‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 12 sur 260 · DIMENSIONS DES PRINCIPALES PARTIES DP CORPS · texte numérisé non relu

DIMENSIONS DES PRINCIPALES PARTIES DP CORPS

donnée, ils admettaient que les huit têtes formant la hauteur totale du corps étaient ainsi échelonnées : la deuxième s’étendait du menton à l’intervalle qui sépare les seins; la troisième et la quatrième réunies se prolongeaient de cet intervalle à la symphyse pubienne, ou aux organes génitaux ; les quatre dernières représentaient la longueur des membres inférieurs. Ce principe n’est pas rigoureusement conforme à l’observation. Pour les quarante individus que j’ai observés, la hauteur moyenne de la tête équivaut àOm,221 ; en la comparant à leur moyenne stature, qui égalait lm,692, on reconnaît que celle-ci se compose de sept têtes el demie seulement. Mais la taille modifie assez notablement cette proportion. J’ai constaté, en effet, que pour ceux dont la stature est la plus petite, le corps se compose de sept têtes; pour ceux de stature moyenne, de sept et demie ; et pour ceux de stature élevée, de sept quatre cinquièmes. Comparée à la taille, la tète, ainsi qu’on pouvait le prévoir, est donc d’autant plus petite que celle-ci est plus haute. Sur quarante hommes, j’en ai rencontré deux seulement chez lesquels la tête ne représentait réellement que la huitième partie du corps; leur stature n’était pas moindre de lm,84 pour le premier et lm,86 pour le second. Le principe adopté dans les écoles de la Grèce et de Rome n’est applicable , par conséquent, qu’aux hommes d’une taille très élevée. Du reste, il n’a jamais été scrupuleusement appliqué; les œuvres les plus pures de l’antiquité sont là pour l’attester. Dans l’Apollon, par exemple, qui a 2m,15, la hauteur du corps ne comprend pas huit têtes et demie, mais sept deux tiers. En augmentant les proportions de toutes les autres parties du corps, l’artiste, par un sentiment qui l’honore, n’a pas voulu réduire celle de l’extremité céphalique autant qu’il aurait dû le faire s’il s’était proposé de représenter un simple mortel.

La longueur moyenne des membres inférieurs, chez l’homme, est de 0m,859, et celle des membres supérieurs, de 0m,750. Chez la femme, les premiers égalent 0m, 793, les seconds, 0m, 686. Dans les deux sexes les premiers l’emportent donc sur les seconds de 11 centimètres.

Mais ici encore il faut tenir compte de la stature. Mes recherches comparatives démontrent : 1° que chez les hommes de 1 m,63, c’est-àdire de stature moyenne, la longueur des membres inférieurs excède de 10 centimètres seulement celle des supérieurs, tandis que chez ceux de lm,74, ou de grande taille, la différence varie de 10 à 12; 2n que chez la femme de lm,54, cette différence se réduit à 9 centimètres, et que chez celle de lm,63 elle s’élève à 12 et même 12 1/2.

Après avoir évalué et comparé les dimensions longitudinales des principales parties du corps, il nous reste à étudier ses dimensions transversales, qui diffèrent notablement dans les deux sexes.

Parmi ces dimensions, ce sont surtout celles des parties supérieure

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et inférieure du tronc qui nous intéressent. Pour arriver à une notion exacte du diamètre transversal de l’extrémité supérieure du tronc, j’ai mesuré, à l’aide d’un compas d’épaisseur, l'intervalle compris entre les deux acromions, ou ligne bi-acromiale, et la ligne qui s’étend de l’une à l’autre épaule en passant par la tête des humérus, ou ligne bi-humérale. Pour l’extrémité pelvienne, j’ai pris, à l’aide du même compas, la largeur du bassin au niveau des crêtes iliaques, et celle des hanches au niveau des grands trochanters. J’ai ainsi obtenu deux nouvelles lignes, la ligne bi-iliaque et la ligne bi-trochantérienne . Je donnerai seulement la longueur moyenne de chacune de ces lignes, ainsi que la plus petite et la plus grande.

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