‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 213 sur 260 · ARTICULATION 1IUMÉRO-CUB1TALE · texte numérisé non relu

ARTICULATION 1IUMÉRO-CUB1TALE

ligament annulaire du radius dans l’épaisseur duquel elles se terminent.

— Le sommet du ligament se fixe à la partie inférieure de l’épicondyle. Ses fibres postérieures forment une bandelette qui se porte en bas et en dedans, et qui vient s’attacher en arrière de la petite cavité du cubitus.

— Ses fibres antérieures constituent une autre bandelette qui contourne le ligament annulaire, en passant au-dessous de celui-ci pour aller s’insérer en avant de la petite cavité sigmoïde. Les fibres moyennes, peu nombreuses, descendent presque verticalement; elles se perdent à des hauteurs différentes dans le ligament annulaire.

Par sa face externe ou superficielle, ce ligament adhère de la manière la plus intime au tendon du court supinateur, tendon qui en fait pour ainsi dire partie, et qui en accroît beaucoup l’épaisseur et la résistance. Son bord antérieur est parallèle aux fibres correspondantes du ligament antérieur. — Son bord postérieur répond au ligament, postéro-externe.

e. Le ligament latéral externe postérieur , un peu plus faible que le précédent, présente une figure irrégulièrement quadrilatère. Sa direction est oblique de haut en bas et d’avant en arrière. Il s’attache : en haut, à la partie postérieure de la tubérosité externe; et en bas, au bord externe de la facette olécranienne. Les faisceaux qui le composent sont

Fig. 243. — Ligaments latéraux externes de l’articulation du coude.

] . Tubérosité externe de l’humérus. — 2. Olécrane. — 3. Tête du radius, recouverte par le ligament annulaire. — 4. Ligament latéral externe antérieur. — 5. Fibres antérieures de ce ligament. — 6. Fibres postérieures du même ligament, formant un faisceau particulier qui vient s’attacher en arrière et au-dessous de la petite cavité sigmoïde du cubitus. — 7. Ses fibres moyennes, peu nombreuses et très déliées. — 8. Ligament latéral externe postérieur. — 9. Faisceau principal du ligament annulaire naissant du bord inférieur de la petite cavité sigmoïde. — 10. Ligament de Weitbrecht, dont on entrevoit seulement le bord supérieur. — 11. Lamelle cellulo-fibreuse à tiavers laquelle passent les vaisseaux interosseux. — 12, 12. Ligament interosseux, dont les fibres s’étendent obliquement du radius au cubitus. — 13. Faisceau, ordinairement très fort, composé de fibres obliquement étendues du cubitus au radius.

ARTIIROLOGIE.

parallèles. Inférieurement, ils s’écartent au niveau du sillon compris entre les deux facettes de la grande cavité sigmoïde, et laissent voir un peloton adipeux mobile, situé à l’extrémité de ce sillon.

Au-dessus des deux ligaments qui précèdent, on remarque encore, sur la partie postérieure de l’articulation, quelques faisceaux fibreux, peu accusés, les uns obliquement, les autres verticalement dirigés.

Synoviale. — En avant, celte membrane revêt la face profonde du ligament antérieur. Au-dessus de la cavité coronoïdienne, elle se réfléchit et tapisse toute sa cavité, ainsi que la dépression située audessus du condyle ; un repli sépare la première de la seconde.

En bas et en dehors, la synoviale se prolonge sur le ligament annulaire du radius, le dépasse inférieurement de 4 ou 5 millimètres, puis se réfléchit alors pour venir se fixer sur le pourtour de la tête du radius et de la petite cavité sigmoïde du cubitus. De cette réflexion résulte un cul-de-sac circulaire qui prévient l’effusion de la synovie.

En arrière et en bas, elle se réfléchit autour des pelotons adipeux situés aux deux extrémités du sillon transversal de la grande cavité sigmoïde. Ces pelotons, de forme conoïde, jouissent ainsi d’une grande mobilité ; ils s’éloignent l’un de l’autre dans la demi-flexion, la grande cavité sigmoïde s’appliquant alors parfaitement à la poulie humérale; ils se rapprochent au contraire dans l’extension, la première ne s’appliquant plus à la seconde que par ses extrémités, et toutes deux laissant au niveau de leur partie moyenne un vide que les deux pelotons viennent remplir.

En haut et en arrière, la membrane synoviale est extrêmement lâche. Le muscle triceps qui la recouvre s’insère sur elle par quelques fibres, et contribue à la maintenir toujours à une certaine hauteur au-dessus du bec de l’olécrâne.

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