‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 149 sur 260 · PÉRONÉ · texte numérisé non relu

PÉRONÉ

gouttière sur laquelle glissent les tendons des muscles péroniers latéraux. — La base de la malléole externe se continue avec le corps de Los. — Le sommet , situé sur le prolongement du bord antérieur, donne attache au ligament péronéo-calcanéen.

Conformation intérieure. — Le canal médullaire du péroné offre une étendue de 20 centimètres. Il se rapproche plus de l’extrémité supérieure

Fig. 179. — Les os de la jambe, Fig. 180. — Péroné, Fig. 181. — Péroné, vue antérieure. face interne. face postérieure.

Fig. 179. 1. Corps du tibia. — 2. Sa tubérosité interne. — 3. Sa tubérosité

externe, unie à l’extrémité supérieure du péroné. — 4. Épine du tibia. — 5. Tubérosité antérieure. — 6. Crête du tibia. — 7. Son extrémité inférieure, unie à l’extrémité correspondante du péroné. — 8. Malléole tibiale. — 9. Corps du péroné. — 10. Son extrémité supérieure. — 11. Son extrémité inférieure ou malléole péronéale.

Fig. 180. — 1, 1. Face postérieure du péroné, devenant interne inférieurement, par suite de la torsion de l’os. — 2, 2. Face interne, devenant externe en bas, où elle disparaît. — 3. Crête qui partage cette face en deux parties. — 4. Tête du péroné. — 5. Facette par laquelle cette tête s’unit à la tubérosité externe du tibia. — 6. Son apophyse styloïde. — 7. Malléole péronéale. — 8. Surface par laquelle cette malléole s’articule avec l’astragale. — 9. Surface par laquelle elle s’unit à l’extrémité inférieure du tibia.

Fig. 181. — 1, 1. Face postérieure du péroné se contournant en bas pour devenir interne. — 2. Partie inférieure de la face interne devenant antéro-externe. — 3. Tête du péroné. — 4. Son apophyse styloïde. — 5. Face externe de la malléole péronéale.

que de l’inférieure. En comparant sa paroi externe à la paroi interne, on peut constater que l’épaisseur de la première est trois ou quatre fois aussi grande que celle de la seconde. Ces parois possèdent encore un autre caractère qui leur est propre, et qui suffirait pour les distinguer de celles de lous les autres canaux de même ordre : elles sont entièrement dépourvues de tissu spongieux et de tissu réticulaire, en sorte qu’elles présentent un aspect uni sur presque toute leur longueur.

L’extrémité supérieure de l’os est formée par un tissu spongieux très aréolaire. — Son extrémité inférieure se compose d’un tissu semblable, mais plus dense et plus résistant.

Développement. — Le péroné se développe par trois points d’ossification : un point primitif pour le corps, et un point complémentaire pour chaque extrémité.

Le point primitif se montre du quarantième au quarante-cinquième jour de la vie intra-utérine. Par son allongement considérable, il produit non seulement la totalité du corps, mais la moitié environ de l’extrémité inférieure.

L’épiphyse de l’extrémité inférieure paraît à deux ans, et celle de l’extrémité supérieure à quatre. La première s’unit à la diaphyse de dix-huit à dix-neuf ans; la seconde se soude de dix-neuf à vingt.

§ 3. — Des os du pied.

Le pied , partie terminale des membres abdominaux, a pour destination principale de servir de support à tout l’édifice. Les segments qui la précèdent sont des colonnes superposées, chargées de lui transmettre le poids des parties plus élevées. Il supporte ces colonnes à la manière d’une voûte étroite et simple en arrière, beaucoup plus large et ramifiée en avant. C’est sur le sommet de “cette voûte que vient se concentrer tout l’effort résultant de la tendance de nos organes à se précipiter vers le sol. Comme les voûtes architecturales, elle est formée de pièces multiples; mais celles-ci, loin de s’immobiliser réciproquement, se meuvent les unes sur les autres, en sorte que l’effort exercé sur le sommet de la .voûte s’irradie entre elles en se décomposant de proche en proche.

Ainsi constitué, le pied nous offre à considérer une face supérieure, une face inférieure, deux bords et deux extrémités.

La face supérieure , ou le dos du pied, est convexe. Elle s’articule perpendiculairement avec la jambe, à l’union de son cinquième postérieur avec ses quatre cinquièmes antérieurs.

La face inférieure , ou plante du pied, est concave, soit d’arrière en avant, soit de dedans en dehors. — Le point le plus élevé de la courbure qu’elle décrit répond, en général, à l’union de son tiers postérieur avec

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