artere basilaire se termine en se partageant en
deux branches , qui sont les artères cérébrales postérieures. r
3° ' DC VArCtire cérébrale postérieure {Art. lobaire postérieure du ctrvtau , Chauss.).
•1290. Elle surpasse debeaucoup en volume l’arcère céré- Odieuse super, eure , dont elle se trouve séparée A sou ori- „"»! parle nerf moteur oculaire commun (,5e8). Ellese porte d abord eu avant et en dehors , puis se dirige bientôt arnere , en se contournant sur le pédoncule correspon-
dant du cerveau, d’où elle gagne la partie inférieure du lobe postérieur de cet organe. Aussitôt après sa naissance , elle fournit plusieurs ramuscules aux tubercules mamillaires , et aux pédoncules du cerveau; elle en envoie un assez remarquable dans le troisième ventricule pour la couche du nerf optique , le tuber cinerewn et les piliers antérieurs du trigone. Dans l’endroit même où elle est en contact avec le nerf moteur oculaire commun , elle reçoit la communiquante de Wiîlis, qui vient de la carotide interne (2271). Ensuite il en part encore des rameaux assez nombreux pour la protubérance cérébrale , le pédoncule du cerveau , le plexus choroïde , la couche du nerf optique, la corne d’Ammon,le corps cannelé ,1e conarium et les tubercules quadrijumeaux.
2291. Les branches que cette artère répand sur le cerveau.s’enfoncent dans les anfractuosités de son lobe postérieur , et se subdivisent dans la pie-mère comme celles des autres artères cérébrales , avec lesquelles d ailleurs s anastomosent leurs ramifications.
2292. Les artères cérébrales postérieures , les communiquantes de Willis, les cérébrales antérieures et la communiquante antérieure , forment une espèce de polygone dans l’aire duquel sont situés les éminences mamillaires , le tuber cinereum, le corps pituitaire et la tige du même nom.
2293. Il faut observer aussi que les troncs principaux des artères du cerveau occupent la base de cet organe , et: se trouvent placés entre lui et des surfaces osseuses , em sorte que les mouvemens de la circulation doivent en imprimer de très-marqués au cerveau , ce qui a lieu effectivement. Au reste , celte impulsion lui est transmise d’une nianière uniforme, en raison des larges anastomoses de cesdivers troncs. Les branches principales de ces mêmes troncs sont logées dans les scissures et dans les anfractuosités; les* rameaux et ramuscules se subdivisent à l’infini dans la pie-
DE ^ARTÈRE THYROÏDIENNE INFÉRIEURE. 433 mère, et ce ne sont absolument que les extrémités capillaires des vaisseaux qui pénètrent dans la pulpe de l’organe.
48. De l’Artère thyroïdienne inférieure ( Arteria thyreoïden irferior , Soemm.).
2294. Plus considérable proportionnellement dans les enfans que dans les adultes, elle est d’un bien moindre volume que la vertébrale, et se trouve plus superficielle qu elle. Elle naît de la partie supérieure de la sous-claviere , presqu’au même niveau que la mammaire interne « un peu en dehors de la vertébrale. Elle monte d’abord verticalement sur le muscle scalène antérieur , «parvenue au-devant delà cinquième vertèbre, elle se recourbe touta-coup en dedans, passe transversalement derrière l’artère carotide primitive(2.86) , et arrive, en serpentant, au corps thyroïde.
0295. Branches internes. La thyroïdienne inférieure en ournit quelques-unes ; leur volume est petit et leur nombre indéterminé; elles se perdent en descendant dans le uscle long du cou , ou bien elles se distribuent à l’œsop Mge et a la trachée-artère, qu’elles accompagnent jusque d ns la poitrine. Ces dernières se répandent sur IWigL ronc es et ans les ganglions lymphatiques envi, nnans (2120), et s anastomosent avec les artères bron« chiques et intercostale supérieure.
2296. Branches externes. Les scapulaires postérieure supérieure naissent souvent en dehors de la thyroïdienne
.nier, cure; mais celle-ci fourni, constamment en ce seul
une certaine quantité de petites branches plus ou moins greles qu, remontent dans les muscles scalène antérieur et long du cou, et une autre branche beaucoup plus volumineuse et qui ne manque jamais : on la nomme
2297. Artère cetvicale ascendante. EUe remonte sur
434 OttGÀNES DE U CIRCULATION.
les muscles scalène antérieur et long du cou , parvient au muscle grand droit antérieur de la tête, leur fournit à tous des ramifications , et en envoie en outre dans le muscle splénius et dans les ganglions lymphatiques du cou. Elle s’anastomose avec les artères vertébrale, cervicale postérieure et occipitale.
2298. Parvenue à la partie inférieure et externe du lobe correspondant du corps thyroïde , l’artère thyroïdienne inférieure se divise en deux grosses branches qui s’écartent l’une de l’autre , passent derrière l’organe et lui envoient de nombreux rameaux qui se subdivisent dans son épaisseur en s'anastomosant avec la thyroïdienne inférieure opposée et avec les deux thyroïdiennes supérieures. Elle jette aussi quelques ramuscules très - déliés sur la membrane muqueuse de la trachée-artère.
Branches inférieures de l’Arière sous-clavière.
i». De l’Artère mammaire interne ( Artère sous - sternale ,
Ghacss.).
229g. Elle se sépare de la sous-clavière au même niveau que la thyroïdienne inférieure. Très-longue, mais d’un volume médiocre, elle descend d’abord un peu en dedans au-devant du muscle scalène antérieur et en dehors du nerf diaphragmatique; puis elle s’enfonce dans la poitrine, et se place nu-dessous de la plèvre, le long de la face postérieure des cartilages sterno-costaux et des muscles intercostaux internes, dont elle croise la direction. En descendant, elle se rapproche graduellement du sternum, se place entre son muscle triangulaire et les parois de la poitrine , et, vers le cartilage xiphoïde, se divise en deux branches qui se prolongent plus ou moins bas dans les parois de l’abdomen.
2800. Près de son origine, l’artère mammaire interne
DE L ART ÈRE MAMMAIRE INTERNE. ^35 «nvoïe un grand nombre de branches au thymus aux muscles sterno- hyoïdien et sterno - thyroïdien, aux ganglions lymphatiques voisins. 5
. a3°r* Anhre médiastine antérieure. Elle se sépare de parue supérieure de la mammaire interne, et quelqueo.s de la crosse même de l’aorte, pour descendre dans 1 écartement supérieur du médiastin antérieur. Dès son origine , elle jette quelques ramifications sur la portion t u péricarde qui entoure la naissance de l’aorte, et bientôt apres elle se partage en deux branches : l’une de ces branches remonte vers la partie inférieure du cou , derrière le muscle sterno-thyroïdien, et se perd dans le pamichyme du corps thyroïde en s’anastomosant avec les thyroïdiennes inférieures. L’autre, plus considérable continue a descendre dans le médiastin , et se divise en deux rameaux qui s’écartent l’un de l’autre , et vont se subdiviser dans l’une et l’autre plèvre, en envoyant encore des ramifications au thymus , aux ganglions lymphatiques sous-sternaux et au tissu cellulaire du médiastin.
a3o2. Artère diaphragmatique supérieure. Quoique dun fort petit volume, elle existe constamment et se sépare de la mammaire interne au niveau du sternum. Dirigée en dedans, en arrière et en bas, entre le cœur et le poumon, elle accompagne exactement le nerf diaphragmatique, en formant plusieurs sinuosités. Elle fournit quel ques ramuscules à la membrane fibreuse du péricarde parmi lesquels on en trouve un qui descend jusqu’au diaphragme, et là se contourne en arrière pour se perdre sur 1 œsophage. Elle en envoie aussi quelques-uns au nerf diaphragmatique, au thymus, au médiastin, à la face interne du poumon et aux parois des veines pulmonaires. Lorsque ■cette artere est parvenue à la partie moyenne et antérieure du diaphragme, elle se divise en plusieurs branches qui se consument dans ses fibres charnues, et s’y anastomosent avec les diaphragmatiques inférieures.
23o3. Dans son passage derrière les cartilages sternocostaux, la mammaire interne donne de chaque côté des branches qu’on distingue en internes et en externes.
a3o4. Branches externes. Leur nombre égale en général celui des espaces intercostaux auxquels correspond l’artère. Leur volume et leur longueur sont d’autant plus prononcés qu’on les examine dans ceux de ces espaces qui sont plus inférieurs. Elles naissent au niveau du bord inférieur de chaque cartilage, le suivent quelque temps, et descendent ensuite sur le muscle intercostal, dans lequel la plupart se perdent entièrement, en communiquant avec les rameaux des artères intercostales. Il en est cependant qui percent les muscles intercostaux cl vont se distribuer aux deux pectoraux, à la mamelle et aux tégumens.
Quelquefois chaque espace intercostal renferme deux de ces branches : l’une suit le bord inférieur du cartilage , et l’autre le supérieur.
a3o5. Branches internes. Elles sont d’autant plus grosses qu’elles sont plus supérieures , ce qui est l’inverse des précédentes. Leur nombre est égal au leur. Aussitôt après leur origine, elles jettent quelques rameaux transverses dans le tissu fibreux qui revêt la face postérieure du sternum , et elles se portent à l’extérieur du thorax en traversant les muscles intercostaux près de cet os. Elles se recourbent alors sur elles-mêmes , et envoient des rameaux en rayonnant dans les muscles grand pectoral , grand oblique, droit de l’abdomen et intercostaux internes-, elles s’anastomosent avec les branches précédentes, et avec les thoraciques externes données par l’axillaire. La dernière de ces branches se porte transversalement sur le cartilage xiphoïde , et s’v airastomose par arcade avec celle du côté opposé, d’où elle descend souvent ensuite entre la ligne blanche et le péritoine pour sè porter dans le ligament suspenseur du foie, où elle communique avec des ramifications de l’artère hépatique.