DES NERFS MOTEURS OCULAIRES EXTERNES
parviennent au bord libre de la lèvre inférieure , où ils forment une sorte de plexus , aux cryptes muqueuses qui s’y trouvent, et à la peau des parties environnantes.
1 564- Rameau auriculaire ou temporal superficiel ( R. temporal cutané , Cliauss. ). Son origine a lieu tantôt par une seule, tantôt par deux racines , dans l’intervalle desquelles passe l’artère sphéno-épineuse ; il se contourne ensuite en arrière et en dehors , entre le condyle de la mâchoire et le conduit auriculaire , et là , il donne deux filets qui s’anastomosent avec le nerf facial ; puis , couvert par la glande parotide, il remonte profondément au-devant de ce conduit , fournit un filet à l’articulation temporo-maxillaire, et gagne la base de l’apophyse zygomatique, après avoir donné des ramifications aux parties profondes do l’oreille, et spécialement à la peau du conduit auditif, où elles parviennent en passant entre sa portion osseuse et sa portion libro-cartilagineuse : plusieurs d’entre elles se répandent un peu plus loin sur le pavillon et dans la conque. Alors il se divise en deux filets , l’un antérieur, l’autre postérieur , qui accompagnent , en se subdivisant , les branches de l’artère temporale , et se répandent dans les tégumens de la tempe , du front , et du sommet de la tète, en s’anastomosant fréquemment avec ceux du nerf facial et du rameau occipital du second nerf cervical. Le filet postérieur en particulier envoie beaucoup de ramifications à l’oreille externe , c’est-à-dire à l’hélix et aux deux muscles auriculaires antérieur et supérieur.
Des Nerfs moteurs oculaires externes ( Sixième paire de la plupart des anatomistes; Nerfs oculo-muscu/aires externes , Chauss. ; Nervus sextus «Ve abducens , Soemm.).
t565. Au premier coup-d’œil, ce nerf paroît naître du «illon qui sépare la protubérance annulaire de la moelle vertébrale ; mais , avec un peu d’attention , on voit que ses
racines sont situées à côté des éminences pyramidales , le long desquelles elles montent jusqu’au sillon, où elles se partagent en deux faisceaux distincts , que recouvrent quelquefois les dernières fibres de la protubérance , et qui ne tardent point à se réunir un peu plus eu avant. Chacun de ces faisceaux est composé de deux ou trois filets placés les uns derrière les autres.
1566. Le nerf, ainsi formé, tient le milieu pour la grosseur entre les nerfs pathétique et moteur commun ; il est entouré d’un névrilemme depuis l’instant où il paroît sous la protubérance ; il se porte en avant , en haut et en dehors , le long de la gouttière basilaire, jusqu’au-dessous de l’apophyse clinoïde postérieure , où il perce la dure-mère sur les côtés de la lame quadrilatère du sphénoïde. Il entre alors dans le sinus caverneux , dans l’intérieur duquel il est accompagné jusqu’à une certaine distance par l’arachnoïde, qui lui a fourni une enveloppe depuis son origine. Il se place en dehors de l’artère carotide interne à laquelle il tient par un tissu cellulaire assez serré, et est séparé du sang du sinus par un repli de la membrane interne de celui-ci 5 dans le sinus même, il se dirige en avant, en dehors et en bas , et il acquiert une teinte rougeâtre et un volume un peu plus considérable. En passaut au-dessus de l’orifice du canal carotidien , il reçoit d’arrière en avant deux ou trois filets grisâtres et mous qui viennent du ganglion cervical supérieur.
1567. Le nerf moteur externe entre dans l’orbite par la fente sphénoïdale 5 la dure-mère lui offre une ouverture particulière au-dessus de celle de la veine ophthalmique. Il passe entre les deux faisceaux postérieurs du muscle droit externe de l’oeil , avec les nerfs moteur commun et nasal , auxquels il est uni assez intimement; puis , se prolongeant le long de la face oculaire de ce muscle , il se perd entièrement dans sou épaisseur par plusieurs filets qui le pénètrent en divergeant.