OS DE LA MAIN
Les segments plus élevés sont pour elle une sorte de long pédicule destiné à la relier au tronc et à lui imprimer des mouvements; ils jouent à son égard le rôle d’un appareil de suspension et de locomotion. S’ils présentent une longueur si grande, relativement à la sienne, c’est afin de pouvoir la transporter jusqu’aux limites les plus extrêmes de l’économie. S’ils s’unissent entre eux, c’est pour lui imprimer des mouvements plus variés, Si la colonne qu’ils forment se dédouble en descendant, c’est, pour associer à ces mouvements de translation des mouvements de rotation. Si les muscles qui les entourent se multiplient à mesure qu’ils s’en rapprochent, c’est pour ajouter encore à tous ces mouvements d’ensemble ou mouvements généraux, une prodigieuse quantité de mouvements partiels.
Comparée à l’épaule, au bras et à l’avant-bras, la main ne s’en distingue pas seulement par ses attributions d’un ordre plus élevé, mais aussi par sa structure plus compliquée. Elle en diffère surtout par le grand nombre de pièces qui la composent, et par la brièveté de celles ci, d’autant plus remarquables qu’elles sont plus inférieures.
La plupart de ces pièces ont, du reste, la même tendance à se superposer en colonnes. Le squelette des membres supérieurs, qui s’était déjà dédoublé à l’avanl-bras, se dédouble encore à leur extrémité terminale, en sorte que celle-ci nous offre quatre colonnes secondaires et parallèles : deux internes, situées sur le prolongement du cubitus; deux externes, situées sur le prolongement du radius. — A ces quatre colonnes vient s’en ajouter une cinquième, placée en dehors des précédentes, sur un plan un peu antérieur, plus courte, plus mobile, et obliquement dirigée, pouvant s’opposer à toutes les autres, et transformant ainsi la main en une pince, dont elle représente la branche antérieure.
Ces cinq colonnes se rallient supérieurement à un petit groupe d’osselets taillés à facettes, qui répond au poignet et qui constitue le carpe. — Au-dessous du carpe, les os de la main se disposent sur quatre séries transversales. La plus élevée de ces séries forme le métacarpe. Les suivantes, articulées entre elles, forment les doigts.
Considérée dans son mode de conformation, la main présente deux faces, deux bords et deux extrémités.
La face antérieure ou palmaire est concave. Elle répond à la flexion de toutes les colonnes élémentaires de la partie terminale du membre; c’est, dans la paume de la main que viennent, en quelque sorte, se rassembler les divers segments de ces colonnes, lorsqu’elles s’enroulent sur leur axe. — La face postérieure ou dorsale est convexe, soit dans le sens vertical, soit dans le sens transversal.
Le bord interne ou cubital descend verticalement, comme celui de
OSTÊOLOGIE.
l’avant-bras, qu’il prolonge. — Le bord externe ou radial, un peu moins long que le précédent, se dirige en bas, en dehors et en avant.
L’extrémité supérieure ou carpienne décrit une courbe transversale à convexité supérieure; elle s’unit aux os de l’avant-bras. — L’extrémité inférieure ou digitale décrit aussi une courbe transversale, mais plus grande, à convexité inférieure, dont le sommet répond au doigt le plus long, c’est-à-dire au médius.
Nous étudierons successivement les trois parties constituantes de la main, le carpe , le métacarpe et les doigts .