DES NEUFS PNE UM0 -GASTRIQUES
les uns,, supérieurs , se portent dans les muscles lingual et glosso-staphylin , et dans les cryptes muqueuses environnantes ; ceux-ci, conjointement avec un filet précédemment indiqué (i56a), forment autour de l’amygdale un véritable plexus ( circulus tonsillaris ), et lui fournissent des filets marqués; d’autres, inférieurs , descendent dans le muscle hyo-glosse et dans les replis muqueux glossoépiglottiques (i 384) ; ceux de celte dernière partie en envoient un ou deux qui tombent sur l’épiglotte , mais ne peuvent être suivis que très-difficilement dans le tissu de cet organe. Les rameaux du troisième ordre ou les moyens s’enfoucenl dans les fibres de la langue , au-dessous du muscle hyo-glosse , remontent à la surface supérieure de cet organe, et se perdent dans ses follicules muqueux, ne se répandant que très-peu dans son tissu charnu.
i5c)3. Le nerf glosso-pharyngien est placé , dans la langue, au-dessus du nerf hypoglosse et au-dessous du rameau lingual du nerf maxillaire inférieur; il est plus petit qu’eux deux, et ne paroit point s’anastomoser avec leuis filets.
t>es Nerfs pneumo - gastriques , Chauss. [Nerfs vogues ou de
Ici huitième paire, de la plupart des anatorn Xxervus vagus ,
SoEMM.). •’
1594. Les nerfs pneumo-gastriques naissent immédiatement au-dessous des précédons , derrière les éminences olivaires et trè^-p^ès des corps resliformes , par une ou deux rangées de filets , longues de cinq à six lignes , et régulièrement disposées. Ces filets, qui sont fort nombreux , le plus souvent bifurques et Irès-grèles , ne se prolongent jamais jusqu’au ventricule du cervelet; ils sont , des leur origine, enveloppés par le névrilemme, et présentent une solidité remarquable. Réunis d’abord en six, huit ou dix faisceaux plus considérables . placés les uns
sous les autres , ils forment un ruban large et mince dans lequel ils restent parallèles sans communiquer entre eux. Ce ruban, entouré par l’arachnoïde, se porte en dehors et en avant , arrive au trou déchiré postérieur, et le traverse dans un canal spécial de la dure-mère , inférieur à celui du nerf glosso-pharyngien , qui n’a ainsi alors aucune communication avec le nerf pneumo-gastriqne : une cloison fibreuse très-apparente les sépare l’un de l’autre en effet dans cette partie de leur trajet ; une autre cloison, quelquefois osseuse (199) en tout ou en partie, les distingue tous deux de la veine jugulaire interne, qui se place entre eux inférieurement.
i5g5. Immédiatement à sa sortie du crâne , le nerf pneumo-gaslrique a la forme d’un cordon arrondi; tous les filets qui le composent s’anastomosent les uns avec les autres dans l’étendue d’un pouce environ , et lui donnent l’apparence d’un plexus très-serré , très-dense, et quelquefois cèlle d’un ganglion. Au reste , dans cette partie , il est constamment un peu renflé et a une teinte grisâtre : il se trouve aussi alors uni intimement aux nerfs hypoglosse , spinal et glosso-pharyngien par un tissu cellulaire serré, résistant, non adipeux, fort adhérent, et dans lequel sont également plongés les filets ascendans du ganglion cervical supérieur.
1596. D’abord placé devant le nerf hypoglosse, presque aussitôt le pueumo-gastrique lui devient postérieur en descendant , et s’en sépare tout-à-faitjiu Jïîyeaude l’apophyse transverse de l’atlas : aloqs il passe sur les muscles grand droit antérieur de la tète et long du cou , en dehors de l’artère carotide primitive et en arrière de la veine jugulaire interne auxquelles il est uni , ainsi qu’au cordon nerveux de communication de§ ganglions cervicaux, par un tissu cellulaire moins dense que celui qui l’entourait â sa sortie du crâne , mais, comme lui , dépourvu de graisse , filamenteux et membraneux.
DES NERFS PNEUMO-GÀ.STRIQTJES. Iî5
Arrivé à la partie inférieure du cou , le tronc du nerf pneumo-gastrique entre dans la poitrine en se glissant derrière la veine sous-clavière , et se comporte différemment à droite et à gauche : dans le premier sens , il passe devant l’artère sous-clavière ; dans le second , devant la crosse de l’aorte ; il se dirige d’abord, en arrière , et augmente de volume ; placé ensuite derrière les troncs des bronches, il les quitte pourse porter sur l’œsophage, qu’il accompagne à travers le diaphragme pour se terminer sur l’estomac. Dans cette dernière partie de son trajet, le nerf du côté droit est manifestement placé beaucoup plus en arrière que celui du côté gauche.
1597. Dans l’intérieur même du trou déchiré postérieur, le uerf pneumo-gastrique envoie un ou deux, filets anastomotiques au nerf spinal ; en en sortant il commuuiqirn avec le nerf glosso-pharyngieu (iôgi) par un autre filet qui décrit une courbure, de la convexité duquel s’échappe quelques ramifications qui se perdent dans le muscle grand droit antérieur de la lete; il s anastomose aussi avec le nerf hypoglosse et avec des ramifications du ganglion cervical supérieur.
1098. Rameau pharyngien. Tout près du filet de communication avec lé nerf glosso-pharyngien , soit au-dessus, soit au-dessous , le nerf pneumo-gastrique donne aux parois du pharynx un rameau assez considérable auquel vient se joindre-, au moment de sdn origine, un filet du nerf spinal. Ce ràmeai» /.descend obliquement en dedans derrière l’artère carôKde interne dont il croise la direction, et à laquelle il est comme collé ail niveau de l’atlas; là, il fournit un ou deux filets qui s’unissent à ceux que le nerf glosso-phafyngien envoie autour de cette artère, et forment avec eux une espèce de plexus réticulé qui l’embrasse. Le rameau approche ensuite du pharynx , augmente sensiblement de volume , et se partage en un grand nombre de filets vers le bord supérieur du muscle con-
I2Ô On CAMES DE LA SENSIBILITÉ.
strideur moyen. Ces filets s’anastomosent dans une foule de directions différentes avec des filets du nerf glqsso-pharyngien , du rameau laryngé supérieur , et du premier ganglion cervical ; ils constituent avec eux le plexus pharyngien , dont les mailles irrégulières, plus ou moins nombreuses suivant les individus, envoient sur tout le pharynx des ramifications multipliées et souvent fort étendues ^ quelques-unes d entre elles qui , comme le plexus lui-même, ont une teinte grisâtre, remontent dans le constricteur supérieur ; d’autres descendent dans l’inférieur-, une ou deux suivent l’artère carotide interne et s’anastomosent avec des filets des ganglions cervicaux sur l’artère carotide primitive.
1599. Rameau laryngé supérieur. Séparé du tronc audessous du précédent et plus ou moins loin de lui , ce rameau, plus gros, plus arrondi et plus blanc, se glisse de même derrière l’artère carotide interne , descend en dehors du ganglion cervical supérieur, forme une anse autour de son extrémité inlerieure , et se divise en deux rameaux secondaires , l’un externe, l’autre interne , après s etre anastomose par quelques filets avec le ganglion cervical supérieur, et avec le nerf hypoglosse, et en avoir jeté quelques autres dans le plexus pharyngien.
Le rameau laryngé externe descend en bas et en dedans, parvient sur les côtés du larynx , donne aux muscles sternothyroïdien , hyo-thyroïdien , constricteur inférieur et crieothyroïdien, des filets dont quelques-uns pénètrent dans le larynx entre les cartilages thyroïde et cricoïde. Quelquesunes de ces ramifications se prolongent jusque sur le corps thyroïde.
Le rameau laryngé interne se dirige en dedans derrière le muscle thyro-hyoïdien , entre l’os hyoïde et le cartilage thyroïde , traverse la membrane qui les unit ,• et s’épanouit tout de suite en plusieurs filets rayonnans qui grossissent et qui se ramollissent îrès-manifesteuieut en s’écartant les
CES N ERES rNEUMO- G AST lî 1 QUE5. 15-
«ns des autres. Les supérieurs remontent au-devant de l'épiglotte et de sa glande , auxquelles ils se distribuent ainsi qu’à la membrane du pharynx, en s’anastomosant quelquefois sur la ligne moyenne avec ceux du côté opposé : plusieurs de ceux qui rampent à la surface de l’épiglotte s’engagent dans les trous dont est percé ce fibro-cartilage , ainsi que l’a remarqué Biehat -, mais on ne peut peut point les poursuivre sur la face opposée. Les filets inférieurs , d’un volume plus marqué, se distribuent dans les membranes muqueuses du larynx et du pharynx , à la glande aryténoïde, au muscle aryténoïdien : l’un d’eux, moins remarquable par son volume que par son trajet , descend entre le cartilage thyroïde et le muscle thyro-aryténoïdien , puis entre ce cartilage et le muscle crico aryténoïdien latéral , pour se jeter en totalité dans le muscle crico-lhyroïdien : quelquefois il se trouve renfermé dans un canal creusé dans l’épaisseur du cartilage. Jamais ces ramifications ne s’étendent aux autres muscles du larynx , auxquels est réservé le nerf laryngé inférieur ; quelques-unes d’entre elles s’anastomosent , sur la membrane muqueuse , avec des filets ascendans de ce dernier.
1600. Au-dessous du nerf laryngé, les pneumo-gastriques, descendant le long du cou, donnent un filet qui va s unii à la branche cervicale du nerf hypoglosse, une autre qui se joint à la première paire cen icale , et deux ou trois filamens grisâtres et déliés ijui sc portent sur l’artère carotide interne, et se perdent dans ses parois au moment où elle se sépare de l’externe.
160 r. Rameaux cardiaques. Mais constamment les neifs dont f il s’agit fournissent des rameaux plus considérables et dilférens à droite et à gauche , lesquels semblent destinés a se porter dans les plexus nerveux du coeur. Le nerf du cote droit donne les siens à un pouce environ au-dessus de 1 origine de l’artère carotide correspondante, SU| laquelle ils se collent , en descendant en dehors et en 6'' prolongeant sur l’artère innofninée, pour se perdre enfin
dans les filets cardiaques du ganglion cervical inférieur. Le supérieur est plus constant et plus considérable que les inférieurs , qui sont au nombre de deux ou trois.
Le nerf du côté gauche n’envoie ordinairement qu’un seul rameau qui descend le long de l’artère carotide, se répand sur la crosse de l’aorte, et se perd dans le plexus cardiaque voisin. Il est rare qu’il en fournisse d’autres.
1 602. Rameaux laryngés inférieurs ou récurrens ( Rameaux trachéaux , Chauss. ). Ces rameaux présentent des, différences assez remarquables suivant qu’on les examine à droite ou à gauche : ils naissent du tronc du pneumogastrique dans l’intérieur même du thorax , et remoutentt se distribuer au cou.
Celui du côté droit se sépare au niveau du bord inférieur de l’artère sous-clavière , se porte en arrière et en dedans , se recourbe en haut derrière elle et de manière à l’embrasser,, se place derrière les artères carotide primitive et thyroïdienne inférieure correspondantes , s’applique sur le côté; de la trachée-artère , occupe le sillon qui la sépare dce l’oesophage , et arrive au larynx. Au moment de sa naissance , le nerf laryngé inférieur donne deux ou trois ûlets> qui vont s’unir au filet cardiaque du tronc pneumo-gas— trique et à ceux du ganglion cervical inférieur , et forment avec eux un plexus entre l’artère sous-clavière et la trachéeartère. Un peu plus haut, il en fournit quelques autres, eni nombre variable, lesquels descendent sur le devant de la tranchée-artère , se jettent en partie dans l’entrelacement de1; précédens, et accompagnent en partie les artères pulmonaire droites. Quelques-unes de leurs ramifications se perden; dans les plexus cardiaques antérieurs. Le long de la trachée artère il s?en sépare encore quelques-uns qui se distribueni dans les parois de l’oesophage, où ils s’anastomosent aven ceux du côté opposé et avec ceux des ganglions cervicaux, ou qui se répandent à la partie inférieure et superficiel^ du corps thyroïde, ou qui enfin, perçant la membran