Autour de ces vésicules les ramifications vasculaires sont plus nombreuses et plus déliées.

§ III. Des Mamelles (Mammæ).

a. Disposition générale .

2945. Avant l’âge de la puberté, les mamelles, très-peu développées , concourent à peine à établir la différence des sexes ; mais chez la femme adulte et bien conformée , elles se présententsurles parties latérales elantérieurede la poitrine, entre les aisselles et le sternum , sous la forme de deux éminences hémisphériques , un .peu coniques , dures et fermes , légèrement écartées l’une de l’autre, recouvertes d’une peau fine , unie , demi-transparente , plus douce au toucher et moins colorée que celle du reste du corps. Aucune ride , aucun pli ne s’y remarquent dans l’état de santé.

2946. Cependant, vers la partie centrale de chaque mamelle , on voit tout-à-coup la peau changer subitement de couleur et prendre une teinte rose chez les jeunes filles , ou d’un brun rougeâtre chez les femmes qui ont allaité plusieurs enfans. Ce cercle de la peau, où celle-ci est remarquable par son extrême ténuité, présente cependant un aspect rugueux dû à la présence de glandes sébacées , et est

(356 ORGANES DE LA GÉNÉRÂT. CHEZ LA FEMME, appelé Y Auréole de la mamelle. Ces glandes , dont le nombre varie de quatre à dix , sont disséminées indistinctement sur toute l’auréole, ou forment un cercle régulier près de sa circonférence; elles offrent, près de leur sommet, deux, trois ou quatre petites ouvertures, orifices de leurs conduits excréteurs. Elles semblent destinées à fournir un fluide onctueux propre h défendre le mamelon de l’action de la salive de l’enfant qui tette.

2947. Au milieu de l’auréole s’élève le Mamelon ( Pa pilla ) , éminence conoïde , d’une teinte rosée , susceptible d’une sorte d’érection pendant la vie , et à la surface de laquelle viennent s’ouvrir les vaisseaux galactophores. La peau qui recouvre ce mamelon est rugueuse , réticulée , et garnie d’un grand nombre de papilles très-fines. Les orifices des conduits galactophores qu’on observe à sa surface sont environnés de poils excessivement fins et déliés.

b. Organisation des Mamelles.

2948. Outre la peau qui les recouvre, les mamelles sont encore composées d’une couche de tissu cellulaire graisseux plus ou moins épaisse, d’une glande volumineuse , de vaisseaux de différens genres et de nerfs.

2949. Couche graisseuse. C’est principalement à elle que le sein doit son volume et ses formes , et le tissu cellulaire paroît ici d’autant plus imprégné de graisse, que la mamelle est tout à la fois et plus volumineuse et plus molle , car dans les jeunes filles , où elle est ferme , on trouve ordinairement peu de graisse.

2950. Glande mammaire. Elle est placée au-dessous de la couche graisseuse , au-devant du muscle grand pectoral , et représente une espèce de gâteau convexe , à surface inégale , à base très-irrégulièrement circonscrite, surtout chea les femmes qui ont allaité plusieurs fois, et qui se prolonge plus loin en haut et en dehors qu’eu bas et en dedans.

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