ARTICLE CINQUIÈME
De la Peau considérée comme organe général de
la Taclion.
1976. La peau constitue l’enveloppe générale du corps, sous la forme d’une membrane dense , serrée , résistante , assez épaisse , très-flexible, très-extensible, exposée au contact immédiat de l’air , et percée au niveau des yeux , des narines, des oreilles, de la bouche, de l’anus , des parties génitales, par des orifices plus ou moins grands , mais constamment garnis de poils plus ou moins forts et apparens : dans le contour de ces ouvertures, elle se continue constamment aussi avec des membranes muqueuses.
1977. La surjace externe de la peau est surmontée d’un grand nombre de petites éminences analogues aux papilles, et sillonnée d’une infinité de rides, les unes dépendantes de l’action des muscles , comme au front et aux paupières , à la paume de la main et à la plante des pieds 5 les autres produites par les rangées des papilles, comme au bout des doigts et des orteils , ou parla présence d’une articulation, ou enfin par une disposition particulière du tissu cellulaire, comme au cou.
Celte même surface externe de la peau est couverte de poils qui varient suivant les régions qu’ils occupent , et qui n’existent pas à toutes les époques de la vie. Elle présente en outre une multitude de pores, dont les uns sont les orifices excréteurs des follicules sébacés, tandis que les autres sont des bouches exhalantes et absorbantes. Ces derniers sont peu visibles sans le secours des inslrumens d’optique.
1978. La couleur de la peau n’est pas la même chez les diflerens peuples de la terre 5 elle varie même beaucoup suivant les individus. Elle est noire chez les Nègres , cuivreuse chez les Américains , basanée chez les Arabes , blanche ou rosée chez les Européens. En général aussi , cette