‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 34 sur 161 · DU NERF POPLITÉ INTERNE. !Ç · texte numérisé non relu

DU NERF POPLITÉ INTERNE. !Ç

léaire et de ceux qui occupent la région postérieure et profonde de la jambe. Plus bas , il s’en sépare encore quelques-uns qui vont aux tégumens. Mais , vers la malléole interne , il en naît un autre qui , uni à l’un des précédens , se porte dans les tégumens de la plante du pied.

i ?49- Nerf plantaire interne. Plus gros que l’externe,

qui s’en sépare en formant un angle aigu , il marche directement et horizontalement en avant au-dessus du muscle adducteur du gros orteil , à côté du tendon de son long fléchisseur, jusqu a 1 extrémité postérieure du premier os du métatarse , et donne en passant des ramifications aux muscles adducteur du gros orteil , court fléchisseur commun et accessoire. Mais la , il se partage d’une manière variable en quatre rameaux, qu’on peut désigner par leurs noms numériques en comptant de dedans en dehors. — Le pjemiei , plus petit que les autres, suit la face inférieure du muscle court fléchisseur du gros orteil qui en reçoit quelques filets , se porte le long de la partie inférieure et interne de ce doigt, et s’y perd, en envoyant néanmoins quelques filets en haut. — Le second , horizontalement dirigé en avant, entre les deux premiers os du métatarse, d abord au-dessus, puis au-dessous du muscle petit fléchisseur commun des orteils , qui en reçoit plusieurs filets, de même que le premier muscle lombrical , se partage, vis-à-vis la première articulation métatarso-phalangienne , en deux rameaux secondaires , dont l’un se répand en dehors du premier orteil , et l’autre en dedans du second , en envoyant en haut quelques filets qui s’anastomosent avec ceux du nerf interne et profond du dos du pied (i743) , et qui eux-mêmes sont anastomosés par arcades dans la pulpe des orteils. — Le troisième , placé entre les second et troisième os du métatarse, donne des filets au second muscle lombrical, et, par rapport aux second et troisième oi teils, suit absolument la même marche que le précédent.

Le quatrième , enfin, avance entre les troisième et

IC)2 ORGANES de la sensibilité.

quatrième os du métatarse, et suit encore la même marche par rapport aux troisième et quatrième orteils.

i y5o. Du Nerf plantaire externe. Celui-ci marche obliquement en avant et en dehors , entre les muscles court fléchisseur commun des orteils et accessoire du long fléchisseur auxquels il donne des filets , et dans l’espèce de gouttière placée près de la grosse tubérosité du calcanéum. Arrivé à l’extrémité postérieure du cinquième os du métatarse, il se divise en deux branches, l’une superficielle, l’autre profonde. Mais auparavant il envoie le plus ordinairement un rameau assez fort au muscle abducteur du petit orteil.

1751. Branche superficielle. Elle avance sous le bord externe du pied , et se partage bientôt en deux rameaux, l’un externe , qui donne un filet au muscle fléchisseur dupent orteil , et se perd sur le bord correspondant de cet orteil; l’autre interne , qui se porte entre les deux derniers os du métatarse , donne un filet au quatrième muscle lombrical , communique avec le rameau précédent, et se subdivise sur les côtés contigus des quatrième et cinquième orteils.

1752. Branche profonde. Elle fournit, dès sa naissance, un filet au muscle court fléchisseur du petit orteil , et s’enfonce en remontant en dedans et en avant entre les muscles inter-osseux et abducteur oblique du gros orteil , en formant une sorte d’arcade dont le côté postérieur ne donne point de filets , mais dont l’antérieur en envoie aux muscles inter osseux, et abducteur transverse du gros orteil.

Î)U SYSTÈME nerveux des ganglions.

5 III. Du Système nerveux des Ganglions , ou du Nerf grand sympathique et inter -costal de beaucoup d'au-

leurs.

Considérations générales.

1753. On appelle Ganglions de petits centres nerveux , ( e la periphéne desquels parlent des filets qui vont s’anastomoser avec les nerfs voisins ou se perdre* clans le tissu des organes. On ne les rencontre qu’au tronc, car les membres en sont dépourvus; ils communiquent tous les uns avec les autres, et offrent une structure particulière. Ils se présentent constamment sous l’apparence de petits corps rougeâtres ou grisâtres, toujours profondément situés au milieu du tissu cellulaire , dépourvus d’une enveloppe spéciale , d’une orme et d’un volume assez variables; leur tissu est mou, spongieux; il est homogèneet n’offre aucune trace défibrés m de filamens au premier coup, d’oeil ; mais, après des dissections soignées, on croit le voir composé d’une multitude de filets nerveux : c’est au moins l’opinion de Scarpa , qui est d un grand poids en anatomie ; il se racornit par l’effet de la coction, à moins qu’elle ne soit long-temps prolongée; alors, au contraire, il se ramollit graduellement et devient pulpeux; il se dissout en partie dans les alkalis; il résisté long-temps à la putréfaction.

Les ganglions renferment fort peu de tissu cellulaire ans leur intérieur; ils reçoivent une grande quantité de vmsseaux sanguins qui les pénètrent de toutes parts , et s’y ramifient en s'anastomosant fréquemment entre eux.

1704. Les filets nerveux qui émanent des ganglions leur adhèrent dune manière intime, sans paroïtre avoir avec

eux une véritable continuité de substance , et sont entourés par la meme enveloppe cellulaire qu’eux. Ils communiq nt avec les nerfs encéphaliques un grand nombre dé lois; ils mettent les ganglions eux-mêmes en rapport les uns

organes de la sensibilité.

avec les autres; ils ne pénètrent que rarement des muscles ; ils forment entre eux de très-nombreux plexus , principalement autour des artères; ils semblent même spécialement destinés à suivre le système artériel dans toutes ses ïamifications , et ne se trouvent que fort peu souvent autour des veines.

Quelques-uns de ces filets nerveux sont blancs , composés de fibrilles comme les nerfs encéphaliques, et comme eux aussi entouras d’un névrilemme; quelques autres sont rougeâtres ou gris , non fibreux et non entourés de névrilemme , au moins à ce qu il paroit.

Des Ganglions en particulier , et de chacun des Nerfs qui en naissent.

i°. Ganglions de la télé.

Du Ganglion ophlJlâlmique ou lenticulaire {G. orbitaire , Chauss.; Ganglion ophlhalmicum , Soemm.).

1755. C’est un des plus petits ganglions du corps ; il est placé contre le côté externe du nerf optique, à peu de distance de son entrée dans l’orbite, et il existe constamment. Sa forme, très-sujette à varier, est cependant souvent celle d’un carré allongé d’arrière en avant ; sa face externe , convexe, est en rapport avec le muscle abducteur de 1 œil ; \interne , concave, est appliquée sur le nerf optique. Sa couleur est rougeâtre, quelquefois blanche; son volume diffère beaucoup aussi suivant les individus ; enfin il est plongé dans un amas de graisse molle et comme demi-fluide. Son angle postérieur et supérieur communique avec le nerf nasal de l’ophthalmique ( 1 54<j) ; le postérieur et inférieur, avec un filet de la branche inférieure du nerf moteur oculaire commun (1 53 1) ; scs deux angles antérieurs fournissent aussi chacun un faisceau de petits nerfs, l'un supérieur et l’autre inférieur t ce sont les

DES GANGLIONS DE LA TETE. 1(j$

i ?56. Nerfs ciliaires {N. iriens ,Chauss. 5 Nervi ciliares , Soemm. ). Ils sont très-déliés , mous , flexueux , rougeâtres, et constamment accompagnés par nn, deux ou trois filets venant immédiatement du nei f nasal (1 546) , et qui ont absolument la même distribution qu’eux.

Le faisceau supérieur , plus petit, est d’abord partagé en trois nerfs , qui se bifurquent en avançant de manière à en produire six qui marchent parallèlement l’un à l’autre, immédiatement au-dessus du nerf optique, qu’ils accompagnent jusqu’au globe de l’oeil.

Le faisceau inférieur . situé en dehors et au-dessous du nerf optique et un peu éloigné de lui , contient six , huit ou dix nerfs , ou même un plus grand nombre, qui sont réunis en six petites branches à leur origine. lisse contournent autour du nerf optique; quelques-uns même passent audessous de lui pour aller gagner son côté interne ; un autre se détache du faisceau, marche au dehors, s’anastomose souvent avec un des filets particuliers du nerfnasal, et gagne isolément la sclérotique au-dessous du muscle droit ex-

terne.

I7^7- ^es oerfs , au nombre de douze à seize en totalité, arrivés à la partie postérieure du globe de l’œil , traversent séparément et obliquement la membrane sclérotique , plus ou moins loin du fier! optique; ils s’entrelacent auparavant avec les artères ciliaires ; mais ils ne s’anastomosent point entre eux et ne forment point de plexus. Une fois entrés dans l’œil , ils s’aplatissent un peu , et deviennent des especes de petits rubans qui se portent en avant directement entre les membranes sclérotique et choroïde, mais qui ne donnent de filets a aucune des deux, et se trouvent logés dans des sillons étroits creusés sur la face interne de la premièrc. Ils sont parallèles alors les uns aux autres et s’envoient souvent des filets de communication.

1708. Ils parviennent ainsi au cercle ciliaire , se subdivisent chacun en deux , quelquefois trois filets , qui entrent

dans ce cercle et semblent s’y perdre. Quelques-uns de ces filets , arrivés à la partieantérieurede l’oeil, percent la choroïde , pénètrent dans les procès ciliaires , se recourbent en arrière et se perdent dans le lieu ou la rétine se joint au cercle ciliaire. D un autre cote , ce cercle envoie a 1 iris une multitude d’autres filets qui ne paroissent pas être la suite des premiers, disposition qui fait que plusieurs anatomistes considèrent le cercle ciliaire comme un ganglion véritable 5 et on ne peut se dissimuler que sa couleur et sa texture ajoutent encore un nouveau poids à cette opinion. Les filets ciliaires qui se répandent sur l’iris y forment des lignes blanches qui gagnent en rayonnant sa petite circonférence.

i^5g. En considérant le cercle ciliaire comme un ganglion , la communication du ganglion ophthalmique avec lui est évidente } ce dernier a aussi des rapports av ec le ganglion cervical supérieur ou avec le ganglion caverneux, par un filet qu’ils envoient au nerf nasal (îS/jfi), et qui paroît s’accoler à lui, et former spécialement celui qui se porte à l’angle supérieur et postérieur du ganglion.

Du Ganglion de Mechel ou splié no - palatin (G. sphénoïdal ,

Chauss . j Ganglion sphenopalalinum , Meck., Soemm.J.

1760. C’est un petit corps rougeâtre, un peu dur, triangulaire ou cordiforme, d’un volume variable, mais toujours peu considérable , convexe dans sa surface extcine , aplati du côté interne, et placé en dehors du trou sphéno-palatin. Plongé dans le tissu cellulaire graisseux de la fente ptérygo-maxillaire, il est profondément caché entre les os, et est difficile à découvrir. Il fournit un grand nombre de rameaux par les divers points de sa périphérie -, les internes sont les nerfs sphéno-palalins ; les inférieurs sont les palatins ; les supérieurs servent de communication avec le nerf maxillaire supérieur : nous en avons parlé

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