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Filets internes

1823. Leur nombre est indéterminé. Ceux d’un côté s’anastomosent avec ceux du côté opposé sur le milieu du sacrum , où ils forment une sorte de plexus.

3°. Plexus hypogastrique ( Plexus pelviens, Chauss.).

1824. Formé par plusieurs filets des nerfs vésicaux , utérins , vaginaux et hémorrhoïdaux du plexus sciatique 0727), par la fin des plexus mésentérique inférieur (1 8 13) et aortique (1820) , et par un nombre considérable des filets antérieurs des ganglions sacrés, le plexus hypogastrique

23o organes de la sensibilité.

envoie ses ramifications au rectum , à la vessie , aux vésicules séminales , à f utérus , au vagin , à l’anus , avec les artères qui vont s’y distribuer. En outre , il jette aussi hors du bassin des filets qui suivent les artères à la région posté* rieurede la cuisse.

1825. Le dernier ganglion sacré émet de sa partie inférieure des filets qui se portent en dedans sur le ligament saçro-coccygien antérieur (604) , où ils se réunissent à ceux du côté opposé à l’aide d’un petit ganglion , et en constituant une arcade dont la convexité est tournée en bas , et de laquelle sortent quelques filets qui se perdent sur la face antérieure du coccyx.

S IV. Des Organes des Sensations spéciales.

ARTICLE PREMIER

De VOEU et de ses Dèpendànces , ou de l'Organe de la

Eision (1).

1826. Les yeux sont placés dans les cavités orbitaires dont nous avons parlé (328), tandis que leurs dépendances ( oculi tutamina , Hall.) occupent le contour de ces fosses, et sont composées des sourcils, des paupières, des cils , des glandes deMéibqmius , etc.

A. Des Sourcils (Superciha L.).

1827. Les sourcils sont deux éminences fortement arquées, convexes en haut, plus ou moins saillantes, plus ou moins larges et épaisses, plus ou moins allongées, suivant les individus , et en général plus prononcées chez les vieillards. Ils sont couchés sur l’arcade sourcilière de l’os frontal (i4°) , qui en forme la base, au-dessus des pau-

(1) O'fSa^Miiç des Grecs, Oculus des Latins.

DES PAUPIÈRES. 23j

pières , depuis les côtés de la racine du nez jusqu’aux tempes. Leur extrémité interne ou tête est plus saillante que l’externe, qu’on en nomme la queue , et qui est grêle et allongée. Ils sont séparés l’un de l’autre par un intervalle plus ou moins grand dans la plupart des sujets ; mais souvent aussi ils sont joints et confondus au-dessus delà racine du nez.

1828. Les sourcils sont recouverts de poils courts et roides, obliquement dirigés de dedans en dehors , beaucoup plus nombreux dans le premier que dans le second sens , ordinairement de la teinte des cheveux , et communément plus épais chez les bruns que chez les blonds. La portion de peau dans laquelle viennent s’implanter les bulbes de ces poils est assez épaisse, et appliquée sur une couche de tissu cellulaire graisseux qui repose elle-même sur quelques fibres des muscles orbiculaires des paupières et frontal, au-dessous desquels on rencontre le muscle sourcilier.

182g. Les nerfs des sourcils leur sont donnés par les nerfs frontal interne et frontal externe (1547), et Par un filet des rameaux temporaux du nerf facial (1577). Leurs artères proviennent de l’ophthalmique et de la temporale , et leurs veines vont se rendre dans les troncs veineux correspondans.

B. Des Paupières ( Palpebrcc L.).

i°. Conformation generale.

1830. Les paupières sont deux espèces de voiles mobiles couchés sur la partie antérieure du globe de l’oeil. Séparées en haut du front par le sourcil, et confondues en bas

avec la joue, on les distingue en supérieure et en infé~ rieur e.

1831. La paupière supérieure , très-large et très-mobile, descend au-dessous du diamètre transversal de l’oeil , et est

a3 2 ORGANES de la sensibilité.

spécialement chargée de le recouvrir , car Yinjërieure s’élève peu au-devant de lui. Toutes les deux sontconvexes en devant et présentent beaucoup de rides transversales ,plus nombreuses cependant sur la première que sur la seconde, et plus marquées dans la vieillesse que dans la jeunesse. Ces rides sont demi - circulaires et concentriques, les supérieures sont concaves en bas et les inférieures concaves en haut.

i83a. Les deux paupières se réunissent aux extrémités du diamètre transversal de l’orbite , en formant deux angles, dont l’interne est plus ouvert que l’externe , et est communément appelé le grand Angle de l'œil ( Canthus major Lat. ). Cette différence provient de ce que les fibres du muscle orbiculaire des paupières s’insèrent en dedans sur un tendon qui n’existe pas en dehors (894)- De l’angle externe des paupières on voitpartiren rayonnant un grand nombre de rides qui se dirigent vers la tempe.

i833. Les bords libres de l’une et de l’autre paupières sont en contact l’un avec l’autre, et soutenus par un fibrocartilage. Celui de la paupière supérieure est tourné en bas, celui de l’inférieure regarde en haut. Obliquement coupés d’avant en arrière , ils sont disposés de manière à former, par leur rapprochement , un canal étroit et triangulaire , dont le globe de l’œil constitue la paroi postérieure. Cecanal offre plus de largeur en dedans , au niveau des points lacrymaux surtout , qu’en dehors : il sert à conduire les larmes vers ces orifices pendant le sommeil.

Les bords libres des paupières sont concaves et arrondis dans l’étendue de deux ou trois lignes du côté du nez, où ils correspondent à la caroncule lacrymale; au moment où ils commencent à être taillés en biseau , on observe un petit tubercule dans lequel est creusé l’orifice des conduits lacrymaux. Là aussi ils changent de direction , deviennent presque droits quand l’œil est ouvert, et offrent du côté de l’œil, jusqu’à l’angle externe, une rangée de petits trous

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