‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 87 sur 161 · DES ARTÈRES DE IA CROSSE DE L’AORTE · texte numérisé non relu

DES ARTÈRES DE IA CROSSE DE L’AORTE

est question envoie latéralement des branches plus ou mo\ns obbques, qui se subdivisent dans la paroi antérieure des deux ventricules , particulièrement du gauche , et qui vers le sommet du cœur, s’abouchent avec celles de l’ar’ 1ère cardiaque postérieure. D’autres , peu volumineuses et en nombre indéterminé, s’en séparent en arrière pour se perdre dans la cloison des ventricules.

2°. Des Artères qui naissent de la Crosse de V Aorte.

«8.. La convexité de la crosse de l’aorte produit trois troncs artériels considérables , destinés à la tête et aux membres thoraciques, et qu’on désigne , en allant de droite a gauche, sous les noms d’artère brachio-céphalique, de cm onde gauche et de sous-clavière gauche.

Ces trois artères naissent sur le trajet d’une ligne oblique de devant en amère et de droite à gauche, en sorte que la brachio-cephalique est antéiieure, et la sous-claviere gauche postérieure aux autres. Les deux premières

tres-rapprochées l’une de l’autre, comprennent entre elles ia trachee-arlère.

Souvent l’artère vertébrale gauche provient immédiatement de a crosse de l’aorte et forme un quatrième tronc P irait, f. 11 est assez ordinaire aussi de voir une petite

Ld'eTr entre ‘a bra,chio-céPlMli<l“e « h carotide fhyroMe corps

otBa. V Artère brachio-céphalique, qu’on a aussi ap-

LV;—’ m0nte obli<fuemen‘ i droite, sur le ce la trachée-artère , et , au bout d’un pouce detra-

dro’i,eeetiV’'S<i, d°nt ^ Ia carotide

autre la sous-clavière du même côté. Elle est

recouverte par la veine sous-clavière gauche, par le

rnum et par les muscles s tern o - thyroïdiens , et ré-

pon en arriéré à la trachée-artère et au muscle longdu cou du côté droit.

21 83. L’a rlère carotide gauche forme avec l’aorte un angle droit au moment de sa naissance, et la sous-clavière du même côté en sort obliquement comme la brachio-ct’phalique.

Des Ancres Carotides primitives (Carotides communes, Soemm. } Troncs céphaliques , Chalss.).

2184. Nous connoissons déjà leur différence d’origine, qui fait que la gauche est plus longue que la droite de toute 1 étendue du tronc brachio-céphalique. Leur volume est absolument le même. Elles remontent un peu obliquement en dehors de chaque côté du cou, jusqu’à la partie supérieure du larynx, où elles se divisent en carotide externe et en carotide interne.

Inférieu.ement la carotide droite est un peu antérieure à la gauche ; mais en montant elle se place sur le meme

^ L’interva] le que ces deux artères laissent entre elles est rempli en bas par la trachée-artère et l’oesophage, cl en haut par le larynx.

21 85. En devant, la carotide gauche est recouverte dans sa paitie inférieure par la veine sous - çlavière gauche, le thymus et la clavic ule.

Toutes les deux sont ensuite placées dans l’intervalle des

muscles sterno-cléido-mastoïdien , sterno-hyoïdien , thyro-

hynïdien et omoplat - hyoïdien , par lesquels elles sont séparées du musc le peaucier, qui les recouvre cependant presque immédiatement en haut.

2186. En arrière, les carotides primitives sont appliquées sur la colonne vertébrale, et plus immédiatement sur les artères thyroïdiennes inférieures, et sur les muscles longs du cou et grands droits antérieurs de la tète.

2187. En dedans , elles répondent à la trachée-artère, au corps thyroïde , qui avance un peu sur elles , au laryns

DF. L’ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE. 3Sg

et au pharynx. Celle du côté gauche est en outre en rapport avec l'oesophage.

■?. 1 88. En dehors, elles sont côtoyées par les veines jugulaires internes , les nerfs pneunio - gastriques , et les cordons de communication des ganglions cervicaux supérieurs et. moyens (1770). Toutes ces parties sont liées par un tissu cellulaire filamenteux, peu graisseux, et rempli de ganglions lymphatiques.

2189. Dans tout leur trajet , les artères carotides primitives conservent leur calibre ; elles ne fournissent aucune branche en effet , si ce n’est quelques ramifications trèsténues qui se perdent dans leurs propres parois ou dans les muscles voisins.

De l'Artère carotide externe ( Carolis externa, Soemm. 3 la Faciale , Ch auss.).

2190. Particulièrement destinée à la face et à l’extérieur du crâne , son volume est égal à celui de la carotide interne, excepté chez les jeunes enfans , où celle-ci est plus grosse , en raison du développement plus marqué du cerveau et des organes des sens.

2191. L’arière carotide externe s’étend depuis le haut du larynx jusqu’au col du condyle de la mâchoire inférieure. Rapprochée de l’interne à son origine, placée même en dedans et au-devant d’elle, elle monte parallèlement à elle jusque sous le muscle digastrique, où elle croise sa direction en se courbant en dehors et en arrière , pour gagner 1 angle de la mâchoire, et devenir plus superficielle. Elle marche ensuite entre le pavillon de l’oreille et le bord postérieur de cet os , cachée par la glande parotide, et se divise en deux branches qu’on nomme les ytrteres temporale et maxillaire interne.

2192. En bas , l’artère carotide externe n’est recouverte que par le muscle peaucier et par la peau } mais elle s’en-

3go okgases de la cibcülation. fonce bientôt sous le nerf bypog os.se et sous les muscles digastrique et stylo-hyoïdien, et enfin sous la glande parotide. En dedans, elle est en rapport inféi ieurement avec l’artère carotide interne , au milieu avec les muscles stylopharyngien et stylo-glosse , et supérieui emenl avec l’apophyse styloïde du temporal.

2ig3. Les branches que cette artère fournit peuvent être distinguées en celles qui naissent de sa partieantérieure, lesquelles sont au nombre de trois et s’appellent les Artères thyroïdienne supérieure , faciale et linguale ; en celles qui proviennent de sa région postérieure, lesquelles, au nombre de deux, se nomment les Artères occipitale et auriculaire ; en celle qui sort de son côté interne , qui est l’^rtère pharyngienne inférieure $ en celles enfin qui la terminent : ce sont les Artères temporale et maxillaire interne.

Branches antérieures de l’Artère carotide externe, es. De l’Artère thyroïdienne supérieure {Art. thyroidea supcrior, S<emm.).

2ig4- Située à la partie antérieure et supérieure du cou, elle s’étend de la carotide externe au corps thyroïde et au larynx. Elle naît de la région antérieure de la carotide externe très-près de son origine, et quelquefois même à son niveaiï, puis elle descend en dedans et en avant vers le côté du larynx , où elle change de direction et se porte presque verticalement en bas , vers le sommet du lobe correspondant du corps thyroïde, auquel elle parvient après avoir décrit différentes sinuosités qui varient suivant les sujets. Dans ce trajet , elle est recouverte , de dehors en dedans , parles muscles peaucier , omoplat-hyoïdien etsternothyroïdien , auxquels elle donne quelques ramifications peu considérables , qui parviennent à la peau et aux autres muscles du voisinage, comme le sterno-cléido-mastoïdien, le sterno-hyoïdien , le thyro-hyoïdien , et le constricteur moyen du pharynx.

de l’artère THYROÏDIENNE SUPÉRIEURE. 391

2195. Rameau laryngé. Vers le haut du larynx , l’artère thyroïdienne supérieure fournit ce rameau , qui se porte transversalement derrière le muscle thyro-hyoïdien sur la membrane thyroïdienne , donne à celle-ci quelques ramuscules qui se distribuent aussi aux muscles de l’os hyoïde et s’anastomosent avec ceux du côté opposé , et la traverse conjointement avec le nerf laryngé interne du pneumogastrique (1599). Une fois entré dans le larynx, ce rameau se bifurque : une de ses branches se jette dans les muscles crico-aryténoïdien latéral et crico-thyroïdien ; l’autre se contourne autour de la base du cartilage aryténoïde et va se perdre dans le muscle crico-aryténoïdien postérieur ; toutes deux se réunissent à celles du côté opposé et envoient une quantité prodigieuse de ramifications sur l’épiglotte et sur la membrane muqueuse du larynx.

219S. Rameau crico-thyroïdien. Un peu moins gros que le précédent , il descend obliquement en dedans sur le cartilage thyroïde , donne des ramuscules au muscle thyrohyoïdien , et passe transversalement sur la membrane cricothyroïdienne , au milieu de laquelle il s’anastomose avec celui du côté opposé, après avoir fourni des ramifications au muscle crico-thyroïdien.

2I97- Lorsque l’artère thyroïdienne supérieure est parvenue au corps thyroïde , elle se partage en trois branches. L une s’enfonce entre ce corps et les parois du larynx. Une autre, plus considérable, marche le long de son bord externe. La troisième suit son bord interne au contraire, et , au-devant du cartilage cricoïde , s’unit par arcade renversée avec la branche semblable de l’artère thyroïdienne supérieure opposée, tandis que les deux premières s’anastomosent avec les rameaux de l’artère thyroïdienne inférieure du même côté. Toutes les trois au reste se distribuent , par un grand nombre de divisions, dans le parenchyme du corps thyroïde.

Sg'l ORGANES DE LA CIRCULATION.'

b. De 1 Artère faciale, ou labiale, ou maxillaire externe (Artère palato-

labiale , Chadss.).

2198. Elle s’étend à presque toutes les parties de la face jusqu à la racine du nez. Elienaîtdela partie antérieure de la carotide externe , au-dessus de l’artère linguale et derrière le muscle digastiique. Son volume est considérable. Aussitôt après son origine , elle se porte presque transversalement en dedans et en avant ; et, ayant décrit plusieurs flexuosités , elle gagne la partie interne de l’angle de la mâchoire inférieure, recouverte dans ce trajet par le nerf hypoglosse, par les muscles digastrique et stylo-hyoïdien et par la glande sous-maxillaire. Ensuite elle se recourbe entre cette glande et la base de l’os maxillaire inférieur , change de direction , remonte très-obliquement vers la commissure des lèvres , entre les muscles triangulaire et masseter, forme un grand nombre de flexuosités, et est recouverte par la peau et parle muscle peaucier. Près du bord libre de la lèvre supérieure, elle s’engage sous la Téunion des muscles canin et triangulaire , et remonte sur le côté du nez , jusqu’au grand angle de l’oeil , où elle se termine soit en s’anastomosant avec le rameau nasal de i’ophlhalmique ou avec la sous-orbitaire, soit en répandant ses rameaux dans les parties environnantes. Dans cette seconde partie de son trajet , l’artère faciale est séparée de la peau par une plus ou moins grande quantité de graisse, et correspond successivement et en arrière à l’os maxillaire inférieur, au muscle buccinateur , dont elle est éloignée par une masse de tissu adipeux dont nous avons déjà parlé plus d’une fois, à liorbiculaire des lèvres, à l’élévateur de la lèvre supérieure et à l’élévateur commun de cette lèvre et de l’aile du nez.

DE l’aRTÈRE FACIALE.

Branches que donne l’Artère faciale an-dessous de Ja mâçlioire.

3199. Branche palatine inférieure. Elle est d’un fort petit volume, et se sépare de la faciale à quelques lignes de son origine ; quelquefois même elle provient de la carotide externe : elle remonte aussitôt entre les muscles stylopharyngien et stylo-glosse , leur fournit quelques ramifications , s’applique contre la partie latérale et supérieure du pharynx, parvient entre les piliers du voile du palais , et se partage en un grand nombre de ramuscules qui se distribuent au pharynx , à la tonsille correspondante et à la trompe d’Eustachi ; quelques-uns remontent dans le voile du palais et se perdent dans ses muscles et dans ses membranes , ou bien s’anastomosent avec ceux de l’artère palatine supérieure.

2300. Branche sous-mentale. Elle est fournie par la faciale près de la base de la mâchoire , et est plus considérable que la précédente. Dirigée en avant , entre le peaucier , le digastrique et le mylo-hyoïdien , elle côtoie l'attache de ce dernier muscle, et lui fournit une grande quantité de rameaux, qui traversent son épaisseur pour aller s’anastomoser avec ceux de l’artère sublinguale , qui souvent est elle-même une division de la sous-mentale. Près de la ligne médiane elle se bifurque 5 un de ses rameaux passe au-devant de l’insertion du muscle digastrique, et s’unit à celui du côté opposé ; l’autre remonte sur le menton , et, après avoir donné aux tégumens , s’abouche avec les ramifications de l’artère dentaire inférieure qui s’échappent par le trou mentonnier.

2201. Outre ces deux branches , l’artère faciale fournit encore , dans sa moitié inférieure , plusieurs petits rameaux qui se perdent dans les muscles de la région hyoïdienne supérieure, et dans l’épaisseur de l’os maxillaire. II s’en sépare aussi un grand nombre qui pénètrent la glande sous-maxillairc , et s’y subdivisent. Quelques-uns d’entre

3g4 ORGANES DE LA RESPIKATION.

eux moment jusqu’au muscle plérygoïdien interne , ou se distribuent à la membrane muqueuse de la bouche et au côté correspondant de la langue.

Branches que donne l’Artère faciale à la face.

2202. Branches externes. Elles sont assez nombreuses ; mais leur volume est petit et leur disposition peu constante. Elles se répandent dans les muscles masseter , peaucier , buccinateur , dans le tissu cellulaire graisseux et dans la peau de la joue , sur le conduit de Slénon et sur la glande parotide. Quelques-unes communiquent avec les rameaux de la transversale de la face et de la buccale.

, 22o3. Branches musculaires internes. Elles sedistribuent aux muscles triangulaire et carré , ainsi qu’à la peau du menton , et s’anastomosent avec les ramifications de l’artère sous-mentale, et avec celles de l’artère dentaire inférieure qui sortent par le trou mentonnier.

2204. Branche coronaire ou labiale inférieure. Plus considérable que les précédentes , celle-ci naît de la faciale à une assez grande distance de la commissure , passe sous le muscle triangulaire , et s’avance en serpentant dans l’épaisseur du bord libre de la lèvre inférieure, sur le milieu duquel elle se joint à la branche coronaire opposée, après avoir envoyé de nombreux rameaux à la membrane de la bouche, et aux muscles orbiculaire , triangulaire , carré et releveur du menton. Ces derniers forment un réseau trèscompliqué dans les tégumens , par leurs anastomoses multipliées avec les ramifications des artères sous-mentales et dentaires inférieures.

2205. Branche coronaire ou labiale supérieure. Elle naît au-dessus et très-près de la commissure ; grosse et llexueuse , elle marche en dedaus dans l’épaisseur du bord libre de la lèvre supérieure , au milieu duquel elle s’anastomose avec celle de l’autre côté par un rameau particulier, remontant elle-même verticalement vers la cloison dunes

sur laquelle elle se termine. Ses ramuscules forment tm réseau très-compliqué dans la membrane muqueuse de la lèvre supérieure, dans les tégumens et dans les muscles orbiculaire des lèv res et abaisseur de l’aile du nez. Quelquesuns se portent aux gencives et s’y unissent à ceux de l’artère alvéolaire.

2206. Branches dorsales du nez. Elles varient beaucoup pour le nombre et la disposition. Quelquefois elles terminent l’artère faciale, qui alors communique seulement par un rameau avec l’ophthalmique. Souvent elles n’occupent que la partieinférieure du nez: tandis que, dans d au très casuelles sontuniformément répandues dans toute son étendue. Mais constamment elles s’anastomosent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé , et se distribuentà toutes les parties de cet organe, à ses muscles , ses cartilages , ses tégumens, etc. Plusieurs de leurs ramifications se contournent sur le bord des narines ou traversent les fibrocartilages pour gagner l’origine de la membrane pituitaire.

2207. Branches musculaires supérieures. Leur nombre varie beaucoup ; elles sont fort petites et se répandent d’une manièreirrégulièredanslesmuscles canin, élévateur propre de la lèvre supérieure , élévateur commun , petit zygomatique et orbiculaire des paupières, ainsi que dans les tégumens. Elles communiquent avec les ramifications des artères sous-orbitaire et ophthalmique.

c. De l’Arlère linguale ( Arteria lingualis, S<bmm.).

220b. Elle naît de la partie antérieure de la carotide externe, entre les deux précédentes, et un peu plus profondément qu’elles, derrière le muscle digastrique. Assez souvent elle provient d’un tronc qui lui est commun avec la faciale. Elle monte d’abord un peu en serpentant et en se dirigeant en dedans et en avant -, puis 1 lie s’engage entre les muscles hyo-glosse, près de son insertion inférieure, et

constricteur moyen du phatynX ; après quoi, se recourbant en haut, elle remonte entre les muscleshvo glnsse et génioglosse , et entre ce dernier et la glande sublinguale, audessus de la giande corne de l’os hyoïde, jusqu’à la base de la langue. Là, elle change encore de direction , devient horizontale, et , sous le nom d’ Ancre ranitie , s’avance, accompagnée par le net f lingual , entre les muscles génioglosse et lingual , jusqu’à la pointe de la langue, où elle s’anastomose par arcade avec sa semblable.

Cette artère est par conséquent à-peu-près horizontale depuis son origine, jusqu’au moment où elle se recourbe vers le bord antérieur du muscle hyo-glosse; elle est verticale pendant son trajet le long du muscle génio-glosse -, et de nouveau horizontale depuis la base jusqu’à la pointe de la langue. Cette disposition permet de la distinguer en trois portions.

220g. Au-dessous du muscle bvo-glosse et derrière lui, l’artère linguale fournit quelques branches peu remarquables, qui se distribuent à ce muscle et au constricteur moyen du pharynx. Quelques autres le traversent et parviennent aux muscles thyro-hyoïdien et digastrique. 11 en est qui se jettent dans le muscle génio-glosse, et s’anastomosent avec celles du côté opposé. C’est encore du même point que part Y Artère dorsale de la langue, qui se porte en haut et en dehors vers la base de cet organe et l’épiglotte, et dont les ramifications se répandent principalement sur le muscle stylo-glosse , sur le dos de la langue, sur les tonsilles et le voile du palais. Quoique les auteurs indiquent cette branche comme constante , je l’ai pourtant vu manquer habituellement.

22to. Sur le génio-glosse, il se détache de l’artère linguale plusieurs ranmaux qui pénètrent ce muscle. Mais il on naît aussi au même lieu une branche plus considérable, qu’on appelle Artère sublinguale , et qui est quelquefois une division' de la sous -mentale (2200). Dirigée horizon-

talement on avant entre les muscles mylo-liyoïdien et génio glosse, et au-dessus de la glande sublinguale, cette artère fournit un grand nombre de rameaux à ces parties et à la membrane muqueuse de la bouche. Quelques - uns d’entre eux s’unissent à ceux de la sous-mentale, ou de l'aitère sublinguale de l’autre côté; il en est qui traversent le muscle mylo-hyoïdien , et parviennent au ventre antérieur du muscle digastrique.

2211. Enfin au-dessous de la langue, l’artère linguale donne latéralement un grand nombre de rameaux volumineux qui se perdent dans les muscles lingual et génioglosse, et dans le tissu de la langue, en s’anastomosant les nus avec les autres, et avec ceux du côté opposé. Au sommet même de la langue et au-dessus du frein de cet organe, les deux artères linguales, qui ont pris le nom de ranineSj s’anastomosent l’une avec l’autre.

Branches postérieures de V Artère carotide externe, a. De l’A rtère occipitale {Art. occipitalis, Sœmm.).

2212. Elle naît de la partie postérieure de la carotide externe, au-dessous de la glande parotide et vis-à-vis de l’artère linguale , et s’étend jusqu’à l’occiput. Elle monte d abord obliquement en arrière, au-dessous du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien, le long du ventre postérieur du muscle digastrique et du nerf hypo-glosse; elle passe ensuite horizontalement entre l’apophyse transverse de l’atlas et 1 apophyse mastoïde, après avoir croisé la direction de la veine jugulaire interne et du nerf pneumo - gastrique, au-dessus desquels elle est située : alors elle se recourbe sur 1 occipital , recouverte par le muscle splénius , sous le bord interne duquel elle sort pour devenir sous-cutanée, et remonter en serpentant sur la partie postérieure de la tète où elle se termine- Son volume égale celui de la linguale, ou est un peu moins considérable.

3()8 ORGANES l) E LA CIRCULATION.

22i 3. Branches de la poriion profonde. Les unes, supérieures , d’un petit calibre, se distribuent aux muscles digastrique, sterno-cléido-mastoïdien et stylo-hyoïdien, et communiquent avec les rameaux de la cervicale profonde. Une d’elles , plus marquée et plus constante que les autres, sous le nom d 'Artère mastoïdienne postérieure, s’introduit dans le crâne par le trou mastoïdien , et se perd dans la portion de dure-mère qui tapisse les fosses postérieures et latérales du crâne.

Les autres, inférieures , descendent dans l’épaisseur des muscles sterno-cléido-mastoïdien, splénius et petit complexus, où elles s’anastomosent avec les ramilications des artères cervicale profonde et vertébrale.

22 14- Branches de la portion sous-cutanée. Elles sont très- nombreuses ; les inférieures se perdent dans les muscles de la région postérieure du cou , et s’étendent parfois jusque sur le dos. Les supérieures montent en serpentant le long du trajet de la suture lambdoïde, et se ramifient dans les tégumens et dans le muscle occipital , en s’anastomosant avec les divisions de l’artère occipitale opposée, ou avec celles des artères temporale et auriculaire postérieure du même côté. Souvent un de leurs ramuscules passe par le trou pariétal et se perd dans la duremère.

b. De l’Artère auriculaire postérieure ( Art . auricularis posterior, Sœmm. ;

Art. oriculaire postérieure, Chaüss.).

22i 5. C’est uue des plus petites branches de la carotide externe, dont elle se sépare dans l’épaisseur delà glande parotide, au-dessus du muscle digastrique , pour s’étendre à la face interne du pavillon de l’oreille et sur le côté de la tête. Elle monte d’abord en arrière, couverte par cette même glande, entre l’apophyse mastoïde et le conduit auriculaire. Arrivée à la partie inférieure du pavillon de l’oreille, elle se bifurque 3 l’uue de ses branches, placée au-

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