‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 7 sur 161 · DU CERVELET · texte numérisé non relu

DU CERVELET

Toute celte surface supérieure est occupée par cinq lobules fascicules , communs aux deux lobes , et disposés par bandes transversales arquées 5 leur convexité est tournée en arrière 5 ils sont seulement flexueux sur la ligne médiane ; ils ont à-peu-ptes la même forme. Le premier ou le plus antérieur, moins étendu, est plus courbé que les autres; ses lames s’étendent sans interruption d’un lobe à l’autre , et sont seulement un peu plus large sur la ligne médiane, où elles forment une saillie assez élevée. Les quatre autres lobules sont successivement plus longs et moins arqués; leurs lames semblent interrompues le long de la ligne médiane ; quelques unes se détachent de l’un d’eux pour s’unir à un autre , ou se replient de manière à former une espèce de nœud ; d’autres se terminent au fond d’un silldit par une languette anguleuse ; quelques lames du lobe droit finissent a gauche , et réciproquement; d’autres lamelles sb lormenten cet endroit et se mêlent avec les autres lors dé leur passage. C’est de cette disposition que résulte le prôcessus vermiforme dont nous avons parlé.

i4o6. Surface inférieure du cervelet. Elle présente, sut* la ligne médiane, un enfoncement profond qui loge en devant le commencement de la moelle vertébrale , et qui , en arriéré , est partagé en deux par une éminence assez vôumineuse ( Processus ver mi for mis inferior- Lobule médian, Chau ss.) : elle est entourée, des deux côtés, par un ruban de substance blanche : c’est un véritable lobule lamelle, composé d’un grand nombre de feuillets parallèles, usversaux , inégaux en grandeur et en hauteur. Quelques-uns d’entre eux sont un prolongement des languette* qm terminent les lobules latéraux ; d’autres naissent dans intervalle des sillons et sont plus ou moins longs ; au mil ieu, ou ce lobule est plus large et plus élevé, ses lamé* tnangu aires; en arrière, il offre un tubercule peti

ttrn^n* ’ 6,1 avant ’ ^ se termine par un prolongement ’ arronc i j long de sept à huit lignes , large de quatre

a8 ORGANES DE LÀ SENSIBILITÉ.

à cinq , et que l’on a mal à propos comparé à la lueit3 ( Eminence mamillaire du vermis inferior , Yicq-d Azyi Luette , Maîacarne ).

De chaque côté, la partie inférieure du cervelet offre une surface fortement convexe, arrondie, élevée dans son m. lieu , et où l’on distingue quatre lobules qui décrivent des arcs concentriques , et se contournent en dedans pour aboutir à la dépression moyenne. Le premier d’entre eux est moins long , mais plus large et plus épais que les suivans -, il est composé d’un grand nombre de lames concen triques différentes par leur étendue et par leur direction : celles qui occupent les bords de la fosse médiane sont courtes et forment une sorte de protubérance arrondie. Au côté externe de ce premier lobule , et un peu en devant, est une petite touffe ( Lobule du nerf vague , Vicq-d’Azyr -, Appendice lobulaire , Chauss. ) feuilletée ou lamellee , oblongue , arrondie, peu saillante , distincte par le peu c e volume de ses lames et par un sillon très-marque.

Les trois autres lobules inférieurs latéraux sont moins composés que le premier et deviennent successivement plus longs : leurs lames sont moins obliques ; ils ne conservent point la même épaisseur dans toute leur étendue -, on voit, en dififérens endroits , leurs lames se confondre-, le dernier se termine par une languette dans l’enfoncement

médian.

1407. Circonjèrence du cervelet. En avant et en arrière, la courbure de cette circonférence est interrompue par deux: échancrures ou larges enfoncemens : l’une , postérieure „ correspond à la crête occipitale interne et reçoit la faulxdu cervelet-, l’autre, antérieure , plus large, évasée, semilunaire , embrasse une partie de la protubérance cérébrale et le commencement de la moelle vertébrale. Cette circonférence est en outre parcourue par un grand sillon horizontal 3 assez profond dans toute son étendue et 1res- arge er avant. Tout-à-fait en arrière, de chaque côte de 1 echam

UE I.A PROTUBÉRANCE CÉRÉBRALE. 2g

entre postérieure, la circonférence du cervelet offre un lobule distinct, semblable à un segment cunéiforme d’ovoïde , et composé d’une grande quantité de lames et de lamelles : il se termine par une languette qui se perd près du lobule médian inférieur.

b*. De la Protubérance cérébrale ( Pons Varoli , Haller j Mésocéphale , Chauss. ; Nodus enctphali , Soemm.) considérée à l’extérieur.

t4o8. C’est la portion la moins volumineuse de l'encéphale , dont elle forme , pour ainsi dire , le centre, et dont elle ne pèse que la soixantième ou la soixante-cinquième partie : sa consistance est plus grande que celle des deux organes précédens : placée entre le cerveau et le cervelet , elle a des connexions intimes avec tous les deux, au moyen de forts prolongemens. Elle est limitée en haut, du côté du cerveau , par un sillon ou enfoncement circulaire , large et profond en devant , superficiel et peu marqué en arrière; en bas , par un étranglement demi-circulaire où commence la moelle vertébrale.

Elle présente une forme à-peu-près régulièrement quadrilatère ; son épaisseur est presque égale à sa largeur; elle est obliquement dirigée en bas et en arrière.

i4°9* Face antérieure ( Commissure du cervelet , Gall). Elle est tournée en bas , convexe, plus large que la supérieure , appuyée sur la gouttière basilaire (216); comme une portion d anneau , elle embrasse les pédoncules du cerveau , ce qui 1 a fait souvent nommer Protubérance annulaire. Elle est creusée sur la ligne médiane par un large sillon, arrondi dans son fond, et dans lequel est placée l’artère basilaire : de chaque côté, plusieurs autres sillons plus petits, se rapprochant plus ou moins de la direction transversale , et plus superficiels , logent les rameaux de la même artère.

i4io. Face postérieure. Elle est tournée en haut et cachée presqu’entièrement par l’échancrure entière de la circonférence du cervelet. Elle présente supérieurement quatre tubercules ( Tubercules quadrijumeaux ) blancs à l’extérieur, gris à l’intérieur , oblongs, ariondis, rapprochés par paires l’un contre l’autre, et séparés par deux sillons qui se coupent crucialement. De ces tubt renies , qui sont rarement d’un volume égal , les deux supérieur s ( Na tes ) sont plus gros , plus larges et plus saillans que les inférieurs ( Testes ) : ils sont situés immédiatement derrière la commissure postérieure. La glande, pinéale correspond au point de section des deux sillons. Au-dessous et en dehors des tubercules inférieurs, on voit , de chaque côté , une éminence allongée qui pourrait être prise pour une troisième paire de tubercules , et qui se prolonge vers la racine du nerf optique. Derrière les tubercules quadrijumeaux, est une lame pulpeuse, grisâtre, très-mince, facile à rompre , qui remonte vers le cervelet et forme la voûte du quatrième ventricule : c’est la Valvule de Vieussens : elle paroît composée de fibrilles et de petites lames transversales d’une substance grisâtre , qui, dans leur milieu, sont entrecoupées par une sorte de raphé longitudinal. Après avoir passé sous l'échancrure antérieure du cervelet , cette lame s’élargit, s’amincit peu à peu, et s’unit à la paroi postérieure du quatrième ventricule : par ses côtés , elle se continue évidemment avec les pédoncules supérieurs du cervelet. Immédiatement au-dessous du point où elle abandonne la protubérance cérébrale , on remarque une ouverture qui est l’orifice postérieur de Y Aqueduc de Sjlvius , par lequel le troisième et le quatrième ventricule communiquent à travers l’épaisseur de celte protubérance elle-même. Plus bas , est une surface légèrement excavée, à-peu-près verticale, qui constitue la paroi antérieure du quatrième ventricule ; elle est couverte d’une couche de substance grisâtre et partagée dans toute sa longueur par

DE LA MOELLE VERTÉBRALE. 3f

sillon étroit, anguleux, qui commence à l’orifice de l’aqueduc de Sylvius , et qui se termine sur la moelle à la hauteur de l’atlas : c’est ce sillon qu’on appelle communément Calamus scriptorius ( Fossette angulaire du quatrième ventricule , Chauss. ) , parce qu’en finissant il forme Tin angle aigu assez semblable au bec d’une plume à écrire. Plusieurs lignes obliques, blanches, très-fines, viennent de haut en bas et de dehors en dedans , se rendre à cette rainure ; elles semblent être des espèces de bandelettes légèrement appliquées à la surface de la protubérance. Haller, Vicq-d’Àzyr , Soeramering, regardent ces filets blancs comme l’origine du nerf acoustique ; mais comme leur nombre et leur direction varient beaucoup , que quelquefois ils manquent tout-à-fait , MM. Prochaska et Gall se déclarent contre cette opinion. Cependant assez généralement, parmi ces stries , les supérieures vont au nerf acoustique , les moyennes et les inférieures au cervelet.

i4n. L’ extrémité supérieure de la protubérance cérébrale est large , saillante, et forme une espèce de bourrelet dont les côtés sont continus avec les pédoncules du cerveau 5 Y inférieure est moins volumineuse, plus arrondie , et séparée de la moelle par un sillon transversal , lequel est produit, non par une interruption dans la continuité de la substance encéphalique , mais par l’épaisseur des couches transversales de la protubérance cérébrale ellemême. Ses côtés «ont unis aux pédoncules du cervelet.

4°- De la Moelle vertébrale [Prolongement rachidien ,Qh\vss .)

Medulla dorsalis s pince') considérée à V ésctérieur .

1 4 1 a- C est un gros et long cordon , irrégulièrement cylindroïde,qui , de la protubérance cérébrale , descend , dans le canal vertébral , jusqu’au niveau de la première ou de la deuxième vertèbre des lombes , et toujours , chez l’adulte, plus bas que dans l’enfant. Son poids varie de la dix-neu-

3a ORGANES UE LA SENSIBILITÉ.

"vième à la vingt-cinquième partie de celui du cerveau dans l’homme adulte ; dans l’enfant naissant , il n en forme -uère que la quarantième partie : ce poids , au reste , 1minue proportionnellement, par la dessiccation, bien plus que celui des autres portions de l’encéphale. Son volume est différent dans les divers points de son étendue : fort renflée à son origine, qui n’est distincte de la protubérance cérébrale que par un enfoncement transversal, elle se rétrécit beaucoup ensuite , puis offre un nouveau renflement au milieu de la région cervicale. Rétrécie encore vers la fin de cette région , elle acquiert plus de grosseur au haut du dos, puis diminue dans sa partie inférieure, pour se terminer enfin par une espèce de tubercule ovale et renflé. Elle n’est point vacillante dans le canal vertébral; elle n’est point non plus appuyée contre les surfaces osseuses; mais elle est constamment soutenue d’une manière fixe dans le milieu de cette cavité, un peu plus rapprochée pourtant de la paroi antérieure que de la postérieure. On distingue , dans la moelle vertébrale, une partie moyenne ou co/ps et deux extrémités.

1 4 1 3 . Extrémité supérieure ( Bulbe rachidien, Chauss.). Renfermée dans le crâne, elle forme une sorte de renflement étendu de la protubérance cérébrale au grand trou occipital ; elle se rétrécit à mesure quelle descend , et est légèrement comprimée d’avant en arrière. Sa face anterieure, large, convexe , en rapport avec l’occipital , est remarquable par quatre éminences symétriquement p acées les unes à côté des autres. Deux sont en dedans , séparées l’une de l’autre par une rainure médiane, beaucoup plus profonde en haut qu’en bas, remplie par la pie-mère, et se continuant sur toute la face antérieure de la moelle , jusqu’à son extrémité lombaire : ce sont les Eminences pyramidales ( Eminences médianes , Chauss. ; Pyramides antérieures, Gall. ) : elles semblent naître de l’extrémité inférieure de la protubérance cérébrale, où elles ont plus

t»E LA MOELLE VERTÉBRALE. 33

lie largeur et de saillie, et, après huit à dix lignes de trajet, elles disparaissent insensiblement dans le tissu de la moelle: à la hauteur de l’atlss on n’en reconnoil déjà plus de traces. Les deux éminences latérales sont appelées olivâtres (Corpora olivaria , Sœmm. 5 Eminences latérales, Chanss.) ; séparées des précédentes par une légère dépression , elles sont très-consistantes, oblongues , saillantes dans leur milieu, et arrondies à leurs extrémités : elles sont blanches à l’extérieur.

La face postérieure de l’extrémité supérieure de la moelle vertébrale concourt à former le quatrième ventricule, et se continue sans démarcation avec la protubérance cérébrale : elle est creusée, sur la ligne médiane, par une partie du ca larnus scriptorius, qui est fermé en bas par un repli de l'arachnoïde, et qui se termine à la hauteur du trou de l’occipital. De chaque côté, on observe deux éminences oblongnes, blanchâtres ( Processus restif ormes , Ridley ; Pyramides postérieures , GalJ. ) , qui contribuent à la formation du cervelet.

1 4 1 4- Corps de la moelle vertébrale. Nous avons déjà fait connoître les renflemens et les étranglemens qu’il présente dans son trajet (1412). Sa face antérieure correspond aucorpsdes vertèbres 5 elle présente un grand nombre de petits replis ou sillons transversaux , plus ou moins ^approchés, particulièrement apparens depuis la dernière vertèbre cervicale jusqu’à la neuvième dorsale: elle est parcourue dans toute son étendue par une scissure médiane très-profonde et très-visible, qui la partage en deux moitiés latérales. Sa face postérieure offre aussi des replis transversaux ; mais ils sont moins visibles que sur l’antérieure : elle est aussi divisée dans toute sa longueur par un sillon médian qui commence entre les deux pyratnides postérieures ; il est plus serré sur ses bords , plus troit et moins profond que l’antérieur , surtout chez u te. Ces deux sillons médians , suivant la remarque

de M. Chaussier , auquel nous empruntons plusieurs détails imporlans , reçoivent un repli de la membiane propre de la moelle , et servent au trajet d’un grand nombre de ramuscules vasculaires , qui , par une infinité de petits trous , pénètrent dans l’épaisseur de cette moelle , et s’y subdivisent. Dans le fond de chacun d’eux , on voit une couche de substance blanche : pour le postérieur , celte couche est formée par deux faisceaux longitudinaux ; pour l’antérieur , elle est formée de filamens transverses qui s’entrecroisent sur la ligne médiane , et elle présente plus d’épaisseur au cou que dans le reste de son étendue. Par la disposition de ces sillons , l’organe est divisé profondément sur toute sa longueur, et comme partagé en deux gros cordons intimement unis dans toute leur étendue.

1 4 ï 5. Au reste , sur les faces antérieure et postérieure du corps de la moelle, de chaque côté et à quelque distance du sillon médian , sont des sillons collatéraux , superficiels , assez larges, dans lesquels viennent s’implanter les racines des nerfs vertébraux. Les postérieurs , plus marqués , ont des bords arrondis et très-blancs , et un fond rougeâtre, formé par une substance très-molle*, ils commencent par une ligne peu sensible entre le corps olivaire et la pyramide postérieure , et ils s’élargissent et deviennent plus profonds en descendant: depuis 1 axis jusqu’à la neuvième vertèbre dorsale , ils ont une demi-ligne de largeur; ensuite chacun d eux se partage en deux lignes parallèles , séparées par de la substance blanche , qui se perdent peu à peu sur l’extrémité lombaire. Dans tout leur trajet, ils offrent une série de petits trous régulièrement disposés les uns au-dessus des autres , et où les racines des nerfs étoient implantées.

Les deux sillons collatéraux antérieurs commencent entre les éminences pyramidales et olivaires ; ils sont moins appareils , moins larges, plus supeilicicls , lcut fond bstmoins rouge, plus ferme et plus dense.

organisation intér. de l’ekcépiiale. 35

Ces sillons s’aperçoivent beaucoup mieux 'sur les enfans nouveau-nés que sur les adultes.

1416. Les faces latérales du corps de la moelle correspondent à la base des apophyses transverses ; elles sont étroites et arrondies -, on n’v aperçoit aucune trace de sillon ni de division longitudinale, comme le veulent quelques anatomistes.

1417. L’ extrémité inférieure de la moelle présente deux renflemens : l’un supérieur, ovoïde, plus volumineux 5 l’autre inférieur , plus petit et conique.

5°. Organisation intérieure de l' Encéphale en général.

ufiS. La substance encéphalique est molle et pulpeuse; mais sa consistance varie suivant l’âge : diffluente et presque fluide dans le fœtus, elle devient plus ferme à mesure qu’on avance en âge. Sa pesanteur spécifique, dans l’adulte, est i3io : 1000. Son odeur est fade, comme spermatique , tenace, soluble dans l’eau , insoluble dans l’alkohol et dans les huiles. Cette substance n’est point homogène par-tout-; mais on y distingue :

i4i9. i°. Une substance grisâtre , molle, spongieuse, comme vasculaire ( Substance coiticale de la plupart des anatomistes) , formant le plus souvent une espèce d’enveloppe superficielle aux diverses parties de l’organe, mais répandue aussi dans différens endroits de son épaisseur, et quelquefois mélangée d’une manière plus ou moins intime avec la substance blanche : cette pulpe, sans organisation bien apparente, reçoit une quantité considérable de vaisseaux artériels; elle est rougeâtre chez les enfans, cendrée chez les vieillards, pâle et incolore dans les hydropiques, sans doute à cause de la quantité plus ou moins grande de sang qui lui parvient. Dans quelques endroits du cerveau que nous ferons connoître , cette substance acquiert une teinte noire ou jaune. Sa couleur se détruit

par la macération dans l’eau . les acides ou l’alkohol. Par la coclion dans l’eau ou dans l’huile , elle prend une apparence grenue.

Examinée au microscope, elle paroit composée dune immense quantité de globules irrégulièrement arrondis , d’une grosseur inégale, et huit fois plus petits que les globules du sang ; ils sont unis entre eux par un tissu transparent très-lin , et paroissent entassés confusément.

1420. 20. Une Substance blanche ( Subst . médullaire des auteurs), plus ferme , plus dense, moins gorgée de fluides que la précédente, ce qui fait quelle résiste un peu plus à la putréfaction , et que , par la dessiccation , elle ne perd que les six dixièmes de son poids , tandis que 1 autre en perd les huit dixièmes. Elle prédomine aussi par sa masse sur la substance grise, et elle occupe surtout l’intérieur et la base de l’organe. Elle est parsemée de beaucoup de rameaux vasculaires très-fins, dont la section représente autant de petits points rouges. Elle devient évidemment fibreuse en beaucoup d’endroits ; les globules qui la composent paroissent au microscope disposés en lignes droites. Les opinions sur sa structure intime sont très-variées : les uns enseignent qu elle est solide ; les autres quelle est tubuleuse; on a dit qu’elle étoit absolument dépourvue de vaisseaux , et qu elle en étoit entièrement composée ; on l’a regardée comme médullaire : MM. Gall et Spurzlieim se rangent du côté de ceux qui la croient fibreuse.

1421. L’idée la plus généralement adoptée par rapport à ces deux substances, c’est que la première, de nature presqu’entièrement vasculaire , est un organe sécrétoire , et que la seconde est un amas de vaisseaux excréteurs ou au moins de lilamens conducteurs ; que les nerfs sont des faisceaux de ces vaisseaux ; que la moelle vertébrale est ellemême un de ces faisceaux , mais plus grand que les autres. Dans ces derniers temps, beaucoup de physiologistes ont ,

ORGANISATION INTÉR. DE l’eNCÉPHALE. '$']

avec plus de raison , considéré le système nerveux , dans son ensemble , comme un réseau dont toutes les portions participent à l'organisation et aux fonctions du tout , et non plus comme un arbre divisé en branches et en rameaux : c’est l’opinion de M. le docteur Gall ; mais il pense en outre que la matière grise est la matrice des filets médullaires ÿ par-tout où elle existe il naîtde ces filets-, chaque foisqu un faisceau médullaire traverse de la matière grise il grossit par les filets qu’elle lui donne , et aucun de ces faisceaux ne grossit sans le concours de cette matière. 11 regarde la moelle vertébrale non comme un faisceau de nerfs descendant du cerveau , mais comme un composé de substance grise qui se renfle au niveau de chaque paire de nerfs , et donne naissance aux filets blancs qui la doivent former par leur assemblage. Il démontre encore que le cerveau et Je cervelet ne sont eux-mêmes que des développemens de faisceaux venus delà moelle vertébrale , auxquels sont annexées d’autres masses de fibres blanches parties de la couche grise qui enveloppe les hémisphères. Enfin, il assimile cette dernière aux ganglions répandus dans tout le corps; et , selon lui , dans l’encéphale elle forme plusieurs de ces ganglions que nous aurons soin d’indiquer bientôt.

1422. Au reste , ces deux substances de l’encéphale ne forment point une masse pulpeuse, disposée au hasard; outre les nuances de couleur qu’elles présentent, on leur voit affecter dans certains endroits des formes déterminées, constamment les mêmes dans les diiïérens individus et fort régulières. On leur voit former des éminences , des cavités, des lames, des cloisons, etc., toutes différentes par leur volume, leur position , leur teinte, leur consistance , etc. Le plus ordinairement , pour étudier ces diverses parties , on fait au. cerveau et au cervelet des coupes horizontales , obliques ou verticales ; on les répète à diverses hauteurs-, mais, de cette manière, les vrais rapports qu’elles ont entre elles, leur connexion intime nous échappent. Eu

ciîct , avec un peu de soin , on parvient à reronnoître que toutes se dirigent vers certains points communs d’origine j et qu’elles ne sont nullement isolées les unes des autres. .JNous suivrons donc une méthode particulière dans l’étude de 1’ encéphale considéré à l’intérieur, et cette méthode sera le résultat de la combinaison des divers procédés suivis jusqu’à ce jour dans la dissection de cet organe.

6°. Structure de la Moelle vertébrale en particulier.

i423. La consistance de la substance qui forme celte moelle varie beaucoup suivant l’âge et quelques circonstances particulières : dans l’adulte elle est généralement moins ferme que le tissu de la protubérance cérébrale , mais plus dense que le cerveau et le cervelet, quoiqu’après la mort elle s’altère bien plus promptement , et semble se liquéfier presque sur-le-champ : aussi faut-il disséquer cet organe sur des cadavres très- frais , ou sur des enfans , chez lesquels sa consistance est plus marquée que dans un âge avancé. M. Chausder a observé aussi que dans les femmes sa mollesse étoit plus grande.

i424* A- l’extérieur, la moelle présente une couche de substance blanche, plus ou moins pulpeuse, d’une demiligne d’épaisseur, qui semble excavée pour renfermer de la matière grise, laquelle est d’autant plus abondante que le sujet est plus jeune. Cette matière grise peut cire divisée en trois portions : une moyenne et deux latérales. La première est transversale, plus épaisse et plus large dans le cou, plus déliée et plus étroite au dos , et de nouveau plus volumineuse , mais non pas plus large dans la région lombaire. Les deux portions latérales sont courbées de manière à être opposées par leur convexité, tandis que leur concavité est tournée en dehors : leur bord postérieur se prolonge jusqu’aux sillons collatéraux postérieurs ( 1 4 * 4) 5 l’antéricur est arrondi et plus épais ; ces deux portions soûl

STRUCTURE DU CERVEAU EN PARTICULIER. 3f)

très-prononcées dans le haut du cou; elles diminuent ensuite jusqu’à la partie inférieure de la région dorsale , où elles se renflent manifestement.

i/pS. Les éminences olivaires (i4i3) sont enveloppées, comme le reste de la moelle, d’une écorce blanche; si on l’enlève , on y trouve un noyau oblong , de substance grise , ferme et dense , qu’on peut séparer des parties voisines , et qui est entouré, dans tout son pourtour, d’une ligne flexueuse , jaunâtre , comme festonnée. En coupant les éminences olivaires transversalement suivant le plan de leur épaisseur, on obtient, au centre de chacune d’elles, une sorte de figure dendroïde , terminée par un pétiole au sillon médian antérieur, et formée par ces noyaux de substance grise.

i42t». Plusieurs anatomistes ont assuré avoir trouvé dans le centre de la moelle un canal central qui descendoit plus ou moins, et étoit la suite du calamus scriptorius : M. Chaussier en regardel’existence comme due aux moyens employés pour le démontrer. Mais récemment, MM. Gall et Spurzheim ont rencontré, surtout chez les enfans nouveau-nés , un canal dans chacune des moitiés latérales de la moelle : ces canaux commencent dans la région lombaire, et se continuent dans la protubérance cérébrale , sous les tubercules quadrijumeaux, dans les pédoncules du cerveau, et jusqu’aux couches optiques, dans l’intérieur desquelles ils forment une cavité qui , étant insufflée , a le volume d’une amande. Je les ai suivis chez deux sujets avec beaucoup de succès.

7». Structure du Cerveau en particulier .

1427. Tous les faisceaux de fibres médullaires qui, par leur épanouissement, doivent constituer le cerveau , sont placés à la partie supérieure de la moelle vertébrale ( Ihdhe rachidien ) : ce sont spécialement les éminences pyrami-

ii0 ORGANES UE LA SENSIBILITÉ.

tiaies antérieures et les éminences olivaires. Par rapport aux premières, il y a une particularité très-notable à remarquer, c’est quelles ne contribuent point à former le cerveau du côté même où elles naissent : ainsi les fibres inférieures de la pyramide antérieure du côté droit, par exemple, se réunissent en petites bandelettes dont le nombre varie depuis deux jusqu’à cinq , à quinze lignes environ au-dessous delà protubérance cérébrale ; ces bandelettes vont se porter au côté gauche, qui en envoie également au côté droit, mais de manière à ce que l’une d’elles passe le plus souvent par-dessus une autre, et .par-dessous une troisième, d’où il résulte un entrelacement semblable à un tissu natté et de trois à quatre lignes d’étendue, au-dessus et au-dessous duquel on trouve un cordon transversal plus ou moins apparent. Après leur entrecroisement , les bandelettes montent sur la face antérieure de l’extrémité supérieure de la moelle (r/M3) , en acquérant progressivement plus de volume, de manière à être plus larges en haut qu’en bas , et c’est ce qui produit la forme des pyramides. Celles-ci sont un peu étranglées dans leur rencontre avec la protubérance cérébrale, et, dans leur trajet, elles envoient fréquemment quelques fibres se contourner autour des corps olivaires.

1428. Bientôt les pyramides antérieures pénètrent dans la protubérance cérébrale, et se divisent tout de suite en un assez grand nombre de faisceaux plongés dans de la substance grise, qui elle-même donne naissance à de nouveaux faisceaux qui se joignent aux premiers et les renforcent ; tous suivent différentes directions; ilssont stratifiés ou entrecroisés entre eux et avec les fibres de la face antérieure de la protubérance (,409) ; enfin ils se réunissent , et on les voit sortir sur les côtés de l’extrémité supérieure de cette portion de l’encéphale , et former, à la face inférieure du cerveau , la plus grande partie de deux larges et gi os coi don? fibreux , blancs, r^ui , d’abord très- rapprochée

STRUCTURE DU CERVEAU EH PARTICULIER. 4r

l’un Je l’autre, se portent, en divergeant et en augmentant de volume, en avant et en dehors , et que l’on nomme les Pédoncules du cerveau ( Brachia , Crura , seu Feniora cerebri ; Jambes antérieures de la moelle allongée ). Les libres de ces pédoncules sont longitudinales , fasciculées, très -apparentes à l’extérieur et en avant ; à leur face inférieure, elles laissent entre elles des intervalles , des stries plus ou moins marquées , que remplit de la substance grise; ils sont eux-mêmes réunis l’un à l’autre , au milieu, par la lame blanche qui forme le plancher du troisième ventricule. Ils renferment, dans leur intérieur , de la substance grise, qui a une teinte plus foncée que celle du reste de l’encéphale, et souvent même noirâtre; sa consistance est aussi plus ferme ; sa coupe transversale forme une tache semi-lunaire. Celle substance leur fournit dans leur trajet de nouvelles fibres qui en augmentent sans cesse le volume. Leur bord externe répond au nerf optique, qui se contourne autour d’eux, et leur est attaché en avant par une couche de substance molle. A dater de cet endroit, les filets médullaires des pédoncules du cerveau s’écartent les uns des autres , et s’épanouissent; ils forment des couches de longueur inégale , dont les extrémités sont couvertes de substance grise , et qui constituent le centre de chacune des circonvolutions inférieures , antérieures et extérieures des lobes cérébraux antérieurs et moyens.

x429' Les éminences olivaires émettent de leur partie supérieure un faisceau fibreux qui se joint à quelques autres faisceaux sortis des côtés de la moelle, et qui monte, comme ceux des pyramides anterieures, à travers les fibres de la face antérieure de la protubérance cérébrale : pendant ce trajet, il n’augmente pas de volume d’une manière aussi marquée que les précédens , et il vient former la partie postérieure et interne des mêmes pédoncules cérébraux. Là , il rencontre une grosse masse de substance grise, en reçoit de nouveaux filets , qui suivent diverses direc-

tions dans sou intérieur, et constituent ce que l’on nomme les Couches des nerfs optiques ( Collicuïus nervi optici , Sœrnni. 5 Couches des nerfs oculaires , Chauss.j Grand ganglion inférieur du cerveau , Call ).

1430. Ces couches des nerfs optiques sont revêtues d’une écorce blanche ; plus volumineuses en arrière qu’en devant , elles correspondent en partie dans les ventricules latéraux, en partie dans le troisième , en partie à l’extérieur du cerveau : leur ligure est arrondie et irrégulière 5 leur face supérieure forme une partie du plancher des ventricules latéraux ; elle présente sur sa longueur une légère dépression, et à chacune de ses extrémités un petit tubercule ovoïde : Y inferieure offre en dehors deux renflemeus ( Corpora geniculata ) qui fournissent plusieurs filets aux nerfs optiques, et se voit à la surface inférieure du cerveau, audessus des méninges : Y interne constitue les parois latérales du troisième ventricule; aplatie, oblique de dedans en dehors et de haut en bas, elle est unie en devant à celle du côté opposé par une bandelette transversale, grise, très-facile à rompre , d’une forme et d’un volume variables : Y externe se confond avec le corps strié dont nous allons parler : leur extrémité antérieure contribue à l’ouverture de communication des ventricules latéraux et du troisième ventricule: la postérieure , libre, contiguë aux corps frangés, répond à la courbure des ventricules latéraux.

C’est entre les faisceaux émanés des pyramides et ceux des corps olivaires , dans le milieu même des pédoncules du cerveau et des couches des nerfs optiques , que se trouve la partie supérieure des canaux qui régnent dans la longueur de la moelle vertébrale ( 1426 ) : et comme ces faisceaux changent de direction dans leur cours, que les antérieurs passent en dehors et les postérieurs en dedans , celle de celle partie du canal éprouve aussi une déviation marquée.

143 1. En avant et en dehors des couches des nerfs op-

tiques, les faisceaux fibreux des éminences olivaires rencontrent une nouvelle masse de substance grise , s’y répandent, y prennent un nouvel accroissement et constituent avec elle les Corps striés ou cannelés (Cor par a striata ; Couches des nerfs ethmoïdaux , Cbauss ; Grand ganglion supérieur du cerveau , Gall ) , au nombre de deux, un de chaque côté du cerveau. Ces corps sont des éminences pyriformes, larges en devant, rétrécies en arrière, obliquement situées, de manière que, très -rapprochées antérieurement, elles s’écartent beaucoup postérieurement ; leur teinte à l’extérieur- est d’un gris un peu brunâtre; on aperçoit à leur superficie des ramifications vasculaires trèsremarquables : ce sont les radicules des Veines de Galien. Les corps striés font partie du plancher des ventricules latéraux; ils sont contigus au corps calleux par leur face supérieure, et au Septum lucidum par l’interne. En les fendant obliquement et à diverses hauteuis, on voit la substance blanche et la substance grise disposées dans leur intérieur par stries alternatives, d’une forme variable, et plus ou moins larges. Avec un peu de soin , on observe que toutes les bandelettes blanches se continuent avec les faisceaux primitifs des corps olivaires.

Entre les couches optiques et les corps striés, dans un sillon qui les sépare , on rencontte un petit ruban de substance blanchâtre, mince, fibreux, clemi-lransparent : c’est la Bandelette demi-circulaire ( Tcenia semicircularisj Bandelette d i corps strié, Cbauss. ). Cette bandelette commence à l’extrémité antérieure de la couche optique, tantôt par plusieurs filets , tantôt par un seul cordon ; en cet endroit , sa texture fibreuse est fort apparente, et elle a une ligne et demie ou deux lignes de largeur ; de là elle remonte sur celle éminence, passe sur plusieurs des veines qui viennent du corps strié , et permet de les apercevoir en raison de sa transparence; elle se dirige eu amère, se rétrécit graduellement, se recourbe en bas, et

se perd vers le Corpus geniculatum externum ( i43o). En avant, elle est recouverte elle-même par une petite lame transparente, jaunâtre , très- fine : c’est la Lame cornée de la bandelette demi-circulaire.

i433. En quittant les corps striés, les faisceaux des éminences olivaires s épanouissent en couches comme ceux des pyramides 5 comme eux au>si , ils forment des circonvolutions ; et ce sont ces circonvolutions dont l’ensemble constitue les lobes postérieurs et la voûte des hémisphères cérébraux. Chaque circonvolution n’est pas formée par un faisceau unique, mais elle est composée de deux couches particulières qui se touchent et ne sont que trèslégèrement agglutinées : la substance grise en revêt la périphérie. Avec un peu de soin et de patience on peut venir à bout de démontrer la présence de ces deux couches et leur séparation sur la ligne médiane de chaque circonvolution. C’est en cela que consiste l’art de déplisser le cerveau.

i434* Nous venons de voir comment les hémisphères cérébraux sont formes par des trousseaux de fibres divergens ; mais toutes les parties d’un de ces hémisphères sont mises en communication avec les parties analogues de l’autre hémisphère par un nouvel ordre de ûbres médullaires etblanches, convergentes , lesquelles proviennent de la matière grise qui enveloppe à l’extérieur les circonvolutions cérébrales, et constituent diverses comndssures. Elles appartiennent soit aux circonvolutions supérieures, soit aux inférieures. Ce sont elles que nous allons étudier.

i p5. Au fond des circonvolutions supérieures , on voit les filets couvei gens constituer une sorte de tissu avec les divergens, se réunir en filets de plus en plus gros, et tapisser le plafond des ventricules latéraux , pour sortir par le bord interne et inférieur des hémisphères et former le Cotps calleux ( Corpus callosum ,• M axima commissure, çcrcbri , Soemm. ; Mésolobe , Chauss. ), qu’on aperçoit

distinctement au fond de la grande scissure inter - loba ire.

1 436. Le Corps calleux , ou mieux le Mésolobe, est donc une longue et large bande de substance bjanche , molle, fibreuse , d’une forme quadrilatère au premier aspect , mais recourbée en devant et en arrière sur elle-même. Sa direction est horizontale, sa largeur plus marquée en arrière qu’en devant , sa situation telle qu’il est un peu plus près de la partie antérieure du cerveau que de la postérieure : il n’a que quelques lignes d’épaisseur. Sa surface supérieure est en partie cachée par les hémisphères , qui s’avancent au-dessus d’elle , en formant une espèce de cavité oblonguedont nous avons parlé ( 1402) : elle est convexe de devant en arrière, plane transversalement; dans son milieu, suivant le trajet de la ligne médiane, est une ligne saillante, longitudinale, d’un tissu plus compacte , qui pénètre toute l’épaisseur de l’organe, et qu’on appelle communément le Raphé : de chaque côté de ce raphé, qui correspond au bord inférieur de la faulx du cerveau , règne un filet longitudinal aussi , séparé de lui par un petit sillon, et flexueux dans son cours : c’est la trace de la position de l’artère calleuse ou mésolobaîre; quelquefois , sur la partie antérieure du mésolobe, ces filets , qui sont toujours convergens , se réunissent en une seule ligne. Plus en dehors est une surface plus étendue, lisse en apparence , mais où l’on aperçoit en réalité plusieurs filets ( Traclus médullaires transverses ) saillans, plus ou moins transversaux, plus prononcés postérieurement, et se terminant au raphé, auprès duquel ils s’infléchissent vers les ventricules latéraux.

14^7. La surface inférieure du mésolobe est visible et libre dans une bien plus grande étendue que la supérieure ; latéralement elle concourt à la formation de la paroi supérieure des ventricules latéraux; au milieu, elle recouvre le trigône cérébral ou la voûte à trois piliers, à laquelle elle

' /ll* ORGANES DE LA SENSIBILITÉ.

°st immédiatement continue en arrière, et dont elle est séparée en avant et au milieu par la cloison des ventricules.

r438. A son extrémité antérieure , le mésolobe se réfléchit d avant en arrière et de haut en bas , entre les deux hémisphères, où il forme une espèce de bourrelet arron- 'ii. Il s’étend et se prolonge jusqu’à la base du cerveau , vers scissure de Sylvius , près de l’origine du nerf olfactif, en embrassant la partie antérieure des corps striés, et en formant la région antérieure du plancher des ventricules latéraux. Dans ce trajet , il reçoit les fïlu-es convergentes des circonvolutions inférieures du lobe antérieur, r.nfin, il se termine par une sorte de strie blanche qui se perd dans ie tissu fibreux des pédoncules du cerveau.

14^9. A son extrémité, postérieure , le mésolobe se réfléchit également , mais d’arrière en avant: il forme là une lame blanche qui se prolonge dans la partie inférieure des ventricules latéraux, et qui revêt en particulier, de chaque < oie , une espece de circonvol ution formée par la substance giise : c est ce qu on appelle la Corne cT Ammon ou le Pied d' Hippocampe ( Pes Hippocampi , Cornu Ammonis ; Protubérance cylindroïde , Chauss.). Celte saillie volumineuse est recourbée sur elle-même, de manière à présenter sa concavité en dedans'eten avant, et sa convexité en dehors: née à 1 endroit où le corps calleux se recourbe , elle se porte d’abord en dehors , puis en devant , eu s’élargissant continuellement , et enfin elle se termine par une extrémité renflée , large , épaisse, contournée en dedans et surmontée par deux ou trois tubercules plus 011 moins saillans , qui séparent des rainures sensibles, mais peu profondes. La face supérieure des cornes d’Ammon est libre dans de bas-fond des ventricules et recouverte par le plexus choroïde ; leur bord convexe est circonscrit par un sillon très-marqué , derrière lequel la substance qui forme le fond des ventricules offre un renflement {A ccesoire des pieds d' Hippocampe ; Cuissart , Mnlac. ), qui suit la di-

STRUCTURE DU CERVEAU EN PARTICULIER. [\~j

voction des cornes d’Ammon , et est quelquefois aussi marqué qu’elles ; leur bord concave est couvert par le corps frangé, sous lequel on rencontre un cordonnet denticulé , d’un tissu compacte , d’une apparence grenue , d’une couleur rougeâtre (Portion godronnée , Vicq-d’Azyr ) , et dont peu d’auteurs ont parlé.

La masse de substance grise qui occupe l’intérieur de la coins d’Ammon se bifurque à son extrémité postérieure, sons le repli du mésolobe; une de ses blanches communique avec une circonvolution du lobe postérieur ; l’autre , plus courte , se confond dans une des circonvolutions du lobe moyen.

Dans son trajet en arrière , depuis le moment où il se recourbe , le mésolobe reçoit les filets convergens des circonvolutions internes des lobes postérieurs du cerveau.

i44°. Nous avons avancé (i436) que les fibres transversales du mésolobe se courbent sur les côtés du raphé pour se porter en bas ; il est probable que ce sont elles qui, se projongeant encore davantage, forment la Cloison des ventricules (Septum lucidum ; Cloison transparente ; Septum médian , Chau«s. ) , espèce de production molle , mince, lamelleuse , qui se continue en haut avec la partie moyenne de la face inférieure du mésolobe , dans toute son étendue, et qui , en bas et en arrière , tient au trigone cérébral , et en bas et en avant, à la lame recourbée de l’extrémité antérieure du mésolobe : elle sépare l’un de l’autre les deux ventricules latéraux ; sa hauteur est trèssnarquée en devant ; elle diminue progressivement en arrière, en sorte que ses faces latérales sont triangulaires; elles correspondent postérieurement aux couches optiques et antérieurement aux corps striés. Cette cloison est composée de deux lames de, substance tranche, fibreuse , tapissées , dans toute leur étendue , par l’aracbnoïdc , et seulement appliquées l’une contre l’autre. Il existe entre elles un écartement plus ou moins apparent, suivant les

sujets , souvent bien plus grand dans le fœtus que dans l’enfant , et chez eelui-ei que étiez l’adulte ; il est cordiforme dans le premier âge de la vie; c’est une fente allongée dans les vieillards ; il est rempli quelquefois par un fluide séreux assez abondant: c’est la Fosse de Svlvius ( cinquième V enlricule, Cuvier ; Sinus du septum médian, Chauss.). Cette cavité est-elle lapissée par une membrane? Les frères Wenzel le pensent, et dans certains cas de maladie on peut facilement en enlever des lambeaux. Communique-t-elle avec les ventricules? Les mômes anatomistes ont découvert, a son extrémité postérieure, une petite fossette dont 1 etendue n est pas toujours en rapport avec celle de la cavité principale; elle est triangulaire ou cordiforme ; en y enfonçant une soie , on parvient dans le troisième ventricule; maison ne peut reconnoîlre, dans l’état naturel , l’ouverture qui lui livre passage au-dessous de la commissure antérieure.

1 44 1 * Au-dessous du mésolobe et de la cloison desventricules , on rencontre la Voûte à trois piliers ( Testudo ; Fornix ; Trigône cérébral , Chauss.), formée par les filets convergens des circonvolutions postérieures du lobe moyen. C’est une lame de substance molle , blanche fibreuse , ayant la forme d’un triangle courbé sur luimême , et dont le sommet tourné en avant et en bas seroit bifurqué : elle fait partie des deux venliicules latéraux et du troisième ventricule. Sa surface supérieure est , en grande partie , contiguë au mésolobe; sur la ligue médiane elle se continue avec la cloison des ventricules ; Y inférieure est appliquée sur la toile choroïdienne et sur les couches des nerfs optiques; ses deux bords sont côtoyés , dans tout leur trajet, pai les plexus choroïdes ; postérieurement elle offre quelques stries, quelques lignes saillantes, plus ou moins obliques les unes vers les autres : c'est la Lyre. {Corpus psalloïdes ) : c’est ce que le docteur Gall regarde comme l’ensemble des filets de jonction de la voûte. L'extrémité

antérieure ( Pilier antérieur ; Pédoncules antérieurs du tri gène , Cliauss. ) où le sommet du trigône se partage eu deux faisceaux cylindriques , d’abord adossés l’un contre l’autre , et se recourbant autour des corps striés pour se porter directement en bas 5 ensuite ils s’écartent un peu , s’enfoncent dans la substance des circonvolutions, et se terminent aux tubercules pisiformes de la face inférieure du cerveau , après avoir passé derrière la commissure antérieure : en arrière de chacun de ces cordons, et au-dessous de la naissance de la bandelette demi-circulaire , est une ouverture ovalaire, plus ou moins large , par laquelle les ventricules latéraux communiquent avec le moyen , et par laquelle aussi la toile chofoïdienne se continue avec les plexus choroïdes.

i442- Les angles postérieurs du trigône cérébral ( Pddoncules postérieurs , Chauss. ) fournissent chacun de leur côté un prolongement qui se bifurque ; l’une des branches, fort courte et fort mince, se perd dans l’écorce blanche des cornes d’Ammon 5 l’autre, très-longue ( Corpus jimbiiatum , Corps Jrange') , est une bandelette aplatie qui se prolonge dans le bas-fond des ventricules latéraux , en se contournant sur le bord concave des cornes d’Ammon (1439), et se perd enfin près de l’ouverture inférieure des ventricules. Entre celte bandelette et la couche optique, est une fente qui s ouvre dans une scissure de la face inférieure du cerveau et par laquelle la pie-mère pénètre.

*443- Au-dessous et en arrière du trigône cérébral , dans les replis de la pie-mère , et au-dessus des tubercules quadrijumeaux, est le Conarium ( Glande pinéale) , pelit.cprps grisâtre, du volume d’un gros pois , d’une forme variable , d une consistance molle et pulpeuse, et par-tout isolé de la substance cérébrale. Seulement en devant, où sa largeur est plus grande, il reçoit deux cordons de substance bla 11che (Pédicules du Conarium , Chauss.), qui viennent des a partie supérieure et interne des couches optiques, où

ils forment une légère saillie , se portent en arrière ,-eu augmentant peu à peu de volume , passent sur les côtés de l’ouverture postérieure du troisième ventricule et se réunissent avant de s’attacher au conarium, pour lequel ils sont ce qu’est la tige pituitaire pour le corps du même nom. 11 faut aussi remarquer que c’est entre le conarium et la toile choroïdienne que l’on trouve l’orifice postérieur du canal arachnoïdien.

La nature de ce petit corps est inconnue ; il reçoit un assez grand nombre de vaisseaux; très-souvent, dans l’adulte, il renferme une quantité notable de petits calculs très-durs , transparens , comme siliceux , très-variables pour le nombre et pour la disposition. Ordinairement ils sont réunis en une petite masse quadrilatère (. Acervulus , Soemm. ) sous la toile choroïdienne, près de la commissure postérieure ; d’autres fois , ils sont irrégulièrement répandus sur les côtés , ou dans le tissu même de l’organe. En examinant au microscope les amas de ces petites concrétions , les frères Wenzel ont cru y reconnoître une membrane propre qüi les unissoit les unes avec les autres. Les plus grosses d’entre elles ne sont pas formées d’une seule masse , mais sont le résultat de l’agglomération de plusieurs plus petites ; leur figure est irrégulière au premier coup-d’ocil ; mais avec un peu d’attention , on reconnoît qu’elles sont toutes rondes. Leur surface est rugueuse et poinlillée.

1444. Les différentes parties que nous venons de faire connoître dans l’intérieur du cerveau sont séparées les unes des. autres en divers endroits parties cavités ou intervalles connus sous le nom de Ventricules du cerveau. On les distingue en Ventricules latéraux ou supérieurs , au nombre de deux , et en Ventricule moyen , ou troisième Ventricule .

1445. Les Ventricules latéraux ( Ventriculi tricornes ) sont deux cavités d’une étendue considérable , d’une figure assez difficile à déterminer, et disposées symétriquement

a droite et à gauche clans 1 épaisseur des hémisphères Ils commencent derrière la scissure de Sylyius , à deux pouces environ de l’extrémité de chaque hémisphère, où iis se trouvent distaais d’un pouce l’un de l’autre ; de là ils se portent en haut , en arrière et en dedans, et ne sont plus sépares que par le Septum lucidum ; ensuite ils marchent horizontalement gt en s’écartant de nouveau jusqu’à la parue postérieure du corps calleux*, d’où ils descendent en

S’ 611 dehors et e” avant ; enfin ils se rapprochent encore tout-a-iait intérieurement , et se terminent derrière la scissure de Sylvius, au-dessous du point où ils ont commencé et dans le fond d’un sillon dont nous avons parlé. A l’enc: oit ou la direction de ces cavités change totalement , on observe , dans 1 épaisseur du lobe postérieur , un prolongement triangulaire, offrant sa base en devant , et courbé de manière à présenter sa concavité en dedans : c’est h Cavité digitale pu- ancyroïde. Chaque ventricule latéitd a donc la iorme d un J^majeur italique renversé C-V.

U moitié supérieure des ventricules latéraux est un- peu plus large en avant qu’en arrière; elle ressemble à une meute de voûte elliptique; elle se prolonge en devant dans e obe anterieur par une petite cavité anguleuse ( Corne anteneu te); en liant elle est formée par la face inférieure .u meso o e ; en bas , par le repli antérieur du même mésolobe , par les corps striés , les couches des nerfs optiques , la bandelette demt-etrculaire, le trigône cérébral; en dedans, p. r le Septum lucidum ; en dehors , par le tissu que font , en s entremêlant , les fibres divergentes e. convergentes des circonvolutions cérébrales.

tanLa CaUlted‘oltale (Corne postérieure) est entièrement tapissée par de la substance blanche. On trouve sur sa paroi

catrrVUne Dr6™6 ( Un^S> petit Hippo-

1 ' ’ ,Kq'dAzyr; Eminence uncijorme , Chaussier )

cnclprlo” Lvant> Litro'te et pointue en arrière, recourbée “«s, p us ou moins saillante suivant les sujets ; quel-

quefois divisée par une rainure et comme double . sa structure est la môme que celle de la corne d’Ammou (i/Pi))-

La moitié inférieure des ventricules latéraux, qui occupe une partie du lobe postérieur et tout le lobe moyen , est un long canal étroit , courbé sur sa longueur et convexe en dehors. Ses parois sont constituées par les corps frangés, la corne d’Ammon , son accessoire et un petit ruban grisâtre.

i446. Dans toute leur longueur, les ventricules latéraux sont divisés par une fente dont les plexus choroïdes suivent le trajet. Celte fente estpraliquée entre Tes couches optiqueset les bords du trigône cérébral en haut , entre les couches optiques et les corps frangés en bas. Elle commence de chaque côté à l’ouverture de communication avec le troisième ventricule, derrière les pédoncules antérieurs du tngône , et elle se termine à la face inférieure du cerveau , où elle est bouchée par l’arachnoïde , et où elle reçoit des prolongemens de la pie-mère et des vaisseaux. Dans toute sou étendue , au reste , elle est fermée par un repli de l’arachnoïde intérieure.

j447. Au-dessous du trigône cérébral , et entre les deux couches des nerfs optiques , existe une autre cavité qu’on nomme le troisième Ventricule ouïe Ventricule moyen. Il est beaucoup moins étendu que les précédons ; placé sur la ligne médiane , il est impair 5 sa direction est horizontale , son plus grand diamètre antéro-postérieur , sa forme chiptique; sa paroi supérieure, moins étendue que 1 inferieure , est bornée par la toile choroidienne et par le tiigône cérébral (i440; sa paroi inférieure , très-mince ,fait partie de la surface inférieure du cerveau; postérieurement elle estformée par la lame médullaire qui occupe l’intervalle des deux pédoncules du cerveau; plus en devant, par la partie supérieure des tubercules pisiformes ; tout-à-tait en avant , par la substance grise qui se trouve derrière la commissure des nerfs optiques. Il est à remarquer que celle partie du veutricule esî concave , et qu'en raison de son pet»

de largeur , elle semble former*une petite fente dont la partie la plus profonde répond à la tige pituitaire, et qu’on a nommée Infundibulum : jamais au reste cet infundibulum ne se prolonge dans la tige pituitaire, comme quelques auteurs l’ont avancé. Les parois latérales du ventricule moyen sont bornées parles couches des nerfs optiques, qui sont contiguës dans la plus grande partie de leur étendue, et unies , dans un point , par une bandelette grisâtre.

En avant et en bas , ce ventricule est fermé par une membrane qui s’élève du carré des nerfs optiques (i4o3) , et présente à son niveau une sorte d’ouverture que, depuis Colombo , otî a généralement appelée la Vulve ( Vulva cerebri ) , et sur les côtés de laquelle sont les deux trous de communication avec les ventricules latéraux ( 1 44 i). En avant et en haut, il est borné par la Commissure antérieure, sorte decordon blanchâtre, transversal , cylindrique, situé immédiatement derrière les pédoncules antérieurs du tri— gône cérébral, et du volume du nerf optique. Elle est libre et apparente naturellement dans l’étendue d’environ six lignes à sa partie moyenne; mais, de chaque côté, elle 6’enfonce profondément dans la substance des hémisphères, en se recourbant en arrière d’une manière sensible, et parvient, suivant M, Chaussier , au mésolobe et aux pédoncules du cerveau. Ces portions latérales sontun peu aplaties, et plus volumineuses que la région moyenne.

En arrière et en haut, le troisième ventricule est borné parla Commissure postérieure , plus grosse et plus courte que l’antérieure, mais cylindrique et transversale comme elle; son apparence fibreuse est aussi plus prononcée ; par son bord postérieur, elle est contiguë aux tubercules quadrijumeaux. Au-dessous d’elle, est l’ouverture postérieure du ventricule [Anus) , espèce de petite fente étroite et garnie sur les bords d’une bandelette blanche très-mince : c’est 1 orifice antérieur de Y Aqueduc de Sylvius ( Canal intermédiaire des ventricules , Chauss.), conduit cylindrique ,

creusé obliquement dan*, l’épaisseur de la protubérance cérébrale , au-dessous des tubercules quadrijumeaux, et ouvert en arrière , dans le ventricule du cervelet , sous la valvule de Vieussens ; sa surface offre en bas une rainure qui se continue avec le Calamus scriptorius , et, de chaque côté, une ou deux petites inégalités.

8°. Structure clu Cervelet en particulier. *

1448- Les faisceaux de fibres convergentes et divergentes sont loin d’être aussi bien démontrés pour le cervelet que pour le cerveau; nous ne pourrons ici adopter la même marche que dans l’article précédent, et nous décrirons toute la substance blanche de cet organe comme formée par des fibres du second genre.

1 449- Nous avons dit (1409) que la face antérieure de la protubérance cérébrale était formée par une couche assez épaisse de matière blanche , manifestement fibreuse , à laquelle on avoit donné le nom de Pont de Varôli ou de Protubérance annulaire. Cette couche réunit en arrière et de chaque côté ses fibres en deux gros faisceaux divergens, bien plus écartés l’un de l’autre que les pédoncules du cerveau, et diminuant de volume à mesure qu’ils se portent du mésocéphale vers le cervelet : ce sont les Pédoncules du cervelet : chacun d’eux est convexe et arrondi en dehors.

Les pyramides postérieures (i4i3) forment de chaque côté une sorte de prolongement ( Processus ad medullam spinalem ; Faisceaux primitifs du cervelet, Gall ) qui, de la face postérieure du bulbe rachidien , monte sur le côté interne du pédoncule du cervelet et s’unit à lui.

Enfin la lame blanche qui recouvre les tubercules quadrijumeaux paroît aussi se rassembler en arrière en deux faisceaux longitudinaux ( Processus ad testes ) , unis entre eux par la valvule de Vieussens, et appliqués sur la partie supérieure et interne du même pédoncule.

Par leur jonction, ces trois productioùs paroisseat con*-

STRUCTURE DU CF.RVKLE-T EN PARTICULIER. 55 stitucr un irouc commun , au milieu duquel est une espèce de no)rau ovoïde, allongé, circonscrit de tous côtés par une ligne ondulée , jauncàtreet très-marquée : c’est le Corps rhomboïdal ou dentelé du cervelet ( Corpus dentatum sive serratum ) ; il est un peu plus rapproché de la surface supérieure de cet organe que de l’inférieure ; il paroît légèrement comprimé; son tissu est plus ferme que celui dureste du cervelet; il est surmonté de plusieurs pointes , et traversé par quelques vaisseaux ; sa couleur est un peu plus intense que celle de la substance grise ordinaire. On ne le voit qu’avec beaucoup de difficulté dans les enfans. On ne peut point, comme dans les couches des nerfs optiques , poursuivre les fibres blanches dans son intérieur; il semble être isolé comme le noyau des éminences olivaires (i4'a5).

i45o. En dehors des pédoncules du cervelet, ou trouve l’appendice lobulaire (1406) et les troncs des nerfs facial et acoustique. En dedans , c’est-à-dire entre les deux prolongemens qui montent des pyramides postérieures , .existe le P entricule du cervelet ou quatrième Ventricule , formé tout à la fois par le cervelet , par le mésocéphale et par l’extrémité supérieure de la moelle vertébrale. S aparoi antérieure est formée par la face postérieure de celle-ci et offre le Calamus scriptorius , des stries blanches transversales , et l’orifice postérieur de l’aqueduc deSylvius (i4io) ; se s parois latérales sont bornées parles prolongemens qui viennent des tubercules quadrijumeaux et des pyramides postérieures , lesquels s’écartent l’un de l’autre en montant , en sorte que le ventricule est plus large en haut qu’en bas ; sa paroi postérieure est plus courte que les autres; elle est formée par une partie de l’échancrure antérieure du cervelet; son extrémité supérieure est fermée par la valvule de ^ ieussens (i4io) ; son extrémité inférieure l’est également, mais par une membrane dense et résistante, grisâtre, paroissant se continuer avec la pie-mère ; celle-ci forme audessous d’elle un petit repli analogue à la toile choroïdienue .

56 O R (î A K ES DE LA SENSIBILITÉ.

On trouve aussi dans cet endroit un petit amas de vaisseaux sanguins et de granulations rougeâtres , qu’on désigne sous Je nom de Plexus choroïde du quatrième ventricule ,• il forme un petit corps trilobé , dont le lobe moyen fait saillie dans le ventricule , tandis que les deux latéraux , moinsconsidérables et arrondis , occupent les côtés de la scissure qui sépare Je cervelet de la protubérance cérébrale.

Entre ces deux portions , à l’extrémité du lobule médian inférieur du cervelet, dans l’épaisseur du repli de la piemère , est un petit tubercule conoïde ( Tubercule lumineux du quatrième ventricule , Malac. , Chauss.), dont le sommet est composé de plusieurs lames transversales et parallèles , et dont la base tient à la substance du cervelet par un pédicule. En outre, de chaque côté, il envoie à l’appendice lobulaire du cervelet (1406) un repli membraneux , dans l’intérieur duquel est une lame de substance blanche, et dont le bord antérieur est concave, libre et flottant : ce tubercule a beaucoup d’analogie avec le Conarium.

1 4 5 1 . Chacun des pédoncules étant parvenu au centre de l’hémisphère correspondant du cervelet , forme une masse oblongue , allongée , entièrement blanche, envoyant de sa circonférence une lame dans le centre de chacun des lobules ; ces lames sont beaucoup moins marquées en haut qu’en bas et surtout en arrière ; chacune d’elles se partage en plusieurs rameaux pour chacun des feuillets principaux du cervelet, et ces rameaux se divisent en ramuscules pour les feuillets secondaires : c’est à cet assemblage qu’on a donné le nom A' Arbre de vie : la substance grise l’enveloppe de toutes parts.

En outre , la valvule de Yieussens et les deux prolongemens des tubercules quadrijumeaux émettent de leur partie supérieure différentes lames blanches qui se comportent dans la partie centrale du cervelet à-peu-près comme les arbres de vie dans chacun des hémisphères : ces ramifications se distribuent dans les feuillets de l’émineuce vermifornu’.

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