I. — Des parties solides du corps
Les parties solides du corps, liées les unes aux autres par des connexions plus ou moins intimes, forment nos divers organes. Ceux-ci se disposent par groupes; et tous les organes du même groupe associent leur action pour concourir à un but commun, c’est-cà-dire à une fonction déterminée : c'est à ces groupes d'organes concourant à V accomplissement d'une même fonction qu'on a donné le nom d'appareils.
Lorsqu’on soumet à l’analyse anatomique les organes contribuant à former ces divers appareils, on ne tarde pas à reconnaître dans leur constitution des parties similaires qui diffèrent les unes des autres par leur forme, leur mode d’arrangement, etc., mais qui affectent partout où on les rencontre des caractères identiques. Rapprochées et groupées suivant leur affinité, ces parties similaires constituent les systèmes.
Les divers systèmes se laissent décomposer aussi en parties moins complexes connues sous le terme générique de tissus.
Les tissus eux-mêmes peuvent être réduits en particules plus simples encore, qui représentent le dernier terme de la division des organes, et qui sont aux corps organisés ce que les éléments sont aux corps inorganiques : d’où le nom d 'éléments anatomiques qui leur a été appliqué.
Ces éléments enfin sont réductibles en principes immédiats qu’il importe aussi de connaître.
Avant d’aborder la description de chacun de nos organes, jetons un coup d’œil rapide sur les appareils, les systèmes, les tissus, les éléments et les principes immédiats. Dans ces considérations préliminaires, nous pourrions descendre des parties les plus complexes aux plus simples. Mais la méthode contraire nous paraît préférable. Imitant la nature dans sa marche ascendante et progressive, nous étudierons d’abord les principes immédiats, puis les éléments, les tissus, les systèmes, et enfin les organes et les appareils.
§ 1er. — Des principes immédiats.
Les principes immédiats ne sont ni des éléments anatomiques ni des corps simples. Ce sont des corps composés qui entrent comme principaux facteurs dans la constitution de la matière organisée.