‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 170 sur 260 · ARTICULATIONS DES CORPS DES VERTÈBRES · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DES CORPS DES VERTÈBRES

postérieur, formé par les apophyses articulaires, les lames et les apophyses épineuses.

Sur le premier de ces segments, enlevez la moelle épinière, la dure-mère, et toutes les parties molles contenues dans le canal rachidien. Détachez ensuite celles qui recouvrent sa face antérieure. Les ligaments périphériques seront alors en évidence sur toute leur longueur. Après les avoir étudiés, soumettez les ligaments interosseux à des coupes horizontales, transversales et verticales. Les coupes verticales devront comprendre le ligament et le corps de l’os, afin de montrer l’épaisseur relative du cartilage et du fibro-cartilage.

Les articulations des corps des vertèbres appartiennent à la classe des amphiarthroses, dont elles représentent le type le plus parfait.

A. Surfaces articulaires. — Elles sont constituées par les faces supérieure et inférieure du corps de chaque vertèbre. Ces faces, ainsi que nous l’avons vu, se composent : d’une partie périphérique représentée par un large anneau osseux, de substance compacte ; et d’une partie centrale, plane aussi, mais moins élevée.

Une lame cartilagineuse recouvre la portion centrale sur toute son étendue ; et comme celte lame fait complètement défaut sur l’anneau périphérique, elle rétablit le niveau entre les deux parties de la surface articulaire. Celle-ci, à l’état frais, est donc plane sur toute son étendue dans les régions dorsale et lombaire. — Il n’en est pas de même pour la région cervicale ; nous avons vu en effet que, sur les vertèbres de cette classe, la face supérieure est concave dans le sens transversal, et l’inférieure concave au contraire d’avant en arrière.

La mince couche de cartilage qui recouvre les deux faces articulaires du corps des vertèbres est creusée, ainsi que nous l’avons vu, de cavités allongées, qui toutes affectent une direction horizontale.

B. Moyens d'union. — La colonne produite par la superposition des corps vertébraux est entourée d’une sorte de gaine étendue de sa partie supérieure à sa partie inférieure. Cette gaine en représente, à proprement parler, le périoste. Cependant, comme elle adhère de la manière la plus intime à toutes les pièces qui la composent, elle joue aussi le rôle de ligament. Au-devant des trous de conjugaison, elle devient tellement mince et si incomplète, qu’elle semble interrompue à droite et à gauche. C’est pourquoi on a pu la considérer comme formée de deux parties : l’une antérieure et l’autre postérieure.

Mais les corps vertébraux ne seraient que bien faiblement liés les uns aux autres, par ces longs et minces rubans fibreux, si la nature n’avait placé entre leurs surfaces articulaires des ligaments doués de la plus extrême résistance, par l’intermédiaire desquels ils se continuent.

Les moyens d’union des corps vertébraux se divisent donc en périphériques ou longitudinaux, au nombre de deux : le ligament vertébral

ARTHROLOGIE.

commun antérieur, et le ligament vertébral commun postérieur ; et en ligaments interosseux, au nombre de vingt-trois : six pour la colonne cervicale, douze pour la colonne dorsale, cinq pour la colonne lombaire.

1° Ligament vertébral commun antérieur. — Il s’étend du corps de l’axis à la partie supérieure du sacrum, mais se comporte différemment dans les régions cervicale, dorsale et lombaire,

Fig. 208. — Ligament vertébral Fig. 209. — Ligament vertébral

commun antérieur. commun 'postérieur.

Fig. 208. — 1. Capsules fibreuses unissant les apophyses articulaires inférieures de l’atlas aux apophyses articulaires supérieures de l’axis,; — 2. Ligament occipito-atloïdien antérieur. — 3. Faisceau médian de ce ligament. — 4, 4. Portion cervicale du grand ligament vertébral commun antérieur. — 5, 5. Partie médiane de la portion thoracique de ce ligament. — 6, 6. Parties latérales de cette même portion. — “

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