DE L’ARTÈRE AURICULAIRE POSTÉRIEURE
devant de l'autre, se répand sur la face interne de ce pavillon, entre la peau et le fibro-carlilage; la seconde, qui est postérieure , passe sur l’apophyse mastoïde, et se divise en une multitude de rameaux qui appartiennent aux muscles temporal et auriculaire postérieur, à l’aponévrose épicranienne, au tissu cellulaire et aux tégumens de la, partie latérale de la tête.
2216. Mais, avant sa bifurcation, cette artère envoie quelques ramuscules dans la glande parotide, dans les muscles stylo-hyoïdien et digastrique , et dans les parois du conduit auriculaire. Elle fournit aussi l'artère stylomastoïdienne , qui provient quelquefois de l’occipitale , et qui , après avoir jeté quelques ramifications dans le conduit auditif et sur la membrane du tympan, s’engage, par le trou dont elle porte le nom , dans l’aqueduc de Fallope, le parcourt, répand ses subdivisions dans la membrane muqueuse du tympan , dans les cellules mastoïdiennes, dans les canaux demi-circulaires, dans le muscle de l’étrier, sur Je périoste de l’aqueduc lui - même, etc. , où elle se termine en s anastomosaut avec un rameau de l’artère méningée moyenne, qui a pénétré par l'hiatus Fallopii.
Blanche interne de l’ Artère carotide externe > ou Artère pharyngienne inferieure (Art. pharyngea^ Soemm.).
221-7. P^us petite encore que l’auriculaire postérieure, elle est plus profondément située que les autres branches de la carotide externe, dont elle naît au niveau de la faciale. Elle monte d’abord verticalement le long de la partie latérale et postérieure du pharynx, entre la carotide externe et 1 interne, couverte en bas par le muscle stylopharyngien et en haut par le constricteur supérieur.
2210. Après un court trajet, et après avoir fourni quelles ramuscules irréguliers qui descendent obliquement
derrière le pharynx et dans ses muscles constricteurs , celle artère se divise en deux branches d’un même volume.
2219. Branche pharyngienne. Couchée transversalement sur le muicle constricteur supérieur, elle se divise en deux ou trois ramçaux , dont l’un se distribue à ce muscle en remontant dans son épaisseur-, tandis que les an(res, se portant obliquement en bas, se perdent dans les deux constricteurs moyen et inférieur correspondais. Ses derniè es divisions s’anastomosent avec quelques rameaux de la thyroïdienne supérieure et de la linguale.
2220. Branche méningée. Elle monte entre la carotide interne, le nerf pneumo-gastrique et la veine jugulaire interne, donne des ramifications à diverses parties, au ganglion cervical supérieur, à la trompe d Eustachi , aux nuis-clés grand et petit droits antérieurs de la tête et long du cou, et enfin s’introduit dans le cràue par le trou déchiré postérieur, pour se ramifier sur la dure-mère. Quelquesuns de ses rameaux pénètrent isolément dans cette cavité et ont la même destination ; on en voit un en particulier, qui traverse le fibro-cartilage du trou déchiré antérieur; un autre passe par le trou condylien anterieur.
Branches qui terminent l’ Artère carotide externe, a. De l’Artcre temporale ( Art . temporalis, Sœmm.).
222 t. Moins grosse que l’artère maxillaire interne, dont elle se sépare au niveau du col du condyle de la mâchoire , et suivant la direction primitive de la carotide externe, cettf- artère monte d’abord un peu obliquement, on dehors, entre la branche de la mâchoire, le conduit auriculaire, et la glande parotide qui la recouvre jusqu a l’arcade zygomatique: mais , au-dessus de celle-ci , elle se glisse en serpentant sous les muscles antérieur et supérieur de l’oreille, et devient sous-cutauée. Arrivée au
I)E L’A UT ÈRE TEMPORALE* ^oi
milieu de la région temporale , elle se divise en deux branches , l’une antérieure, l’autre postérieure.
2222. Rameaux antérieurs. L’artère temporale donne un certain nombre de rameaux qui se dirigent en avant veis le masseieret l’articulation temporo-maxillaire. Parmi eux, on doit distinguer Y Artère transversale de la face, qui naît de la temporale immédiatement après son origine" varie beaucoup en volume, passe sur le col du condyle de la mâchoire * donne un rameau qui se distribue dans le masseur et s y anastomose avec une division de l’artère maxillaire interne, croise la direction de ce muscle en marchant au-dessus du conduit de Sténon, et se termine au niveau de son bord antérieur, en se ramifiant à l’infini sur ce conduit, dans la glande parotide , dans les muscles grand et petit zygomatiques et orbiculaire des paupières ainsique dans les tégumens. Plusieurs de ses minuscules s anastomosent, dans l’épaisseur de la joue, avec ceux des artères faciale, buccale et sous-orbitaire.
2223. Rameaux postérieurs. Ils sont assez considérables et en nombre indéterminé; on leur donne le nom
Aneres auriculaires antérieures ; ils se distribuent au conduit auditif externe et au pavillon de l’oreille.
2224. Rameau interne ou Artère temporale moyenne. L e provient de la temporale immédiatement au-dessus , et quelquefois au-dessous de l’arcade zygomatique ; elle perce presqu’aussilôt l’aponévrose du muscle temporal dans lequel elle s’enfonce et où elle se partage en un grand nombre de ramifications, parmi lesquelles on en voit plusieurs communiquer avec les artères temporales profondes.
2225. Des deux branches par lesquelles se termine l’artere temporale, l’antérieure monte , en serpentant, vers le ront , et se subdivise en un grand nombre de rameaux qui
suivent tous des directions différentes , et se répandent dans les muscles frontal et orbiculaire des paupières, et dans les tégumens. Parmi ces rameaux, les uns, transversaux , s’a- 11, 26
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uastomosenl avec les artères frontale et sourcilière , tandis que les autres se recourbent vers le sommet de la tête, ou ils rencontrent ceux de l’artère opposée.
La branche postérieure monte obliquement sur les os pariétal et occipital, y décrit un grand nombre de sinuosités , et y donne beaucoup de rameaux qui se répandent uniformément en tous sens dans les tégumens, dans l’aponévrose du muscle temporal , dans le muscle supérieur de l’oreille et dans le péricràne , en communiquant avec ceux de la branche antérieure, de la temporale opposée, de l’occipitale et de l’auriculaire postérieure.
De l’Arlère maxillaire interne ( Art. maxillaris interna, Sœmm.; Art. gutturo-maxillaire , Chauss.).
2226. Plus volumineuse que la temporale , elle naît de la carotide externe au même point quelle, et est remarquable par son trajet compliqué et par le grand nombre de branches importantes quelle donne aux parties profondes de la face. Aussitôt après son origine, elle s’enfonce sous le col du condyle de la mâchoire , en se recourbant en dedans et en bas, puis elle avance directement en dedans, passe entre les nerfs dentaire et lingual , et parvient dans l’intervalle qui sépare les deux muscles ptérygoïdiens , ou elle change un peu de direction pour se porter en avant vers la tubérosité maxillaire. Alors elle se recourbe, devient verticale , se glisse entre les deux attaches fixes du muscle plérygoïdien externe (963) , et remonte dans le fond de la fosse zygomatique entre lui et le muscle temporal. Enfin , parvenue vers le plancher de l’orbite, elle prend de nouveau une direction horizontale et transversale, sc plonge dans la fosse sphéno-maxillaire , et s’y partage en plusieurs branches au milieu du tissu cellulaire graisseux qui remplit celle cavité.
L’artère maxillaire interne est par conséquent honion-
DF. L A R T È R E MÉNINGÉE MOYENNE, /^o3
talc près de son origine et à sa terminaison , et verticale dans son milieu. Elle décrit en outre plusieurs sinuosités très-marquées et qui varient suivant les sujets.
Branches qui naissent de l’Artère maxillaire interne, derrière le col du coudyle delà mâchoire.
1°. De l’Artère méningée moyenne ou sphêno-épineuse.
2227. Elle est la plus volumineuse des branches de I artère maxillaire interne 5 elle monte verticalement vêts le crâne, entre les deux muscles ptérygoïdiens , et accompagnée de deux filets du nerf maxillaire inférieur qui vont s unir au nerf facial. Elle donne d’abord quelques ramuscules aux muscles plérygoïdien et péristaphylin externes, et consti icteur supérieur du pharynx , ainsi qu’aux os temporal et sphénoïde ; quelques-uns de ces derniers traversent le sphénoïde par des ouvertures particulières et vont se perdre dans ta dure-mère. Elle parvient ainsi au trou petit rond du sphénoïde par lequel elle pénètre dans le crâne. Mais auparavant il s’en sépare une branche assez marquée, qui se glisse en avant et en dedans , entre la paroi supérieure de la fosse zygomatique et l’origine des nerfs temporaux profonds (1 556) , et redescend ensuite verticalement entre les muscles péristaphylin externe et plérygoïdien interne , dans 1 épaisseur desquels elle se partage en un grand nombre de rameaux.
2228. Entrée dans le crâne, au-dessous de la duremere, l’artère méningée fournit des rameaux à la portion de cette membrane qui revêt la fosse moyenne latérale de la base du crâne et au nerf trifacial. Un ou deux d’entre eux se dirigent en avant, pénètrent dans l’orbite entre le sphénoïde et 1 os de la pommette et se terminent à la blande lacrymale , dans le parenchyme de laquelle ils communiquent avec l’artère lacrymale. Un autre s’engage dans 1 aqueduc de Fallope par 1 hiatus du même nom , et s’auas-
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tomose avec l’artère stylo-mastoïdienne (2216), après avoir jeté quelques ramifications sur le tronc du nerf facial. Le conduit du muscle interne du marteau en renferme egalement un qui se distribue à ce muscle et à la membrane muqueuse des parois du tympan. Cette cavité en reçoit ellemême plusieurs autres très-ténus qui y pénètrent par des fentes étroites qu’on remarque à l’endroit ou le rocliei s’unit au reste du temporal.
2229. Après avoir donné ces divers rameaux , 1 artère elle-même se partage en deux branches principales , d un volume inégal. — L 'antérieure , plus grosse , monte de derrière en devant vers l’angle antérieur et inférieur du pariétal, où elle est logée dans un sillon profond, et souvent même dans un véritable canal pratiqué à la face interne de cet os (178) -, elle donne quelques rameaux d’anastomoses avec l’artère lacrymale , sort de sa rainure et se subdivise en un grand nombre de rameaux qui se répandent sur toute la face interne du pariétal . qui les reçoit dans des sillons disposés comme les nervures d’une feuille, et étendus jusqu’au sinus longitudinal supérieur de la dure-mere (177). Tous ces rameaux, au reste, ont l’apparence de peins tuyaux creusés dans l’épaisseur delà dure-mère -, ils appartiennent entièrement à cette membrane, et envoient seu ement au niveau des sutures quelques foibles minuscules qui vont s’anastomoser avec des minuscules analogues des artères du péricrâne. — La branche postérieure , plus petite , monte , en se courbant de devant en arrière, sur la face interne de la portion écailleuse du temporal et sur celle du pariétal -, elle se divise de même en un grand nombre de rameaux qui se répandent sur la partie latérale et postérieure de la dure-mère. Comme ceux de la branche antérieure, ils s’anastomosent fréquemment ensemble , et correspondent à des sillons pratiqués sur les os.
Les dernières ramifications de l’artère méningée moyenne communiquent avec celles de l’artère opposée, des artères
CE l’a U T EUE DENTAIRE inférieure. 4o5 ethmoïdales, et des autres petites branches qui se portent sur la dure-mère.
2°. De l'Artère dentaire inférieure, ou maxillaire inférieure [Art. maxillo-dentaire, Chauss.).
2280. Elle naît en bas de l’artère maxillaire interne , au même endroit où la méningée moyenne s’en sépare en liant, quelquefois cependant un peu plus loin. Elle descend eu avant le long de la face interne delà branche de la mâchoire, au côté externe du muscle ptérygoïdien interne, derrière le nerf dentaire inférieur, et devant le ligament latéral interne de l’articulation temporo-maxillaire, jusqu’à l’ouverture du conduit dentaire (277) , qu elle parcourt dans toute son étendue, pour reparoître au dehors au-delà du trou mentonnier.
223 t. Avant de pénétrer dans le canal dentaire, cette artère donne d’abord des ramifications nombreuses au muscle ptérygoïdien interne et aux nerfs dentaire inférieur et lingual. Tout près de l’orifice de ce canal, elle fournit un rameau qui descend en avant dans un petit sillon creusé sur l’os maxillaire inférieur le long de l’attache du muscle mylo-hyoïdien. Accompagné par un filet du nerf dentaire inférieur (i563) , ce rameau se perd par une grande quantité de subdivisions dans la membrane muqueuse de la bouche et dans le muscle mylo-hyoïdien.
2282. Le tronc de l’artère lui-même s’engage alors dans le canal, conjointement avec le nerf dentaire inférieur, et quelquefois cependant par une ouverture isolée. En passant transversalement au-dessous des alvéoles , il laisse s’échapper de son côté supérieur des rameaux qui pénètrent dans ces cavités et sont destinés aux racines des dents, qui en permettent l’introduction par un trou dont elles sont percées à leur sommet. Au-dessous de la première petite dent molaire, il se bifurque j l’une de ses branches, fort
4oG ORGANES DE LA CIRCULATION.
petite, sort par le trou menlounier , se jttte dans les muscles carré et triangulaire, et s'anastomose avec des ramifications de l’artère faciale. L'autre branche , plus volumineuse, continue sou trajet dans l’os jusqu’à la symphyse du menton , et donne des rameaux aux racines des dents canines et incisives correspondantes.
aa33. Souvent, au même endroit où naît Tarière dentaire , la maxillaire interne fournit quelques rameaux isolés. L’un d’eux remonte sur l’os temporal , derrière le conduit auriculaire, et se distribue à ses parois, à la membrane du tympan et aux follicules cérumineux (1894). Un autre pénètre dans le tympan par la scissur e glénoïdale , et donne des ramifications à la membrane muqueuse des parois de cette cavité et au muscle antérieur du marteau.
Brandies qui naissent de l’Artère maxillaire interne entre les deox muscles
pièrygo'idiens.
i°. De l’Artère temporale profonde postérieure.
223/p Elle naît un peu après la précédente , et quelquefois même est produite par elle peu après son origine. Cachée d’abord entre les muscles temporal et plérygoïdien externe, elle remonte ensuite obliquement au-dessous du premier de ces muscles , devient verticale , rampe sur la fosse temporale, et se divise en un fort grand nombre de ramifications qui se distribuent au périoste de cette fosse et aux fibres du muscle temporal. Ces ramifications s anastomosent en avant avec la temporale profonde antérieure , et en dehors avec les temporales moyenne et superficielle.
20. De l'Artère massetérine ( Artère du muscle zygomalo maxillaire j Chauss.).
2235. Inférieure en volume à la précédente, elle naît quelquefois avec elle par un troue commun. Dirigée en
DES ÀKTÈRESPTÉRYGOÏDIENNES. 4°7
dehors, entre le bord postérieur du muscle temporal et le col du condyle de la mâchoire inférieure , elle passe sur l’échancrure qui sépare ce dernier de l’apophyse coronoïde (?-8 1) , jette quelques ramuscules dans la portion supérieure du muscle masseter, descend ensuite obliquement en devant , entre lui et la branche de l’os maxillaire, s’enfonce dans son épaisseur , s’y subdivise et s’anastomose avec l’artère transversale de la face.
3°. Des Artères p lérygoidiennes.
2236. Elles varient beaucoup par rapport à leur nombre , à leur grosseur et à leur origine. Elles viennent presque toutes de la maxillaire elle-même 5 mais il en est quelques-unes qui naissent séparément des artères méningée moyenne et temporale profonde postérieure. Elles se distribuent aux deux muscles ptéiygoïdiens et spécialement à l’externe 5 leur marche est d’ailleurs fort irrégulière : quelques-unes de leurs ramifications les plus ténues accompagnent les nerfs temporaux profonds.
Branches qui naissent de l’Artère maxillaire interne dans la fosse zygomatique. i°. De l’Artère buccale.
223 y. Elle manque quelquefois. Assez souvent, elle ne provient point de l’artère maxillaire interne elle-même, mais elle naît de la temporale profonde antérieure, ou de l’alvéolaire, ou enfin de la sous-orbitaire. D’un volume fort peu considérable , irès-flexueuse dans sa marche, elle descend obliquement en avant, à côté du nerf buccal (i558), entre le muscle ptérygoïdien interne et la branche de la mâchoire , s’avance vers la joue , devient transversale , et se partage, plus ou moins loin de la commissure des lèvres, en beaucoup de rameaux qui se répandent dans les muscles buccinateur , grand et petit zygomatiques et peaucier } dans
4oû ORGANES DE LA CIRCULATION.
Ses légumens , dans la membrane muqueuse des jones et sur les follicules muqueux de celle partie. Elle s’anastomose avec les arleres laciale (2202) , sous-orbitaire et transversale de la face (2222).