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DES SYSTÈMES

prennent alors le nom de périoste. D’autres entourent les muscles en se prolongeant dans leurs intervalles; de là, des enveloppes générales et une foule d’enveloppes secondaires, connues sous le nom aponévroses. D’autres enfin se trouvent annexées à certains organes : telles sont la sclérotique qui protège le globe de l’œil, et la tunique albuginée qui remplit le même usage à l’égard du testicule; telles sont encore les enveloppes fibreuses du foie, du rein, etc.

Les dérivés, de forme cylindrique, se voient, pour la plupart, sur le prolongement du corps charnu des muscles : ce sont les tendons.

Les dérivés de formes diverses se concentrent surtout autour des articulations à l’égard desquelles ils jouent le rôle de moyens d’union : ce sont les ligaments.

Dans toutes les dépendances du tissu fibreux, on retrouve les éléments du tissu conjonctif. Tls sont formés aussi de faisceaux de fibrilles; mais ces faisceaux, sous le même volume, contiennent un nombre beaucoup plus considérable de fibrilles. Chacun d’eux est entouré aussi d’une enveloppe qui envoie également des cloisons dans son épaisseur; mais l’enveloppe générale et les enveloppes secondaires sont ici plus épaisses et plus résistantes. Dans les tendons, les faisceaux restent parallèles; dans les aponévroses, ils se croisent pour la plupart à angle droit. Dans un grand nombre de ligaments, dans le périchondre, dans la sclérotique, dans la tunique albuginée, etc., ils ne suivent aucune direction déterminée. Dans tous ces dérivés aussi, il existe des cellules et une quantité variable de substance amorphe.

§ 3. — Des systèmes.

Nous avons vu que les cellules, en se modifiant dans leur forme et se groupant dans un ordre déterminé, donnent naissance aux tissus. Ceux-ci, en se groupant à leur tour, donnent naissance à des parties semblablement constituées: c’est à ces parties similaires, considérées dans leur ensemble, que s’applique la dénomination de système. La première question que soulève l’élude des systèmes est relative à leur dénombrement. Nous nous occuperons ensuite de leur classification.

1° Dénombrement «les systèmes. — Le nombre des systèmes ne saurait être déterminé avec précision. Aussi les auteurs qui ont cherché à résoudre ce difficile problème sont-ils arrivés à des résultats très différents. Deux conditions principales s’imposent à l’observateur qui procède à ce dénombrement. Il importe, d’une part, que les parties constituantes de chaque système présentent un caractère suffisant de généralité; et, d’autre part, qu’elles soient bien réellement similaires. En s’appuyant sur ces deux principes, on 11e larde pas à reconnaître que, parmi lessvs-

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