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C. — Mouvements de l’articulation scapulo-liuméralc

L’articulation scapulo-humérale est remarquable par l’étendue, la variété, la rapidité, la fréquence de ses mouvements; aucune autre ne saurait lui être comparée sous le rapport de la mobilité. Les deux os qui contribuent à la former sont également mobiles l’un sur l’autre. Mais le plus habituellement c’est l’humérus qui prend son point d’appui sur l’omoplate.

L’humérus peut se porter en avant et en arrière, en haut et en bas, et dans toutes les directions intermédiaires. Il offre en outre un mouvement de circumduction très considérable, et un mouvement de rotation.

Les mouvements antéro-postérieurs correspondent aux mouvements de flexion et d’extension du membre abdominal. Le membre thoracique se fléchit donc lorsqu’il se porte en avant, et s’étend lorsqu’il se porte en arrière. Dans ces mouvements, l’extrémité supérieure de l’humérus tourne autour d’un axe horizontal, passant par le centre de la grosse tubérosité de l’humérus d’une part, et le centre de la cavité glénoïde de l’autre.

Dans le mouvement en avant , ou mouvement de flexion , la partie supérieure du col anatomique de l’humérus se dirige en arrière. La petite tubérosité, qui était tournée en avant, devient supérieure et finit par rencontrer le bec de l’apophyse coracoïde. — Le ligament capsulaire subit une torsion. Les muscles sous-scapulaire et sous-épineux en s’allongeant, contribuent à limiter le mouvement.

La flexion du bras présente, du reste, deux degrés qu’il importe de distinguer. — Dans le premier, il décrit un arc de 110 à 120 degrés. L’humérus seul se déplace. — Dans le second, l’arc parcouru peut s’élever jusqu’à 160. Mais alors l’omoplate tourne autour d’un axe transversal, et l’arc s’agrandit de tout l’espace que parcourt cet os.

Le mouvement en arrière , ou mouvement d’ extension , est beaucoup moins étendu que le précédent : il ne dépasse pas 30 à 40 degrés. Parmi les muscles qui s’attachent à l’os du bras, il n’en est aucun qui ait pour attribution spéciale de l’attirer directement en arrière. Le faisceau postérieur du deltoïde seul peut lui communiquer une impulsion dans ce sens; mais il ne lui imprime qu’un faible déplacement, son action se trouvant paralysée par le faisceau antérieur du même muscle qui se tend alors très fortement, et qui arrête le mouvement à son début.

L’extension du bras s’accompagne de phénomènes opposés à ceux qui se montrent pendant la flexion, ils sont beaucoup moins accusés.

Le mouvement d’ abduction, bien que très étendu, l’est un peu moins cependant que celui de la flexion. L’épaule, peu mobile dans ce sens, n’y

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prend qu’une très faible part. L’angle que forme alors le bras avec les parois du tronc mesure assez bien l’espace qu’il parcourt.

Dans ce mouvement, l’humérus bascule autour d’un axe antéro-postérieur qui traverse son col chirurgical. Ses deux extrémités se portent par conséquent en sens inverse : l’inférieure s’élève et la supérieure s’abaisse. La tête humérale glisse de haut en bas sur la cavité glénoïde : sa partie la plus déclive, qui seule répondait à cette cavité, l’abandonne pour entrer en contact avec le ligament capsulaire qu’elle soulève, en sorte qu’elle vient faire saillie dans le creux de l’aisselle. Sa partie la plus élevée, qui était sous-jacente à la voûte acromio-coracoïdienne, prend la place de celle qui précède. Le col anatomique se dirige en dedans, puis en dedans et en bas ; et lorsque le mouvement est porté à son extrême limite, la grosse tubérosité, se renversant en quelque sorte, s’applique au rebord de la cavité glénoïde. Dans cette attitude, si une chute a lieu sur le coude, l’humérus se transforme en un levier du premier genre qui a pour point d’appui le rebord de la cavité. Le. corps de l’os représente le bras de la puissance ; la partie inférieure et interne du ligament capsulaire, extrêmement tendue, résiste aux efforts de la tête humérale qui la soulève. Quelquefois cependant elle cède en se déchirant plus ou moins largement ; dans ce cas, l’humérus, poursuivant son mouvement de bascule, vient s’appliquer au bord inférieur de l’acromion. La grosse tubérosité abandonne son point d’appui ; toute l’extrémité supérieure glisse obliquement sur la cavité glénoïde, et la tête humérale vient se loger sur son côté interne, au-dessous de l’apophvse coracoïde. Tel est le mécanisme le plus habituel des luxations en dedans, mécanisme qui a été bien exposé par Malgaigne.

V adduction n’est que le retour du membre supérieur à sa direction verticale. Les phénomènes qui se passent dans ce mouvement sont donc diamétralement opposés à ceux qu’on observe dans le précédent.

Le mouvement de circumduction , très étendu en haut et en avant, l’est beaucoup moins en bas et en arrière. La base du cône que décrit l’humérus, ou la totalité du membre, ne regarde donc pas directement en dehors, mais en dehors, en avant et en bas.

La rotation se fait de dedans en dehors, et de dehors en dedans, aulour d’un axe qui paraît s’identifier avec celui de l’humérus. — Dans la rotation en dedans, la tête humérale glisse d’avant en arrière sur la cavité glénoïde. La tubérosité antérieure se rapproche du bord interne de celle-ci, et du sommet de l’apophyse coracoïde; la partie interne de la capsule se relâche ; le muscle sous-scapulaire se raccourcit. Du côté opposé, ce sont des phénomènes inverses : la tubérosité externe s’éloigne de l’acromion et devient antérieure ; la capsule se tend ; les muscles sous-épineux et petit rond s’allongent en s’enroulant sur l’extrémité

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supérieure de 1 os. Dans la rotation en dehors, on voit au contraire ces derniers muscles se raccourcir, ainsi que la partie sous-jacente de la capsule, tandis que la partie interne de celle-ci et le muscle sous-scapulaire s’allongent en raison directe de leur raccourcissement.

^ Ces deux mouvements sont très limités; mais la rotation en dehors 1 est beaucoup plus que la rotation en dedans. L’un et l’autre sont limités surtout par le muscle rotateur du côté opposé qui, après s’ètre un peu allongé, réagit contre son antagoniste, dont il égale la puissance. — La rotation se combine souvent avec les mouvements de flexion et d’abduction. Elle est quelquefois utilisée dans les luxations sous-coracoïdiennes pour ramener la tête de l’humérus dans sa situation normale.

§ 3. — Articulation iirméro-cubitale.

Préparation. ~ 1° Diviser transversalement, un peu au-dessus de l’articulation, les muscles biceps et brachial antérieur, puis disséquer leur tendon en les renversant du côté de 1 avant-bras, pour découvrir le ligament antérieur de l’articulation. 2° Isoler les muscles qui se fixent à la tubérosité interne de l’os du bras, et les enlever complètement en procédant avec ménagement, afin de laisser intacts les ligaments latéraux internes, auxquels ils adhèrent sans se confondre cependant avec eux. 3° Enlever également tous les muscles qui viennent s insérer à la tubérosité externe, a l’exception du court supinateur. 4° Détacher ensuite celui-ci de bas en haut, puis faire disparaître fascicule par fascicule son tendon, en procédant des parties superficielles vers les parties profondes, et en usant pour cette partie de la préparation d’un instrument bien tranchant. 5° Diviser et renverser de haut en bas le muscle triceps, en conservant seulement son tendon, et en ménageant la synoviale à laquelle il adhère, mais faiblement.

L’articulation du coude, ou huméro-cubitale, est une articulation trochléenne.

Trois os concourent à la former: l’humérus supérieurement, le cubitus et le radius inférieurement. Ces os sont unis par cinq ligaments que consolident des muscles puissants et nombreux. Les muscles forment une enveloppe complète à l’articulation. Les ligaments ne recouvrent que sa partie antérieure ei ses parties latérales ; une large synoviale revêt leur surface interne.

A. — Surfaces articulaires.

L’extrémité inférieure de l’humérus, aplatie d’avant en arrière et très étendue de dedans en dehors, n’est cependant pas transversale. Sa face antérieure s’incline en dedans ; son extrémité interne, représentée par l’épitrochlée, se dirige un peu en arrière. Son grand axe prolongé viendrait effleurer la partie postéro-latérale du tronc à la manière d’une

ARTHROLOGIE.

tangente : disposition qui permet à l’avant-bras de se porter au-devant du thorax, et à la main de s’élever naturellement et sans effort jusqu’à l’orifice buccal. — Sur cette extrémité, on remarque de dedans en dehors: 1° la trochlée ou poulie par laquelle l’humérus s’articule avec le cubitus; 2° en dehors du bord externe de cette trochlée, une rainure, et plus loin le condyle de l’humérus, qui s’unissent l’une et l’autre avec la tête du

Articulation huméro-cubitale ; surfaces articulaires.

Fig. 237. — Trochlée et condyle de V humérus. — 1. Trochlée. — 2. Son bord interne, mince et tranchant. — 3. Son bord externe. — 4. Condyle. — 5. Sillon qui le sépare de la trochlée. — 6. Cavité coronoïdienne. — 7. Dépression située au-dessus du condyle. — 8, 8. Coupe de la synoviale. — 9. Ligament latéral interne. — 10. Ligament latéral externe.

Fig. 238. — Grande cavité sigmokle et cavité glénôïde de la tête du radius. — 1. Portion olécranienne de la grande cavité sigmoïde. — 2. Portion coronoïdienne de cette cavité. — 3. Crête mousse qui répond à la gorge de la partie humérale. — 4. Cavité glénôïde de la tête de l’humérus. — 5, 5. Coupe de la synoviale. — G. Ligament latéral interne. — 7. Ligament latéral externe. — 8. Ligament annulaire de l’articulation radio-cubitale supérieure. — 9. Tubérosité bicipitale du radius. —

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radius. Toutes ces parties sont recouvertes d’un seul et même cartilage se terminant en haut sur le bord inférieur des cavités olécranienne et coronoïdienne. C’est au niveau du bord externe de la poulie humérale que ce cartilage atteint sa plus grande épaisseur.

L’extrémité supérieure des os de l’avant-bras présente, pour cette articulation, la grande cavité sigmoïde du cubitus et la tête du radius. — La première, concave de haut en bas, un peu convexe de dedans en dehors, correspond à la poulie humérale, à laquelle elle ne s’applique exactement que dans la demi-flexion. Elle comprend deux facettes, l’une postérieure, verticale ou olécranienne ; l’autre antérieure, horizontale ou coronoïdienne, séparées par un sillon transversalement dirigé. Celuici est peu sensible à 1 état sec, où il se trouve à peu près sur le même niveau que les facettes ; mais à l’état frais, le cartilage qui tapisse les facettes s’arrêtant sur ses bords, il devient plus prononcé. Sa partie moyenne est la plus étroite; à mesure qu’on se rapproche de ses extrémités, il s élargit, puis se termine en dedans et en dehors par une petite dépression de forme pyramidale et triangulaire, toujours plus accusée sur l’extrémité interne où elle est transformée en trou par une bandelette fibreuse. Chacune de ces dépressions est occupée par un peloton celluloadipeux de même forme et très mobile, comblant le vide compris entre les deux facettes. — Au niveau de l’arête qui sépare la grande cavité sigmoïde de la petite, le cartilage se modifie ; il devient fibro-cartilagineux et très souple, en sorte que, sur ce point, où trois surfaces articulaires se trouvent en contact, il semoule sur les deux autres, et la contiguïté des trois surfaces reste ainsi toujours parfaite.

La surface articulaire de la tête du radius se compose : 1° d’une partie externe déprimée et beaucoup plus grande : c’est la cavité glénoïde qui reçoit le condyle huméral ; 2° d’une partie interne, représentant un croissant dont la concavité se dirige en dehors. Ce croissant répond à la rainure qui sépare le condyle huméral de la trochlée. L’une et l’autre sont recouvertes par un cartilage qui se continue avec celui du pourtour de la tête radiale.

10. Large empreinte rugueuse de figure triangulaire sur laquelle s'insère le tendon du muscle brachial antérieur.

Fig. 239. — Coupe verticale de V articulation au niveau de la trochlée humérale.

!• Coupe de la trochlée. 2. Lame mince qui sépare la cavité coronoïde de la cavité olécrânienne. — 3. Coupe de l’extrémité inférieure du corps de l’humérus. —

4. Cavité olécrânienne. — 5. Extrémité supérieure du cubitus. — 6. Olécrâne. — 7. Apophyse coronoïde. — 8, 8. Interligne articulaire décrivant une courbe circulaire presque complète, interrompue seulement au niveau de la lamelle qui sépare les cavités coronoïde et olécrânienne.

Fig. 240. — Coupe transversale de V articulation au niveau de la trochlée humérale. — 1,1. Trochlée humérale. — 2, 2. Olécrâne dont la surface articulaire s’emboîte avec la partie postérieure de la trochlée. — 3, 3. Interligne articulaire.

ARTHROLOGIE.

B. — Moyens d’union et synoviale.

Les ligaments de l’articulation huméro-cubitale, au nombre de cinq, peuvent être distingués, d’après leur situation, en antérieur et latéraux.

cl Le ligament antérieur est large, mince et composé de plusieurs faisceaux qui suivent une direction différente. Il s’attache, en haut : 1° sur le contour de la cavité coronoïdienne ; 2° au-dessus de la dépression qui surmonte le condyle de l’humérus; 3° en dedans, à la partie interne de la trochlée humérale; 4° en dehors, à la partie antérieure de la tubérosité externe. De ces diverses insertions, il se porte en bas, en se rétrécissant, et vient se fixer : d’une part, sur la partie externe de l’apophyse coronoïde, immédiatement au-devant de la petite cavité sigmoïde; de l’autre, sur l’extrémité antérieure de l’anneau fibreux, dans lequel tourne la tête du radius. — Ce ligament est recouvert, sur toute son étendue, par le brachial antérieur, dont quelques fibres s’insèrent sur sa moitié inférieure, en sorte qu’au moment où il se contracte, et où les deux facettes inférieures remontent sur la surface articulaire de l’humérus, celle-ci est aussi attirée en haut.

Toutes les fibres qui constituent le ligament antérieur convergent vers le bord antérieur de la petite cavité sigmoïde du cubitus. Les moyennes se portent verticalement en bas, les internes en bas et en dehors, les externes en bas et en dedans. Considérées au point de vue de leur direction, elles se divisent donc en trois ordres.

Les moyennes ou verticales, beaucoup plus nombreuses et plus résistantes, forment des faisceaux très distincts au-devant de la cavité coronoïdienne ; mais ces faisceaux se confondent en descendant.

Les fibres internes se partagent en deux faisceaux. Les plus élevées, obliquement descendantes, naissent en dedans de la cavité coronoïdienne et viennent s’attacher sur l’extrémité antérieure de l’anneau fibreux destiné à la tête du radius. Les inférieures proviennent de la partie antérieure de la tubérosité interne; elles passent au-devant de la trochlée, et suivent une direction presque horizontale pour aller se fixer le même point que les précédentes.

Les fibres externes viennent de l’épicondyle. Elles se confondent, en sur bas, avec celles du ligament latéral externe antérieur.

Les ligaments latéraux, situés en dedans et en dehors de l’olécrâne, sont formés chacun de deux faisceaux. Ces deux faisceaux diffèrent : 1° par leur situation : l’un est antérieur et superficiel, l’autre postérieur et profond; 2° par leur direction : l’un est vertical, l’autre oblique; 3° par leur forme : l’un est un cordon aplati, l’autre est rayonné; 4° par leur usage : l’antérieur se tend dans l’extension, et le postérieur dans la

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flexion. Il convient donc de ne pas les confondre. Nous admettrons, par conséquent, deux ligaments internes et deux ligaments externes.

b. Le ligament interne antérieur ou superficiel offre la forme d’un cordon un peu aplati. Sa direction est verticale. Il s’attache : en haut, à la partie antérieure et inférieure de l’épitrochlée; en bas, à un tubercule situé en dedans de l’apophyse coronoïde, sur le prolongement du bord interne du cubitus. Quelques-unes de ses fibres viennent s’insérer sur ce bord. — Sa face interne est recouverte par le tendon du fléchisseur superficiel des doigts qui lui adhère assez fortement, mais dont on peut cependant le détacher sans entamer ni l’un ni l’autre. — Sa face externe ou profonde recouvre le ligament postéro-interne. — Son bord antérieur répond aux fibres inférieures et internes du ligament antérieur, qui ne s’en distinguent que par la différence de leur direction et de leur inser-

Fig. 24-1. — Articulation du coude, ligament antérieur.

Fig. 24-1. — 1. Extrémité inférieure de Fhumérus. — 2. Épitrochlée. — 3. Saillie du bord interne de la troehlée humérale. — 4-. Saillie formée par la tête du radius. — 5. Fibres verticales du ligament. — 6. Fibres obliques de ce ligament. — 7. Ses fibres transversales. — 8. Faisceau antérieur du ligament latéral interne. — 9. Faisceau antérieur du ligament latéral externe. — 10. Cubitus. — 11. Radius. — 12. Tendon du biceps. — 13. Ligament de Weitbrecht.

tion. — Son bord postérieur se continue avec une laine fibreuse très mince qui recouvre le ligament postéro-interne.

c. Le ligament postéro-interne , situé au-dessous et en arrière du précédent, est beaucoup moins épais et moins solide que celui-ci. Il s’attache, par son sommet, au-dessous et en arrière de l’épitrochlée et, par sa base demi-circulaire, à toute l’étendue du bord interne de l’olécrâne. Les faisceaux très accusés qui le constituent affectent une disposition rayonnée. Une lame fibreuse, très mince, le recouvre et le sépare du nerf cubital. — Cette lame est formée de fibres arciformes perpendiculaires à celles du ligament. Elle s’attache, en avant, au bord postérieur du ligament latéral interne superficiel, et se perd, en arrière, sur la synoviale. En bas, elle passe transversalement sur le sillon creusé entre les facettes olécranienne et coronoïdienne, et transforme l’extrémité interne de celui-ci en un trou de 2 à 4 millimètres de diamètre, de figure ovalaire, rempli par un peloton eellulo-adipeux très mobile. Au niveau de cet orifice, le ligament postéro-interne s’insère directement sur les fibres arciformes.

(L Le ligament latéral externe antérieur adhère étroitement au tendon du court supinateur. Après avoir enlevé ce tendon, on peut voir que ses fibres rayonnent de haut en bas, et qu’elles embrassent tout le

Fig. 242. — Ligaments Latéraux internes de l'articulation du coude.

1. Tubérosité interne de l’humérus. — 2. Olécrâne. — 3. Apophyse coronoïde. — 4. Tubercule de cette apophyse. — 5. Tête du radius recouverte par le ligament annulaire qui l’unit au cubitus. — 6. Ligament latéral interne antérieur étendu de l’épitrochlée au tubercule de l’apophyse coronoïde. — 7. Partie de ce ligament qui s’attache au bord interne de l’apophyse coronoïde. — 8. Faisceau qui s’étend du même ligament au ligament annulaire du radius. — 9. Ligament latéral interne postérieur, ou rayonné, situé sur un plan plus profond que le ligament latéral interne antérieur et en. partie recouvert par celui-ci; il s’étend de l’épitrochlée au bord interne de l’olécràne. — 10. Fibres arciformes recouvrant la base de ce ligament. — 11. Trou que ces Fibres contribuent à former ; il renferme un peloton adipeux, mobile, qui se continue avec un peloton plus considérable situé dans l’articulation.

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