‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 17 sur 161 · IC · texte numérisé non relu

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sort pour entrer dans le crâne au-dessous de la dure-mère, qui le recouvre et qui le maintient dans un sillon osseux jusque sur les côtés de l’apophyse crista-gallL Là, il pénètre , sans avoir fourni aucun filet à la dure-mère et sans s’être anastomosé avec le nerf olfactif, dans la petite fente qui existe à la partie antérieure des gouttières etkmoïdales, et parvient ainsi à la voûte des fosses nasales , où il augmente de volume et se divise en deux filets , l’un interne et l’autre externe.

Le premier descend sur la partie antérieure de la cloison entre les deux feuillets de la membrane pituitaire; après un court trajet, il se partage en deux autres filets; l’un ( Naso-lobaire, Chauss. ), très-mince , descend sur la face postérieure de l’os du nez , logé dans un sillon osseux ou même dans un canal véritable , qui commence à l’épine nasale du coronal ; il sort ensuite entre les os propres du nez et les portions latérales de son cartilage, augmente de volume et de solidité et se ramifie dans les tégumens du lobe ; l’autre, un peu moins fin, descend sur la membrane pituitaire au niveau du rebord de la cloison , et se termine près de sa base en se subdivisant.

Le second fournit , presque dès son origine , un filet qui s’engage dans un canal osseux pratiqué derrière l’os du nez ou sur l’épine nasale du coronal; il se retrouve à nu nu-dessous delà membrane inférieurement, où il traverse un des petits trous creusés sur les os, pour se terminer dans la peau. Ensuite on voit naître deux ou trois autres lilels qui descendent à la partie antérieure de la paroi externe dis fosses nasales jusqu’au cornet inférieur. Quelquefois 1 un d’eux est contenu dans un canal osseux.

Je n’ai pas pu rencontrer les filets que plusieurs anatomistes font venir, du nerf nasal interne , dans les sinus frontaux et dans les cellules ethmoïdales.

j 548. Hameau nasal externe (R. palpébral, Chauss.). Il marche dans la direction primitive du nerf , le long de

UU K ER F MAXILLAIRE SUPÉRIEUR. Io3

la paroi interne de l’orbite , et, parvenu au-dessous de la poulie cartilagineuse du muscle grand oblique , il s’anastomose avec un filet du nerf frontal interne , sort de l’orbite , et se divise en plusieurs filets qui se distribuent à la paupière supérieure , où ils s’unissent avec des filets du nerf frontal interne ; à l’inférieure, où ils rencontrent ceux des nerfs sous-orbitaire ou facial ; à la caroncule lacrymale 5 sur le sac du même nom -, sur le dos du nez, où ils s’anastomosent souvent avec les ramifications naso-lobaires; dans le muscle pyramidal, et dans la peau.

2* . Du Nef maxillaire supérieur ( Nef sus -maxillaire , Ch.;

Nervus maxillaris superior, Soemm.).

i549- Plus gros que le nerf ophthalmique , plus petit que le maxillaire inférieur, le nerf maxillaire supérieur naît de la partie moyenne du renflement commun du nerf trifacial , se dirige en avant et un peu en dehors, et pénètre dans le trou grand rond du sphénoïde , pour passer dans la fosse sphéno-maxillaire (35 1). Depuis son origine jusqu’à ce point, le nerf, large d’abord, rétréci ensuite, offre une forme triangulaire, et conserve une teinte grise et une disposition plexiforme très-apparente. A sou entrée dans la fosse sphéno-maxillaire, il ressemble aux autres nerfs; il traverse celle-ci horizontalement, s’introduit dans le canal sous-orbitaire, le parcourt et en sort pour s’épanouir dans la joue.

i55o. Rameau orbitaire. En traversant le trou rond du sphénoïde, quelquefois dans la fosse sphéno-maxillaire même, le nerf maxillaire supérieur fournit un rameau assez considérable , qui se porte en avant et en haut , et pénètre dans l’orbite par la fente sphéno-maxillaire. 11 s’y divise , au-dessous du muscle droit inférieur de l’oeil , en deux filets : l’un , malaire , s’anastomose d’abord avec le sterf lacrymal, traverse un conduit de l’os de la pommette,

It>4 ORGANES DE L À SENSIBILITÉ,

se distribue au muscle orbiculaire des paupières et à la peau , et se termine en s’unissant à un filet du nerf facial j 1 autre , temporal , passe à travers la portion orbitaire du même os, se rend dans la fosse temporale, communique avec un rameau du nerf maxillaire inférieur, remonte obliquement en dehors et en arrière , perce l’aponévrose temporale , devient sous-cutané, accompagne l’artère temporale superficielle , s’anastomose avec quelques filets du nerf facial, etseperd dans la peau des tempes et du sommet de la tête.

i55i. Dans la fosse sphéno-maxillaire, le nerf maxillaire supérieur reçoit un ou deux rameaux courts et gros , qui viennent du ganglion sphéno-palatin, et se dirigent, au -milieu du tissu cellulaire graisseux, de bas en haut, de dedans en dehors et d’arrière en avant , suivant une marche contraire à celle du tronc nerveux. Il fournit encore , dans le même endroit , les rameaux dentaires postérieurs et supérieurs , d’un volume assez considérable, au nombre de trois ou quatre , et descendant sur la tubérosité maxillaire , où , après plusieurs flexuosités , ils s’engagent dans des ouvertures qu’elles leur présente (^32). Ces ouvertures les transmettent dans des canaux creusés dans l’épaisseur de l’os , où ils se divisent en plusieurs filets qui descendent en avant pour aller gagner les racines des trois ou quatre demi ères dents molaires. Un cle ces filets pénètre dans le sinus maxillaire par un orifice spécial , en suit la paroi externe, et va s’anastomoser avec un rameau du nerf dentaire antérieur : un autre n’entre point dans les conduits de la tubérosité j il sc contourne sur le bord alvéolaire, et se distribue aux gencives et aux muscles buccinateur et ptérygoïdien interne.

i55a. Dans l’intérieur du canal sous-orbitaire, le nerf qui nous occupe ne fournit point de branche marquée, mais il semble divisé en plusieurs faisceaux qui restent accolés les uns aux autres et qui marchent parallèlement.

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