III. — Péroné
Le péroné est un os long, situé à la partie externe de la jambe, en dehors du tibia, avec lequel il s’articule par ses deux extrémités. De même longueur que cet os, mais beaucoup plus grêle, il se dirige de haut en bas, d’arrière en avant et de dehors en dedans.
On lui considère un corps et deux extrémités. — Pour le mettre en position, il faut placer en bas celle des deux extrémités qui est la plus allongée, tourner en dedans la facette plane et unie que présente cette extrémité, et diriger en arrière le bord qui est creusé d’une gouttière.
A. Corps. — Le corps du péroné est tordu sur son axe, inférieurement, irrégulièrement prismatique et triangulaire. Il offre par conséquent trois faces et trois- bords. Les faces se distinguent en externe, interne et postérieure; les bords en antérieur, externe et interne.
La face externe est arrondie dans sa partie la plus élevée. Plus bas, elle présente une longue gouttière, sur laquelle s’insère le muscle court péronier latéral; et en arrière de la partie moyenne de celle-ci, une saillie mousse et longitudinale, qui donne attache au long péronier latéral. Son tiers inférieur, tourné en arrière, répond aux tendons des deux péroniers latéraux.
La face interne devient antérieure dans son quart inférieur. Une crête longitudinale, qui donne attache au ligament interosseux et qui ne s’étend pas au delà de son tiers ou de son quart inférieur, la divise en deux parties inégales. — La partie située en avant offre une largeur de 2 à 3 millimètres seulement. Elle donne insertion à l’extenseur commun des orteils, à l’extenseur propre du gros orteil et au péronier antérieur. — La partie située en arrière reçoit l’attache du muscle jainbier postérieur. — En bas, la face interne est coupée très oblique-
ÜSTÉOLOGIE.
meut par une crête mousse verticale; en dehors de celle-ci se trouve une petite surface plane et triangulaire que recouvrent l’aponévrose jambière et la peau.
La face postérieure se contourne et devient interne dans son tiers inférieur. — Sur sa partie la plus élevée, on voit des inégalités qui correspondent à l’insertion du muscle soléaire. Plus bas, et sur la plus grande partie de son étendue, elle donne attache au muscle long fléchisseur du gros orteil. — Un peu au-dessus de sa partie moyenne, très près du bord interne, se trouve l’orifice du conduit nourricier de l’os, obliquement dirigé de haut en bas.
Le bord antérieur devient externe inférieurement. 11 donne attache à une cloison fibreuse qui sépare les muscles de la région jambière antérieure de ceux de la région jambière externe.
Le bord externe , très mousse supérieurement, plus ou moins saillant dans sa partie moyenne, se contourne plus bas pour devenir tout à fait postérieur inférieurement.
Le bord interne se dirige en avant dans son tiers inférieur. Il est peu accusé supérieurement, très saillant dans sa partie moyenne.
B. Extrémité supérieure. — L’extrémité supérieure, ou tête du péroné, est irrégulièrement arrondie. Elle présente, sur sa partie interne, une facette plane, presque circulaire, inclinée en haut et un peu en avant, qui s’unit à une facette semblable de la tubérosité externe du tibia. En dehors de celte facette, se trouve une saillie mousse et ascendante sur laquelle s’insère le ligament latéral externe de l’articulation du genou : c’est Y apophyse styloïde du péroné. En arrière et au-dessous de celle-ci, on voit une crête oblique qui donne attache au ligament péronéo-tibial postérieur. En avant, se trouve une saillie arrondie destinée à l’insertion du tendon du biceps fémoral.
G. Extrémité inférieure, ou malléole externe. — La malléole externe est plus volumineuse, et descend plus bas que l’interne. Elle présente deux faces, deux bords, une base et un sommet.
La face externe , convexe, répond à la peau. — La face interne , plane, est formée par une facette qui s’articule avec la face externe de l’astragale. Au-dessus de cette facette est une surface rugueuse par laquelle le péroné s’unit à la gouttière triangulaire de l’extrémité inférieure du tibia. Au-dessous de la même facette, on voit une surface inégale qui donne attache au ligament péronéo-astragalien postérieur.
Le bord antérieur est convexe, oblique de haut en bas et d’avant en arrière. Le ligament antérieur de l’articulation péronéo-tibiale s’insère à son tiers supérieur, et le ligament péronéo-astragalien antérieur à ses deux tiers inférieurs. — Le bord postérieur, très large, présente une