DES SERFS PHEUMO -GASTRIQUES
-postérieure de la trachée-artère , vont se ramifier sur la face intérieure de ce conduit, en donnant à ses cryptes muqueuses. Mais , à la partie inférieure du larynx , le nerf récurrent envoie des filets au muscle constricteur inférieur du pharynx, sous lequel il se glisse , et se partage en deux ou trois rameaux secondaires : l’un d’eux fournit des subdivisions à la membrane muqueuse du pharynx, derrière le larynx ; les autres donnent aux muscles crico-aryténoïdiens postérieur et latéral, et, s’engageant à travers la membrane crico-thyroïdienne, vont se terminer au muscle thyro-aryténoïdien et à la membrane muqueuse du larynx, où il y a quelques communications entre eux et les filets du nerf laryngé supérieur interne (1599). Les autres muscles du larynx n’en reçoivent aucun.
Quant au nerf laryngé inférieur gauche , il diffère du précédent parce qu’il naît beaucoup plus bas que lui dans la poitrine ; qu’il décrit à son origine une arcade bien plus étendue, vu qu’il se contourne autour de la crosse de l’aorte, et que ses filets pulmonaires et cardiaques appartiennent à la partie postérieure de l’artère pulmonaire etdu
cœur.
i6o3. Après avoir donné naissance aux rameaux laryngés inférieurs , le n^rf pneumo-gastrique , dans 1 intérieui du thorax , fournit des filets nombreux au niveau de la bifurcation de la trachée. Trois ou quatre descendent sur la face antérieure de celle-ci , se subdivisent et s’anastomosent un grand nombre de fois avec ceux du rameau laryngé inférieur et du ganglion cervical inférieur , avec lesquels ils concourent à la formation du Plexus pulmonaire : quelques-unes de ces ramifications se perdent isolément suri artère pulmonaire et sur la partie antérieure des bronches, quelles accompagnent plus ou moins loin. Trois ou quatre autres filets se portent derrière la trachée, et vont en partie se distribuer à sa portion membraneuse et à ses cryptes muqueuses , en partie se ramifier sur l’œsophage. Ils jettent
également quelques subdivisions dans le plexus pulmonaire.
1604. Immédiatement avant de parvenir aux bronches , le tronc du nerf augmente considérablement de volume ; ses filets s’écartent les uns des autres, et forment une espèce de trame aréolaire, à mailles plus ou moins larges, plus ou moins nombreuses , dans lesquelles se trouvent logés des vaisseaux enveloppés de beaucoup de tissu cellulaire. Cette disposition des filets du nerf a ici l’aspect d’un véritable plexus , et c’est en effet le commencement du Plexus pulmonaire ; c’est de là que partent le plus grand nombre des ramifications que donne le nerf pneumo-gastri que à ce plexus , un des plus compliqués du corps : car, outre les différens filets que nous avons déjà vu entrer dans sa composition . il en reçoit encore du ganglion cervical inférieur et des premiers ganglions thoraciques. Il occupe la partie postérieure de chaque poumon , ou il forme un réseau dans lequel sont renfermes beaucoup des ganglions lymphatiques des bronches ; ce réseau envoie de toutes parts des filets grêles et peu ramifiés, mais communiquant assez fréquemment ensemble , lesquels paroissent destinés à la membrane et aux cryptes muqueuses des bronches , sur lesquelles ils se subdivisent à l’infini , sans paroîlre appartenir au tissu parenchymateux ou aux vaisseaux sanguins du poumon.
1605. Après s’être écartés les uns des autres au niveau des plexus pulmonaires , les différens filets des nerfs pneumo gastriques se réunissent de nouveau, et forment deux cordons allongés qui descendent le long de l’œso-
phage,et que, pour cette raison, on nomme les Cordons œsophagiens.
Le Cordon œsophagien du côté droit semble formé par quatre ou cinq rameaux principaux sortis de la région inférieure du plexus pulmonaire correspondant , et descend sur les parties latérales et postérieure de l’oesophage. Avant