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C. Des Fosses nasales revêtues de leur membrane

i95o. Quand on examine ces cavités sur une tête dont les parties molles n’ont point été enlevées , on trouve leur orme bien différente de celle que nous avons décrite page H9 et suiv.5 on n’y voit plus toutes ces inégalités, tous ces sillons, toutes ces petites éminences que nous avons indiques. Les méats, sous la forme de trois gouttières longitudinales, bornées par les trois cornets, sont à la paroi externe les seules parties qu’on puisse reconnoitre : encore le bord inférieur des cornets descend -il beaucoup plus bas que sur une tête sèche, parce qu’une membrane qu, les revet, a, ns, que tout le reste des cavités nasales,

^ passant sur lui> »» repli épais et très - apparent. Cette membrane a reçu les noms de Membrane pituitaire , de Membrane olfactive , ou de Membrane de Schneider.

D. Du Trajet de la Membrane pituitaire.

9 Cette membrane , de la classe des membranes muqueuses , tapisse , dans toute leur étendue, les fosses na-

2S6 organes de la sensibilité.

sales et la partie interne du nez , depuis les ouvertures des narines jusqu’au pharynx, où elle se continue avec celles de l’arrière-bouche , du voile du palais et de la trompe d’Eustachi, tandis qu’en devant elle semble naître de la peau. Elle se prolonge sur toutes les éminences des cavités olfactives ; elle pénètre dans toutes leurs anfractuosités

et a un trajet extrêmement compliqué.

Après avoir recouvert le plancher des fosses nasales, elle remonte dans le méat inférieur et le revêt-, là, elle rencontre l’orifice du canal nasal (346), elle s’y enfonce , et se continue ainsi avec la membrane conjonctive de l’œil par les points lacrymaux 5 dans cet endroit elle forme un petit repli circulaire et très-marqué , qui resserre beaucoup l’entrée du canal, mais dont la disposition est au iesle fort variable. Quelquefois ce repli rétrécit tellement l’orifice du canal qu’on a de la peine à y introduire un stylet.

Du méat inférieur, la membrane pituitaire se réfléchit sur le cornet inférieur, auquel elle adhère d une manière peu intime ; au bas de ce cornet , elle forme , surtout en arrière, un repli qui descend plus bas que lui, et qui l’élargit par conséquent ; ce repli se perd insensiblement en "arrière dans le reste de la membrane.

Au-dessus du cornet inférieur, la membrane pénétré dans le méat moyen , en avant et en haut duquel elle trouve une ouverture ( infundibulum ) plus ou moins evasce, qui lui permet de s’engager d’abord dans les cellules, ethmoïdales antérieures, et ensuite dans les sinus frontaux, sans former aucune espèce de repli. Un peu plus; en arrière est une autre ouverture, souvent très -étroite,, qui conduit dans le sinus maxillaire, que la membrane revêt en entier, en formant autour de son orifice osseux* un repli des plus manifestes, qui contient entre ses deux', lames un organe glanduleux sur l’existence duquel nous, reviendrons plus tard. Aussi , dans une tête qui a conservé ses parties molles, est -ce, en raison de ce repli,.

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