DES PHALANGES
A. — Des premières phalanges.
Les premières phalanges , on phalanges supérieures, sont au nombre de cinq. Elles présentent des caractères qui leur sont communs et des caractères propres à chacune d’elles.
a. Caractères communs. — Leur corps est demi-cylindrique. Il décrit une légère courbure à concavité antérieure. On lui considère deux faces et deux bords. — La face postérieure, convexe, répond aux tendons des muscles extenseurs. — La face antérieure, plane, répond aux tendons des muscles fléchisseurs. — Les bords, minces et concaves, donnent attache à une gaine fibreuse qui entoure ces tendons.
L’extrémité supérieure, plus volumineuse, est creusée d’une petite cavité glénoïde qui s’articule avec la tète des métacarpiens. De chaque côté, on voit un tubercule, mousse et arrondi, situé sur le prolongement des bords latéraux du corps.
L’extrémité inférieure, aplatie d’avant en arrière, revêt la configuration d’une poulie plus étendue du côté de la flexion que du côté de l’extension. A droite et à gauche, on remarque une saillie ou condyle et en dehors de chaque condyle, une dépression circulaire qui donne attache aux ligaments latéraux des articulations phalangiennes.
b. Caractères différentiels. — Les premières phalanges diffèrent par leur longueur. Celle du médius est la plus longue ; viennent ensuite celles de l’annulaire et de l’index qui sont à peu près égales, puis celles de l’auriculaire et du pouce. Mais c’est surtout parleur extrémité supérieure qu’elles se distinguent les unes des autres.
L’extrémité supérieure de la première phalange du pouce est caractérisée par le volume de son tubercule externe en général, beaucoup plus considérable que celui de l’interne. Son corps est dépourvu d’empreintes tendineuses.
L’extrémité supérieure de la première phalange de l’index se reconnaît au volume de son tubercule externe et à la situation de ce tubercule qui est en arrière du bord correspondant de la diaphyse.
L’extrémité supérieure de la première phalange du médius est plus saillante aussi en dehors qu’en dedans. Mais le tubercule externe semble comme divisé en deux tubercules secondaires, l’un postérieur, et l’autre antérieur plus considérable.
L’extrémité supérieure de la première phalange de l’annulaire a pour attribut distinctif deux tubercules de même forme et d’égal volume.
L’extrémité supérieure de la première phalange de l’auriculaire présente un tubercule interne plus gros que l’externe.
B. — Des secondes phalanges.
Les secondes phalanges , phalanges moyennes ou phalangines sont au nombre de quatre seulement, le pouce en étant privé. Plus petites que les précédentes, elles présentent le même mode de configuration.
Leur corps est aussi demi-cylindrique. La face dorsale, convexe, est recouverte par la partie terminale des tendons extenseurs. — La face palmaire, plane, est recouverte par les tendons du muscle fléchisseur profond. — Les bords présentent une empreinte rugueuse qui donne attache aux tendons du muscle fléchisseur superficiel.
Leur extrémité supérieure présente deux cavités glénoïdes séparées par une crête mousse antéro-postérieure ; ces cavités s’articulent avec les condyles de la phalange supérieure. De chaque côté de la surface articulaire, on observe un tubercule, arrondi. En avant, cette surface est limitée par un bord rectiligne et transversal. En arrière, elle se termine par un tubercule pyramidal et triangulaire auquel s’attache le faisceau moyen des tendons extenseurs.
Leur extrémité inférieure rappelle le mode de conformation des phalanges supérieures.